L’association Actions Avocats, fondée par Déborah Journo après le 7 octobre, a réuni plus de 400 avocats et 5000 signataires pour réclamer un retour au calme et au respect des valeurs de l’enseignement dans le supérieur.
Nous, citoyens de toutes origines, confessions et opinions, convaincus que les universités et établissements d'enseignement supérieur doivent rester des lieux de transmission des savoirs et constituer un rempart contre les dérives et violences de toute nature, déplorons l'instrumentalisation des universités et lieux d'enseignement à des fins politiques.
Alors que l'enseignement supérieur en France doit rester laïque et indépendant de toute emprise politique, religieuse ou idéologique, nous constatons que Sciences-Po Paris, qui devrait être un exemple pour l'enseignement supérieur, est devenu le théâtre d'un militantisme virulent qui impose une pensée unique consistant à délégitimer Israël et à stigmatiser les étudiants qualifiés de « sionistes ».
Des rassemblements, chaque jour plus violents, incitent à la haine et propagent des idées antisémites. Cette instrumentalisation nauséabonde de la guerre entre Israël et le Hamas qui fait suite au pogrom du 7 octobre est intolérable. Nous refusons que les universités soient prises en otage par un mouvement politique qui appelle ouvertement au soulèvement et à sa propagation dans tous les établissements secondaires et scolaires.
L'accès à l'enseignement, la transmission sereine des savoirs, le pluralisme nécessaire au développement de la pensée sont aujourd'hui menacés par cette minorité violente qui appelle au boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes. Ces appels à dénoncer les partenariats avec les universités israéliennes vont à l'encontre des principes de liberté académique et scientifique.
Par ailleurs, les universités, et en particulier Sciences-Po, se doivent d'assurer la sécurité des étudiants (notamment juifs) et la sérénité de l'enseignement pour toutes les communautés éducatives et de prendre les mesures disciplinaires qui s'imposent à l'encontre des étudiants dont les comportements constituent des incitations à la haine et/ou à la violence, voire des infractions pénales.
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