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Alors que le Fonds Monétaire International (FMI) entame ce vendredi matin sa mission d'exploration à Dublin pour venir en aide à coup " de dizaines de milliards d'euros" au secteur bancaire irlandais, la vice-Premier Minsitre irlandaise, Mary Coughlan, a été on ne peut plus claire:
son gouvernement déclare "non-négociable" le niveau actuel de son impôt sur les sociétés, à 12,5 %, un des plus bas d'Europe, critiqué par ses partenaires européens.
Le ministre irlandais des affaires européennes, Dick Roche, enfonce le clou:
notre impôt sur les sociétés "n'est certaienement pas sujet à négociation" a-t-il lancé à la BBC.
"Il y a eu quelques bavardages très pénalisants en arrière-fond ces derniers jours à propos de notre impôt sur les sociétés. Quel est le sens de détruire un des plus grands facteurs de croissance [en Irlande, Ndlr] ?" a-t-il ajouté.
Paris et Berlin ont en coulisses évoqué le niveau bas de l'impôt irlandais sur les sociétés comme un problème (attirant des sociétés allemandes et françaises notamment à se délocaliser en Irlande) auquel ils souhaitent que Dublin remédie.
Cela semble une condition à leur accord pour un sauvetage des banques irlandaises.
Bastien a écrit le 20/11/2010 à 07:44 :
Le beurre, l'argent du beurre et la crémière... Et bien qu'ils se débrouillent seuls !
CORSO a répondu le 20/11/2010 à 15:21 :
Jusqu'à présent on a fait croire qu'une europe taillée pour des grands pays était capable de ne pas détruire les petits pays. L'Irlande n'en a pas cru un mot et s'est refusé longtemps à signer un Traité de Lisbonne inique, et on le sait contraire à la volonté des nations. Le pays ne l'a fait, fort justement, uniquement lorsqu' il y a trouvé son intérêt momentané, il se réserve le droit d'ailleurs d'un retour en arrière comme toutes les nations signataires en ont en réalité le droit. Nous noterons que des pays comme le Royaume Uni, la Suède et d'autres disposent de conditions particulières qui montrent bien que chacun protège ses intérêts. L'europe est une promesse qui doit tenir ses engagements sous peine de mort. Dans le cas présent les pays en danger : Royaume-Uni, Espagne qui le sont par leur taille et par leurs engagements spéculatifs dans les petits pays, pressent l'europe de faire rentrer de l'argent de manière à ce qu'une partie de leurs paris spéculatifs soient remboursés. Pour celà il leur faut sonner le tocsin à propos des autres et mobiliser ainsi l'opinion .... dans leur propre intérêt. L'Irlande est sur un traitement maîtrisé de ses risques avec un déficit de 32 % cette année, qui sera 20 % l'année suivante et 6 % puis 3 %. En effet les produits spéculatifs rendent un effet en pourcentage plus important pour un petit pays mais se résorbent d'autant plus vite aussi. Les autres ont donc à crier au feu avant la sortie des chiffres des entreprises de l'année car ils semblent être meilleurs que prévu. Il faudra au surplus indiquer que le pays dispose d'une réserve financière importante par ses fonds de retraites qui peut être utilisée ponctuellement pour résorber le problème lui aussi ponctuel. Le pays est dans la situation de celui qui n'a besoin de rien et qui laisse venir ceux qui sont demandeurs, que l'on ne s'y trompe pas, il ne bougera en aucune manière son taux d'imposition. Il est donc à l'écoute d'une proposition gagnant/gagnant éventuelle. Tout au contraire, il serait bien que les autres pays à la fiscalité délirante BAISSENT le leur à l'exemple de la gestion pertinente de l'Irlande !
OK a écrit le 20/11/2010 à 01:00 :
Si ils ne veulent pas faire d'effort, qu'ils se débrouillent avec leurs banques pourries et leurs financiers irresponsables qui ont coulé leur économie. Ce n'est pas aux citoyens européens de payer la facture de ces banquiers Irlandais surpayés et incompétents. Que l'on commence par demander la restitution des bonus touchés les 5 dernières années par les financiers Irlandais, bonus touchés par erreur puisqu'ils récompensent des "bénéfices" qui se sont révélés être des pertes tellement énorme que l'état n'arrive pas lui même à payer la facture. Il faut annuler ces versements de bonus puisque la raison de leur octroi s'est révélé être totalement fausse. C'est une condition nécessaire pour restaurer la confiance des citoyens Irlandais et plus généralement européens envers le pouvoir et l'économie.
Patrickb a écrit le 19/11/2010 à 17:34 :
@ un taux...: bien entendu qu'il faut trouver une formule. Mais l'objectif est de ne pas avoir de concurrence déloyale. Les anglo-saxons ne peuvent pas avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Et, soit dit en passant, on ne peut pas non plus accepter que certains comme la Pologne se servent de l'UE pour laver leur linge sale ou épancher leur rancoeur (avec la Russie dans ce cas).
Plus rien a écrit le 19/11/2010 à 17:11 :
Ils vont faire comme la France. Ce n'est pas l'État qui décide mais l'Europe.
Civitas a écrit le 19/11/2010 à 13:37 :
Pourquoi ce ne serait pas plutôt l'Allemagne et la France, férus "défenseurs" de la modération fiscale à s'aligner, en baissant leurs taux d'imposition sur les sociétés ?
Patrickb a répondu le 19/11/2010 à 15:31 :
@ Civitas: Et comment on résorbe les déficits si les entreprises ne participent pas ?? On s'adresse au contribuable uniquement ???
La réponse est simple a répondu le 19/11/2010 à 16:17 :
La réponse est assez simple : parce que l'irlande profite d'un marché de 450 millions d'européen pour répondre aux besoins fiscaux d'une population de 4,5 millions de personnes en récupérant les enteprises chez elle. Donc elle peut sans problele utiliser un très bas. En utilisant ce meme principe, la France pourraut utiliser ce marché de 450 millions de persoone, mais pour répondre aux besoin fiscaux de 60 millions de personnes. C'est une méthode qui fonctionne d'autant mieux que ta population est faible. Mais là, le probleme va encore plus loin : ils veulent de l'argent , mais en le prenant uniquement chez les autres et pas chez eux. S'il faut payer pour l'irlande, qu'ils payent dejà pour eux même. la prochaine étape c'est quoi ? pas d'impots sur le revenu en irlande et chaque pays verse une contribution dans les caisses du trésor rlandais ?
qu'ils se debrouillent, ils devront bien prendre l'argent chez eux et pas chez les autres a écrit le 19/11/2010 à 12:36 :
Profiter du marché offert par tous les autres pour avoir des taux bas qui ne profitent donc qu'a l'irlande. Sachant que c'est un petit pays, donc avec des besoins fiscaux plus faible que les autres. ca s'appelle un parasite. Mais surtout ce qui m'irrite, c'est leur discours : "on veut bien de l'argent de vos entreprises et de vos contribuables, comme ça on n'aura pas besoin de taper les caisses des entreprises qui sont chez nous". Qu'on les laisse se débrouiller seuls, et ils seront bien obliger de prendre l'argent chez eux plutôt que chez les voisins.
Patrickb a répondu le 19/11/2010 à 15:58 :
Les deux gros problèmes de l'Europe sont 1) la fiscalité qui est différente selon le pays et 2) les anglo-saxons qui ne prennent que ce qui les intéressent dans l'UE. Conclusion: si on veut une communauté, on paie tous la même chose et on partage aussi les mauvais moments.
un taux unique est illusoire, par contre a répondu le 19/11/2010 à 16:20 :
Je ne crois pas à la possibilité d'avoir un taux unique, personne ne sera d'accord sur le taux. Par contre que chaque entreprise ventile son imposition en fonction de la répartition de son chiffre d'affaire, ce serait une solution.
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Jusqu'à présent on a fait croire qu'une europe taillée pour des grands pays était capable de ne pas détruire les petits pays. L'Irlande n'en a pas cru un mot et s'est refusé longtemps à signer un Traité de Lisbonne...
par CORSO le 20/11/2010 à 15:21
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