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Pauline Houédé, à Berlin | 04/07/2012, 17:24 - 447 mots
L’économie allemande commence à montrer des signes de faiblesse. L’activité dans les services a stagné en juin, alors que l’indice PMI qui mesure le sentiment des directeurs d’achats du secteur est tombé à 49,9, soit juste en dessous du niveau de contraction de l’activité fixé à 50, contre 51,8 en mai. Une première, après huit mois d’expansion. Et un signe d’essoufflement, alors que la demande intérieure doit prendre le relais des exportations en berne pour soutenir l’économie allemande. En cause : la baisse des nouveaux contrats, et les inquiétudes continues concernant les perspectives économiques mondiales, note Markit, l’institut qui calcule les indices PMI. « On craint que les conditions d’activité ne continuent de se détériorer. Les fournisseurs de services sont bien moins confiants concernant leurs perspectives pour l’année qui vient qu’ils ne l’étaient en mai », écrit Tim Moore, économiste chez Markit.
Pas de récession
« Les deux indices PMI montrent clairement que la crise de la dette dans la zone euro laisse des traces sur l’économie allemande », résume Gregor Eder, économiste chez Allianz. L’indice PMI manufacturier a continué de reculer à 45,0 en juin, contre 45,2 en mai. Mais l’économiste écarte pour autant tout risque de récession et table toujours sur une croissance du PIB de 1 % en 2012 et 2 % en 2013, comme l’institut allemand pour la recherche économique (DIW) à Berlin, dans sa dernière note de conjoncture publiée ce mercredi.
La demande intérieure reste le moteur de l’économie allemande
« La demande intérieure va être le principal moteur de l’économie allemande cette année », explique l’économiste d’Allianz, qui prévoit toujours une hausse de 1 % de la consommation des ménages. Cette dernière demeurerait soutenue par le recul de l’inflation qui stimule le pouvoir d’achat et la stabilité du marché du travail. Une vision que partage l’institut DIW, qui table sur une « assez forte » demande des ménages : « Les Allemands sont certes toujours aussi désorientés, et mettent davantage d’argent de côté, mais les revenus devraient progresser de façon soutenue cette année, ce qui stimule la consommation », note l’institut berlinois.Les ventes de commerce de détail ont pourtant reculé de 0,3% sur un mois en mai outre-rhin, contre une hausse moyenne de 0,6% dans l’Union européenne selon les chiffres d’Eurostat. Mais Eder Gregor appelle à ne pas « surinterpréter » des chiffres soumis à de fréquentes révisions.
Reprise des exportations
Les exportations allemandes, pénalisées par une demande mondiale atone, devraient, du reste, repartir en fin d’année, notamment grâce à la reprise progressive des économies émergentes comme la Chine ou le Brésil, selon DIW. Autre élément positif, ajoute Eder Gregor: la baisse de l’euro, qui pourrait soutenir les exportations des produits made in Germany.
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Machiavelli a écrit le 04/07/2012 à 19:02 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, richesse naturelles et matières premières, taille du pays, etc, etc.) S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro. Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne ou la France (à moins de devenir des paradis fiscaux). Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social. Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies. Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes hautement qualifiés du au chômage dans les pays périphériques. Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne (et la France) étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro. Depuis 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement d'autres pays importateurs de bien allemand (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes et aussi françaises ont très souvent été réinvesti en dehors de la Zone Euro, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires. Je ne pense pas que L'UE puisse survivre si l'Allemagne et la France n'acceptent pas de tenir compte de ces réalité et refusent de revoir les accords et de prendre les mesures qui s'imposent et qui permettrait de compenser ces disparités de compétitivité.
carlos a répondu le 09/07/2012 à 10:08:
Bonne analyse des problèmes de l'Europe,malheureusement l?idéologie demago des libéraux empêchent de résoudre les vrais problèmes,la grenouille est devenue tellement grosse qu'elle va éclater,il est dur de renoncer aux privilèges des exportations de capitaux a bon marché surtout avec l'accord des populations aveugles et serviles socialementL'euro fort doit cesser,l'euro doit revenir a sa juste valeur et les spéculateurs doivent participer aux réparations dut a leurs excès.
Gilles1 a écrit le 04/07/2012 à 18:12 :
A force de trainer comme un boulet une bonne partir de l'UE, la fourmi RFA commence à peiner. Surtout que la cigale française s'est remise à chanter de plus belle. Pas d'économies substantielles en vue. Il faut tout d'abord dépenser et après on verra. Les 33 milliards de trou de 2013 c'est pour plus tard. Sans doute après une nouvelle baisse de la notation du pays.
marie210917 a répondu le 04/07/2012 à 18:26:
Comme vous dîtes à juste tître "la cigale française s'est remise à chanter de plus belle".
Henri a répondu le 04/07/2012 à 18:37 depuis un Iphone :
Au moins vous avez retenu une fable de vos longues années d'étude payées par le contribuable, c'est bien ! À part ça, vos analyses économiques sont d'un vide sidéral ! Quand vous comprendrez que la crise que nous traversons touche le monde entier, dont vos soit disant vertueuses fourmis, vous aurez fait un pas. Une fois que vous aurez fait ce premier effort, vous pourrez essayer d'en comprendre les causes. Et si vous êtes bien sage, on vous offrira les bons auteurs latins dont Jean de la Fontaine, ce gros fainéant français, s'est inspiré copieusement !
Gilles1 a répondu le 04/07/2012 à 18:51:
Traversez de temps en temps le Rhin et regardez ce qui se passe sur la rive droite. Vous comprendrez peut-être mieux que les vaincus de 1945 ne sont pas ceux que l'on pense J'ai le privilège de le faire régulièrement parlant entre autres la langue de Goethe. En tout cas le contraste est frappant en dépit d'une réunification avec des territoires qui n'avaient pratiquement pas évolué depuis 50 ans.
L'ermite a répondu le 04/07/2012 à 20:27:
Bla bla bla race des seigneurs, bla bla bla Deutschland über Alles bla bla bla un ''royaume'' de mille ans bla bla bla espace vital bla bla bla
ventreachoux a répondu le 05/07/2012 à 16:53:
A-Loch