À peine plus d'une réunion sur deux est considérée comme "productive"

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Plus de 4 salariés sur 10 (44%) utilisent leur smartphone ou leur ordinateur pour faire autre chose pendant ces réunions, selon l'étude.
Plus de 4 salariés sur 10 (44%) utilisent leur smartphone ou leur ordinateur pour faire autre chose pendant ces réunions, selon l'étude. (Crédits : Flickr/Xataka. CC License by)
Près d'un salarié sur cinq déplore qu'il n'y ait "pas d'ordre du jour" ou "d'objectif clairement défini" et 26% ne voient pas la nécessité de leur présence à ces réunions, selon un sondage OpinionWay publié mardi.

Inutiles, les réunions ? Très nombreuses, elles sont loin d'être toujours productives, selon une étude OpinionWay publiée mardi qui pointe aussi la "faible autonomie" des salariés, même cadres, sur leur charge de travail et sur la prise de décision au sein de leur entreprise.

Selon cette étude réalisée pour le cabinet Empreinte Humaine, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail, du 3 au 19 avril 2017 auprès de 1.012 salariés d'entreprises de 500 salariés et plus (méthode des quotas) dans des secteurs économiques variés, à peine plus de la moitié (52%) de ces réunions sont considérées comme productives. Environ 18% des salariés déplorent qu'il n'y ait "pas d'ordre du jour" ou "d'objectif clairement défini" et 26% ne voient pas la nécessité de leur présence à ces réunions. Pourtant, 75% des mêmes répondants déclarent ne pas avoir la possibilité de décliner l'invitation et de ne pas y participer.

Pas étonnant alors que plus de 4 salariés sur 10 (44%) utilisent leur smartphone ou leur ordinateur pour faire autre chose pendant ces réunions, selon l'étude. Ils consultent alors leurs courriels (57%), en envoient (43%), travaillent leurs dossiers (40%) ou consultent internet (22%) tandis que 46% disent prendre des notes sur le contenu de la réunion.

25% des réunions aboutissent à des prise de décision

Alors que répondants passent en moyenne 4,5 heures par semaine en réunion, soit 3,4 semaines par an, et plus du double (6,2 semaines) pour les cadres, l'étude indique également que "seule 1 réunion sur 4 aboutit la plupart du temps à une prise de décision", selon les salariés qui sont seulement 33% à considérer que, lorsque des décisions sont prises, elles le sont "au plus près du terrain".

Par ailleurs, alors que les changements s'accélèrent, le rythme de prise de décision stagne par rapport à il y a 5 ans pour près de la moitié des personnes interrogées (49%) et tend même à ralentir, disent 28% d'entre elles. Près de quatre salariés sur dix (39%) jugent la collaboration "globalement inefficace".

Les salariés consultés mais pas écoutés

Le cabinet commanditaire de l'étude attribue ces résultats à ce qu'il appelle "la surcharge collaborative", la multiplication des consultations et des avis demandés, dont il n'est pas forcément tenu compte dans la prise de décision et dans l'établissement de la charge de travail du salarié.

Il souligne aussi que même les cadres ont encore "un faible niveau d'autonomie" pour agir sur leur charge de travail (55% indiquent pouvoir prendre des décisions) dans les entreprises, tandis que deux tiers des salariés estiment que les décisions sont très majoritairement prises par leur direction.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 07/06/2017 à 6:09 :
On le sait bien ...c'est pour celà qu'il y a les " dejeuner de travail " ( à ne pas confondres avec le petit dejeuner )...!
a écrit le 07/06/2017 à 4:29 :
La "reunnionite" Une maladie bien francaise. Ici avec nos partenaires coreens, bcp d'entre eux ne venaient plus pour cause de temps perdu. On ne leur donnaient pas tord, en faisant l'interface, prise de tete garantie, Travailler avec les francais, no comment.
Réponse de le 08/06/2017 à 16:00 :
Les coréens qui donnent des leçons de productivité aux français...restons sérieux !
a écrit le 06/06/2017 à 19:13 :
Pourquoi cela dure autant ?, faut trouver le grouillot dans la boite qui au final fera le boulot en coûtant le moins cher, bref,la petite main.
a écrit le 06/06/2017 à 19:05 :
Partout ou je suis passé, les réunions ne servaient qu'à asseoir la dictature du chef de service, cadre qui par essence même, c'est dans les gènes, est parfaitement incompétant et a besoin d'éxister face à sa direction.
Seul pb, c'est que piquer 1h dans un temps de travail tout comme les corvées des âneries du 5s ou Kanban est problèmatique quand on manque de temps.
Il faut vraiement que les boîtes aient de l'argent à perdre pour gaspiller les heures de travail de leurs salariés.
a écrit le 06/06/2017 à 17:53 :
Des réunions où l'on ne décide de rien, où l'on n'écoute pas les salariés…

Des réunions où l'on rappelle les procédures internes ( pardon les "process" ça fait mieux), l'argumentaire à réciter ( tous les clients sont similaires, c'est bien connu), les objectifs nationaux et locaux, là où on en est ( "trend" ça fait mieux).

Même chose la réunion suivante où les plus courageux essayent de faire comprendre que l'argu type à réciter, les questions types à poser, le type de relation à privilégier avec les clients ne sont pas totalement bénéfiques…pour l'entreprise ou le groupe.

Un bon conseil: fermez la car penser c'est désobéir. Tant que l'entreprise n'a pas déposé le bilan ou ne licencie pas: seule la direction sait, les cadres exécuteront avec zèle.
a écrit le 06/06/2017 à 16:47 :
Les réunions qui durent trop longtemps sont inutiles mêmes avec un ordre du jour précis ; entre le café d'accueil , les poses et le repas en commençant à 9 h 30 vous finissez à 17 heures au lieu de 13 heures ....
Sans parler de ces réunions de soit disant concertation dont le compte rendu ne fait mention que des propos de la direction !!!
Bonne nouvelle , les téléconférences ont tendance à abréger le supplice de la réunionite !!!
Quant à l'autonomie des collaborateurs et de l'encadrement elle tend à disparaître sous la contrainte des protocoles, règlements, chartes clients et/ou qualité, enquête satisfaction et leurs cohortes d'audits .... au final si vous ne respectez pas le déroulé type -élaboré "scientifiquement" par des "consultants"- à la lettre vous perdez votre prime qualité !!! le bonheur au travail de quoi motiver les troupes !!!
a écrit le 06/06/2017 à 16:10 :
"deux tiers des salariés estiment que les décisions sont très majoritairement prises par leur direction".

Quand il y aura les négociations à la carte dans les entreprises pour les points suivants: contrat de travail, durée de travail, santé, sécurité, salaire... Je sens qui va gagner .
a écrit le 06/06/2017 à 13:46 :
Dans l'entreprise ou j'éxercais , les réunions des responsables de secteurs avec la direction , se faisaient aprés 18 h . Heures non payées que la direction nous autorisait a reprendre lorsque l'on avait un probléme personnel et besoin d'une heure ou deux .
Les problémes qualités y etaient abordés ainsi que les problémes de production ,liés aux machines outils ou au personnel . Chaque responsable devait présenter sa situation dans son domaine ,ses problémes et eventuellemt soumettre une solution .
Quand les problemes etaient rares , ca arrivait temps en temps , la réunion était écourtée tout depend de la personne qui méne la réunion . Iln'y avait pas de syndicat , le personnel avait par secteur ,élu un représentant au comité d'entreprise , ceux ci dialoguaient avec la direction et c'était trés efficace . Les salariés ont ´viré " 2 délégués de la CGT ,venant de l'extérieur et qui voulaient s'imposer dans l'entreprise . Cette entreprise qui avait été en difficulté dans les années 2000 ( licenciement de 25 salariés ) en a aujourd'hui réembauché une cinquantaine . Quand les salariés et les patrons gérent eux meme les problémes sans intrusion extérieure car les connaissant mieux que personne , ca tourne merveilleusement bien .
a écrit le 06/06/2017 à 13:45 :
Dans l'entreprise ou j'éxercais , les réunions des responsables de secteurs avec la direction , se faisaient aprés 18 h . Heures non payées que la direction nous autorisait a reprendre lorsque l'on avait un probléme personnel et besoin d'une heure ou deux .
Les problémes qualités y etaient abordés ainsi que les problémes de production ,liés aux machines outils ou au personnel . Chaque responsable devait présenter sa situation dans son domaine ,ses problémes et eventuellemt soumettre une solution .
Quand les problemes etaient rares , ca arrivait temps en temps , la réunion était écourtée tout depend de la personne qui méne la réunion . Iln'y avait pas de syndicat , le personnel avait par secteur ,élu un représentant au comité d'entreprise , ceux ci dialoguaient avec la direction et c'était trés efficace . Les salariés ont ´viré " 2 délégués de la CGT ,venant de l'extérieur et qui voulaient s'imposer dans l'entreprise . Cette entreprise qui avait été en difficulté dans les années 2000 ( licenciement de 25 salariés ) en a aujourd'hui réembauché une cinquantaine . Quand les salariés et les patrons gérent eux meme les problémes sans intrusion extérieure car les connaissant mieux que personne , ca tourne merveilleusement bien .
a écrit le 06/06/2017 à 12:44 :
"les décisions sont très majoritairement prises par leur direction."- "les salariés ne sont pas écoutés". Il ne faut pas s'étonner si dans les entreprises il y a des tensions, de la démotivation, du mal-être, de l'exaspération, des burn-out. Les décisions de la direction sont en fait des décisions destinées à satisfaire les actionnaires, et plus généralement ceux qui ont la possibilité de "ponctionner" l'entreprise. Tout a été fait pour diviser les salariés, les opposer les uns aux autres, discréditer les syndicats. S'ils veulent à nouveau peser sur leur destin dans l'entreprise et la société en général, il faut qu'il retrouve le chemin du collectif et les syndicats sont un bon moyen. Personnellement, je pense que ça passe par un retour de la lutte des classes. La classe de Warren Buffet a soi-disant gagné, il faut lui prouver que rien n'est jamais acquis définitivement. Pour cela il faut combattre en imposant un rapport de force.
Pour ce qui est des réunions, vu que c'est plié d'avance, il n'y en aurait pas que tout le monde gagnerai du temps!
a écrit le 06/06/2017 à 10:26 :
Ces réunions me rappellent les cours de philo lorsque j'étais au lycée : ça ne sert à rien, ça emm... tout le monde mais c'est obligatoire.
Les élèves en profitaient pour faire les exos de maths (profitez de la réunion inutile pour préparer un autre dossier), roupiller ou jouer à la bataille navale.
a écrit le 06/06/2017 à 9:52 :
Rien n'est plus ennuyeux que la réunion hebdomadaire où le responsable, d'une voix soporifique (comme un Lexomil) lit sur sa feuille les futurs objectifs à atteindre. Même lui n'y croit plus... et son lit semble plus l'attirer que son chiffre d'affaire.
a écrit le 06/06/2017 à 9:34 :
C est sur que les reunions ou personne n ecoute et consulte son PC (ou pire son smartphone pour faire des choses perso) ca ne sert a rien !
Apres il y a evidement la reunionite: Dans mon ex entrepirse, il y avait des procedures a suivre et donc des reunion obligatoire. On faisait la reunion mais c etait de pure forme, tout le monde faisait autre chose ... (surtout qu on etait surcharge de travail, donc perdre une heure etait hors de question)
a écrit le 06/06/2017 à 9:33 :
"Les salariés consultés mais pas écoutés"

Et c'est certainement aussi pour ça que les salariés l'intérêt est plus que limité, ça prend du temps de travail alors que la tendance en est à toujours plus, c'est bien souvent des formes managériales qui répètent sans cesse qu'il faut travailler plus et mieux.

Des perroquets qui ne font que faire perdre du temps à tous, des prêcheurs inquisiteurs à l'inutilité flagrante alors que quand les sujets sont primordiaux et les salariés écoutés bizarrement tout le monde avance et tout le monde est content augmentant naturellement les capacités de l'entreprise.

Le lien dominant/dominé est un réel frein à tout progressisme aussi bien social qu'économique. Éliminons la hiérarchie.
Réponse de le 06/06/2017 à 11:13 :
Le problème n est pas la hiérarchie en tant que tel....c est le modèle de management qui est en cause....
Quand le manager fait le job, il permet en grande partie de combler les failles des dirigeants......
........le problème est la cohérence entre le haut et le bas....les vision théoriques des dirigeants..et la réalité du terrain......l encadrement intermédiaire doit avoir cette,capacité a faire le lien.....de haut en bas et....de bas en haut......
Ce doit donc etre quelqu un qui connait le terrain, mais est aussi capable de,comprendre les orientationsgenerales.......si il y en a.......c est peut etre la le problème principal.....des objectifs totalement déconnectés.......
Réponse de le 06/06/2017 à 11:48 :
"Quand le manager fait le job, il permet en grande partie de combler les failles des dirigeants......"

Je suis d'accord et ça marche dans tous les domaines, quand on a des dirigeants qui assurent, responsables, humanistes et intelligents donc non compromis la hiérarchie fonctionne très bien.

Maintenant nous évoluons au sein d'une oligarchie qui fait que de très nombreux fils de ou autres au réseau influent sont placés par ci par là un peu partout à das postes hiérarchiques dans le privé et le public alors que bien souvent incompétents pour le dit poste engendrant une chute notable et exponentielle de la compétence hiérarchique qui devient de ce fait contre productive, rien de pire qu'un petit chef orgueilleux persuadé de détenir la vérité pour commander.

La meilleure solution pour éviter ce fléau en capitalisme me semble donc être la suppression de la hiérarchie.

Vous avez certainement connu des bons patrons, moi aussi que j'admirais d'ailleurs quand j'étais enfant maintenant je n'en connais plus, sauf au travers de quelques articles de la tribune, ça fait bien plaisir mais on voit bien que ça fait pas la majorité qui ne fait plus qu'écouter leurs comptables, leurs avocats fiscalistes et leurs banquiers, ils sont tous à la retraites et bien souvent déprimés de la façon dont a prit la tournure des évènements.

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