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Le taux de chômage a diminué en 2016... trop tard !

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Imprudemment annoncée par François Hollande pour 2013, l'inversion de la courbe du chômage, au sens de l'Insee, s'est finalement produite en 2015 et s'est confirmée en 2016 avec une baisse de 0,2 point du taux de chômage. Trop tard pour le président en place !
Imprudemment annoncée par François Hollande pour 2013, l'inversion de la courbe du chômage, au sens de l'Insee, s'est finalement produite en 2015 et s'est confirmée en 2016 avec une baisse de 0,2 point du taux de chômage. Trop tard pour le président en place ! (Crédits : Reuters)
Selon les données provisoires de l'Insee, le taux de chômage a légèrement baissé de 0,2 point en 2016 pour s'établir à 9,7%. C'est la deuxième année consécutive de baisse. Mais trop tard pour François Hollande...

A la lecture des dernières statistiques de l'Insee sur le chômage, François Hollande doit s'en mordre les doigts ! Lui qui fin 2012 avait annoncé bien imprudemment que la courbe du chômage s'inverserait en 2013, s'était complètement trompé de tempo. En réalité, si l'on retient l'indicateur Insee du chômage, mesuré selon les normes du Bureau International du Travail (BIT), les seules qui ont une valeur dans les comparaisons internationales, c'est à compter de 2015 que subrepticement la courbe a commencé à s'inverser.

Certes, mais comme dans le même temps, le nombre des demandeurs d'emploi en fin de mois - une statistique nettement plus médiatisée -, calculé par Pôle emploi sur des bases différentes de celles de l'Insee, continuait lui sa progression, la « bonne nouvelle » de l'Insee est passée inaperçue. Et il y a de grandes chances que la confirmation de la (faible) baisse affichée en 2016 pour la deuxième année consécutive subisse le même sort.

Un taux de chômage en baisse de 0,2 point à 9,7%

De fait, selon des données encore provisoires de l'Insee, le taux de chômage s'est établi à 9,7% de la population active en métropole fin 2016 et à 10% en incluant l'outre-mer. Soit une baisse de 0,2 point sur un an ... exactement celle déjà observée en 2015.

En nombre de chômeurs, l'Insee a comptabilisé, fin 2016, 2,78 millions chômeurs en métropole, soit 68.000 de moins (-2,4%) sur l'année. Cependant, il faudra attendre les données définitives de l'Insee dans le courant du mois de mars.

Si on entre dans le détail, on constate que cette inversion confirmée de la courbe profite surtout aux jeunes de moins de 25 ans. Leur taux de chômage s'établit désormais à 23,3% en métropole, soit une baisse de 0,7 point sur un an. Quant au seniors de plus de 50 ans, leur taux de chômage reste stable à 6,7%.

Bien entendu, dans un communiqué, la ministre du Travail Myriam El Khomri s'est félicitée de « cette évolution favorable » mettant notamment en exergue la baisse de 0,1 point, la première depuis huit ans, du chômage de longue durée (plus d'un an).

Un "halo du chômage" en progression

Certes, mais il n'en reste pas moins que des points noirs demeurent. Notamment ce que l'Insee qualifie de « halo du chômage », c'est-à-dire l'ensemble des personnes qui, découragées, ne sont même plus inscrites sur les listes des demandeurs d'emploi ou qui occupent des « petits boulots ». Selon l'Institut, leur nombre atteint 1,48 million à la fin 2016, soit une progression de 65.000 sur un an.

De même, la baisse de 0,2 point du taux de chômage est finalement inférieure à ce que prévoyait l'Insee dans sa dernière note de conjoncture publiée en décembre qui tablait sur une baisse de 0,3 point.

Mais il est vrai qu'en 2016, avec une croissance finalement limitée à 1,1%, la France ne s'en est pas si mal sortie sur le front de l'emploi avec 191.700 postes créés dans le secteur marchand, un record depuis 2007. Ce sont ces créations qui expliquent la baisse du taux de chômage, elles ont permis de compenser l'augmentation « naturelle » annuelle de la population active de 120.000 personnes environ.

Mais politiquement parlant, cette inversion réelle bien qu'encore très modérée à ce stade de la courbe du chômage est arrivée bien trop tard pour François Hollande qui a dû renoncer - certes pas pour cette seule raison- à briguer un second mandat...

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Commentaires
a écrit le 17/02/2017 à 22:05 :
Ben pour Hollande, il n'avait pas réalisé dans l'état ou il avait trouvé le pays en 2012, Fillon aura beau jeu, si c'est lui de se glorifier de ce qu'il n'a surtout pas fait mis à part agonir l'héxagone de taxes (+ de 200 textes) dont les mutuelles.
Tiens pourquoi n'a t'il pas mis de taxes sur la sécurité sociale, c'est bien une mutuelle en plus grosse!
Donc Hollande a fait du bon boulot.
Sinon la statistique la plus intéressante c'est la population active 26,3 millions fin 2011, 28,6 fin 2016, donc le pays sous Hollande a créé 2,3 millions d'emplois.
Le chômage n'est que le fait de ne pas partager les emplois, d'ou la nécessité de passer à 32h, et les gens gagneront autant qu'avant puisque les patrons devront augmenter les salaires.
Mais avant rester intraitables sur l'immigration, on se doit de partager entre-nous, mais se faire dépouiller.
a écrit le 17/02/2017 à 16:33 :
Rappelons quand même que 500.000 chomeurs sont en formation...
a écrit le 17/02/2017 à 14:52 :
Et le salaire d'embauche?
Faut-il rappeler que le taux de chômage en URSS était <1%.
a écrit le 17/02/2017 à 11:19 :
c'est facile de diminuer le taux de chomage : il suffit de proposer des "stages de formation aux chomeurs ou de radier les chomeur de trop longue durée.
Ce qu'il faudrait mesurer, c'est le taux d'embauche
a écrit le 17/02/2017 à 10:10 :
A coup d'emplois aidés, point final.
a écrit le 17/02/2017 à 6:37 :
il n'est jamais trop tard.ce qui serait magnifique,c'est que les artistes et intellectuels lancent dans la presse nationale une pétition pour la canditature Hollande,basée sur ses BONS RESULTATS ECONOMIQUES!
a écrit le 16/02/2017 à 19:18 :
Ce ne sont pas les données de l INSEE qui font valeur pour les français mais celle de l assurance chômage. Les journalistes essaient de changer d indicateur sans prendre la peine de le préciser et après ils viendront s étonner du manque de confiance de la population à leur endroit....
Réponse de le 16/02/2017 à 22:20 :
Partout dans le monde on utilise ma méthodologie du BIT qui est celle employée par l'INSEE et tous les organismes de statistique économique dans le monde. Vous ne trouverez pas beaucoup d'économistes pour vous dire de préférer ceux de pôle emploi.

Les chiffres de pôle emploi sont intéressant mais ont trop de défauts. Leur principale qualité étant qu'ils sont mensuels alors que l'attente est longue avec ceux trimestriels de l'INSEE.
Réponse de le 17/02/2017 à 8:18 :
L INSEE c'est bien l'organisme qui stipule que les prix en France n'ont pas augmentés !!!!!!!!!
a écrit le 16/02/2017 à 19:02 :
La nation française avec sa culture française sera très mais très reconnaissant de cet grand homme en l installant dans délai dans notre Panthéon a Paris5ème
a écrit le 16/02/2017 à 18:57 :
Les premiers babyboomers (1947) ont eu 69 ans en 2016. Autant dire que que la première vague du babyboom première victime du chômage de masse et de longue durée est entièrement sortie du marché du travail. Mais le chômage de masse demeure pour les moins de 30 ans et les plus de 45 ans. Que dire de la durée de carrière d'un français?
Un quinquennat de rien.
a écrit le 16/02/2017 à 18:45 :
tout ceux qui passent en retraite !!!!!!
a écrit le 16/02/2017 à 18:30 :
Moi ce qui me gène est l'augmentation du halo donc de la marge d'erreur de l’addition finale. Cette méthode est-elle viable? Comme tous les chiffres du chômage de tous les pays.
a écrit le 16/02/2017 à 16:08 :
Malgré cette baisse marginale et temporaire, Hollande laisse 600 000 chômeurs de plus qu'à son arrivée en 2012. Et encore, sans compter ceux qu'il a planqués en formation.
Réponse de le 16/02/2017 à 22:22 :
Il y a plus de personnes qui travaillent aujourd'hui qu'il y a 5 ans!
a écrit le 16/02/2017 à 15:58 :
pas grave:ce qui compte pour Hollande,c'est faire du bien a la France.les jeux restent ouverts pour la présidentielle,pas sur que Hamon fasse l'affaire....
Réponse de le 16/02/2017 à 16:27 :
Lui faire du bien...quelle blague.
je vais réenchanter le rêve français. ..un vrai cauchemar pendant cinq ans.
Réponse de le 16/02/2017 à 16:28 :
Lui faire du bien...quelle blague.
je vais réenchanter le rêve français. ..un vrai cauchemar pendant cinq ans.
Réponse de le 16/02/2017 à 18:41 :
Les nouveaux comptages mis en place dans le quinquennat ont produit leurs effets , mais il aurait fallu rallonger avec de nouvelles catégories Ex: A, B.C.D.E et plus .Alors la situation aurait été plus confortable , c'est pour cette raison qu'il lui aurait fallu un second quinquennat pour mener sa tâche jusqu'au bout .
Réponse de le 17/02/2017 à 11:23 :
"faire du bien à la France" : on a l'impression que vous parlez d'une de ses concubines (dont les frais sont payés par le con-tribuable ...)
Réponse de le 17/02/2017 à 16:35 :
Il semblerait quand même que ces 5 années de Hollande aient été les plus calamiteuses depuis bien longtemps...
a écrit le 16/02/2017 à 15:55 :
Ce n'est pas vrai ! car le bidouillage des chiffres à augmenté...! avec des financements couteux, pour fabriquer artificiellement les emplois jeunes, les stages de formation en tous genres où en fin de stages les gens n'ont pas de travail , les radiations des listes de Pôle emploi... , et les chômeurs de moyenne et longue durées.., qui souvent ne se réinscrivent pas ..(d'ailleurs pourquoi faire..? ) etc. ...une économie en panne , une balance commerciale en déficit chronique ...! une dette d'état exponentielle , globalement d'environ 2 600+ Milliards d'Euros ! je ne vois pas comment le chômage pourrait régresser ...! sauf par magie en période préélectorale...!
a écrit le 16/02/2017 à 15:45 :
"la France ne s'en est pas si mal sortie sur le front de l'emploi "

Pasqua a supprimé un million de chômeurs en rayant certaines catégories du statut de chômeurs, Hollande a réussi en rayant les allocataires du RSA de pôle emploi, j'ai un ami au RSA qui s'est retrouvé viré automatiquement du jour au lendemain, il lui a fallu batailler pour être réinscrit, on imagine donc les personnes fragiles, nombreuses à toucher le RSA, ne pas pouvoir être en mesure de faire les bonnes procédures déjà compliquées de base.

Fillon lui laissera les gens malades mourir, c'est plus radicale mais moins contestable dans les chiffres, un mort ne pouvant définitivement pas être au chômage.

La bataille contre le chômage est perdue il faut penser autrement. Mais nos candidats à la présidentielle semblent vraiment être à mille lieux de vouloir le faire. Si déjà il pouvez penser au moins, rien que ça, pour une fois svp.
Réponse de le 16/02/2017 à 22:27 :
Justement les chiffres de l'INSEE ne tiennent pas compte des inscriptions à pôle emploi.

Les inscrits à pole emploi qui ne cherchent pas ne sont pas comptabilisés et les non-inscrits qui cherchent un emploi sont comptabilisés comme chômeurs.

Votre ami a toujours été un chômeur pour l'INSEE, s'il cherchait un emploi et été disponible.
Réponse de le 17/02/2017 à 9:58 :
"Justement les chiffres de l'INSEE ne tiennent pas compte des inscriptions à pôle emploi"

Je ne le savais pas, merci pour cette information, même si je préfèrerais avoir un lien car ça m'étonne un peu quand même mais pourquoi pas.

On est tellement habitués à se faire escroquer...
a écrit le 16/02/2017 à 15:35 :
Non, il ne doit pas s'en mordre les doigts car le chômage en France reste un chômage de masse qui a très peu baissé et avec les ingrédients de la politique menée on ne voit pas ce qui pourrait le faire baisser .....
Réponse de le 16/02/2017 à 16:53 :
Pour réduire le chomage il faut créer des emplois, et pour créer des emplois il faut réduire le cout du travail en répartissant les charges sociales sur le travail (cotisations sociales) et sur la consommation d'énergie (taxe sur l'énergie). C'est difficile à comprendre. Merci.
Réponse de le 16/02/2017 à 17:15 :
Qui croit à Ses chiffres à part lui même ( et encore ...) ?
Réponse de le 16/02/2017 à 22:34 :
Pour créer des emplois il faut surtout produire et donc de la croissance.

Le cout de travail et la protection des salariés ont diminué par rapport à 2007 et le taux de chômage est au moins deux points supérieur.

Notre chômage est encore et surtout un chômage conjoncturel pour au moins ces 2 points.

En ce qui concerne la part structurelle du chômage, c'est de la formation et de la mobilité qu'il faut pour adapter la main d’œuvre souvent non qualifiée et peu mobile aux besoins des entreprises (quand il y en aura!).

Le cout du travail impacte positivement surtout les emplois non qualifiés, au smic, précaires et dans les services. Pas franchement le modèle pour le futur de nos concitoyens.

Le cout du travail n'est donc pas un axe prioritaire pour l'emploi.
Réponse de le 17/02/2017 à 7:41 :
@gringo. Merci pour votre commentaire. Il faut établir un compromis entre le cout du travail et le prix de l'énergie, progressivement. L'économie doit tenir compte de plusieurs facteurs difficiles à exprimer. La solution que je propose marche bien en Allemagne et en Suède. Pourquoi pas chez nous? Le travail et l'énergie, c'est la même chose; le travail est celui de l'homme, l'énergie celui des ressources en utilisant l'outillage.
Réponse de le 17/02/2017 à 7:58 :
@gringo; suite. La croissance est liée à la démographie (la pyramide des ages), au capital humain, à l'efficacité énergétique. II convient d'agir sur ces trois facteurs. Le chomage correspond à l'effet de ces trois facteurs. Mais il y a aussi notre conception de l'économie, qui doit tenir compte du travail, du capital et de l'énergie; on oublie les effets de l'énergie qui remplace le travail. Cet aspect prend une grande importance avec l'arrivée des robots.
Réponse de le 17/02/2017 à 22:20 :
@Gépé,
la litote des patrons trop de charges sociales etc, c'est un peu bidon, ils confondent leurs propres charges sociales (rsi) avec celles de leurs salariés mais veulent grappiller de partout.
Dans ma boîte le coût du personnel sur le produit fini :11,5%, soit le quart de la facture edf et à peine plus que les rebuts.
Dans plein de pays équivalents les salaires sont 3 à 4 fois plus élevés et les boîtes font du bénéfice ex Suisse, Japon, Israel, Australie etc.
Par contre et c'est vrai, les taxes locales et sur les sociétés sont plutôt du genre irresponsables.

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