Réforme de l'assurance chômage : patronat et syndicats alertent le gouvernement

 |   |  1236  mots
Patronat et syndicats veulent être associés à la future réforme de l'assurance chômage. Ils craignent une baisse généralisée des allocations si, à l'avenir, le montant des indemnités n'est plus fixé en fonction des cotisations... Or, le gouvernement veut supprimer la cotisation salariale d'assurance chômage...
Patronat et syndicats veulent être associés à la future réforme de l'assurance chômage. Ils craignent une baisse généralisée des allocations si, à l'avenir, le montant des indemnités n'est plus fixé en fonction des cotisations... Or, le gouvernement veut supprimer la cotisation salariale d'assurance chômage... (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Les organisations patronales et syndicales gestionnaires de l'assurance chômage s'inquiètent de la réforme du régime prévue pour 2018. Elles craignent une baisse de l'indemnisation avec la remise en cause du caractère assurantiel du régime où l'indemnisation dépend des cotisations versées. Or, le gouvernement souhaite supprimer la cotisation salariale d'assurance chômage...

| Nous republions cet article - il a initialement été mis en ligne le 8 septembre - alors qu'Emmanuel Macron commence ce jeudi 12 octobre les consultations sur la réforme de l'assurance chômage.

L'assurance chômage. Après le Code du travail, voilà le prochain chantier que va mener le gouvernement pour continuer de réformer le marché de l'emploi. Les travaux techniques liminaires ont déjà débuté et Edouard Philippe a indiqué que la réforme serait sur pied pour l'été 2018. On en connaît les contours et les objectifs, le candidat Emmanuel Macron les ayant évoqués durant la campagne électorale. Le président de la République souhaite que l'Etat revienne dans la gestion de l'assurance chômage qui, jusqu'à présent, revient aux seules organisations patronales et syndicales, gestionnaires de l'Unedic, l'organisme qui fait fonctionner l'assurance chômage. Il propose également d'étendre le bénéfice de l'assurance chômage aux indépendants et aux salariés démissionnaires (dans la limite d'une fois tous les cinq ans cependant).

Parallèlement, le nouveau gouvernement compte réaliser dix milliards d'économies sur l'assurance chômage à l'horizon de cinq ans, via notamment un meilleur contrôle de la réalité de la recherche d'emploi par les chômeurs indemnisés, un durcissement des règles d'indemnisation pour les seniors... et surtout, en tablant sur un abaissement du taux de chômage à 7% en 2022 contre 9,5% actuellement.

Patronat et syndicats veulent une concertation

Dans ce contexte, les organisations syndicales et patronales représentatives au niveau national et interprofessionnel se sont réunies mardi 5 septembre 2017 pour déterminer l'attitude à adopter face à cette volonté de réforme. Et dans un communiqué où chaque mot semble avoir été soigneusement étudié, les partenaires sociaux alertent le gouvernement sur la méthode et le contenu de la future réforme.

Les organisations entendent « prendre part de la manière la plus constructive possible aux travaux préparatoires à la concertation annoncée par le gouvernement ». Façon de signifier que les partenaires sociaux exigent de la concertation et non des décisions unilatérales.

Patronat et syndicats souhaitent « un débat collectif et approfondi sur les questions posées, notamment sur le sujet de l'indemnisation des démissionnaires, des travailleurs indépendants ainsi que sur la gouvernance et le financement ».

Quel serait le coût d'une extension du régime à d'autres publics?

On est là au cœur du sujet. La volonté d'étendre l'assurance chômage à d'autres publics que les salariés privés d'emploi peut sembler, certes, une idée généreuse. Mais il faut la financer. Durant la campagne, les experts de l'équipe Macron estimaient à 1,5 milliard d'euros le coût de l'extension aux salariés démissionnaires et à 1 milliard celle aux indépendants. Depuis, le think tank Institut Montaigne a produit ses propres projections et estime que le coût serait plutôt de 2,7 milliards d'euros pour l'accès au régime des démissionnaires et 2,1 milliards pour les indépendants. Or, les finances de l'Unedic sont loin d'être reluisantes avec un « trou » annuel qui dépasse les 3 milliards d'euros et une dette cumulée de 35 milliards d'euros, soit une année de cotisations.

Quant à la gouvernance, depuis la création de l'assurance chômage en 1958 par les partenaires sociaux, ceux-ci sont les seuls maitres à bord, même si l'Etat se porte garant pour les emprunts réalisés par l'Unedic et même si chaque convention d'assurance chômage - la dernière a été conclue en avril dernier -  doit être agréée par l'Exécutif. Or, Emmanuel Macron veut imposer une sorte de « nationalisation » de l'Unedic, avec un retour en force de l'Etat. Mais devant l'hostilité des organisations syndicales et patronales, le gouvernement évoque, désormais, plutôt une « co-gestion ».

L'assurance chômage remplacée par une indemnité chômage?

Il n'en reste pas moins que cette arrivée de l'Etat dans la gouvernance du régime soulève des questions. Ainsi, à juste titre, dans leur communiqué, les partenaires sociaux rappellent:

« L'assurance chômage est aujourd'hui, de fait, un régime assurantiel versant au demandeur d'emploi une indemnisation, calculée en fonction des cotisations versées, au regard de la survenance d'un risque - en l'occurrence la perte involontaire de son emploi. Le financement du régime est en conséquence aujourd'hui basé sur des contributions sociales. Si les débats à venir doivent permettre de discuter de l'ensemble des sujets relatifs à une évolution du régime, il convient pour cela de n'en préempter aucune conclusion, en particulier sur les modalités de financement de l'assurance chômage. »

En d'autres termes, c'est la question de la nature de l'indemnisation du chômage que veulent voir posée les partenaires sociaux. De fait, actuellement, en France, à la différence d'autres pays européens, le système d'indemnisation du chômage est en partie basé sur la notion « d'assurance », d'où l'appellation « assurance chômage » qui, comme son nom l'indique, garantit une prestation résultant du niveau de contribution fixé par les cotisations des salariés et des entreprises. C'est même pour cette raison que le plafond d'indemnisation du chômage - qui est régulièrement montré du doigt dans le débat public car jugé exorbitant - est plus élevé que dans d'autres pays. On peut en effet percevoir une allocation allant jusqu'à... 7.183 euros brut par mois (seuls 1.440 allocataires sont toutefois concernés) quand l'on a cotisé à ce niveau.

Les enjeux de la suppression de la cotisation d'assurance chômage

Or, Emmanuel Macron veut modifier le financement de l'assurance chômage. On sait que cela sera prévu dans la loi de finances pour 2018 - présentée le 27 septembre - avec la suppression programmée en deux étapes dans le courant de l'année prochaine des cotisations salariales maladie et d'assurance chômage (2,4% du salaire brut). Le tout au nom de l'amélioration du pouvoir d'achat. La cotisation chômage des entreprises (4% puis 4,05%% à compter du 1er octobre) serait en revanche maintenue.

Et pour compenser le manque à gagner, on sait que le gouvernement va augmenter de 1,7 point la CSG sur quasiment tous les revenus. Concrètement, cela signifie que tous les Français, quel que soit leur statut vont financer les allocations chômage, via cette augmentation de la CSG, y compris les retraités... à l'exception des plus modestes, précise le programme.

La proposition d'Emmanuel Macron implique en réalité la mort de l'assurance chômage telle qu'elle est conçue aujourd'hui, c'est-à-dire basée sur les seules cotisations sociales.

Patronat et syndicats ont bien compris ce changement de nature et s'en inquiètent. Ils craignent que la logique assurantielle du système soit profondément remise en cause.... Ce qui pourrait conduire à une baisse généralisée des allocations chômage, notamment pour les cadres qui cotisent davantage, si à l'avenir le montant de l'indemnité perçue ne dépend plus du niveau de cotisation. Ce risque d'une baisse du niveau de l'indemnisation sera même accentué s'il s'avère que les finances de l'assurance chômage seront déséquilibrées du fait de l'ouverture des droits à de nouveaux publics.

Ce sont toutes ces questions sur l'avenir, la nature et le financement de l'assurance chômage que les organisations patronales et syndicales veulent mettre sur la table. Elles ont d'ailleurs prévu de se revoir le 10 octobre.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/10/2017 à 12:48 :
la formation et le chomage sont les deux face dune meme piece qui est la reprisse econmique,/ certrain patrons ce plaignent de ne pas trouve de candidat,: les centre sde formaton de metier du terciere du btp et des travaux public narrivent pas a remplir leurs centre de formation pour ces metier manuel, c est un synteme completement desorganisser, ils faut reaprendre a nos jeunes que lon peux tres bien gagnier sa vie dans les metiers manuel la reprisse economique passe par la???
a écrit le 12/10/2017 à 19:58 :
LA GESTION TRIPARTIE ET UNE BONNE IDEE L ETAT DOIT POUVOIR ASSURE LE SYSTEME SI CELA REVIENT PLUS CHER???
a écrit le 12/10/2017 à 15:38 :
Une personne au chômage, le 29 janvier 2015 à Caen

AFP/Charly Triballeau
Ces derniers jours, plusieurs ministres ont ouvert la porte à une possible dégressivité de l'indemnisation des chômeurs. Objectif plus ou moins avoué: (re)garnir les caisses de l'assurance chômage. Or, le déficit découle largement de dépenses ne relevant pas de la générosité des allocations.

C'est un nouveau totem du Parti socialiste qui vacille. Le 18 janvier dernier, lors de ses voeux aux "acteurs de l'entreprise et de l'emploi", le président de la République a répété la nécessité de revoir le fonctionnement de l'assurance chômage. Son ambition? "Accompagner le retour [des chômeurs, NDLR] vers l'emploi". Sa méthode? "Revoir notamment la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi, pour insister sur la durée des formations".

LIRE AUSSI >> Chômage: "Rien ne prouve que les allocations dissuadent de reprendre un emploi

Deux semaines plus tard, plusieurs de ses ministres se sont chargés de développer quelque peu sa pensée, en refusant de fermer la porte à une mesure contestée par l'ensemble des syndicats, mais aussi de nombreux économistes: la dégressivité de l'indemnisation des chômeurs. Il n'en fallait pas davantage pour laisser éclater la polémique, certains voyant dans les projets gouvernementaux une forme de culpabilisation des demandeurs d'emploi qui n'ont jamais été aussi nombreux. Une simple plongée dans les comptes de l'assurance chômage permet pourtant de comprendre que non, la dette faramineuse de l'Unedic ne relève pas de la seule question de l'indemnisation, loin de là.
Cinq caisses, cinq réalités différentes

Pour tenter de comprendre la dette colossale de l'Unedic - plus de 25 milliards d'euros en 2015 - et éviter de tomber dans des raccourcis simplistes, il faut savoir qu'il n'existe pas une seule caisse d'assurance chômage. On en dénombre cinq au total. Ce qui dénote très largement avec la façon dont le sujet est évoqué par les responsables politiques. Alors que le régime général, qui concerne 95% des affiliés à l'Unedic, demeure largement bénéficiaire, les régimes spéciaux, comprenant notamment les intérimaires et les intermittents du spectacle sont eux bien plus coûteux.

Souvenir :

Le dernier rapport de la Cour des Comptes sur les finances de l'Unedic donne le détail des ratios entre les contributions et les allocations versées en 2013, en fonction des différentes catégories. Il apparaît que pour les salariés en CDI, les recettes dépassent de plus de 10 milliards d'euros les dépenses. L'effet s'inverse toutefois pour le cas des salariés en CDD, qui percevaient en 2013 quelque 12,8 milliards d'euros, alors que leurs contributions n'atteignaient pas les 4 milliards d'euros ; Il s'agit, il est vrai, d'un mauvais signal, puisque plus de 84% des embauches portent aujourd'hui sur des contrats précaires, avec beaucoup de temps partiel (En 2016, plus de neuf embauches sur dix se font désormais sous la forme d'un contrat à durée déterminée (CDD) ou d'un contrat d'intérim, avec des missions de plus en plus courtes).
a écrit le 12/10/2017 à 14:20 :
Après le tsunami ump , tsunami LREM ( ps+LR)
Quand un pays n’a pas de «  sens commun »
Ça devient du n’importe quoi
J’aimerai pas être à la place de ces fonctionnaires qui savent comment est géré l’unédic depuis 10 ans.
Le mal se retourne toujours sur les groupes qui le font...
C’est comme un boomerang .
a écrit le 12/10/2017 à 12:32 :
nos ministres sont ils soucieux de l intéret général ? a lire un article sur la ministre pARLY dans la presse au sujets de rémunerations ahurissantes
a écrit le 12/10/2017 à 11:49 :
L'assurance chômage a une dette de 33,6 milliards d'euros. Macron veut donner de nouveaux droits comme celui de toucher le chômage en cas de démission. Les personnes ayant entre 55 et 60 ans vont sauter sur l'occasion. Est-ce raisonnable? En plus , elle va être financée par les retraités, certains cadres , les fonctionnaires et indépendants via la CSG.
a écrit le 11/09/2017 à 14:59 :
Je pense que l'objectif du gouvernement est simple: basculer dans une logique assurantielle minimum avec des cotisations faibles et des plafonds d’indemnisation très bas. Dans ce contexte tous ceux qui seront perdants car mal indemnisés en cas de perte d'emploi (notamment les cadres) vont se tourner vers des systèmes de protection chômage privé. Une formidable opportunité pour les assurances privés.. Comme d'habitude: on fait basculer des pans entiers de l'économie dans le privé au profit de quelques uns.
Réponse de le 14/09/2017 à 0:28 :
Il ne pourra pas le faire ... Les français tiennent à leur système de protection sociale aussi imparfait soit il et ne veulent absolument pas d'un système à l'américaine ! Je pense que Macron et son gouvernement ne tiendront pas ...
Réponse de le 12/10/2017 à 15:26 :
@zine

"Je pense que Macron et son gouvernement ne tiendront pas ... "

Comme dit ce gouvernement sur chaque sujet dès qu'il sent que cela tourne mal pour lui :" Mais,mais les francais le savaient ,c'était dans notre programme ,ils nous donné la majorité.et hop, affaire suivante
a écrit le 11/09/2017 à 13:57 :
Ce régime assurantiel était pourtant bien adapté, car lié au travail et financé par ceux-qui travaillent, et je ne vois pas pourquoi on fait financer par de la CSG les cotisations chômages. C’est bien la solidarité universelle, i-e la CSG, nous, qui va financer des filets de sécurité de ceux qui prennent des risques et qui ne cotisent pas/peu (indépendants, auto entrepreneurs) au détriment des « salariés fainéants » qui « scandaleusement vivent des fruits » du régime assurantiel, dixit la doxa libérale à deux balles. Et c’est bien pour cela qu’ils vont être contrôlés sévèrement… Des droits acquis car ils ont cotisé par ailleurs … le principe d’une assurance …
Par contre, je ne vois pas pourquoi l’on continue à faire financer les cotisations familiales, les aides de la CAF concrètement, par des revenus en provenance du travail et non pas part de la CSG ou pourquoi pas, si j’ai bien compris, par des taxes sur l’énergie selon GEPE (cf. note 6 du CAE…). Ce qui apparait plus logique car tout le monde est concerné et doit y participer. Idem pour la protection santé.
a écrit le 11/09/2017 à 13:45 :
En gros l'avertissement, c'est Manu déconne pas c'est notre gagne pain, à nous les syndicats, le paritarisme.
a écrit le 11/09/2017 à 9:37 :
Le coût du chômage est imputable à la production et reste proportionnel aux salaires. Il ne peut donc pas être assimilé à la solidarité universelle comme le sont le remboursement des soins, la famille...ou comme le serait un éventuel revenu universel. La solidarité universelle doit bien être financée par la CSG mais celle-ci de peut financer le contributif (retraites, assurance-chômage...). Après, il faut se poser la question du maintien d'une assurance. On pourrait garantir des emplois rémunérés au SMIC (à temps partiel pour les cadres) en les subventionnant sous forme de CDI intérimaires. Enfin le financement pourrait évoluer en annulant le CICE et en supprimant en retour les cotisations de chômage des CDI (hors contrats de projet assimilables à des CDD).
a écrit le 11/09/2017 à 7:51 :
La solution limiter les dépenses pour le chômage au montant des cotisations perçues donc verser des indemnités variables
a écrit le 09/09/2017 à 18:51 :
qui va payer en 2018 les 13 milliards de recettes de l'UNEDIC qui correspondaient à la cotisation des salariés?
a écrit le 09/09/2017 à 15:52 :
pour faire cette reforme social de gestion des droit sociaux pars l etat il vas falloir le double rapidement ,? OU VAS T IL PRENDRE L ARGENT QUI VAS MANQUE???
Réponse de le 10/09/2017 à 10:40 :
dans vos poches!!
vous les avez élus ??
vous les avez
chialer pas!
a écrit le 09/09/2017 à 10:32 :
Une belle usine a gaz bureaucratique faite par des hauts-fonctionnaires qui ne connaissent rien a la realite mais sâmenagent des poste de direction bien payés.
Bizarrement on passe sous silence que 170 000 frontaliers et quelque 2 000 000 d'independants, gerant, directeurs n'ont pas de chomdu et s'en portent tres bien : la meilleure assurance chomage est sa competence, son carnet d'adresse, son implication.
Bref se remettre constemment en cause et se sortir les doigts plutot que de se demener pour mieux profiter du systeme genre 'j'ai bien le droit !'.
Le jour ou on apprendra ca a tout le monde, le pays se portera mieux.
a écrit le 09/09/2017 à 8:46 :
L'assurance chômage n'a pas à être payée par les retraités et les fonctionnaires qui ne sont pas soumis à ce risque c'est un détournement du principe de l'assurance!
Réponse de le 10/09/2017 à 19:55 :
Pas tout à fait... C'est l'économie du privé qui fait vivre la France, il n'est donc pas anormal que la France soit solidaire de ceux qui rapportent l'argent.
a écrit le 09/09/2017 à 5:47 :
La politique des gouvernements qui se sont succédés a été d'obliger les entreprises à subir une concurrence contre laquelle elles ne peuvent pas lutter.Pas étonnant qu'il y ait autant de chomeurs et de chomeuses !
a écrit le 08/09/2017 à 19:38 :
Je sens venir l'usine à gaz: nous sommes très forts dans ce domaine.
Cordialement
a écrit le 08/09/2017 à 19:18 :
La dette cumule de l'assurance chomage (Unidic) atteinds €34 milliards. Qui sont les creantiers?
Réponse de le 09/09/2017 à 8:34 :
@revo 8/9 19:18
Euh, nous puisque la dette de l'Unedic est garantie par l'Etat. La BCE en a peut-être acheté lors du QE actuel.
Cordialement
a écrit le 08/09/2017 à 19:08 :
les syndicats ont du fric plein les fouilles........ il faut leur confisquer au nom de la solidarite ca permettra de resoudre le probleme.......... et apres on s'attaque au 1% CE
Réponse de le 09/09/2017 à 18:10 :
les syndicats ont du fric plein les fouilles........

Comme eux :

En novembre 2007, Denis Gautier-Sauvagnac est contraint à la démission de la présidence de l'IUMM, après la révélation dans la presse qu'il est soupçonné d’avoir sorti entre 17 et 20 millions d’euros en espèces des caisses de l’UIMM, entre 2000 et 2007. Ces fonds, issus d'une « caisse de secours mutuelle » créée en 1972 sous le nom d'« EPIM » (entraide professionnelle des industries de la métallurgie), auraient servi à financer une caisse d'assurance pour les cas de grèves et selon ses dires, à financer les syndicats ( ce qui n'a jamais prouver lors de son procès ,par contre cela servait à payer les retraités cadres de l'UIMM, bien joué.L'UIMM lui accorde un parachute doré de 1,5 million d'euros bruts, et s'engage à prendre en charge financièrement toutes conséquences en cas de condamnation dans l'affaire des retraits suspects d'argent liquide tout en demeurant délégué général de l'UIMM avec un salaire mensuel de 20 000 euros jusqu'à l'élection d'un nouveau titulaire, en juin 2008. Après la révélation de cet accord qui coûte son poste au président de l'Unedic, Michel de Virville, ces indemnités de départ sont réduites à 780 000 euros bruts, avant impôts et cotisations sociales.
Réponse de le 14/09/2017 à 0:31 :
J'ai eu peur, j'ai cru un instant que vous parliez des 1% les plus riches ...
a écrit le 08/09/2017 à 18:53 :
Suite. Je précise qu'il faut appliquer la note n°6 du CAE. Combien de temps faudra t il pour le comprendre?
a écrit le 08/09/2017 à 18:50 :
En matière de chomage et de retraites, il faut reprendre notre raisonnement et tenir compte du role de l'énergie qui améliore la productivité du travail. Il faut financer le chomage et les retraites par une contribution de l'énergie.
a écrit le 08/09/2017 à 17:43 :
Par ailleurs, ce n'est pas aux retraités ni aux fonctionnaires a payer pour cette assurance chômage. Donner du pouvoir d'achat aux salariés , c'est bien. Prendre 1,7 % de CSG
c'est scandaleux. Pour info, Macron supprime l'ISF pour les actionnaires. Ils vont se partager de généreux dividendes en 2017 avec une fiscalité plus avantageuse, est-ce juste?
Réponse de le 09/09/2017 à 9:04 :
Oui c'est totalement juste. Y en a marrede cette démagogie.
Le capital est taxé en moyenne à 60% en France alors que c'est le financement essentiel de l'économie.
L'isf ne taxe pas un revenu mais un patrimoine. L'ISF est injuste par principe. Si on veut vraiment réduire les inégalités de patrimoine c'est les taxes sur l'héritage qu'il faut améliorer.
Le capital apporte de 42% à 48% du PIB... Pourtant sa part dans la distribution des richesses n'est "que" de 30%, auxquels il faut enlever les taxes sur les bénéfices des entreprises et les revenus du capital.
Il y a 4 millions d'actionnaires individuels dabs ce pays, et beaucoup plus si on rajoute les fonds de pension, les assurances vie, etc... Peut-être vous êtes actionnaires indirectes sans le savoir.
Il faut savoir que la vraie part des dividendes est de 5% en France, les chiffres de 9/10% prennent en compte les mouvements entre filiales.

Pour ce qui est des retraités l'Etat verse l'équivalent de 12% du PIB en retraites auxquels il faut rajouter les pensions du privé. 10% des personnes âgées sont pauvres (beaucoup touchent des allocations complémentaires ou des pensions du privée) contre 20% des moins de 18 ans.
Il y a déjà de nombreuse réductions sur différents impôts et taxes dont les retraités peuvent bénéficier (pas de cotisations sociales, deductions des impôts et des taxes foncieres ou d'habitation). Alors 1,7% ça ne va pas les tuer.
Réponse de le 09/09/2017 à 10:26 :
L'état ne verse rien aux retraités du privé d'une part. Par ailleurs, les retraités qui ne seront pas exonérés de la TH sont ceux qui payent l'IR. Un impôt sur le revenu qui n'est plus acquitté que par 42 % des français. Je suis d'accord avec vous, le niveau général des prélèvements est surréaliste mais il concerne tout le monde , inutile de se diviser. Nous avons un état incapable de se réformer , aucun budget en équilibre depuis 1974. Pour les actionnaires, comme nous sommes incapable d'avoir des fonds de pension, plus de 80 % du capital des sociétés du CAC appartient à des étrangers (qui vont profiter des spectaculaires bénéfices de 2017).
Réponse de le 09/09/2017 à 11:50 :
Quand je pense que les indépendants vont obtenir la meme assurance chomage sans cotiser,c'est a pleurer!les fonctionnaires n'ont jamais demandé a bénéficier de cette assurance,ils ne doivent pas cotiser pour les autres
Réponse de le 12/10/2017 à 18:39 :
@élu ps: et pourquoi les fonctionnaires ne cotiseraient-ils pas à l'assurance chômage comme tout le monde ? Toutes ces niches et privilèges contribuent à la corruption massive et il faut mettre tout le monde sur un pied d'égalité :-)
a écrit le 08/09/2017 à 17:20 :
Mr MACRON va t il avoir le courage de mettre les intermittants du spectacle au meme regime ,?.Que va t i l faire pour contrer les abus ex se mettre au chomage pour faire un tour du monde ou renover sa maison ? LA CSG POUR CELA ?????
Réponse de le 09/09/2017 à 9:05 :
Le taux de chômeurs qui fait ce que vous dites est proche de 0%.
a écrit le 08/09/2017 à 17:19 :
Jupiter est omniscient, il voit tout, il prévoit tout...ils auraient tort de s'inquiéter.. ..😁
Réponse de le 10/09/2017 à 20:00 :
Non c'est dieu qui est omniscient, Jupiter est bien au-delà....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :