Grèce : la crise des réfugiés pèse "significativement" sur l'économie

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Près d'un demi-million de migrants sont arrivés en Grèce au cours des trois derniers mois de 2015,  selon les statistiques de Frontex, l'agence européenne de contrôle des frontières extérieures, publiées jeudi. (Photo: des réfugiés et migrants syriens débarquent du ferry Blue Star 1, au Pirée, le port d'Athènes, en Grèce, mardi 8 mars 2016.)
Près d'un demi-million de migrants sont arrivés en Grèce au cours des trois derniers mois de 2015, selon les statistiques de Frontex, l'agence européenne de contrôle des frontières extérieures, publiées jeudi. (Photo: des réfugiés et migrants syriens débarquent du ferry Blue Star 1, au Pirée, le port d'Athènes, en Grèce, mardi 8 mars 2016.) (Crédits : Reuters Michalis Karagiannis)
La crise des réfugiés pèse lourdement sur l'économie grecque et sur la capacité d'Athènes à tenir ses engagements dans le cadre du troisième plan de renflouement négocié avec ses créanciers internationaux, a estimé jeudi l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

Alors que la Grèce craint que le nombre de migrants bloqués sur son territoire puisse atteindre le chiffre de 70.000 ce mois-ci -après la décision de quatre pays des Balkans d'imposer de nouveaux quotas pour endiguer l'afflux de migrants chez eux-, l'OCDE s'inquiète des conséquences sur l'économie du pays.

"La crise des réfugiés crée des problèmes significatifs pour l'économie et la croissance de la Grèce", a déclaré le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, à l'issue d'une rencontre à Athènes avec le Premier ministre Alexis Tsipras.

"La Grèce a besoin de recevoir un soutien substantiel pour faire face à ce nouveau défi. Aucun pays ne peut relever seul un tel défi", a-t-il poursuivi.

La semaine dernière, la Commission européenne a lancé un plan d'aide humanitaire doté de 700 millions d'euros sur trois ans pour les pays de l'Union européenne concernés par la crise migratoire.

Déjà 41.000 réfugiés et migrants bloqués en Grèce

D'après les statistiques de l'agence européenne de contrôle aux frontières (Frontex), près d'un demi-million de migrants sont arrivés en Grèce au cours des trois derniers mois de 2015, la majorité d'entre eux prenant ensuite la route du nord-ouest de l'Europe via les Balkans. Mais cette "route des Balkans" est désormais fermée, les Etats ayant progressivement fermé leur frontière, et plus de 41.000 réfugiés et migrants sont aujourd'hui bloqués en Grèce, où les arrivées sur les îles de la mer Égée se poursuivent.

De son côté, le gouvernement grec refuse de lier la crise des réfugiés et les discussions avec ses créanciers internationaux, qui ont repris mercredi. Le quartet représentant les créanciers de la Grèce a entamé depuis hier à Athènes ses négociations avec le gouvernement en vue de finaliser en avril leur audit des réformes prescrites.

Vers un allègement de la dette grecque ?

L'examen -ou "revue"- en cours doit faire le point sur la mise en oeuvre par les autorités grecques de leurs engagements en matière budgétaire et de réforme en contrepartie d'une nouvelle aide financière de 86 milliards d'euros négociée l'été dernier.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a indiqué qu'on était "très près" de conclure cette "revue", ce qui lui permettrait d'entamer des discussions sur un allègement de la dette et montrer ainsi aux Grecs que les sacrifices consentis ces dernières années portent leurs fruits.

"Cela entraînerait une réaction en chaîne positive, qui nous aidera à renouer avec la croissance au troisième trimestre", a-t-il ajouté.

(Avec Reuters)

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a écrit le 12/03/2016 à 7:48 :
Quand comprendront ils que les français ne veulent pas d'eux.
a écrit le 11/03/2016 à 9:40 :
Ils sont bien sympas les grecs d'assumer la responsabilité que cette sale vieille europe n'a jamais été capable d'assumer, vu comme cette dernière les ont traité franchement...
a écrit le 11/03/2016 à 8:53 :
non ca c'est pas possible!
tous les chantres ultra keynesiens et neo marxistes nous ressortent leur theories de la croissance, qui predit que ca va mieux ( enfin ' que ca devrait aller mieux avec 30 ou 40 millions de migrants')!
et la on nous expliquerait que ca va moins bien? ah ben non, ca c'est pas possible, c'est contraire aux modeles theoriques de la gente bienpensante
a écrit le 11/03/2016 à 8:51 :
après s'être faits escroquer par les européens - et notamment par les français qui ont imposé une "aide" dans le seul but de renflouer leurs banques pourries -, les courageux Grecs se font maintenant truander sur la "crise" des migrants; migrants qui sont d'ailleurs une chance unique pour des pays en perdition tels que la france. Car ce n'est pas en étant parmi les plus grands fraudeurs d'europe et en n'étant que des assistés chroniques (voire le cas des fermiers français qui, en plus, empoisonnent tout le monde, hors bio), ce n'est pas en étant parmi les moins travailleurs d'europe que les français s'en sortiront tout seuls et arriveront encore à payer les retraites des futures générations. Alors, bienvenue aux migrants, merci pour votre courage et vos compétences (l'ensment en Syrie vaut très largement, voire dépasse ce qui se passe dans une france qui ne parvient plus à écrire un seul mot sent fôte). Venez en masse sauver une france incompétente en lambeaux et une europe qui, sans vous, restera à la traîne pour des décennies. Et vous les Grecs, balancez une bonne fois pout toutes les créanciers et les européens aux orties : vous leur devez rien !
a écrit le 10/03/2016 à 18:56 :
je note que le citoyen européen va financer 700 millions d'euros ; merci à la commission européenne de jouer ainsi avec notre argent

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