Mario Draghi repart à l'offensive contre l'inflation faible

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Mario Draghi va lancer une nouvelle phase de politique d'assouplissement quantitatif
Mario Draghi va lancer une nouvelle phase de politique d'assouplissement quantitatif (Crédits : Reuters)
Le président de la BCE a implicitement annoncé de nouvelles mesures pour mars. Mettant en garde contre les "effets de second tour", il semble avoir fait taire l'opposition à de nouveaux assouplissements monétaires.

Mario Draghi, ce 21 janvier, a accéléré. Le 3 décembre, le président de la BCE avait décidé, de ne pas aller aussi loin que le souhaitait le marché dans les mesures prises. Une baisse de dix points de base du taux de dépôt et un allongement de 6 mois des rachats de titres publics avaient donc été décidés, provoquant une correction. Il s'agissait à la fois de garder des « munitions », mais aussi de calmer la mauvaise humeur de ceux qui, dans le Conseil des gouverneurs et en dehors, estiment que la BCE va trop loin pour contrer un danger déflationniste jugé « inexistant. »

Mais cette fois, le président de la BCE est en mesure de prouver par les faits que ces annonces étaient non pas inutiles, mais insuffisantes. Aussi s'est-il empressé dans la conférence de presse d'annoncer rapidement que l'institution de Francfort « réexaminera sa position monétaire en mars. » Une phrase qui a tous les atours d'une promesse ferme d'un nouveau cycle d'assouplissement de la politique monétaire de la BCE. Il semble donc désormais évident que, dans six semaines, Mario Draghi donnera le feu vert à une augmentation des rachats et, sans doute, a une nouvelle coupe dans le taux de dépôt.

Eviter les « effets de second tour »

Pourquoi une telle annonce ? Mario Draghi le dit clairement : les perspectives d'inflation se sont détériorées par rapport à début décembre. Il est vrai que, malgré sa timide reprise, l'économie de la zone euro doit faire face à de forts vents contraires : la crise sur les marchés émergents qui ne s'améliore guère, la « volatilité » sur les marchés financiers, le risque géopolitique, la baisse continue du prix du pétrole. Tout ceci plaide en faveur d'une inflation plus faible, donc d'un risque renouvelé de déflation. Le président de la BCE a, du reste, fait un pas nouveau lors de ces réponses aux journalistes : il évoqué les « effets de second tour » de la baisse du pétrole. « Toutes les mesures d'anticipation d'inflation ont reculé, a-t-il souligné, et leur corrélation avec l'inflation et les prix du pétrole actuels ont augmenté. »

Ce que, désormais, Mario Draghi, veut clairement éviter c'est que la baisse des prix ne s'inscrive dans un cercle vicieux : les agents économiques pourraient désormais raisonnablement être en droit d'attendre la transmission de la baisse des prix du pétrole sur l'ensemble des biens et services produits. Et dès lors, ils pourraient attendre alors la baisse des prix futurs. Or, cette attente reviendrait à entrer de plain-pied dans une logique déflationniste. Les entreprises, pour vendre aux consommateurs, devraient alors baisser leurs prix de vente et comprimer leurs marges. C'est cela que Mario Draghi souhaite éviter. Et c'est pour cela qu'il renforcera encore en mars son arsenal.

Une contre-attaque ?

Pour Mario Draghi, c'est bien cette menace qui représente l'élément qui a changé par rapport au mois de décembre. Mais en réalité, cette menace de « contagion » de la baisse du prix du pétrole est ancienne. En 2010, une étude de la BCE estimait que l'impact de la variation du prix du pétrole sur l'indice des prix était « indirect » à hauteur d'un tiers. Le fait, cependant, que le président de la BCE en parle ressemble fort, en réalité, à une contre-attaque du camp des « colombes » qu'il dirige contre les « faucons » qui l'avait en décembre freiné. Ce que Mario Draghi dit à ses détracteurs est que leur volonté d'attente en décembre a conduit à une nouvelle dégradation de la situation. Leur résistance, une nouvelle fois, doit donc céder. Aussi Mario Draghi a-t-il, non sans triomphe, insisté sur « l'unanimité » du Conseil à défendre sa position. Désormais, preuve est faite que l'attente n'était pas une bonne solution. Dans sa longue lutte contre le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, l'Italien a, ce jeudi, marqué un nouveau point.

Un Mario Draghi déterminé

C'est donc un Mario Draghi déterminé qui a parlé ce 21 janvier. Sûr de son fait, insistant sur les effets déjà positifs de sa politique, notamment dans la distribution de crédits, il a terminé la conférence de presse sur ses mots : « nous n'abandonnons pas ! » Un peu plus tôt, il avait encore affirmé que la BCE ne « se capitulait pas. » Et de marteler à nouveau que la BCE n'avait « pas de limite » à son action. Il a aussi répété que son objectif était bien la stabilité des prix et non la « profitabilité des banques. » Une fin de non-recevoir à ceux qui s'inquiètent de l'impact de la « répression financière » - et notamment des taux négatifs - sur les banques. Bref, c'est un Mario Draghi libéré de ses contraintes internes et - disons-le - idéologiques qui s'est présenté ce jeudi. Mais cette libération ne signifie pas le triomphe contre le danger déflationniste.

Une bataille difficile

Car, malgré des signes positifs sur le crédit, l'assouplissement quantitatif de la BCE se montre toujours incapable de contenir le risque déflationniste décrit plus avant. L'économie de la zone euro a besoin, pour cela, d'une impulsion intérieure venant compenser les faiblesses externes qui tirent l'inflation vers le bas. Elle a besoin que les entreprises investissent et qu'une dynamique de salaires à la hausse se mettent en place pour que les gains de pouvoir d'achat ne s'appuient pas seulement sur une baisse du prix du pétrole dont on a vu les effets pervers. Or, cette dynamique, la BCE seule ne peut réellement l'enclencher sans que les pouvoirs publics viennent allumer l'étincelle.

Certes, comme à son habitude, Mario Draghi a récité l'antienne des « réformes structurelles » pour dynamiser l'économie, mais qu'on ne s'y trompe pas : ce ne peut être une priorité pour la BCE. Les réformes du marché du travail qui viendraient, par une flexibilisation supplémentaire, exercer encore une pression sur les salaires à la baisse ne peuvent être sincèrement souhaités par une banque centrale dont la politique ne vise qu'à obtenir des résultats inverses de ces derniers. C'est là la relique de la communication classique de la BCE. Mais il convient de ne pas oublier que la banque centrale combat aujourd'hui les effets de cette politique menée de 2010 à 2013 qui a fini par comprimer les revenus des consommateurs et rendre l'inflation atone.

Convaincre les Etats d'agir

La réalité - et Mario Draghi a davantage insisté sur ce point - est qu'une politique budgétaire plus active, soutenant et amorçant l'investissement, est indispensable. Pour le moment, elle n'est pas à l'ordre du jour. Tout juste doit-on se féliciter de ne plus voir de pression négative des budgets européens sur l'économie. Mario Draghi devra donc encore aller au combat contre la déflation seul, avec les seules armes monétaires. Encore une fois, il comptera sur un affaiblissement de l'euro pour agir. Mais cet effet, on l'a vu avec les mesures précédentes, est temporaire. Jusqu'où Mario Draghi est-il prêt à aller ? Peut-il oser envisager un « QE pour le peuple » avec une création monétaire directement dirigée vers les consommateurs ? Ou bien, attend-il plutôt, comme il vient de le faire, de convaincre par les faits les gouvernements d'agir ? Confronté à un risque aigu de crise, les Etats - ou plutôt dans l'esprit de l'Italien les autorités européennes - accepteraient alors de bâtir un vrai plan de relance. Et Mario Draghi prendrait, en attendant, des mesures « d'endiguement » du risque. Mais le danger de cette stratégie est que les Etats se jugent suffisamment protégée par la BCE - comme c'est le cas depuis 2013 - et alors n'agissent pas. Rien n'est donc moins sûr que la victoire de Mario Draghi

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Commentaires
a écrit le 26/01/2016 à 17:50 :
L’Europe est-ce une forme de nazisme anti jeune et anti croissance, on entend parler d’usines à gaz, existe-t-il des erreurs à indemniser dans l’avenir ?
a écrit le 26/01/2016 à 17:32 :
L’Europe et les usa sont-ils en dysfonctionnement économique ? Comment expliquer, si on prend les données numériques de la banque mondiale, on trouve que début des années 80 on aurait plus d’inflation que de croissance, on appelle cela un choc pétrolier. L’inflation serait donc considérée comme néfaste ? Entre 87 et 07 les américains feraient 3,09 de croissance et 2,47 d’inflation. Mais entre 08 et 14, ils auraient 1,56 d’inflation et 1,13 de croissance. Que s’est-il passé en 2008 pour qu’on inverse le processus de croissance ? A-t-on remis en cause le système de valeurs qui existait précédemment ? En France, on ferait entre 00 et 14 1,3 de croissance pour 1,53 d’inflation et en Allemagne 1,11 d’inflation pour 1,21 de croissance. Peut-on expliquer cela ? Par exemple on aurait 60% de diplômés chômeurs, l’Europe poursuit-elle un mandat non inflationniste ? La croissance et l’emploi n’est-ce pas très drole, il suffit d’incriminer la fluctuation monétaire ou la croissance du voisin ? Si la croissance en Europe serait plus faible qu’ailleurs, un réseau diplômé pourrait-il analyser la situation économique avec une assistance juridique pour tous ? L’euro doit-il être supprimé au motif de l’inflation ? S’il existe des partisans de la politique d’aides, doit-on plus aider l’entreprise, on aurait 70% de critiques, pour la croissance subventionnée ? On ferait de la demande sans offre, ne sommes-nous pas dans les affres de la crise permanente ?
a écrit le 22/01/2016 à 11:46 :
ça fait 15 ans que tous se dégrade dans toute l'europe, que le système proposé par ces bureaucrates est bourré d'erreur, de faute grave, de prévision fausse, de mensonge et de corruption mais c'est pas grave on continu et ils nous font la morale.
l'europe n'est pas une république mais bien l'enfant caché du nazisme
a écrit le 22/01/2016 à 10:35 :
Hier la transparence éclairée d'une pleine lune nous a comblés ; c'était jour de l'émission < des paroles et des actes > et nous avons profité des oracles Cohn-Bendit +
Finkielkraut et, pas loin, du croupier de Francfort :< faites vos jeux Mesdames et Messieurs rien ne va plus >. Chez les uns l'on a peur du terrorisme qui frappe quand chez les autres on a peur qu'il se taise. Pas loin sous la neige, les caïds de l'économie et de la finance jouaient à Finkielkraut et Cohn-Bendit enseignés aux analphabètes de leur monde. Frappante pareille concomitance, non ?
a écrit le 22/01/2016 à 10:34 :
"Elle a besoin que les entreprises investissent et qu'une dynamique de salaires à la hausse se mettent en place pour que les gains de pouvoir d'achat ne s'appuient pas seulement sur une baisse du prix du pétrole dont on a vu les effets pervers."

Entièrement d'accord et merci pour cette analyse riche sauf que pour ma part la baisse du pétrole n'a des effets pervers que sur les bourses, à savoir l'économie virtuelle permettant aux milliardaires de ce monde de jouer à leur casino géant préféré, une partie de poker entre gens qui s'ennuient puissamment mais restant obsédés par l'appât du gain à croissance exponentielle.

C'est la conséquence de cette baisse des cours du pétrole due a un effet pervers puisque c'est la baisse constante de la consommation depuis la crise de 2008 dans laquelle au lieu de redonner du pouvoir d'achat aux consommateurs on a comblé les milliers de milliards gaspillés par les actionnaires privés alors qu'il s'étaient mis eux-même dans cette situation scabreuse.

Socialisation des pertes et individualisation des gains, ça ne fonctionne pas, il n'y a plus rien pour la consommation et ça ne fonctionnera jamais tant que l'économie n'est pas capable de servir les 7 milliards d'individus sur cette planète.
a écrit le 22/01/2016 à 7:02 :
Le premier qe n'ayant pas marché il faut donc un deuxième QE. Logique implacable. Il va tous nous ruiner pour soutenir la spéculation bancaire et ses copains banquiers.
a écrit le 22/01/2016 à 7:02 :
Le premier qe n'ayant pas marché il faut donc un deuxième QE. Logique implacable. Il va tous nous ruiner pour soutenir la spéculation bancaire et ses copains banquiers.
a écrit le 22/01/2016 à 6:56 :
Je craint malheureusement que ce QE ne soit finalement qu'un repoussoir d'une échéance douloureuse à venir. Cet investissement est visiblement bloqué aussi pour des raison politique incertaine engendrée par la montée des populistes qui entraine le replis sur soit de beaucoup de pays. Cette montée des populistes est engendrée par le déclassement de certaines populations par la mise en place de réforme structurel de manière violente et barbare.

Cela engendre des politiques économique désordonnées non seulement issu des écart de compétitivité déjà présent mais rendant la pression des réforme structurel plus ou moins supportable en fonction de la montée des populistes de chaque pays.

La seul solution serait plus d'Europe. Mais avec des tensions populistes tel qu'en l’Angleterre et en Pologne, autant dire tout de suite qu'il n'y aura pas de sorti de crise.

L'Europe est vraiment en train de sombrer! Nous les petites gens, on va encore et toujours s'en prendre plein la figure.
Réponse de le 22/01/2016 à 9:06 :
Charabia pour dire que c est la faute de ceux qui n ont pas le pouvoir !
a écrit le 22/01/2016 à 2:37 :
La Banque Centrale du Canada vient tout juste de demander au gouvernement du Canada de créer les conditions budgétaires pour un plan de relance massif qui doit passer par des investissements importants dans les infrastructures. Dans l'histoire économique, ces plans de relance créent certe un peu d'inflation mais ils permettent surtout aux pays d'améliorer leur compétitivité a long terme et de briser la spirale du chomage . C'est sur que les spéculateurs de court terme préféreraient des investissement dans les subprimes ou les bulles spéculatives de l'économie virtuelle.
a écrit le 21/01/2016 à 20:55 :
Tant que la planche à billet ne sera pas matérialisé par des créations d'entreprises, des facilités de crédit au TPE/TPI et PME/PMI, de l'innovation et la reprise d'un cycle hausse de salaire/consommation/relance de la production, tout cela restera des promesses un peu vaines.

Pour le moment on innonde le marché de liquidité qui sont principalement placées par les banques ou à la rigueur prété pour des fusions/acquisitions qui rapportent à un taux intéressant sur plusieurs décades.

Mais le véritable tissu économique dont dépend la croissance, la consommation et les revenus des état reste constitué des artisans/TPE/PME d'un coté et des salariés de l'autre.

Si on relance artificiellement une pseudo inflation sans augmenter les salaires cela n'aura que des effets désastreux. Lorsqu'on parle d'inflation on parle de prix ET de salaires en économie. Il en va de même pour la déflation qui se caractérise par des baisses de pris et une stagnation voir une baisse des salaires. Dans ce cadre il n'est pas du tout certain que le patronat européen soit d'accord car leur but est la modération salariale ce qui est incompatible avec une relance éventuelle.

Pour résumer nous sommes dans une période immorale ou les actionnaires ont des politiques de court-terme pour des profits individuels alors qu'ils ont normalement un devoir de bien communs et de maintien du tissu économique et social au travers de leurs entreprises.

Ce modèle va donc s'effondrer car plus personne n'acceptera plus de travailler pour des clopinettes en se ruinant la santé. Le mouvement a démarré en Chine et en Europe, il commence à frémir aux USA et une refondation du partage de la valeur ajoutée ainsi qu'une généralisation de l’actionnariat salarié universel va vite devenir indispensable pour modérer les appétits exagérés des gros actionnaires mais également pour une question de justice sociale et de maintien de l'ordre social.

Il est anormale que des salariés qui oeuvrent chaque jour et offre une partie de leur vie, de leur énergie et de leur talent à une entreprise n'ai pour compensation que leur seul salaire. Tous les salariés devraient être intéressés au bénéfice afin de faire progresser les choses. Bien entendu cela implique de modérer les ardeurs des gros actionnaires.

Bref la BCE ne pourra rien faire tant que l'Europe ne se sera pas penchée sur ces questions qui appellent une refondation de la gouvernance des entreprises et du partage de la richesse générée au travers d'un travail commun qui pour le moment ne profite qu'aux improductifs qui se bornent à donner des objectifs financier le plus souvent irréalistes et dangereux pour la pérennité de l'entreprise.
a écrit le 21/01/2016 à 20:11 :
Donc, comme d'hab., pour l'instant du "verbe" sans concret, juste histoire de "rassurer" les marchés. Et la supposition de "qe pour le peuple", faut rester sérieux, là. Pas le but du système.
a écrit le 21/01/2016 à 18:33 :
Que peut faire Draghi pour que les banques prêtent aux investisseurs plutôt que de replacer à perte leurs fonds à la BCE, et que la demande reprenne en Europe, ceci contre la volonté des "ordo-libéraux" représentés par la Bundesbank, Schaüble et Dijsselbloem ? L'austérité germanique détruira l'Europe plus sûrement que des divisions blindées : l'ancien ministre des affaires étrangères allemand, Joska Fisher, l'avait prédit.
a écrit le 21/01/2016 à 18:21 :
en plus du QE , si on augmentait les salaires en Europe , voire baissait les impots fortement ? ah bah non .. ça on peut pas Berlin aurait une crise cardiaque
a écrit le 21/01/2016 à 18:08 :
Cette fois-ci au niveau de la BCE c'est HARA-KIRI. On risque d'avoir des conflits en Europe.
a écrit le 21/01/2016 à 17:58 :
Il faut que l'Europe inonde les marchés avec de l'euro en faisant tourner la planche à billet jusqu'à ce que l'euro soit en dessous du dollar. Avec le prix du baril, on peut se le permettre, alors osons ou périssons !
a écrit le 21/01/2016 à 17:17 :
Depuis 5 ans ou peut être plus, aucune inflation n est venue à l aide des états pour rester dans les clous des 3%.de déficit. Et sans rire , certains gouverneurs faisaient le reproche à Draghi de perspective d inflation contre laquelle il fallait se montrer circonspect .
A mourir de rire ou de rage à chacun de voir .
a écrit le 21/01/2016 à 17:12 :
BELLE LECON D'ECONOMIE : UN PUR-SANG PARMI LES ANES .
HEUREUSEMENT POUR L'EUROPE QU'IL EST ARRIVE AU BON MOMENT ...
JE NE SITE PAS DE NOM...
a écrit le 21/01/2016 à 16:59 :
C'est pourtant simple de créer de l'inflation. Les recettes sont connues et immuables. En voici quelques unes :

- mettre la TVA à 50%
- augmenter le nombre de ministres
- ouvrir de nouveaux postes de sénateurs et de députés
- instaurer un ISP (impot sur la pauvreté)
- multiplier par 2 les retraites et les indemnités de chômage
- imprimer des billets

Que fait le gouvernement ?
Réponse de le 21/01/2016 à 19:04 :
Le gouvernement est bloqué par le manque de consommation!Les français sont devenus frileux et préfèrent épargner,c'est pathétique!Heureusement que les 12 milliards des comptes cachés UBS permettront bientot une petite relance,lorsque le gouvernement aura mis la main dessus

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