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Source : La Tribune - 06/02/2010 | 23:00 - 663 mots  | 

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Zoom sur la grande famille des climato-sceptiques

Jean Jouzel : « Les attaques contre le Giec étaient prévisibles »

Le climatologue français et numéro deux du Giec défend le travail de son organisation et dénonce les erreurs des « sceptiques ».

Jean Jouzel, vice président du GIEC

Comment une armée de scientifiques en charge de rédiger les rapports du Giec peut-elle commettre des erreurs comme celle portant sur la date de la disparition des glaciers ?

Il y a eu une erreur que le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a reconnue. Elle porte sur la date de la fonte des glaciers de l'Himalaya que notre rapport de 2007 a prévu en 2035. Mais c'est une erreur dans un rapport qui compte 3.000 pages.

Elle n'apparaît pas dans le résumé pour les décideurs. Donc ne remet pas en cause l'ensemble de nos conclusions sur la fonte des glaciers que ce soit dans l'Himalaya ou dans les Andes. Pour être très précis, l'erreur figure dans un rapport régional, c'est-à-dire des pages qui examinent les impacts du changement climatique en Asie. Leurs auteurs, souvent des scientifiques de la région en question, citent parfois une « littérature grise », qui n'a pas systématiquement subi le processus scientifique de relecture par les pairs. Car au niveau régional, il peut arriver qu'il n'y ait pas assez de littérature scientifique.

N'êtes-vous pas inquiet par la montée du doute qu'inspirent vos conclusions ?

Oui, je suis conscient que le doute gagne du terrain. En réalité, la polémique est née avec le « climategate » à la fin de l'année dernière. Mais, là encore, il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Phil Jones, l'auteur visé, s'est expliqué sur le mot « truc », qu'il a utilisé pour désigner ce raisonnement qui lui a permis d'interpréter sur une longue durée des données sur les anneaux des arbres et leur relation avec la température.

Comment éviter de telles erreurs à l'avenir ?

En mai, le Giec doit se réunir deux jours pour préparer le cinquième rapport. Il faut que nous fassions beaucoup plus attention à l'usage de la littérature grise. Dans la deuxième grande partie de ce cinquième rapport, celle qui concerne les impacts du changement climatique et l'adaptation, nous prévoyons deux volets : le premier portera sur les impacts globaux, et le second, sur les régionaux. Nous allons faire particulièrement attention à l'utilisation de la littérature grise, assurer une relecture plus vigilante qu'auparavant, par exemple une lecture double. Il faut aussi que l'élaboration de notre rapport soit encore plus transparente, sachant que notre travail est déjà très accessible et extrêmement ouvert.

Estimez-vous que le Giec est victime d'un complot ?

Les attaques contre le Giec étaient prévisibles avant Copenhague. Le Giec a acquis une grande visibilité, et il est normal que s'il fait une erreur elle soit relevée. Il y a d'autres sujets sur lesquels le Giec a des débats, comme la multiplication des événements extrêmes du fait du réchauffement. Le débat scientifique normal. Cela montre bien qu'il n'y a pas de pensée unique au sein du Giec. Mais nous avons aussi des certitudes : le réchauffement est inéluctable, la quantité de gaz à effet de serre a augmenté dans l'atmosphère à cause de l'activité humaine, et aucun des arguments qui nous ont conduits à conclure que cette augmentation est très probablement à l'origine du réchauffement actuel, n'apparaît sérieusement remis en cause. Nous n'allons pas dire le contraire pour faire plaisir aux sceptiques.

Êtes-vous découragé ?

Non. Ces attaques me donnent envie d'aller de l'avant. C'est à nous d'expliquer les éléments qui fondent notre vérité scientifique et à convaincre. À nous de mettre en évidence les erreurs des sceptiques. Nous avons des réponses sur tous leurs points, y compris sur le prétendu arrêt du réchauffement, par exemple. Mais nous admettons que le débat n'est pas clos. Ainsi, dans le cinquième rapport à paraître en 2013, il y aura, bien entendu, un chapitre sur l'attribution de la cause du réchauffement actuel ? Une autre partie concernera nos incertitudes sur le rôle des aérosols et leur contribution au réchauffement, ou encore sur la hausse du niveau de la mer que certains prévoient autour de 1 mètre, bien plus que les 40 centimètres avancés par le Giec. Nous reviendrons aussi sur la question de la hausse de l'intensité des cyclones.

Propos recueillis par Laurent Chemineau

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  • jipebe29 a écrit le 13/02/2010 à 07:50 :

    • Le GIEC est chargé par l'UNEP (United Nations Environment Program) de travailler sur le changement climatique ANTHROPIQUE. Donc, dès le départ, les dés sont pipés et il est alors inévitable qu'il y ait manipulation de données "gênantes", que la procédure de rédaction/contrôle/validation soit souvent bafouée pour aller dans le sens du RCA (Réchauffement Climatique Anthropogénique). Le comble est que R. Pachauri traite avec mépris les travaux (science vaudou) des glaciologues indiens contredisant la fonte des glaces himalayennes en 2035.... Les politiques, les écolos intégristes, et les médias, tout particulièrement en France, nous abreuvent de contre-vérités et de films-catastrophe sans aucune valeur scientifique et emplis de mensonges éhontés.... Les critiques sont attaqués "ad hominem" par tout ce beau monde :attaquer le paradigme du RCA ne mérite-t-il pas le bûcher? Oui, tout cela donne, à ce jour : le PachauriGate, l'HimalayaGate,le MalariaGate,m'AmazonGate, le NederlandGate, l'AfricaGate.... Cela commence à faire beaucoup... Pourquoi ? Parce que les sources, choisies fort à propos pour consolider le paradigme, ne sont pas crédibles : WWF, Greenpeace, un obscur étudiant marocain, un cabinet d'avocats canadien, 2 personnes sans qualification sur la malaria et ses vecteurs. On croit rêver. Je veux bien admettre qu'une erreur peut échapper aux contrôles, ou qu'il y ait plusieurs erreurs, mais elles ne devraient pas être toutes orientées dans le même sens... Ce qui n'est pas non plus acceptable est que le résumé pour les politiques soit revu et amendé par les gouvernements avant sa publication, et avant la publication du rapport scientifique. Si la politique se mêle de science, ce n'est plus de la science et donc Copenhague est une absurdité de plus générée par le Grand Machin Onusien....

  • Tienoun dou Brand a écrit le 11/02/2010 à 08:52 :

    • "On ne tire pas sur une ambulance", pourtant ces quelques réactions montrent, à l'exception de 2 ou 3 favorables, que les arguments de Jean Jouzel ne convainquent pas, irritent même parce qu'on le sent prêt à continuer en minimisant les critiques sur les erreurs des rapports du Giec.S'il n'est pas découragé, eh bien, il n'a pas fini de monter au créneau, parce qu'il apparaît de plus en plus d'"énormités" dans ces rapports, maintenant qu'on voit mieux le fonctionnement de leur rédaction finale, abandonnée au lobby des activistes environnementalistes de tout crin : ce qui a lâché toute une meute de médias à la curée. Pourtant c'est un bon soldat, Mr Jouzel, il s'est engagé fortement dans ce mouvement, ce qui l'a propulsé encore plus rapidement aux hautes fonctions qu'il occupe actuellement. C'est dommage qu'il en soit ainsi, parce qu'il possède réellement d'incontestables qualités scientifiques, à la différence de nombre de directeurs de grands laboratoires de ce domaine climatique. Mon souhait dans tout ce charivari, c'est qu'il en découle la refonte du GIEC sur des bases normales, lucides, sans alarmisme déplacé. Puis, qu'on s'intéresse enfin au véritable challenge de notre futur immédiat : les dégâts causés par la pollution ! Car l'homme a déjà connu bien du chaud et du froid depuis ces derniers 2 millions d'années, mais c'est bien la première fois qu'il est confronté à cette pollution généralisée : eaux, mers et océans, air, sols et aliments ... Avec tout le cortège des maladies pudiquement nommées " de civilisation" : cancers, allergies, dégénérescences diverses ... Mais, de cela les médias n'en parlent qu'à mots couverts, car ce n'est pas très porteur, ça aurait même tendance à rebuter le lecteur !

  • sceptique a écrit le 09/02/2010 à 10:17 :

    • vous ne semblez pas avoir d'obligation de résultat ....un peu comme les magistrats...quelle chance pour ce "métier" que vous exercez

  • sceptique a écrit le 09/02/2010 à 10:10 :

    • vous n'êtes pas troublés par la réalité qui vous contredit tous les jours en europe, en asie , en amérique du nord avec son lot de morts de froid , humains et animaux. You see only what you look for, but you recognise only what you know ( M.C SOSMAN )

  • Dom a écrit le 06/02/2010 à 22:35 :

    • « Phil Jones, l'auteur visé, s'est expliqué sur le mot « truc », ».... Voici précisément le genre de rhétorique qui permet d'affirmer, lorsqu'on connaît un petit peut le fond de l'affaire, que M. JOUZEL est malhonnête. Il ne s'agissait pas juste d'un « truc », mais d'un « truc pour masquer la baisse » («a trick to hide the decline»), en l'occurence une divergence entre deux courbes censées coïncider (une courbe de températures mesurées et une courbe de températures reconstruites à partir de mesures de cernes d'arbres). Jones a bidouillé la courbe de températures reconstruites pour la faire coller à la courbe réelle. En effet, si les reconstructions à partir de ces échantillons d'arbres ne correspondent pas du tout avec les températures réelles mesurées sur la période contemporaine, il est peu probable qu'elles soient valables pour estimer les températures passées. Or tout le discours du GIEC consiste à affirmer que le léger réchauffement actuel (0.7°C en 100 ans) est sans précédent...

  • Frédéric a écrit le 06/02/2010 à 20:17 :

    • "est très probablement à l'origine du réchauffement actuel" Dans le texte ci-dessus. Il est certain que la vraie question est là et que la démonstration reste à réaliser. Les cycles thermiques de la terre existent bien avant l'action humaine.

  • débat a écrit le 06/02/2010 à 19:25 :

    • C'est triste de perdre son âme après une brillante carrière scientifique. Côtoyer le monde du pouvoir ne s?accorde pas avec le travail et la réflexion scientifique. Vous êtes entré dans le monde de la stratégie probablement ébloui par le pouvoir et l?accès aux médias. Mais si cela est votre choix, ne tentez pas encore de représenter la science, vous en trahissez les fondements et l?esprit. Ayez le courage de faire de la politique, il n?y a pas de sot métier à la condition de rester honnête avec soit même, envers vos anciens collègues et ce respecter les citoyens qui travaillent pour payer votre salaire.

  • MARCUS a écrit le 06/02/2010 à 17:06 :

    • Il ya peut être un réchauffement climatique et alors ????ce n'est pas le GIEC et M.JOUZEL qui vont l'empêcher -Que peut faire l'homme face à la nature ?? à mon avis RIEN.Par contre,supprimer le GIEC (2500 personnes) permettrait une belle économie ce qui réchaufferait nos finances publiques.

  • Escaravage a écrit le 06/02/2010 à 16:14 :

    • L'erreur est de ne pas voir, contrairement à Jean Jouzel, dans les attaques portant sur des détails infimes une action concertée des lobbies des combustibles fossiles et en particulier de celui du charbon. Le ton consternant des précédents commentaires est le témoin navrant de leur réussite.

  • gastounet33 a écrit le 06/02/2010 à 16:12 :

    • Mr Jouzel ci-dessus dit : "Car au niveau régional, il peut arriver qu'il n'y ait pas assez de littérature scientifique". Hors je viens de regarder le rapport très complet dont parle E9 dans les commentaires ci-dessous. Si, sur le net, n?importe qui peut en quelques secondes trouver un tel rapport et aussi bien fait, comment dire qu?il n?y a "pas assez de littérature scientifique" sur les glaciers de l?Himalaya avec toute les références qu?on y trouve. Encore un mensonge du GIEC puisque ce rapport contredit tout ce qu?il dit. Heureusement qu?il y a le net.

  • richard46 a écrit le 06/02/2010 à 16:07 :

    • C'est fort de se positionner comme victime - l'église climatologique est la plus intolérante qui soit. Après avoir gagnés l'aval des hommes politiques comme de M. Sarkozy, qui saisissait l'opportunité d'imposer un état encore plus onéreux pour "sauver la planète"; les manipulateurs dénoncent maintenant un complot des "négationnistes": lol

  • Sasuffi12 a écrit le 06/02/2010 à 15:46 :

    • Dans le même rapport sur les glaciers de l?Himalaya il est dit que leur surface passerait de 500000 km² à 100000 km². En fait ils ne font que 33000km² soit une autre « erreur » de 467000 km². (La France métropolitaine fait 547000km², je viens de regarder). C?est comme si la France était complètement recouverte de 100 m de glace (hauteur moyenne des glaciers himalayens) et fondait « en 2035 et même avant ». On peut comprendre avec de tels chiffres qu?il est facile de conclure que le niveau des mers va monter en vitesse. Sauf que c?est faux comme le reste et ce n?est pas le GIEC qui l?a découvert mais les glaciologues indiens qui dénonçaient ces inepties depuis des années et que Mr Pachauri accusait il y a encore 3 mois de pratiquer une « science vaudou ». Alors, que Mr Jouzel, glaciologue, termine sur un couplet sur le niveau des mers qui grimpe plus vite de prévu, c?est un peu se moquer du monde. On a déjà donné.

  • Cool24 a écrit le 06/02/2010 à 14:45 :

    • Mr Jouzel joue le registre de « l?erreur typographique » sur 3000 pages et le rapport seulement « local » d?Asie. On s?en sort bien parce que son collègue au GIEC Mr Le Treut avait dit : "Évidemment que si on isole un détail, on peut trouver quelque chose à redire." http://www.terra-economica.info/Glaciers-de-l-Himalaya-pourquoi,8305.html Tiens, le coup du détail, (pour 1,3 milliards d'individus, cette fois) ça me rappelle quelque chose.

  • E9 a écrit le 06/02/2010 à 14:27 :

    • Cessez de mentir, Mr Jouzel, Les glaciers himalayens ne reculent pas de façon dramatique comme vous le laissez entendre : Regardez pour une fois, puisqu?il parait que vous êtres glaciologue, le rapport des glaciologues indiens : http://moef.nic.in/downloads/public-information/MoEF%20Discussion%20Paper%20_him.pdf. Ces spécialistes au pied de l?Himalaya, font des mesures depuis le début du siècle dernier et leur conclusion est : « Les glaciers de l?Himalaya, sur une période de 100 ans, se comportent de manière contrastée. À titre d?exemple, le glacier Sonapani a reculé de 500 m environ au cours des cent dernières années. D?autre part, le glacier Kangriz n?a pratiquement pas reculé d?un pouce dans la même période? Le glacier Gangotri, qui avait jusqu?ici fait preuve d?une retraite plutôt rapide, à une moyenne d?environ 20 mètres par an jusqu?en 2000 AD, a depuis considérablement ralenti, et entre Septembre 2007 et Juin 2009 est pratiquement au point mort. La même chose est vraie des glaciers Bhagirathkharak et Zemu. » Si je sais encore compter, 500 mètres sur 100 ans pour un glacier de 50 km fait une disparition dans 10000 (dix mille) ans, pour celui qui recule le plus vite. Alors, Mr Jouzel, allez lire les rapports de votre métier, au lieu de suggérer que les glaciers himalayens reculent et qu?il y a un « consensus »?

  • LeBoss a écrit le 06/02/2010 à 12:33 :

    • Un peu gros Mr Jouzel de qualifier d? «erreur » une insertion délibérée de cet inqualifiable mensonge. Citons : Dans une interview avec The Mail M. Lal, le co-ordinating auteur principal du chapitre du rapport (du GIEC) sur l'Asie, a déclaré: «C'est lié à plusieurs pays de cette région et à leurs sources d'eau. Nous avons pensé que si nous pouvons le mettre en lumière, ça aurait un impact sur les décideurs et les politiciens pour les encourager à prendre des mesures concrètes. «Ça a eu une importance pour la région, donc nous avons pensé que nous devrions le mettre ». M. Murari Lal, a également déclaré qu'il était bien au courant que la déclaration, dans le rapport de 2007 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), ne repose pas sur des revues avec comité de recherche scientifique. (1) Fin de citation Le Dr Lal a même ajouté par ailleurs que tout le monde au GIEC savait que ce n?était pas vrai et s?étonne qu?on ne s?en prenne qu?à lui. Donc une « erreur » de son plein gré du GIEC, c?est quand même autre chose qu?une erreur typographique sur quelques milliers de pages comme Mr Jouzel le laisse entendre ici. Mr Jouzel reprend ici le thème du « niveau régional » alors qu?il ne s?agit rien moins que de l?Asie tout entière, puisque c?est dans le rapport sur l?Asie que ce trouve cette ineptie. Rappelons que la « région » Asie incriminée implique la fin de l?eau dans le Gange, le Mékong, le Fleuve Jaune, le Brahmapoutre, le Yang-Tsé etc. et ne touche que 1,3 milliards de personnes, seulement un humain sur cinq. Une bricole qui vaut à peine qu?on s?y attarde selon Mr Jouzel. Et cette fin : « en 2035 et même avant, avec une haute probabilité ». Mr Jouzel, quelqu?un au GIEC a bien rajouté les mots « haute probabilité » et « et même avant », ce n?est pas une erreur typo. Et l?écrivain du rapport lui-même, nous dit que c?est une « erreur » volontaire. Alors cessez d?ajouter des mensonges aux mensonges et de prendre des attitudes pleureuses de victime injustement battue, alors qu?il s?agit sans doute de « LA PLUS GRANDE IMPOSTURE INTELLECTUELLE DE LA SCIENCE MODERNE » comme le dit Drieu Godefridi dans le journal LeMonde.fr d?il y a quelques jours. (1) Cela provient du Daily Mail, pas d?un obscur blog sur le web : http://www.dailymail.co.uk/news/article-1245636/Glacier-scientists-says-knew-data-verified.html

  • seredenpide a écrit le 06/02/2010 à 11:47 :

    • Il n'y a pas depensée unique au GIEC sauf celle ci : " nous avons aussi des certitudes : le réchauffement est inéluctable, la quantité de gaz à effet de serre a augmenté dans l'atmosphère à cause de l'activité humaine." Comment conduire des études en "connaissant" à l'avance les résultats ?

  • Pollux a écrit le 06/02/2010 à 09:43 :

    • Le problème est que des scientifiques ont averti très tôt le GIEC de la présence d'erreurs graves dans leur rapport (le Glaciergate est un exemple). Du haut de son arrogance (*) et de ses certitudes(**), le bureau du GIEC n'en a pas tenu compte et refuse toujours de l'admettre. Les propos de Monsieur Jouzel illustrent les critiques formulées contre le GIEC : parler d'une "vérité scientifique" dans un domaine jeune comme la climatologie est fondamentalement erroné. De plus, on est en droit d'attendre du bureau du GIEC un approche NEUTRE et non partisane ; bref, scientifiquement rigoureuse... (*) Pachauri a qualifié de "science vaudou" les arguments (aujourd'hui confirmés) des scientifiques indiens qui critiquaient les prévisions catastrophistes sur les glaciers de l'Himalaya. Voir http://www.sciencemag.org/cgi/content/short/326/5955/924 (**) le GIEC avance un niveau de probabilité de 90% sur le lien entre le réchauffement et le CO2 d'origine anthropique sur la base d'un vote parmi les scientifiques du groupe. Suivant le même raisonnement, à l'époque de Galilée, quel était la probabilité que le Soleil tourne autour de la Terre ? 90% ou 95% ?

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