Didier Gardinal, président de la CCI Midi-Pyrénées : "Si on ne sert à rien, il n’y a qu’à nous faire disparaître !"

Alexandre Léoty

Alexandre Léoty
"Quand on aura réglé le problème du président et du siège, on aura tout réglé", sourit Didier Gardinal, président de la CCI Midi-Pyrénées. Dans le cadre de la réforme territoriale, la chambre consulaire régionale doit fusionner avec son homologue de Languedoc-Roussillon au 1er janvier 2016. Un rapprochement qui pourrait s'avérer délicat à opérer. "En Midi-Pyrénées, nous avons huit CCI territoriales et une CCI de région, rappelle Didier Gardinal. Mais en Languedoc-Roussillon, outre la CCI régionale, il y a neuf CCI territoriales, avec jusqu'à trois chambres par département, comme dans l'Hérault."
Un état des lieux quelque peu déséquilibré que le responsable consulaire explique simplement :
Didier Gardinal ne le nie pas, "le travail va être énorme et nous partons de loin". D'autant que le contexte financier n'est pas favorable.
Pour le président de la CCI Midi-Pyrénées, d'autres pistes auraient pu être creusées. Un temps évoquée, une fusion avec la CCI de Toulouse n'est plus à l'ordre du jour. "La loi l'interdit", regrette Didier Gardinal, qui prône désormais un rapprochement au niveau national avec les chambres de métiers et de l'artisanat. "Osons mettre le dossier sur la table !", martèle-t-il.
Aujourd'hui, la CCI Midi-Pyrénées fait le tri dans les missions qu'elle juge prioritaires. Son objectif : rester audible, dans le contexte actuel, comme un "outil" mis à la disposition de la future grande région en matière de développement économique.
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Les élections consulaires ont été repoussées à fin 2016. Qui sera le président de la future grande CCI régionale ? Didier Gardinal entretient le mystère sur l'éventualité de sa candidature, se contentant de glisser, en guise de pirouette : "En tout cas, la compétition n'opposera pas Alain Di Crescenzo (président de la CCI de Toulouse, NDLR) et moi."
Alexandre Léoty