Croissance plombée pour l'Union européenne en 2009

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La Commission européenne, qui publie ce mardi ses prévisions de croissance pour les 27 pays de l'Union européenne, annonce une contraction du PIB de l'Union relativement importante en 2009 avant un timide rebond en 2010 et surtout 2011.

La Commission européenne a publié ce mardi ses prévisions de croissance pour les 27 pays de l'Union européenne. Ses prévisions précédentes avaient été présentées le 4 mai, et certaines avaient été actualisées le 14 septembre.

D'une manière globale, le PIB (produit intérieur brut) des pays de l'Union devrait continuer de se contracter en 2009, pour redresser timidement la tête en 2010 et reprendre - doucement - le chemin de la croissance en 2011.

Bruxelles prévoit ainsi pour la zone euro une contraction du PIB de 4% en 2009, puis une croissance de 0,7% en 2010 et de 1,5% en 2011. Pour l'ensemble de l'Union, les chiffres sont à peu près identiques (-4%, 0,7%, 1,6%).

Pour la France, les prévisions sont de -2,2% en 2009, 1,2% en 2010 (contre -0,2% dans une estimation précédente) et de 1,5% en 2011.

L'Allemagne afficherait une contraction importante de son PIB (-5%) en 2009, et une croissance de 1,2% en 2010 et de 1,7% en 2011.

Pour le Royaume-Uni, les prévisions sont de -4,6% (2009), 0,9% (2010), 1,9% (2011). Et pour l'Italie, de -4,7% (2009), 0,7% (2010), 1,4% (2011).

La Pologne tire son épingle du jeu

L'Estonie, la Lettonie et la Lituanie voient leurs économies s'enfoncer en 2009 (respectivement -13,7%, -18% et -18,1%).

Mais nombreux sont les pays qui dépassent les 4% de contraction de leur PIB : la Roumanie (-8%), l'Irlande (-7,5%), la Slovénie (-7,4%), la Finlande (-6,9%), la Hongrie (-6,5%), la Bulgarie (-5,9%), la Slovaquie (-5,8%), la République tchèque (-4,8%), la Suède (-4,6%), le Danemark (-4,5%, contre 3,3% dans l'estimation précédente), et les Pays-Bas (-4,5%).

Seule la Pologne affichera une croissance positive en 2009 (1,2 %), avant d'atteindre 1,8% de croissance en 2010 et 3,2% en 2011.

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Commentaires
a écrit le 03/11/2009 à 13:18 :
@sd59530: En Allemagne les syndicats sont constructifs. Grace à une modération salariale historique les entreprises ont dégagé des marges de manoeuvre qu'elles ont effectivement utilisé pour améliorer la productivité et plus généralement investir dans la recherche et développement. D'autres facteurs rentrent en compte mais l'Allemagne est bien moins sensible aux variations de change, par exemple, car son industrie est compétitive et répond à la demande mondiale (bien d'équipement pour les pays émergents). Les entreprises Allemandes savent qu'elles profiteront du moindre soubresaut du commerce mondial, elles ont donc recours massivement au chômage partiel car elles savent qu'elles auront besoin de tous leurs employés formés et productifs pour faire face à la hausse de leur carnets de commande. La France a des atouts, mais pas ceux-la.
a écrit le 03/11/2009 à 11:52 :
Comment se fait-il que l'Allemagne sera en 2009, en récession de 5 % et que son taux de chômage diminue, alors que la France subit une récession moindre (2,2 % en 2009) et que son taux de chômage augmente (logiquement) ?

Quel est le mystère allemand ? Si quelqu'un a la réponse. Merci
a écrit le 03/11/2009 à 10:38 :
Etait ce la commission (ou Lagarde...) qui promettait une amorce de reprise pour le 2° semestre 2009 ??? Hormis vendre du papier (pour les journaux), quel moindre intérêt peut avoir de telles déclarations ?

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