La croissance française a été plus forte que prévu en 2011
Fabien Piliu
Fabien Piliu
Présenté ce mercredi en Conseil des ministres, le collectif budgétaire 2012 repose sur une croissance de 0,5%. Jugé très ambitieux par le consensus des économistes, le 1% visé il y a encore quelques jours par Bercy, n'était donc plus tenable, d'autant plus que le début d'année est morose.
Selon la première estimation de la Banque de France dévoile ce mercredi, le PIB affichera une croissance nulle au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de l'année dernière. L'Insee dévoilera sa prévision le 15 février.
Des conditions d'emprunts à court terme plus attractives qu'auparavant
Cette décélération de la croissance ayant un impact financier sur le budget de l'Etat, le gouvernement a donc dû faire preuve d'astuce. Premier élément, la croissance ayant été plus forte que prévu en 2011, (1,75% contre 1,6% initialement prévu), les recettes fiscales sont supérieures de 1,1 milliard d'euros.
La taxe sur les transactions financières rapportera 550 millions d'euros cette année - et 1,1 milliard en année pleine - et la lutte contre la fraude fiscale rapportera 150 millions. La réduction de la charge de la dette qui s'explique par une diminution des taux d'emprunts à court terme permettra à l'Etat d'engranger 700 millions d'euros d'argent frais. Une situation que l'on ne pouvait pas imaginer avant la dégradation de la note souveraine de la France il y a encore quelques semaines.
Fabien Piliu
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