Longuet et Copé critiquent la position de Hollande sur l'Afghanistan
latribune.fr, avec AFP
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L'ancien ministre de la Défense Gérard Longuet (UMP) sur RTL et le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé au Grand Rendez vous Europe 1/I Télé/Le Parisien/Aujourd'hui en France jugent "intenable" la position de François Hollande sur un retrait des troupes françaises combattantes d'Afghanistan fin 2012.
"C'est une position intenable parce que nous sommes entrés en 2001 du temps de Chirac et de Jospin dans une coalition en Afghanistan" ce qui voulait dire "que nous rentrons ensemble et que nous partons ensemble", a dit M. Longuet.
Une décision jugée "déloyale pour nos alliés et décevante pour nos soldats"
Selon lui, "l'arrêt des troupes combattantes à la fin 2012 est à la fois techniquement difficile, ressenti par nos alliés comme déloyal et décevant pour nos militaires qui ont fait un formidable travail de formation de l'armée afghane, capable désormais de prendre la relève".
"Ce ne sont pas simplement les troupes américaines" qui restent en Afghanistan, "c'est là que le président Hollande commet une erreur, ce sont les 46 pays de la coalition, dont les 28 membres de l'Otan", a relevé l'ancien ministre.
"Il y a autant d'Allemands ou d'Italiens que de Français, deux fois plus d'Anglais" engagés en Afghanistan, et ainsi "vis à vis de nos partenaires européens, nous nous plaçons dans la situation d'être ressentis par eux comme des gens imprévisibles, dont l'engagement n'est pas d'une solidité absolue", a-t-il souligné.
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"Techniquement, c'est de toute façon un casse-tête pour régler le problème dans les délais annoncés par M. Hollande, c'est à dire 6 mois", a estimé M. Longuet. "C'est simplement impossible, sauf à abandonner le matériel ou sauf à demander, ce qui serait assez cocasse, aux autres pays de la coalition de garder notre matériel, le temps qu'on aille le chercher", a-t-il ajouté.
Revenir sur une promesse électorale au nom de l'intérêt supérieur du pays
Quant à Jean-François Copé, "C'est une mauvaise décision" prise au nom "d'une promesse de campagne, a-t-il déclaré. Objectivement, ça ne me choquerait pas que François Hollande revienne sur cette promesse-là au nom de l'intérêt supérieur de notre pays".
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Il a déploré que les Français puissent apparaître comme des gens qui se défilent, et s'est interrogé sur les mesures de protection envisagées pour les formateurs français de l'armée afghane.
latribune.fr, avec AFP
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