Les instituteurs veulent gagner autant que les profs de collèges et de lycées

 |   |  636  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les représentants des professeurs des écoles ont rendez-vous mercredi 26 juin avec Vincent Peillon, le ministre de l'Education. Ils pourront s'appuyer sur une étude annuelle de l'OCDE qui paraît justement ce mardi, et qui montre les différences de traitements qu'ils subissent.

L'égalité de traitement entre enseignants du primaire et ceux du secondaire : voilà ce que demandent les syndicats représentants des professeurs des écoles au Ministère de l'Education. Depuis le mois de décembre 2012, au cours duquel Vincent Peillon avait ouvert la porte à une revalorisation des salaires des enseignants, ils sont en contacts réguliers avec le gouvernement pour mener ces négociations.

Ce mardi 26 juin, vient d'être publié un ouvrage de référence sur l'état de l'éducation dans le monde : « Regards sur l'éducation : les indicateurs de l'OCDE ». Un document qui tombe à pic pour les syndicats des enseignants du primaire, puisque se tiendra mercredi 26 juin une nouvelle réunion avec Vincent Peillon. L'étude pointe notamment les différences de niveaux de salaires des professeurs des écoles français par rapport à la moyenne de ceux des pays de l'OCDE.

Ainsi, comparé à la moyenne de l'OCDE, le salaire des enseignants débutants est inférieur de 11% dans le primaire, de 5% au collège et de 8% au lycée. La France se distingue aussi par la différence de traitement réservée aux professeurs, selon qu'ils exercent dans le premier ou le second degré. « En France, un enseignant débutant du collège gagne 9% de plus qu'un enseignant débutant du primaire. Il y a peu de pays où les écarts sont aussi importants », a fait remarquer Eric Charbonnier, analyste des questions de l'éducation à l'OCDE, lors d'un point presse qui s'est déroulé ce mardi. 

Un professeur des écoles débutant gagne 1923 euros brut par mois

Pour rappel, le salaire mensuel brut d'un enseignant du primaire dépend de son grade et varie de 1923 euros pour un débutant (hors primes et heures supplémentaires) à 3668 euros en fin de carrière. Tandis que celui d'un enseignant de collège ou lycée varie de 2149 euros à 3926 euros. Dans le même temps, selon l'étude de l'OCDE, le temps de travail en classe est 40% plus important dans le primaire que dans le secondaire.Sébastien Fihr, le secrétaire général du SNUipp déplore ainsi la différence de traitement malgré « un même métier et un même niveau de recrutement ».

Une différence qui remonte à 1990. Cette année là, les enseignants du second degré ont obtenu le droit à une indemnité de 1200 euros par an (en plus des heures supplémentaires). Les professeurs des écoles, eux, n'en touchent pas. Sur ce point, « Vincent Peillon a évoqué la création d'une indemnité annuelle pour les enseignants du primaire il y a deux mois, lors de la précédente réunion de négociations » indique Sébastien Fihr. Depuis, la somme de 400 euros circule. « Nous attendons de voir si elle est confirmée. Si tel est le cas, nous ne la considérerons que comme une première étape » prévient le syndicaliste.

Faire évoluer le taux de passage en grade « hors-classe»

Autre point sensible de négociation : l'accès au grade « hors-classe » en fin de carrière. En général, un enseignant accède à cet échelon en fin de carrière, lorsqu'il dispose d'au moins 25 années d'expérience. Cette accession lui permet de voir sa rémunération augmenter. Or, le taux d'accès est différent pour les professeurs des écoles comparé à ceux des collèges ou lycées : 2% contre 7%, suite à la création du corps professeur des écoles en 1989. « Vincent Peillon proposerait de passer ce taux à 3% » estime Sébastien Fihr. « Si tel est le cas, il s'agira là aussi seulement d'une première étape » poursuit-il.

Enfin, au-delà de l'officialisation de ces propositions, les syndicats attendent du ministre la fixation d'un calendrier, autrement dit qu'il s'engage sur un programme précis de leur mise en place au cours du quinquennat de François Hollande.


 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/06/2013 à 14:06 :
Quel est ce drôle de pays, où une étude qui montre les mauvais résultats fournis par des fonctionnaires devient la raison d'une revendication d'augmentation de ces mêmes fonctionnaires...
a écrit le 26/06/2013 à 11:45 :
L'étude pointe les mauvais résultats de l'école en France et les fonctionnaires en profitent pour réclamer des augmentations !!! Preuve que la logique n'est pas enseignée à nos "enseifainéant"...
a écrit le 26/06/2013 à 9:35 :
Comme on dit : "Ce qui ne savent rien faire, enseigne" et sur ce point, on est très fort dans ce pays!!!
a écrit le 26/06/2013 à 9:05 :
Bonjour ,
Votre titre serait-il volontairement provocateur?
Le " corps " des instituteurs a évolué
vers celui des professeurs ...
Il est donc normal qu'au même niveau de diplôme ,
des professeurs recrutés à Bac + 5 ( voire parfois même au-dessus)
demandent à être traités à égalité,
et ce,
qu'ils enseignent dans le primaire ou le secondaire...
Autre chose que vous ne précisez pas non plus :
les professeurs du primaire donnent toujours 10h de plus devant élèves
que leurs collègues du secondaire et ce ,
sans bien évidemment compter le temps de travail hors présence devant élèves.
Enfin ,
depuis la création du corps des professeurs des écoles ,
c'est dire si cela date ,
sachez que ces mêmes professeurs des écoles
ne sont en aucun cas ( au contraire de leurs collègues du secondaire )
payés en heures supplémentaires lorsqu'ils assurent ,
des heures d'aides personnalisées pour leurs élèves en difficulté,
qui sont d'ailleurs personnalisées en primaire,
nécessitant un réel travail de fond quant à l'aide à apporter aux élèves
et donc de réelles et longues heures de travail supplémentaires à la maison
non payées elles encore une fois ...
alors qu'elles le sont beaucoup moins dans le secondaire ,
puisque tous les élèves se doivent d'y participer
et que ,
je cite ici ma fille ,
" au lycée , on a 2h d'AP ( aide personnalisée )
et on ne fait rien ..."
On croit rêver ...
Votre article aurait donc eu bien besoin d'une investigation
beaucoup plus approfondie.
Qui accepterait encore dans le privé ,
de travailler sans compter ses heures,
pour un tel salaire de misère à un tel niveau de diplômes?
Sachez enfin qu'en Scandinavie ,
un modèle dont ferait bien de s'inspirer nos gouvernants quelle que soit leur sensibilité politique par ailleurs, les effectifs de classe sont 2 fois moins importants ,
les salaires 2.5 à 3 fois plus élevés et les personnels 2 à 3 fois plus nombreux qu'en France, pour une école réellement centrée sur les besoins de l'enfant et de l'élève...
Où donc est passée l'Ecole de la République ?
Quelle Nation Souveraine accepterait encore de ne pas mieux rémunérer
les précepteurs qui formeront l'élite de demain ,
lorsque l'on connait toute l'importance que revêt pour un enfant/un élève
l'entrée dans les apprentissages premiers que sont la lecture ,
le calcul, etc ... en un mot et un seul , le savoir ?
Quel pays et quels types de comportements désire-t-on donc
former aujourd'hui ??? Un pays qui abandonne l'éducation de ses enfants ,
est une nation appelée à voir son rayonnement diminuer dans le futur ...
Je terminerai par une citation que j'aime particulièrement
et qui résonne profondément en ces temps troublés de crise des valeurs :
La lecture , c'est le Savoir.
Le Savoir , c'est le Pouvoir
et
Le Pouvoir , c'est la Liberté .
N'oublions jamais ce qui fait le rayonnement et la richesse de la France à l'étranger:
pays des Droits de l'Homme et des Libertés.
Aujourd'hui nous engage pour Demain.
Bonnes réflexions car ce n'est pas parce que nous ne sommes plus
dans les 30 " Glorieuses" mais plutôt maintenant dans les 30 " minables"
que nous devons lâcher notre modèle social dont notre école est justement l'un des socles ...


Réponse de le 26/06/2013 à 10:53 :
J'ai un bac+8, et j'ai enseigné dans le privé pour la première fois cette année (niveau bac), payé à l'heure de cours effectuée (en moyenne 22h devant les élèves par semaine, et presque le double à préparer/corriger des cours et devoirs surveillés) pour en moyenne 1682 euros brut / mois.....
Il y a donc des gens qui enseignent et qui gagnent moins que vous....
Quant à centrer l'école sur les besoins de l'élève, il faudrait commencer par revoir la pédagogie, et oublier l'éducation nationale pour revenir à l'instruction publique : il me semble que l'école est là pour instruire et les parents pour éduquer.
a écrit le 25/06/2013 à 22:45 :
je croyais que les instistuteurs touchaient 4000 euros pour changé les couches....
c'est un académicien qui l'a dit....
Réponse de le 26/06/2013 à 11:28 :
pour changER les couches ... vous fréquentez des académiciens ?
Réponse de le 03/07/2013 à 20:06 :
est ce tout ce que vous avez trouvé !!!

vous etes bien payé pour ça ?


rappels :

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-09-03/zero-pointe-pour-luc-chatel/920/0/373739



http://www.rue89.com/2008/09/15/darcos-les-profs-de-maternelle-ne-changent-que-les-couches

vous habitez en France ???


a écrit le 25/06/2013 à 18:40 :
Un bon moyen de leur donner satisfaction tout en réduisant le déficit de l?État serait de diminuer les salaires des profs des lycées et collèges pour les ramener au niveau de ceux du 1er degré.
Réponse de le 26/06/2013 à 2:58 :
Et tu crois que tu trouveras des candidats à Bac +5 , rigolo ?
a écrit le 25/06/2013 à 18:10 :
a mon avis, ils veulent gagner plus.... l'important c'est de ne pas regarder les resultats, hein? on peut avoir l'evolution du taux d'illetrisme depuis 30 ans? et du niveau general ? oui, ca devient dur d'avoir un djeunes qui ne fé pa tro de fot et n'ecri pas en langage text, pa vré
Réponse de le 25/06/2013 à 18:42 :
L'INSEE est en mesure de répondre a votre question. Entre 2012 et 2004 la part de la population française ayant été scolarisée en France est passée de 9% à 7%. Pour ce qui est du niveau général, il n'y a pas photo, même en dégradant le bac 2013 au niveau du certif, la part de la population qui a obtenu le certificat d'étude primaire n'a jamais dépassé 50% alors que 85% d'une classe d'âge poursuit des études jusqu'à un niveau bac.
Réponse de le 26/06/2013 à 9:25 :
le bac ne vaut plus rien depuis longtemps vu qu'il est donne a tt le monde; la selection se fait apres, et certains ont de gros soucis...
Réponse de le 26/06/2013 à 10:16 :
@ Churchill : Essayez donc de le (re)passer... Puisque c'est si fastoche, nul doute que vous décrocherez la mention TB les doigts dans le nez et avec les félicitations du jury.
Réponse de le 26/06/2013 à 10:16 :
@Arrétez votre char, le BAC c'est quoi? Du "par coeur" + une grosse part de chance sur la notation attribuée par les correcteurs et commissions. Je me souviens que notre prof d'histoire nous avait photocopié une série de cartes qui lui avaient été transmises par l'inspecteur d'académie un mois avant le BAC lors d'une formation aux nouveaux sujets : sur la dizaine, 2 d'entre elles figuraient à l'épreuve ... Plus qu'un diplôme reconnu, le BAC est surtout devenu un stigmate quand on ne l'a pas. Un peu comme le brevet des collèges : dans les années 40, le certificat d'études c'était quelque chose. Maintenant il a disparu des CV. Renseignez vous sur les conditions d'obtention du certificat d'étude et du Brevet : Actuellement c'est au moins 30-40% qui ont à peine besoin de se déplacer et mettre leur nom sur leur copie pour l'avoir.
a écrit le 25/06/2013 à 18:05 :
et pourquoi donc ne gagneraient ils pas autant que les profs agrégés ?
et pourquoi donc ne gagneraient ils pas autant qu'un député ou un sénateur ?
Réponse de le 26/06/2013 à 3:01 :
Puissant raisonnement ! Avec ça on va faire avancer le débat et sa problématique ...
a écrit le 25/06/2013 à 17:12 :
il n y a plus d instituteurs ils ont maintenant le titre de professeur des écoles.
Réponse de le 25/06/2013 à 17:28 :
qui change pepe , je les trouve trop payé pour ce qu'ils font : des classes de 20- 25 élèves avant c'était des 45 - 48 et les résultats se trouvaient excellents .
Réponse de le 25/06/2013 à 18:10 :
@il n'y a que le titre

Avant la "diversité" était moins présente aussi. Aujourd'hui la politique de remplacement de la population française nécessite de mettre les bouchées doubles dans le ministère de l'éducation nationale.
Réponse de le 25/06/2013 à 21:53 :
fermons les frontieres
Réponse de le 26/06/2013 à 9:21 :
Vous les trouvez trop payés ?
Prenez leur boulot alors, plus AUCUNE classe n'est à 20 élèves, ce qui parait le grand maximum quand on voit comment sont les enfants d'aujourd'hui.
Ah oui c'est vrai c'est mieux de les mettre dans des écoles privés...
Réponse de le 26/06/2013 à 11:30 :
des écoles privéEs ...
a écrit le 25/06/2013 à 17:02 :
Voilà où mène la bêtise de recruter à Bac+3 dans l'enseignement primaire tandis que la génération précédente (à la retraite) de professeurs des écoles (ex-instits) n'avait même pas le Bac pour la plupart!
Réponse de le 25/06/2013 à 18:44 :
à Bac+4!!!!
Réponse de le 26/06/2013 à 2:53 :
à Bac + 5 , avec le concours APRES les 5 années de fac !
a écrit le 25/06/2013 à 17:01 :
Les ouvriers, techniciens, cadres français eux aussi gagnent moins que leurs voisins (Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni ; seul pays où les salaires sont inférieurs,
l'Italie). Est-ce que l'OCDE pourrait nous fournir une explication et Hollande nous revaloriser ? Mauroy-le-géant-populaire et Delors-l'européen-moderne-surtout-pas-populiste nous avaient bien désindexés (dévalorisés).
Réponse de le 25/06/2013 à 17:18 :
@Zorro qui veut jouer au malin : vous comparez des salaires entre des pays qui n'ont pas le même "cout" de la vie. J'espere pour l'ouvrier anglais que le chiffre en bas de sa feuille de paye et plus élevé que l'ouvrier français vu comme la vie est exessivement chère en UK. Par contre "instits" et "profs" vivent dans le même pays et sont plus moins recrutés au même niveau d'étude. Il me semble donc normal qu'il y ait égalité des salaires.
Réponse de le 25/06/2013 à 17:46 :
Je parlais des inégalités de salaires également relevées par l'OCDE entre les enseignants des divers pays européens, supérieurs en général à ceux des enseignants français et s'inscrivant par là dans une LOGIQUE GÉNÉRALE des salaires dans notre pays : pour citer l'article : "Ainsi, comparé à la moyenne de l'OCDE, le salaire des enseignants débutants est inférieur de 11% dans le primaire, de 5% au collège et de 8% au lycée.". Je demande donc que l'OCDE nous éclaire sur ce point.
a écrit le 25/06/2013 à 16:54 :
moi qui est fait les grandes écoles FRANÇAISES pardonner moi ma diction "je ferme ma gueule"
Réponse de le 25/06/2013 à 18:05 :
Etudier dans une "grande" école n'est visiblement pas un gage de réussite linguistique.
Réponse de le 25/06/2013 à 22:43 :
Il s'agit de linguistique militaire, laquelle est a la linguistique ce qu'est la musique militaire a la musique ( ça marche aussi avec la justice)
Réponse de le 26/06/2013 à 11:32 :
pardonneZ, pas pardonner ... on n'apprend pas le français dans les grandes écoles ?
a écrit le 25/06/2013 à 16:45 :
Oui mais, je voudrais bien mais je peux point car des sous y en a plus, la faillite du pays
c'est pour quand ??
Réponse de le 25/06/2013 à 17:00 :
Commentaire sans intérêt.
Réponse de le 25/06/2013 à 19:31 :
Tob, regardez enGrece si les fonctionnaires ont eu une augmentation. Car dansla
fonction publique c'est la grille indiciaire et si les instit sont augmentés..il y aura glissement
de toutes la fonction publique...
a écrit le 25/06/2013 à 16:44 :
A postériori La création du statut de Professeur des écoles en 1989 et le recrutement à bac +5 étaient une erreur qu'on n'a pas fini de payer. Autant il est légitime de ne recruter qu'en fin de master des futur enseignants qui ont vocation à enseigner jusqu'en classe terminale, autant il est stupide d'imposer 5 ans de fac avec une spécialisation poussée à un enseignant qui va avoir devant lui des gosses qui ne savent même pas lire. Je ne fais pas de hiérarchie dans la difficulté du métier, enseigner en cours moyen peut être aussi tuant qu'en seconde. Donc je comprend que les instits (désolé, je suis vieux jeu) qui ont eu le même niveau de recrutement que les profs, veuillent gagner autant qu'eux. C'est logique. Mais en tant que parent, je ne vois pas ce que le master en biochimie de l'instit de de ma petite dernière apporte de plus. Cette jeune femme était déjà surement aussi dynamique, dévouée, psychologue et désireuse d'enseigner à 21 ans qu'à 23. Je milite pour le retour du concours de l'EN à un niveau bac+2 pour les enseignants de primaire.
Réponse de le 25/06/2013 à 17:18 :
@JM57

Pourquoi à Bac+2? Souhaitez-vous enseigner la théorie des ensembles dès la maternelle "supérieure"? Un niveau Bac voir brevet des collèges accompagné d'une formation aux méthodes d'enseignements agrée par le ministère de l'éducation national devrait "théoriquement" être suffisant. A noter qu'un niveau fin de collège peut poser des craintes par les parents concernant l'accompagnement de jeunes enfants par des mineurs bien qu'ils n'hésitent pas parfois à faire garder leurs enfants par des nounous mineures. Pour le reste, un concours répond exactement aux besoins d'une discrimination à l'entrée des nombreux candidats à la fonction publique.
Réponse de le 25/06/2013 à 18:26 :
@ Michel : parce qu'un bac +2 ca permet de murir les acquis du bac, de laisser le temps à une vocation de s'affirmer ou de s'éteindre, parce qu'un enseignant n'est effectivement pas une nounou mais un adulte qui sera pénalement responsable d'une grosse vingtaine d'enfant dans et parfois en dehors de l'établissement scolaire, parce qu'il sera aussi confronté a des adultes pas toujours bienveillants et que donc un peu de maturité ca ne peut pas faire de mal. 20-22 ans ça me semble être une bonne base pour commencer à faire le job en encaisser le choc.
a écrit le 25/06/2013 à 16:38 :
ils bossent beaucoup plus
Réponse de le 25/06/2013 à 17:31 :
les enfants savaient lire déjà à noel en CP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 25/06/2013 à 17:34 :
les primes des professeurs des écoles pour les retraités
Réponse de le 25/06/2013 à 18:01 :
Mes jumeaux n'ont pas eu cette chance puisque leur institutrice n'a rien trouvé de mieux que de se faire hospitaliser pour une opération tout à fait bénigne en plein mois de novembre. Résultat, trois semaines d'absence et un enseignement suspendu, de fait. La remplaçante était charmante mais incompétente et n'a rien trouvé de mieux pour avoir le calme que de leur faire coller des gommettes sur des papiers de bonbons et dessiner des cercles, des carrés et des sapins de noêl (je m'inquiète d'ailleurs car l'un de mes jumeaux dit "poisson" à chaque fois qu'il dessine un trait horizontal). Résultat, au mois de février, ils savaient à peine lire en suivant avec le doigt et à cette date, ils ne sont toujours pas passés aux cahiers à grands carreaux . Bref, le niveau baisse et j'espère que l'année prochaine se passera mieux, mais j'en doute car leur instituteur sera en congé formation à compter du 28 septembre, m'a-t-on expliqué. J'hésite à inscrire mes jumeaux dans le privé, au moins c'est payant et en plus ils auront une éducation réligieuse.
Réponse de le 25/06/2013 à 19:43 :
Comment jugez_vous de la nécessité d'opérer cette pauvre dame?
Vous êtes son propre médecin?
Vos jumeaux, en CP, savent dessiner des cercles? C'est un sacré apprentissage qui n'est pas souvent mis en place avant le CE1, voire CE2!
Et en plus, ils lisaient en février ! C'est le moment de l'année où une majorité d'élèves commencent à "déclencher" en lecture... Quant aux grands carreaux, les anglo-saxons n'y passent jamais de leur vie...
J'adore les gens comme vous (bises)
Réponse de le 25/06/2013 à 22:05 :
qu'en février l'enseignement a bien BAISSE !!!!!
Réponse de le 26/06/2013 à 14:49 :
+1 @si la lecture... surtout s'ils abandonnent les cahiers à gros carreaux!
a écrit le 25/06/2013 à 16:27 :
Il n'y a qu'à baisser le traitement des enseignants du secondaire. Vive l' égalité dans la justice! On commencerait à faire de sacrées économies, cela permettrait Molande de tenir le déficit cette année. Je suis pour!
Réponse de le 25/06/2013 à 18:47 :
De moins en moins de candidats aux concours!!! C'est plutôt le contraire qu'il serait judicieux de faire. Augmentation massive des salaires....
Réponse de le 25/06/2013 à 19:02 :
@Plagiste

S'il y a moins de candidats aux concours c'est que l'accessibilité y est moindre en complément à la perte d'attractivité. Les français n'ont pas besoins de Bac+5 pour enseigner dans l'enseignement primaire. S'ils le pouvaient, ils enseigneraient eux-même l'apprentissage de la lecture du calcul à leurs enfants sauf pour les français de papier.
Réponse de le 25/06/2013 à 22:07 :
la decadence
Réponse de le 25/06/2013 à 22:57 :
beaucoup de francais 'de souche' en campagne ne savent lire et ecrire le francais ....a l'étranger difficile de le voir ... c'est la decadence oui !!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :