Les Français consomment mais n'ont pas le moral
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Vive les soldes! Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont rebondi de 1,8% en janvier, après avoir baissé de de 0,9% en décembre, en données corrigées des variations saisonnières, annonce ce mardi l'Insee. Dans le seul champ "commerce" (commerce de détail), les dépenses progressent de 2% (après -1,8 % en décembre, révisé de -0,3 point), selon l'Insee. Au mois de janvier, les dépenses de consommation en biens durables progressent nettement (+2,7% après -0,8 % au mois de décembre) sous l'effet conjoint de la hausse des dépenses en biens d'équipement du logement (+3% en janvier après -3,1 %) et du dynamisme des achats des ménages en automobiles (+2,8% après +1,9%), explique l'Institut national de la statistique. Sur le mois, les dépenses de consommation en textile-cuir rebondissent aussi fortement (+4,7% après -1,1%). C'est l'effet immédiat des soldes. Enfin, les dépenses de consommation en autres produits manufacturés restent stables en janvier (après -0,9% en décembre).
Si les Français ont choisi d'être un peu des cigales en janvier, question moral cela ne va pas très fort. Le moral des ménages "se dégrade légèrement" en février, l'indicateur qui le mesure, en recul d'un point, s'établissant à -43 en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé l'Insee mardi. On est encore loin du plancher historique à -47 points, touché l'an dernier. Toutefois ce chiffre de -43 est un peu supérieur à celui attendu par les analystes (-42 en moyenne selon Reuters).
En février, toutes les composantes de cet indicateur "se replient, mais de façon modérée", relève l'institut national de la statistique. Les ménages français sont désormais plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s'est détérioré au cours des mois précédents et qu'il va se dégrader dans les mois à venir, indique l'Insee. Les Français sont "plus pessimistes" en ce qui concerne leur situation financière tant passée que future. Enfin, le solde sur l'opportunité de faire des achats importants présente la baisse la plus notable.
L'opinion des ménages concernant l'évolution du chômage "s'améliore légèrement" en revanche en février, de même que le solde sur leur situation financière actuelle.Tout en étant plus nombreux à estimer être capable d'épargner, les ménages sont moins nombreux à "estimer que le moment est favorable" pour cela. Enfin, en février, les ménages sont plus nombreux à penser que les prix ont fortement augmenté. Leur opinion sur l'inflation future se dégrade également quelque peu.
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