Marché du bio : « il faut embarquer la grande distribution »
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Le bio représente 6,5% des parts du marché alimentaire.
PC / La Tribune
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Le bio représente 6,5% des parts du marché alimentaire.
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« Le point de bascule se situe à 10 % de possession de parts de marché, puisqu’il permet de générer des économies d’échelle », assure Sébastien Loctin, fondateur de Biofuture, société spécialisée dans les produits d’épicerie salée basée à Marseille, et du collectif En Vérité, engagé pour plus de transparence alimentaire. Pour le moment, bien qu’il enregistre une croissance annuelle de 15 à 20 %, le bio ne représente que 6,5 % des parts du marché alimentaire. « Les 93 % restants étant de l’alimentation chimique », ne peut s’empêcher de souligner, à regret, celui qui est également vice-président du Synabio, le syndicat des industries biologiques. Un comble pour un pays comme la France, pays de la gastronomie et du savoir-faire, assène-t-il.
Lorsque la guerre en Ukraine a éclaté en 2022, et a, dans son sillage, entraîné une forte période d’inflation, le marché du bio a plongé, reculant à 5 % des parts du marché alimentaire. « Pendant au moins deux ans, la croissance du bio a été à l’arrêt », commente Christophe Barnouin, vice-président de la Maison de la bio et président d’Ecotone, n°1 du bio français qui commercialise, entre autres, Bjorg et Clipper. « L’influence des lobbys, la crise et les idées reçues sur les prix et la qualité des produits ont mis le bio à part dans la tête des consommateurs. Il y a eu un effet repoussoir, une marginalisation du bio. L’agriculture biologique n’est pas apparue comme une valeur refuge ; au contraire, les consommateurs se sont tournés vers les petits prix. Et les petits prix, c’est la malbouffe », explique Sébastien Loctin.