Un décret pour limiter les stock-options et bonus en France

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Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a annoncé que sera publié la semaine prochaine un décret pour interdire l'attribution de bonus et stocks-options aux dirigeants des entreprises aidées par l'Etat.

C'est désormais officiel : le gouvernement va publier un décret pour interdire l'attribution de bonus et stocks-options aux dirigeants des entreprises aidées par l'Etat. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, vient de l'annoncer peu avant midi.

Dans la matinée, on avait appris par l'AFP (Agence France Presse) que, dans une lettre commune adressée aux ministres de l'Economie et du Travail (respectivement Christine Lagarde et Brice Hortefeux), la présidente de la grande organisation patronale française, le Medef, Laurence Parisot (très hostile aux contraintes de l'Etat sur le sujet), et Jean-Martin Folz, président de l'Afep, l'association française des entreprises privées qui regroupe les plus grands groupes du CAC 40, écrivaient : il est tout à fait compréhensible qu'une entreprise recevant une aide publique spécifique ait en contrepartie des obligations définies dans un cadre bilatéral avec les institutions qui la soutiennent".

Le débat va maintenant porter sur la question de la définition de l'aide publique. Mardi soir, dans un discours à Saint Quentin, dans l'Aisne, sur sa politique économique, Nicolas sarkozy avait souligné qu'une entreprise qui recourt au chômage partiel utilise des fonds publics puisque l'Etat finance une partie de ces mesures. Pas sûr que le patronat qui parle dans sa lettre d'"aide publique spécifique" soit du même avis.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il aura fallu beaucoup de temps pour prendre des mesures aussi simples, évidentes et urgentes. Mais il faudrait en profiter pour imposer une limite à l'ensemble des revenus de ces gens. Il sont un coût pour la société ,qu'elle ne peu plus assurer.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il leur reste : Gros salaire, prime d'arrivée, parachutes dorés et retraite chapeau les temps sont dur!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cela rappelle la limitation des salaires des dirigeants suite aux nationalisations décidées en 1981; y-a-t'il eu des échapatoires?...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et les revenus de nos dirigeants au gouvernement??????
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est assez hilarant de voir s'offusquer les politiques et grands commis de l'Etat, qui bénéficient, via le pantouflage, les émoluments / secrétariats / bureaux / voitures et j'en passe, attibués à vie de parachutes plus que dorés sans même que "la performance" de leurs actions soit mise en balance.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour Suez c'est bon ils n'ont pas été aidés sinon par le prix exessif du gaz cet hiver.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ceci relève de la démagogie irresponsable. Les stock-options sont un formidable moyen pour inciter les grands patrons à sortir au plus vite de la crise . Elles sont un moyen efficace pour permettre aux 10 millions de petits actionnaires de réduire les pertes colossales de leur épargne amputée de 60 à 70 %. Les stock-options ne coutent rien à personne puisqu'il s'agit d'une simple option sur une variation de cours de bourse. Leur suppression n'apportera rien à personne et ne changera ni la vie ni le pouvoir d'achat de personne. Leur suppression permettra une nouvelle fois à la France de monter sur le podium de la bêtise et de l'envie après les fautes historiques gauchistes des 35H et de l'ISF!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il en a fallu du temps!!! une autre idée: baisse de 50% de la remuneration des dirigeants politiques (ministres, deputés...) lorsque la croissance est inférieure à 2%
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Nous n?avons pas besoin en France de patrons immoraux uniquement aiguillés par l?appât du gain personnel, n?ayant aucun souci de leurs employés et compatriotes lorsqu?ils les virent, et s?accordent de généreux bonus en même temps. En plus, ils appellent l?Etat à l?aide pour percevoir des fonds (financés par le contribuable) alors qu?ils récusaient avant la crise l?intervention de l?Etat dans la sphère économique par idéologie. Ces personnes là peuvent aller exercer leurs talents hors de notre pays : ils n?ont rien à y faire.

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il faut que l'état réforme d'avantage les domaines des rétributions en commençant par lui même,c'est une atteinte à la dignité des citoyens
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
un PLAFONDS pour TOUS - Mr le Président SARKOZY, allez au bout de votre démarche, IL FAUT FIXER UN PLAFOND pour TOUS et ETABLIR UNE REGLE POUR TOUTES LES ENTREPRISES, fondée sur LA PERFORMANCE EN MATIERE DE HAUSSE DES SALAIRES LES PLUS BAS : par exemple, UNe ENTREPRISE QUI n'A PAS AUGMENTE LES PLUS PETITS SALAIRES ( jusqu'a 1,5 fois le SMIC ) DE PLUS DE 2 fois le taux d'inflation, NE POURRA DISTRIBUER AUCUN AVANTAGE AUX CADRES QUELS QUE SOIENT LEURS NIVEAU DE RESPONSABILITE
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Sarko a donné l'ultimatum au Medef et aux patrons, réponse RIEN donc il fait voter un décret. Heureusement qu'il ne s'occupe pas d'être populiste et qu'il avance comme prévu. Dans tout les cas c'est une bonne nouvelle pour nous tous "qu'enfin ce racket" soit maintenant encadré.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Juste pour les sociétés qui ont reçue des aides de l'état, les autres font se quelles veulent,sauf augmenter le SMIC bien sur.

Après avoir écarté dans son discours de Saint-Quentin, mardi 24 mars, toute réglementation sur les rémunérations patronales, Nicolas Sarkozy s'est ravisé. Lors d'une réunion en urgence, mercredi 25 mars, il a été décidé que le gouvernement prendrait un décret pour encadrer la situation dans les entreprises aidées. Mais pas question d'aller plus loin. Le monde des affaires souffle.

De plus cette lois ne servira à rien, car il y a d'autres solutions dans une entreprises pour se faire un petit chèque,note de frais par exemple.

Et comme à dit Mme Parisot hier, c'est pas parce qu'il y a un code de la route,que certain ne font pas d'excés de vitesses,certrain sont verbalisés d'autres passent entre les mailles du filet,sont compter ceux qui arrivent à les faire sauter......
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il faudrait aussi limiter les salaires des footbaleurs!!!!
car c'est du délir!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
comme galain!!!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il faut limiter les salaires, les stock-options en additionnant tous les revenus et avantages dont bénéficie un dirigeant et ce pour toutes les entreprises. Cette limitation doit correspondre à un multiple du plus bas revenu, c'est à dire aujourd'hui le SMIG. Une entreprise ne vaut que parla qualité et l'implication de l'ensemble de son personnel, un dirigeant sans personnel motivé que peut-il faire?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pendant que certains ont du mal a payer leurs factures de gaz , les deux autres allaient s empocher 10,5 millions
d euros.
merci a ceux qui se sont mis en greve , ces deux la ont du renoncer a cette somme
super !!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il est certain que tout le temps qu'il existera une certaine opacité dans ce monde des entreprises surtout les grosses ou les decisions de ces remunerations font partie annuellement des assembles generale dans l'ensembles des resolutions a voter et quel le sont par juste les instituionnels que sont sicav et fond commun de placement ou les autres intervenants de la finances cela continuera et continuera et les comites de remunerations sont le juste bon vouloir de dire que cela est fait de maniere democratique, idem pour la designation des adminstrateurs, tout compte fait cette politique de copinage permet a ceux a qui profite le plus le bouclier fiscal de se remplir les poches et toujours plus en mettant a chaque fois comme menace d'aller soit en belgique ou au royaume uni, ce sont des profiteurs de la situation qu'il ont mis en place a leur seul profit et en quelques sorte des spoliateurs de nos entreprises de notre société, moi personnellement je pense que ces personne devrait passer devant un tribunal pour abus de bien sociaux
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
de la poudre aux yeux car cela concerne TRES PEU D'ENTREPRISES au fait M.GUEANT qu'elle fonction reconnue par le peuple? encore un de ceux qui font notre pays en coulisse avec un résultat qui vaut 30 ans d'incapacité à mettre notre pays au meilleur rang mondiaux.
Promesse présidentielle engagée partiellement avec 2 ans de retard pas trés à l'heure à notre Président!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ah bon ? Un dirigeant a besoin de revenus en millions d'euros pour être simplement "motivé" par le fait de sortir son entreprise de la crise ? Son salaire ne lui suffit pas ? Les petits employés et ouvriers eux, n'ont que leur salaire, faut-il en conclure qu'ils ne font donc rien au boulot car il leuir manque la carotte qu'on donne aux patrons ?
Cette démagogie de comptoir patronal est révoltante !!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mais de quel droit Claude Guéant prend-il sans cesse la parole ? Il est le 1er ministre ou quoi ?
Même chose pour Frédéric Lefebvre, simple porte-parole de l'UMP (insupportable), il se prend pour le porte-parole du gouvernement ? Combien de temps encore allons-nous tolérer que des hommes de main du président violent nos règles ? Si les ministres ne servent à rien, qu'ils partent !!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
En se référant au salaire d?environ 20 smic du président de la République, qui gouverne 1000 fois plus d?individus, le PDG d?une grosse société ne devrait toucher environ 10 smic. Il peut avoir une prime quand il accomplit quelque chose de particulièrement bénéfique pour son entreprise et sortant de son travail habituel, comme cela arrive aux autres salariés, en particulier à ceux qui trouvent ou améliorent un produit ou un processus plus rentable. Des milliers de patrons ou managers de plus petites sociétés pourraient l?égaler dans sa fonction.
Sa valeur ajoutée dans l?entreprise qu?il n?a pas créée est souvent plus faible que celle de certains de ses inférieurs chercheurs ou commerciaux, dont le remplacement est parfois plus ardu.
Pourquoi gagne-il plus? Parce qu?il a un rôle de représentation? Ou par son pouvoir de nuisance supérieur, que l?on essaie de contrôler par un sursalaire? Il semble plutôt que ce soit par le hasard d?une sorte de loterie: il connaît les bonnes personnes au bon moment.
Depuis quelques décennies, les équipes dirigeantes prennent les moyennes et grandes entreprises pour des casinos réservés aux managers et financiers qu?ils choisissent en accord avec des grands actionnaires courts termistes. Ils ont organisés les entreprises pour qu?elles leur servent des salaires gigantesques sous différents prétextes, tels que la bulle de leurs salaires qu?ils sont les mieux placés pour gonfler. Cette inflation salariale est partiellement contre-productive, car en 1 an d?exercice un dirigeant a déjà accumulé une belle fortune et il est moins motivé qu?initialement. Pour compenser ce surcoût supplémentaire, une pression à la baisse des salaires est exercée aux dépens des salariés qui auraient pu apporter une plus-value supérieure à l?entreprise.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Un décret pour limiter les stock options est insuffisant, les "détournements de fonds" continueront.
Je pense qu'il faut que l'Etat, prenne une participation significative dans chaque entreprise du CAC40 et qu'il ait un droit de regard dans les rétributions abusives des dirigeants.il faut "casser" les Conseil d'Administration où ces messieurs s'entendent, comme larrons en foire, pour se voter des rémunérations anormales, il faut empêcher ces messieurs ( véritables gangsters) de se renvoyer la balle les uns aux autres.
Car qui crée la richesse dans une entreprise? Les salariés ne méritent-ils pas d'autres rémunérations?
Profitons de cette crise pour assainir ce système qui n'a que trop vécu. Rémunérons le travail à sa juste valeur.

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