La dette publique française s'envole à 72,9% du PIB

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La dette de la France s'est établi au premier trimestre 2009 à 72,9% du produit intérieur brut, soit 1.413,6 milliards d'euros, selon l'Insee. Le gouvernement tablait dans son projet de budget 2009 sur un chiffre de 66%. Les critères de Maastricht imposent de ne pas dépasser 60%.

La dette publique globale de la France (soit la dette de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales) a augmenté de 86,5 milliards d'euros au premier trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 1.413,6 milliards, soit "approximativement" 72,9% du PIB, a annoncé ce mardi l'Institut national de la Statistique (lnsee).

Ce pourcentage représente une hausse de 4,8 points par rapport à la fin 2008, quand elle s'élevait à 1.327,1 milliards. Le gouvernement tablait dans son projet de budget 2009 sur une dette à 66% "seulement" à la fin de cette année.

Bien loin des critères européens

Le Pacte de de stabilité européen fixe à 60% du produit intérieur brut la limite autorisée d'endettement public pour un Etat membre de l'Union européenne.

Le ministre du Budget Eric Woerth a prévenu mercredi dernier que la France ne renouerait pas avec les critères européens de déficit et de dette publics en 2012 comme le gouvernement s'y était jusqu'alors engagé.

L'exécutif prévoit désormais que le déficit public atteindra 5 à 5,5% du PIB en 2012, après 6 à 6,5% en 2011 et 7 à 7,5% en 2009 et 2010. En 2008, il avait été de 3,4%.

La dette publique passera quant à elle, selon les dernières projections gouvernementales, de 68,1% du PIB en 2008 à 77% en 2009, 83% en 2010, 86% en 2011 et 88% en 2012.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Quoi qu'il en coute, il faut réduire les déficits. Comme les recettes sont en berne pour longtemps et que ce n'est pa une augmentation meme substancielle des impots qui reglerait le problème (qui est d'une autre echelle), il reste à maitriser les dépenses de façon energique. L'état doit réduire son train de vie et celui de ses administrations. Il faut arreter de distribuer des avantages pou plaire à des lobbies ou acheter de la paix sociale.
Les pays qui ne sont pas en mesure de respecter le pacte de stabilité européen, mettent en péril la zone Euro toute entière et risquent à terme de se faire ejecter.
Devant l'importance de l'enjeu, mieux vaut agir que de continuer les incantations en espérant la croissance. Ces discours sont aussi efficace que la danse de la pluie durant la canicule.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
.... Est il possible de placer la France sous TUTELLE ?????
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le PIB chute, les dépenses augmentent, donc la dette rapportée au PIB est forcément plus forte...
On fera le point sur le chemin de la croissance...(en 2010 ? 2011?)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Rassurez vous,l?emprunt d?état va améliorer?le problème.
Puisque si le gouvernement à cours d?argent demande un prêt au citoyen contre intérêt.
Ou le gouvernement ira t?il chercher l?argent des intérêts à rembourser, puisque l?argent du gouvernement c?est l?argent du citoyen ! Et bien en toute logique dans les poches du citoyen?
Au final, cet emprunt ne générera qu?une dette exponentielle et n?enrichira que les banquiers (à nouveau), sans doute les proches amis de ceux qui on suggérer cette arnaque.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Merci à Sarlo "l'Américain"... Ca serait une chanson d'IAM, on rigolerait..mais plomber de telle façon l'avenir des futures générations, c'est blin bling.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
la faillite ce n et pas le gouvernement qui va la payer... que l etat s'endette, nous on gardera nos salaires de ministres, conseillers speciaux et preseident!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
raisonnement surprenant mon cher polux et bravo pour le pic banquier ! la question n'est pas de savoir si le gouvernement emprunte aux ménages ou sur le marché financier mais bien de savoir combien ca coute. l'état n a pas besoin de ton épargne ou celle des francais pour obtenir des fonds et si l'état décide d augmenter la dette et donc le service de la dette (les intérêts) n'a rien à voir avec les banquiers mais bien un choix de m bligbling (cf abanel)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Des accords de stabilité ne sont-ils pas justement prévus pour stabiliser la zone euro en temps de crise? Bref... De toute façon, ce qui étonne maintenant, c'est quand les promesses sont tenues ou les prévisions atteintes ou ne serait-ce qu'approchées...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
En raison du critère de convergence qui limitait le déficit cumulé à un maximum de 60% du PIB, si la France devait, aujourd'hui, entrer dans la zone euro elle ne le pourrait plus. Or les déficits budgétaires ont été profondément creusés par les choix fiscaux du gouvernement Sarkozy-Fillon qui privent l'état d'une part importante de ses recettes.
Heureusement que la France a réussi, il fut un temps, à avoir des comptes plus présentables, car sans l'euro, la spéculation sur la monnaie nationale aurait sanctionné l'échec sarkozien. Cependant, profiter de la protection de l'euro n'exonère le gouvernement ni de la responsabilité des choix qu'il fait ni de son aveuglement à persévérer dans une stratégie qui fait chaque jour la preuve de sa nocivité.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Plus haute sera l'envolée de la dette, plus dure sera la chute !!! C'est écrit d'avance, mais qu'importe, après moi le déluge ! Dans ce pays, parler d'économies ou de rigueur est devenu un gros mot. Quelle stupidité !

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