Le FMI interpelle la France sur ses déficits

 |   |  470  mots
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La France devrait renouer avec une croissance économique lente début 2010, selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI) qui invite le gouvernement français à ne pas abandonner "son programme de réformes" tout en maîtrisant les déficits.

"La contraction de l'économie devrait ralentir sur le reste de 2009 et être suivi par un lent retour à la croissance qui commencera début 2010", écrit le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié à l'issue d'une mission de consultation en France. "Etant donné les structures de bases de l'économie et des mesures politiques d'actions prises de bonne heure, la France a surmonté la crise actuelle mieux que la plupart des autres grandes économies".

"Néanmoins, le pays reste en profonde récession, et les politiques à court terme de soutien à la reprise sont essentielles", ajoute le rapport, qui s'inquiète par ailleurs de "la hausse rapide du niveau de la dette publique".

Le FMI ne donne par d'estimation chiffrée pour l'évolution du PIB français, mais ses pronostics sont comparables à ceux du gouvernement Fillon, qui attend une reprise lente et progressive en 2010, avec une croissance économique annuelle de 0,5%.

L'institut statistique français (Insee) et le gouvernement estiment que la chute du PIB, entamée à l'automne 2008, devrait atteindre 3% en 2009, du jamais vu depuis 1949. La mission du FMI écrit que "la France a pris des actions décisives contre les effets interieurs de la crise financière et de la récession mondiale [actuelle] sans précédent".

"La gestion de la crise doit rester la pierre d'angle des politiques à court terme, mais pour minimiser les coûts de la récession actuelle à plus long terme, il sera utile de mettre de nouveau l'accent sur la viabilité budgétaire à moyen terme et une intensification du programme de réformes structurelles ambitieux du pays", ajoute le rapport. "L'amortissement des effets de la récession en France a été favorisé par la relance budgétaire et des stabilisateurs automatique forts [référence à la protection sociale publique, NDLR], mais il faut maintenant un retour à la viabilité [budgétaire] à moyen terme".

Si la mission du FMI rappelle le gouvernement à l'ordre sur la dette, elle plaide en revanche pour que la crise ne fasse "pas dérailler" "le programme de réformes structurelles" du gouvernement qu'elle qualifie de "clef pour une croissance plus forte". Pour la mission du Fonds, la "compétitivité [du pays] reste une inquiétude".

Alors que François Fillon a plaidé dimanche pour un report de l'âge légal de la retraite, fixé à 60 ans depuis 1982, le rapport du FMI écrit que "l'attention devrait se porter sur une élévation de la participation du marché du travail au niveau de la moyenne européenne, notamment par l'intermédiaire d'un changement de l'âge très précoce de départ en retraite".

Il plaide également pour qu'un "nouvel accent" soit mis "sur la concurrence dans le marché de détail et dans d'autres services" qui "aurait des bénéfices surtout en matière de pouvoir d'achat des consommateurs".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Micaub,
nous n'avons visiblement pas la même définition de la richesse. La vôtre est très large et à vous entendre, même GM serait une entreprise florissante !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le FMI a ruiné par sa politique d'austérité de nombreux pays en Amérique du Sud et en Asie. Donc il manque de crédibilité dans ses remarques pour la France. Si tous les pays étaient comme la France, il y aurait moins de misère dans le monde. De l'argent en France il y en a beaucoup(voir les montants des assurance vie, des Sicav etc...). Le montant total de L'épargne individuelle est largement positif, ce qui n'est pas le cas aux USA et en GB qui sont en situation de désepargne individuelle négative (i.e.les particuliers y sont endettés jusqu'au cou). Je croyais que DSK allait modifier l'état d'esprit de cet organisme.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour pouvoir demander au bon peuple d'accepter des sacrifices, il faudrait que nos seigneurs et maitres commencent par donner l'exemple en supprimant les inutiles coûteux comme les sénateurs, en diminuant leurs dépenses somptuaires (vacances présidentielles, voyages d'"étude" pour les parlementaires, ...) et en renonçant à leurs privilèges dignes des aristocrates de l'ancien régime : vous pouvez rappeler ce que coûte un parlementaire aux contribuables ? les avantages dont ils bénéficient pour leur propre retraite? lleurs 5 ans d'indemnités chômage ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La France doit reduire toutes les depenses et couper partout,du haut en bas, il faut qu elle arrete de jouer les riches quand il n y a pas le sou.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il serait effectivement intéressant que les mesures impopulaires mais nécessaires soient rapidement prises par le pouvoir en place pour ne pas avoir à les imposer en 2012 au cas où, n'est-ce pas M. DSK?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
IL est frappant que les USA ne soient pas à leur tour rappeler à l'ordre. Le déficit public et parapublic atteiignet pourtant des niveaux records, voir à ce sujet http://criseusa.blog.lemonde.fr/2009/05/31/106/
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
D'accord avec peter, nous jouons les riches alors que nous sommes même pas pauvres mais riches en dettes comme aucune nation au monde !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Trés bon commentaire de bébé36, le FMI n'a vraiment de leçons à donner à personne ses résultats ne plaident pas en sa faveur, quand à l'épargne privé(la publique reste une fantasmagorie depuis 1914), elle est une des plus fortes du monde juste aprés le Japon je crois) pour le moment du moins avant qu'elle ne soit drainé par tous ces emprunts obligataires, les financiers savent bien qu'il y a de l'argent à ramasser et encore plus du fait de la peur de consommer qui s'est intallé, on vous emprunte puisqu'on ne peut pas vous vendre çà semble plus rassurant de prêter que d'acheter reste à savoir avec quoi on vous remboursera.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Outre la dette qu'il faudra bien un jour appurer ce sont les inquiétudes manifestées en ce qui concerne la compétitivité du pays face à la mobialisation qui doivent plus que nous inquiéter.En effet si cette compétitivité n'est pas renforcée le retour de la croissance et la production de richesses nouvelles pour appurer la dette vont être très sérieusement compromis. Et là on serait dans un scénario catastrophe du type Argentine. Comment accroître la compétitivité et la production de richesses nouvelles reste la question qui est devant nous !...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le jour où FL saura de quoi il parle, il pourra p-ê se permettre de faire des réflexions sans dire d'absurdités... La France est et reste un pays riche (même s'il l'est moins qu'auparavent) et la dette n'est pas forcément une mauvaise chose (les USA ne s'en plaigent pas outre mesure... et eux sont bien plus endettés que nous ne le sommes, toutes proportions gardées)...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La Franc a décidé depuis bien longtemps de faire payer nos dettes par nos enfants et avec un peu de chance par nos petits enfants Donc, en conclusion prévenez vos enfants de ce qui les attend ou / et incitez les à choisir un autre pays que la France !! C'est clair !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vous voulez de la compétitivité ? Vous allez être servis avec le retour de la directive Bolkenstein. Pourquoi un journal comme la Tribune n'en parle-t-il pas ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
faites des etudes ,il y a des ouvertures avec l'europe a quitter ce pays
allez donner vos savoirs faire en dehors de nos frontieres
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
hourra vive la crise , non seulement on a rien compris , mais en plus on continue comme avant , le pire c'est qu'un jour ce sera la cessation de paiement et aussi les charges de la dette depasseront de loin tout les budgets de la nation reunis ( avec le taux de remuneration de la dette qui peuvent exploser ) pour le moment emprunter coute rien , mais celà ne durera pas , on fait comme si rien n'etait alors continuons nos dirigeants ne s'en soucient pas et se privent pas eux !, par contre nous allons tous payer en taxes et impots nouveaux la charge de la dette au moment de la reprise si reprise il y a , car si une nouvelle crise intervient et que les etats ne peuvent pas la juguller , la banque saute , comme au casino , quand au FMI il a le beau role de dire ce qu'il faut faire dans un monde deloyal au niveau monaitaire , resultat de cette apocalyspe previsble , la crise de l'an dernier , car meme le FMI n'a rien vu venir , comme la faillite de l'islande alors donnée en modele .; cherchez l'erreur

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :