Hausse de 17% du nombre de chômeurs indemnisés en France

 |   |  297  mots
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Selon les chiffres de Pôle Emploi communiqués ce mardi, le nombre de chômeurs indemnisés en France a augmenté de 16,6% sur un an en septembre et de 1,3% par rapport au mois d'août.

Le nombre de chômeurs indemnisés en France a augmenté de 16,6% sur un an en septembre et de 1,3% par rapport au mois d'août, selon les chiffres publiés ce mardi par Pôle Emploi. Le nombre de demandeurs d'emploi indemnisés s'est ainsi porté à 2.424.500.

L'évolution mensuelle s'explique par la hausse du nombre des bénéficiaires de l'assurance chômage et du nombre de bénéficiaires des allocations de solidarité-Etat, précise Pôle Emploi dans un communiqué.  Toutes allocations confondues, y compris chômage , formation et préretraites, le nombre de personnes indemnisées par Pôle emploi augmente de 1% sur un mois et de 17,3% sur un an.

Au total, 2.612.000 personnes étaient indemnisées par Pôle Emploi en septembre, contre 2.227.000 en septembre 2008.

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (personnes n'ayant pas exercé d'activité dans le mois et tenues de chercher un emploi) inscrits à Pôle Emploi s'est par ailleurs établi à 2.574 900 en France métropolitaine à fin septembre 2009. Ce nombre représente une augmentation de 0,8% par rapport à la fin août 2009. Sur un an, il croît de 25,1 %. Pôle Emploi prévient cependant que les dispositions relatives aux nouvelles obligations de recherche d'emploi des bénéficiaires du RSA depuis le 1er juin 2009 sont susceptibles d'accroître sensiblement le nombre de demandeurs d'emploi inscrits.

Le taux de chômage, au sens du Bureau international du Travail (BIT), a augmenté à 9,1% au deuxième trimestre en France métropolitaine, après 8,5% (révisé) sur les trois premiers mois de l'année, selon l'Insee.

Cette hausse de 0,6 point a porté le nombre de demandeurs d'emplois à 2,591 millions en métropole à fin juin. Le taux de chômage n'avait plus atteint ces niveaux depuis le premier trimestre 2006, a souligné l'institut de la statistique.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/11/2009 à 9:19 :
La cause profonde de la crise -pas l'élément déclenchant comme l'affaire des subprimes-, c'est la retenue de la consommation. Les Français, dans le doute, ralentissent leurs achats, diffèrent leurs investissements, restreignent leurs loisirs, ce qui entraine une crise économique. Ils ne le font pas par manque d'argent, sauf pour ceux qui sont touchés par le chômage bien sûr, mais parce qu'ils sont inquiets. Le ralentissement de la consommation est une sorte de principe de précaution, mais s'il est ompréhesible au niveau individuel, il fait des ravages au niveau collectif, car il alimente la dépression. Il n'est pas dû à une baisse de revenus, mais à une baisse de confiance. Et la confiance, ça peut partir très vite mais c'est long à revenir.
a écrit le 04/11/2009 à 8:27 :
Tout ça ne sent pas bon .
On a à la fois une crise de la demande , faute de pouvoir d'achat des salariés en place et des chomeurs
et une crise de l'offre compétitive , voir l'immobilier neuf dont les prix atteignent des sommets malgré la crise .
Il manque cruellement une analyse de fond , le système ne semble plus pouvoir fonctionner comme ça . Mais je n'ai pas la réponse . Peut être quand même qu'en obligeant les entreprises bénéficiaires à augmenter les salaires d'un minimum de tant et à bloquer tt licenciement sauf faute inexcusable pdt
un certain temps , on relancerait la machine suffisamment ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :