Hommage appuyé de Nicolas Sarkozy aux enseignants et chercheurs

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Nicolas Sarkozy a rendu ce lundi un hommage appuyé aux enseignants et aux chercheurs lors de ses vœux de début d'année, après une année de tensions liée à la mise en place de la réforme de l'université. Il a également réaffirmé son objectif de 30% d'élèves boursiers dans les grandes écoles, en dépit des réticences de ces dernières.

Nicolas Sarkozy a rendu ce lundi dans ses voeux au monde de l'éducation et de la recherche un hommage inédit à ses acteurs, dont il a longuement loué les capacités "à comprendre les enjeux" et à "s'adapter", après leur avoir reproché leur conservatisme au plus fort de la grogne des universités.

En 2009, à la mise en place de l'adoption de la réforme sur l'autonomie des universités, nombre d'enseignants et de chercheurs avaient reproché au chef de l'Etat certaines déclarations jugées méprisantes sur leurs réticences vis-à-vis du texte gouvernemental et les relations s'étaient tendues entre les deux parties.

"Le monde universitaire est bien moins conservateur qu'une partie de nos élites politiques et administrative qui parlaient en votre nom, c'est cela la vérité". "Les freins n'étaient pas à l'intérieur. Ils étaient à l'extérieur. Entre les présupposés idéologiques, qui ont fait tant de mal à l'université française, et les craintes de toutes sortes, on vous paralysait de l'extérieur", a déclaré Nicolas Sarkozy.  "Je sais que je peux compter sur vos compétences et sur votre énergie pour que notre pays conforte sa place de premier rang dans la recherche mondiale", a également assuré le chef de l'Etat. "Le pays a besoin de vous", a-t-il renchéri, "je vous promets que les moyens seront au rendez-vous".

30% d'élèves boursiers dans les grandes écoles, coûte que coûte

Nicolas Sarkozy a également jugé "invraisemblables" et "parfaitement déplacées" les réticences exprimées par les grandes écoles à accueillir 30% d'élèves boursiers, ainsi que le leur a demandé récemment le gouvernement. Il a demandé à ses ministres de l'Enseignement supérieur et de l'Education, Valérie Pécresse et Luc Chatel, et au commissaire à la diversité, Yazid Sabeg, "de conduire dans les semaines qui viennent un dialogue fructueux avec l'ensemble des parties concernées", tout en agitant le spectre de mesures contraignantes.

Le président s'est toutefois refusé à "l'instauration autoritaire de quotas de boursiers". "Je n'accepterai jamais un système où certains candidats seraient reçus à un concours pour la seule raison qu'ils sont boursiers", a-t-il assuré. A la place, il a proposé "que l'on diversifie les modes d'accès aux grandes écoles", préconisant notamment "d'augmenter les places pour les bacheliers technologiques dans les écoles d'ingénieurs" ou de "développer de façon significative les admissions parallèles" pour les étudiants qui ne suivent pas de classes préparatoires.

Les grandes écoles, qui forment l'élite des entreprises et de la fonction publique, les plus prestigieuses, comme Polytechnique ou HEC, ne comptent qu'entre 10% et 14% de boursiers.

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Commentaires
a écrit le 12/01/2010 à 6:44 :
Pour polytechnique pas besoin de bourse les élèves touchent une solde, certaines écoles d'ingénieurs font de même.
L'accès aux grandes écoles est un problème de niveau et non d'argent, ce n'est pas en l'abaissant que le problème sera résolu,c'est en amont qu'il faut travailler plus tot que de faire cadeaux de l'admission.
a écrit le 12/01/2010 à 6:40 :
Si les grandes écoles sont obliges d'admettre des étudiants qui n'ont pas fait de prepa et pas de concours je ne vois pas pourquoi les autres seraient tenus de faire 2 années de classes préparatoires et de se taper un concours difficile
Il ne raisonne pas bien le président, c'est vrai que lui il n'ait pas passé par une grande école dommage pour lui et pour les étudiants
a écrit le 12/01/2010 à 0:04 :
30% de boursiers en école d'ingénieurs ? pas de souci, dites juste quand est-ce qu'on arrête de sabrer toutes les mesures "d'égalisation des chances" dans le système scolaire et qu'on monte un système éducatif qui permet à tout ceux qui en ont les capacités, boursiers ou fils de millionnaires, d'accéder aux études qu'il veut. Mais pour ça, il faut arrêter les économies de bouts de chandelles qui dévastent l'éducation nationale, au nom de la rentabilité économique rapide, qui est un concept absurde concernant l'enseignement.
a écrit le 11/01/2010 à 22:05 :
Paroles, paroles... Mais à quand plus de bourses nationales de thèses? Une réfection de locaux très vétustes? des moyens pour les chercheurs qui doivent se partager une balance de précision pour 10? La recherche en France tourne grâce aux thésards et aux stagiaires car les chercheurs passent le plus clair de leur temps à chercher des financements qu'ils ne trouvent pas, alors libérez les cordons de la bourse pour plus de qualité!

Le CNRS meilleur organisme au monde... quand on voit les locaux et les moyens on se dit qu'avec quelques deniers ils pourraient faire beaucoup mieux...
a écrit le 11/01/2010 à 21:54 :
Aucune sincérité, l'an dernier nous ne venions au travail que pour le chauffage et la luminère. Qu'il dégage ce sarkozy, il ne connaît rien à son job
a écrit le 11/01/2010 à 20:36 :
passe la pommade sarko tu as besoin de voix? Bientôt les régionales et ta popularité encore en baisse............petit menteur,mais plus malin que toi les enseignants et les chercheurs. C'est vraiment de l'hypocrisie.
a écrit le 11/01/2010 à 20:34 :
Sarkozy rend hommage à Philippe Seguin et aux enseignants. Sont-ils morts, eux aussi ? A en croire les projets pour la formation des futurs enseignants à l'école primaire, ce n'est difficile de l'imaginer.
a écrit le 11/01/2010 à 19:40 :
Effectivement je suis daccor sur le point mentionné ici car d'après le point de vue interne du personnage dans ce genre de situation il n'est pas forcement approprié qu'il y ait plus de moyen founit pas l'Etat de plus l'enseignement partiel avec des conviction de réussite approximative sont sujet de subordination externe et de révolution techno-scientifique comme durant les années ayant suivie la révolution industrielle dans l'Est de l'Europe et je pense que tous le monde sera daccort sur ce point là.
a écrit le 11/01/2010 à 19:10 :
Pourquoi pas d'hommage appuyé aux trouveurs ?
a écrit le 11/01/2010 à 18:44 :
Je trouve navrant ce type d'article non documenté qui se termine par : "... comme polytechnique ou HEC..." ne comptent qu'entre 10% et 14% de boursiers. L'auteur de cet article sait-il qu'une bourse pour suivre ses études à l'X est parfaitement inutile, pour la bonne raison que les élèves y sont nourris et logés pour une somme modique sur le campus, et qu'ils touchent une solde d'officier qui subvient à leurs besoins (et largement plus) ? L'X est franchement un mauvais exemple. Ce qui compte c'est le niveau pour y entrer (et là certes, les inégalités sur les chances s'accumulent pendant toute la scolarité en amont, mais pas en prépa). Pour le reste, financièrement, c'est beaucoup moins coûteux que des études de commerce ou de médecine !
a écrit le 11/01/2010 à 18:04 :
hommage parfaitement mérité , en ce debut du XXIeme a l'ere de l'economie de la connaissance et en pleine révolution techno-scientifique

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