Elections régionales : le rythme s'accélère

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'UMP progresse dans les sondages ; Ségolène Royal rallie le Modem, les Verts, les Radicaux ; Europe-Ecologie se voit en troisième force politique française... La campagne pour les élections régionales de mars est bel et bien partie.

Le 17 et 21 mars prochains seront élus les nouveaux conseillers régionaux, qui siègent dans les conseils régionaux. Les élections régionales de 2004 avaient vu le raz-de-marée de la gauche, qui remporta 24 régions sur 26 : seules la Corse et l'Alsace avaient été remportées par la droite.

Un projet de loi examiné en Conseil des ministres le 21 octobre 2009 prévoit cependant la suppression des conseillers régionaux et des conseillers généraux et leur remplacement par des "conseillers territoriaux", un statut très contesté, qui siègeraient dans les deux assemblées. Si cette réforme est adoptée, elle s'appliquera pour les élections de 2014. Le texte arrive au Sénat mardi prochain.

L'UMP progresse dans les sondages

La liste Nouveau Centre/UMP/MPF recueille aujourd'hui 33% des intentions de vote pour les élections régionales de mars, devant le Parti socialiste à 22% et Europe-écologie-Verts à 15%, selon un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France de ce dimanche.

L'abstention, les bulletins blancs ou nuls concerneraient 49% des sondés, contre 51% en octobre. En octobre, les intentions de votes étaient de 31% pour la liste Nouveau Centre/UMP/MPF, qui progresse de 2 points, de 21% pour le PS (+1) et de 17% pour les écologistes (-2).

Après ce trio de tête, les autres formations sont créditées de moins de 10% des intentions de vote : 9% pour le MoDem (+1), 7% pour le FN qui perd 1 point, 6% pour le Front de gauche (PCF-PG), qui ne bouge pas alors que le NPA d'Olivier Besancenot perd 1 point à 5%, et que Lutte Ouvrière reste à 3% des intentions de vote.

Ségolène Royal rassemble... du côté du Modem

La présidente PS de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a reçu samedi le soutien du MoDem. Dans la matinée, les responsables départementaux du parti centriste de Charente-Maritime se sont prononcés à une grande majorité en faveur du rapprochement, Ségolène Royal ayant offert cinq places éligibles - deux en Charente-Maritime et une dans chacun des trois autres départements de la région - sur ses listes aux élections régionales.

Le président du parti centriste François Bayrou s'était pourtant déclaré, en décembre, peu favorable à une alliance dès le premier tour. La vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem) Marielle de Sarnez a ainsi estimé, dimanche, que "ces adhérents se sont mis d'eux même en dehors du parti, dont ils ne peuvent plus revendiquer l'étiquette, en ne respectant pas la décision unanime du Conseil national du MoDem en faveur de listes démocrates autonomes au premier tour". "Ségolène Royal se trompe et fait une erreur en confondant débauchage et rassemblement", a estimé l'eurodéputée.

"Je crois que ce matin le pragmatisme a prévalu, on est tous centristes de coeur, de motivation [...]. Il clair qu'aujourd'hui nous n'avons pas les moyens de constituer une liste autonome du MoDem au premier tour en Poitou-Charentes", avait affirmé Alexis Blanc, président départemental du parti centriste, pour expliquer son choix. Il a souligné "l'excellent bilan" de Ségolène Royal et le fait que "ses propositions sont parfaitement en ligne avec ce que nous aimerions proposer".

Ségolène Royal avait déjà obtenu le ralliement sur sa liste de Verts, de Radicaux ainsi que de deux syndicalistes et elle a affirmé samedi espérer obtenir rapidement celui de communistes.

Lors d'un meeting de campagne à La Rochelle, samedi, Ségolène Royal a par ailleurs refusé de répondre aux critiques de son adversaire UMP, Dominique Bussereau, qui a qualifié son bilan de "navrant", lui repprochant de n'être "ni bonne, ni efficace" ainsi que de prendre "des mesures clinquantes faites pour attirer le gogo". Concernant le rapprochement avec le Modem,  le secrétaire d'Etat aux Transports a déclaré : "Nous n'avons pas besoin de traîtres qui nous rejoignent, qui quittent leur famille politique."

Europe Ecologie se voit en troisième force politique de la France

Europe-Ecologie a lancé samedi sa campagne des régionales avec l'objectif affiché par Daniel Cohn-Bendit, son leader aux élections européennes où le parti a remporté 16,28% des voix, de mettre fin à l'hégémonie du PS à gauche et d'instaurer "un véritable partenariat de gestion les uns avec les autres", une "gestion collective", a déclaré "Dany", devant quelque 1.800 militants réunis à Montreuil et en présence des 22 têtes de liste et des 14 eurodéputés élus en juin, dont Eva Joly et José Bové.

Pronostiquant un "minimum syndical" de 15% au niveau national et de 19% en Ile-de-France à l'issue du premier tour  - à mettre en regard avec le score de 1,57% de Dominique Voynet à l'élection présidentielle de 2007 -, le co-président des Verts au Parlement européen, compte faire d'EE "de manière définitive, la troisième force politique au niveau national". Et annonce ses ambitions pour 2012 : "entre 50 et 100 députés" écologistes à l'Assemblée nationale, contre trois actuellement.

Les régions doivent devenir "un contre-pouvoir social, écologique et culturel à la politique de l'UMP au niveau national", a aussi valoir Daniel Cohn-Bendit. Et Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts et tête de liste en Ile-de-France, d'attaquer : l'écologie selon l'UMP, "c'est du populisme qui n'est populaire que parce qu'elle fait payer le peuple".

L'un des enjeux sera accessoirement de convaincre les électeurs que les écologistes sont capables de gérer les régions alors que 57% des Français pensent le contraire (sondage OpinionWay). Mais "la majorité des électeurs de gauche disent qu'on est apte à diriger une région", se félicite Daniel Cohn Bendit, et "les 14 et 21 mars, on verra bien qui rira le plus fort".

 

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Commentaires
a écrit le 18/01/2010 à 11:44 :
busserau: nous n'avons pas besoin de traitres qui nous rejoignent et quittent leur famille politique.ce serait à mourrir de rire ci ce n'etait pas un ministre qui siege à cote de quelques traitres mais la il y a de quoi s'attrister quand on mesure la faiblesse intellectuelle de ces propos.
a écrit le 18/01/2010 à 10:01 :
A lemans; ce ne sont pas les verts qui veulent diminuer le CO2, ça c'est une idée récente, défendue en France par l'UMP, Sarkozy en tête, afin de promouvoir le nucléaire. Les verts eux, sont contre le nucléaire et les pollutions (particules, dioxyne, etc...qu'on retrouve dans l'air et les saletés que produit l'agriculture industrielle)..;
a écrit le 17/01/2010 à 16:19 :
article manquant remarquablement de rigueur :
il me semble que le précédent sondage mettait l'UMP à 35% donc quelle est la référence de progression ?
ensuite il s'agit d'élections régionales donc quelle est la valeur d'un sondage national, là encore aucune réflexion
ce serait bine de retrouver des journalistes qui analysent et aps juste qui mettent en forme des dépêches publicitaires
a écrit le 17/01/2010 à 16:07 :
Hello, les rédacteurs, n'abusez pas trop du petit blanc le dimanche matin : les régionales sont le 14 et 21 mars prochain et non les 17 et 21....
a écrit le 17/01/2010 à 12:26 :
VERTS VERTueux : La philosophie des VERTS est interessante,il faut la DECROISSANTE.limiter l'activite a son minimum,a la limite arreter de respirer,cela pourrait degager du carbone.Le VERT VERTueux serait celui qui arreterait de respirer pour aller se faire manger par des VERS ! Pour ma part je prefere la vie en ROSE plutot qu'en VERT.

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