Pour Eric Woerth, il faut "compter sur les recettes" pour redresser le déficit
latribune.fr
Le ministre du Budget, Eric Woerth, a déclaré que l'objectif de la France était de ramener son déficit public à 3% du PIB en 2013 ou 2014, grâce à une baisse d'un point par an dès que la reprise sera là. /Photo prise le 16 juillet 2009/REUTERS/John...
Le gouvernement table sur une croissance de 2,5% par an pour réduire ses déficits et remplir l'objectif de Bruxelles de 3% du déficit public par rapport à la richesse produite (PIB) en 2010. C'est la croissance qui "fera venir les recettes", a réaffirmé ce mardi le ministre du Budget Eric Woerth.
La France a transmis lundi à la Commission européenne sa trajectoire actualisée d'évolution des finances publiques, a annoncé ce mardi le ministre du Budget Eric Woerth.
Le plan français, déjà en partie dévoilé par le Premier ministre, prévoit une baisse rapide du déficit public vers les 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2013, l'objectif fixé par Bruxelles. Le gouvernement prévoit ainsi 8,2% de déficit par rapport au PIB en 2010 - après 7,9% en 2009 (138 milliards d'euros) -, puis 6% en 2011 et 4,6% en 2012.
Ces prévisions pour 2013 tablent toutefois sur une croissance "aux alentours de 2,50%", a déclaré ce mardi le ministre du Budget, Eric Woerth, sur les ondes de France Info. "La croissance, c'est ce qui fait revenir les recettes. On ne va pas augmenter les impôts dans un pays qui croît très peu ou qui, comme l'année dernière, a été en récession", a-t-il ajouté. "C'est par l'activité qu'on recréera les recettes qui ont cruellement manqué pendant cette phase de récession".
Plus précisément, le gouvernement compte sur une croissance du PIB de 2,5% en 2011, 2012 et 2013, après 1,4% en 2010.
Toutefois, une croissance plus faible ferait dérailler les prévisions de réduction des déficits. Selon le seul autre scénario gouvernemental envisagé dans le "programme de stabilité" français, une croissance annuelle de 2,25% à partir de 2011 repousserait à 2014 l'objectif de réduction du déficit public à 3% du PIB.
1% d'augmentation des dépenses publiques par an
Par ailleurs, autre levier d'action, le gouvernement souhaite limiter la progression de la dépsense. Il s'agit de "faire en sorte que la dépense publique n'augmente pas plus de 1% par an", alors qu'aujourd'hui "on est plutôt autour de 2%", a déclaré ce mardi Eric Woerth, qui doit bientôt proposer un programme d'économies à la demande du président de la République. Il faut "freiner l'augmentation de la dépense plutôt que de réduire la dépense" et "compter sur les recettes", a-t-il encore dit.
"On doit baisser notre déficit structurel [...] et c'est par les réformes de structures qu'on y parviendra", a-t-il souligné. "On a transmis à Bruxelles des prévisions de cette nature très engageantes pour la France."
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