VIDÉO Total, Philips, Heuliez : Christian Estrosi réagit

L'industrie a souffert de la crise, ses emplois aussi. Total, Heuliez, Philips, le ministre de l'Industrie a réagi à ces dossiers difficiles devant l'association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

L'industrie a perdu près de 200.000 emplois depuis le début de la crise. C'est un lourd tribut, mais "moitié moins que dans les autres pays de la zone euro", a souligné mardi le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, lors d'un entretien accordé à l'association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

Le secteur souffre donc. Et les tensions sur l'emploi sont fortes. Petit tour d'horizon de l'actualité sociale du secteur, vue par son ministre.

Total proposera une activité de substitution pour sa raffinerie de Dunkerque "ou ne fermera pas"

"Soit il y a une activité de substitution soit on ne ferme pas", a déclaré le ministre de l'Industrie concernant la raffinerie des Flandres de Total à Dunkerque. "Je n'ai pas le souvenir qu'on ait entendu dire un ministre ces dernières années dire à Total : vous ne fermerez pas votre raffinerie. Moi, je le dis".

Mardi, les salariés de la raffinerie, déterminés à empêcher la fermeture du site qui emploie 760 personnes, en bloquaient toujours le siège administratif, avec une détermination intacte. Une grève est en cours depuis mi-janvier et les installations sont à l'arrêt depuis septembre.

En même temps, a plaidé Christian Estrosi, "je ne peux pas plaider pour un véhicule électrique et hybride et demander à Total de produire plus de pétrole et de fioul". Mais dès lors que le gouvernement demande à Total de finaliser "un projet de substitution" - un projet de terminal méthanier avec EDF est notamment en discussion -, il y a une "garantie de l'emploi" sur le site, a-t-il affirmé.

Les syndicats et la direction de Philips reçus jeudi

"C'est le 8 octobre que Philips a envoyé une lettre" pour annoncer la fermeture de son usine de Dreux, qui fabrique des écrans plasma, le 12 février, a expliqué Christian Estrosi. Philips n'est pas un "patron voyou", la fermeture était annoncée, a-t-il ajouté. Et "le montant du plan de sauvegarde est par salarié de 100.000 euros", a-t-il rappelé.

Pourtant, lundi, les salariés se sont rassemblés devant leur usine, à l'appel des syndicats, pour dénoncer la "brutalité" des méthodes de la direction, après avoir trouvé les portes de leur lieu de travail closes.

"J'en saurais plus cette semaine quand j'aurais entendu tout le monde", a déclaré le ministre, qui recevra les syndicats et la direction jeudi. Il devrait profiter de cette circonstance pour déterminer si le modus operandi choisi par le groupe néerlandais d'électronique et d'électroménager respecte bien "le calendrier normal des procédures". De fait, le principal litige entre syndicats et direction concerne la consultation du comité d'entreprise ; les premiers estimant la procédure toujours est en cours, et les seconds, qu'elle est terminée.

"Philips est implanté en France, participe à la recherche de notre pays et a contribué à créer plus d'emplois à Dreux qu'il n'en avait supprimé" lors du précédent plan social, a par ailleurs insisté le ministre. Selon lui, Philips a créé 350 emplois après les licenciements de 2008, qui ont concerné 279 personnes. Mercredi, Manu Georget, délégué CGT Philips à Dreux a formellement contesté ces chiffres sur le site Nouvelobs.com. "On était 18.000 dans le groupe Philips en France il y a 7 ans, on est plus que 5.000 aujourd'hui. A Dreux, on était 4.000 en 1997, on n'était plus que 212", a-t-il déclaré.

Euliez : "une solution de substitution possible"

Chrisitian Estrosi l'avait annoncé dimanche sur RTL, il l'a redit ce mardi devant l'Ajis : "A 95%, je suis à peu près certain de trouver une solution de substitution" pour sauver Heuliez.

La relance par Bernard Krief Consulting (BKC) de l'équipementier automobile menacé de liquidation judiciaire serait sur le point d'échouer. BKC, par la voix de son patron Louis Petiet, s'était engagé à mettre 16 millions d'euros de fonds propres sur la table.  Mais l'Etat, qui a promis d'avancer 10 millions d'euros par le biais du FSI (Fonds social d'investissement), et la région Poitou-Charentes dirigée par Ségolène Royal, qui a amené 5 millions, attendent toujours. La position du ministre sur ce point:

 

 

 

 

 

 

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Commentaire 1
à écrit le 18/02/2010 à 10:11
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estrosi ''toutoule'' comme tu le dis le projet de terminal méthanier c'est éventuellement total ki serait partenaire donc 50%!!!! le projet c'est 30 personnes donc on va dire en étant optimiste 15 personnes de total!!!! on est 380 + environ 400 sous ...

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