Retraites : FO et Solidaires confirment leur participation à la mobilisation du 23 septembre
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Force Ouvrière et Solidaires ont confirmé ce jeudi leur participation à la nouvelle journée de grèves et de manifestations du 23 septembre contre la réforme des retraites décidée par six syndicats mercredi (CGT-CFDT-CFTC-CFE/CGC-FSU-Unsa). Les deux centrales syndicales n'avaient pas signé l'appel de l'intersyndicale, souhaitant initialement ne pas attendre cette date pour manifester à nouveau.
FO, dirigée par Jean-Claude Mailly, a précisé qu'elle défilera "sur son propre mot d'ordre", à savoir l'exigence d'un retrait du texte gouvernemental. La centrale a également indiqué que ses syndicats mèneront des actions le 15 septembre, jour du vote du projet de loi à l'Assemblée nationale, en première lecture. C'est également ce qu'a a annoncé l'intersyndicale.
De son côté, Solidaires a confirmé sa position prise mercredi de ne pas signer le communiqué commun. "Nous ne sommes pas d'accord sur la stratégie d'action qui consiste à reporter au 23 les suites du 7", a expliqué à Reuters Thierry Lescant, membre du secrétariat général. "Il faut inscrire un mouvement dans la durée, impulser un rythme, une montée en puissance. Le 23 doit être suivi du 24, du 25, du 26..." Solidaires ne restera pas pour autant isolé ou inactif, a-t-il ajouté. "Nous appellerons à manifester le 23 sur la base de nos revendications et nous nous réservons le droit de lancer nos propres intiatives d'ici là."
Dans un entretien au Monde daté de vendredi, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que la situation pouvait très bien "aller vers un blocage, une crise sociale d'ampleur". Nicolas Sarkozy a fait de la réforme des retraites "l'un des marqueurs de son quinquennat. C'est une source de blocage, comme l'est aussi le fait que l'Elysée rédige aujourd'hui la loi", a ajouté le syndicaliste.
Ce jeudi aussi, les syndicats de cheminots CGT, Unsa et CFDT et FO ont également appelé à la grève pour le 23.
Par ailleurs, dans une lettre ouverte transmise ce jeudi encore à la presse, les responsables CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa, FSU et Solidaires déclarent que les changements concédés mercredi par le chef de l'Etat "ne modifient pas la logique globale de la réforme". "Les injustices demeurent", selon eux. Ils confirment leur opposition au report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et celui du taux plein de 65 à 67 ans.
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"Le projet de loi de réforme des retraites fait reposer l'essentiel de l'effort sur les salariés, ne répond ni aux questions d'emploi, en particulier des jeunes et des seniors, ni à la résorption des inégalités ni au besoin de financement", argumentent-ils. "Cette réforme est donc inacceptable", ajoutent Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jacques Voisin (CFTC), Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), Alain Olive (Unsa), Bernadette Groison (FSU) et Annick Coupé (Solidaires).
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