Salaires des patrons : 5000 euros dans une petite entreprise, 3 millions pour le CAC 40

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Infographie La Tribune
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De l'enquête de l'Insee réalisée pour la CGPME à celle d'ATH sur les grosses PME cotées, jusqu'à celle de Proxinvest sur les entreprises du CAC 40, il ressort que les disparités des salaires des patrons français sont criantes.

Les patrons français touchent-ils des salaires astronomiques comme le pense souvent l'opinion publique ? Pas tous et loin de là. C'est ce qui ressort de différentes études qui paraissent ces dernières heures.

Ainsi, voilà des chiffres qui permettent de relativiser les questions portant sur la rémunération des chefs d'entreprise », explique Jean-François Roubaud, le président de la CGPME. En effet, loin de celles perçues par les dirigeants des grands groupes, les rémunérations des dirigeants d'entreprises de moins de 250 salariés se situent à des niveaux bien plus modestes. Selon l'enquête annuelle de l'Insee pour le compte de la CGPME publiée en exclusivité par « La Tribune », les rémunérations des dirigeants de PME ont augmenté de 5,3 % entre 2007 et 2008 à 61.300 euros nets annuels, soit 5.108 euros par mois (voir graphique ci-contre). Le cabinet de conseil Proxinvest, dont « La Tribune » dévoilera les derniers chiffres ce mercredi, évaluait à 1,2 million d'euros la rémunération globale moyenne des équipes dirigeantes des entreprises cotées au SBF 120 en 2008 et à 1,7 million celle touchée par les dirigeants du CAC 40.

C'est dans le secteur financier que les rémunérations étaient les plus élevées. Ainsi, dans les établissements de 20 salariés, la rémunération annuelle moyenne atteignait 100.800 euros, 194.700 euros dans les entreprises dont les effectifs varient entre 20 et 49 salariés, et grimpait à 278.100 euros dans les PME de 50 personnes et plus. Toutes tailles confondues, la rémunération moyenne dans ce secteur était de 115.900 euros

A titre de comparaison, toujours toutes tailles confondues, les rémunérations des chefs d'entreprise s'élevaient à 36.800 euros dans les transports et à 46.500 euros dans la construction, soit 3.066 et 3.875 euros mensuels en moyenne. Dans le commerce, les dirigeants ont perçu en moyenne 40.800 euros dans le commerce, correspondant à 3.400 euros mensuels. Dans les services, de très nettes différences existaient selon les secteurs. Entre ceux de l'information et de la communication (79.800 euros par an en moyenne), les activités scientifiques et techniques (86.500 euros) et l'hébergement et restauration (26.100 euros), la différence est énorme. Dans ce secteur, les entrepreneurs ont donc touché 2.175 euros par mois en 2008.

Sinistralité

Passée de 168.000 à 160.000 sur la période, la baisse de 4,5 % du nombre d'entreprises est l'autre enseignement important de cette enquête. La sinistralité est particulièrement forte dans l'immobilier (21 % sur la période), les transports (15 %) dans l'industrie et l'énergie (10 %), le commerce (7,4 %) et, dans une moindre mesure, la construction (1,2 %). Dans la finance, le nombre de PME est resté stable.

Cette baisse du nombre d'entreprises est la conséquence logique de l'entrée en récession de l'économie française en 2008, marqué par trois baisses trimestrielles successives de l'activité à partir d'avril. Compte tenu de la chute de 2,5 % du PIB en 2009, la prochaine enquête de l'Insee et de la CGPME devrait sans nul doute constater une nouvelle baisse du nombre d'entreprises. Et des rémunérations également ? « C'est à craindre, beaucoup de dirigeants ne se sont pas payés pour ne pas fragiliser leur entreprise », redoute Jean-François Roubaud. Réponse dans un an.

455.000 euros en moyenne

De leur côté, les dirigeants de sociétés cotées hors CAC 40 ont reçu une rémunération annuelle en 2009 de 455.000 euros en moyenne, selon une étude dévoilée lundi par ATH, une association regroupant des cabinets d'audit et de conseil. Derrière cette moyenne se cachent d'importantes disparités liées à la taille des entreprises. Ainsi, dans le compartiment A (capitalisation boursière supérieure à 1 milliard d'euros), les mandataires sociaux ont touché une rémunération totale de 791.000 euros alors que leurs alter ego des compartiments B (entre 150 millions d'euros et un milliard de capitalisation) et C (capitalisation de moins de 150 millions d'euros) n'ont perçu respectivement que 359.000 et 233.000 euros.

Reste que la première catégorie de dirigeants a été la plus affectée par la crise. La rémunération moyenne dans le compartiment A a, en effet, reculé de 19 % par rapport à 2008. En cause ? La très forte baisse de leur rémunération variable, passée de 408.000 euros en 2008 à 232.000 en 2009. Ces mêmes dirigeants ont enregistré une chute drastique de la valorisation des actions ou des options qui leur avaient été accordées, l'estimation moyenne étant de 423.000 euros en 2009, contre 896.000 un an plus tôt.

Les mandataires sociaux d'entreprises plus modestes ont été davantage préservés des aléas conjoncturels. Dans le compartiment B, la baisse de la rémunération globale a été moins marquée (7 %) et entraînée par celle de la part variable (? 10 %, 89.000 euros en moyenne en 2009, contre 99.000 euros en 2008). Quant aux dirigeants de sociétés du compartiment C, ils ont vu leurs revenus totaux progresser de 3 % sur un an.

Évolution positive

Effet des polémiques autour des golden parachutes versés à certains dirigeants du CAC 40 en pleine crise ou conséquence du code de bonne conduite Afep-Medef, la pratique en matière d'indemnités de départ des dirigeants a profondément évolué en 2009. 24 % des mandataires sociaux du panel ATH bénéficient d'un golden parachute, soit deux fois moins qu'en 2008. Et désormais, les montants entrent pour la quasi-totalité dans les clous du code Afep-Medef, avec de 6 à 28 mois de salaire quand le plafond fixé par les organisations patronales est de 24 mois. En revanche, les entreprises n'avaient pas, en 2009, intégré les nouvelles contraintes imaginées par le gouvernement pour encadrer les retraites chapeaux. Nul doute que le bilan 2010 fera apparaître des modifications de comportement liées à une taxation accrue.

- 20% pour les patrons du CAC

Les patrons du CAC 40 ont eux aussi vu leurs traitements diminuer en 2009 : - 20% selon l'étude annuelle du cabinet Proxinvest. Ils ont touché en moyenne 3,1 millions d'euros.

Celui qui arrive en tête de ce classement est, surprise, Carlos Ghosn, le patron de l'Alliance Renault - Nissan avec 9,2 millions d'euros. Et selon Proxinvest, il aurait "dissimulé" à ses actionnaires huit millions d'euros de rémunération.

L'analyse de Pierre-Angel Gay, directeur adjoint de la rédaction de La Tribune

Parler des patrons en général a de moins en moins de sens. Ces dernières années, il avait déjà fallu se rendre à l'évidence : les gains des patrons de petites PME n'avaient rien à voir avec ceux des dirigeants de grosses sociétés cotées, même hors CAC 40. L'enquête Insee et l'étude ATH publiées lundi sont venues confirmer ce grand écart, entre les 61.300 euros annuels nets perçus en moyenne par les premiers (chiffres 2008) et les 455.000 euros des seconds (chiffres 2009), même si ces derniers ont vu leur part variable reculer sensiblement l'an dernier. Et il n'est nul besoin d'attendre la publication, mardi, de l'étude de Proxinvest sur les émoluments des patrons du CAC 40, pour savoir que ceux-ci mettront tout le monde, échec et mat. Non, ce qui frappe, ce qui devient chaque année plus évident, c'est l'émiettement des rémunérations au sein même de chacune de ces grandes catégories.

Peut-on mettre dans le même sac deux petits entrepreneurs employant chacun moins de vingt salariés, mais gagnant pour l'un 100.000 euros nets annuels s'il est dans la finance, et pour l'autre le quart à peine s'il officie dans l'hébergement et la restauration ? Comment ne pas voir les importantes disparités existant entre les rémunérations des mandataires sociaux de grosses PME cotées ? L'écart est de un à plus de trois, selon que l'entreprise capitalise plus de 1 milliard d'euros ou moins de 150 millions. Cette dispersion devrait s'accentuer lorsque les auto-entrepreneurs, que personne ne songe encore à assimiler au monde patronal, auront vraiment conquis droit de cité. Il va falloir s'y habituer.

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a écrit le 01/10/2018 à 21:23 :
Faux faux faux, je suis chef d’entreprise dans le transport de déchets et de btp, j’ai 14 salariés, le salaire moyen de mes salariés est de 2000€/mois net, j’ai un chiffre d’affaires moyen de plus de 2 millions d’euros, mon entreprise a 3 ans d’ancienneté, mes carnets de commandes sont fulls, je cherche à embaucher, mon salaire moyen est de 8500€ net et encore, je ne compte pas les extras.
a écrit le 20/12/2010 à 16:18 :
encore une étude à un seul sens celui du saule pleureur M. Roubaud anti charges, anti syndicats et quel regret que la Tribune pourtant un excellent journal embraye sans réaliser une enquête honnête et complète.
En province Prépa S.PO,BAC+5 mention bien 40/45h semaine conscience pro et respect clients refus payer heures sup, salaire 1450?/netx13
Patron avec un gros patrimoine. Vive les salaires du CAC 40 qui paient correctement leurs salariés plus avantages sociaux.
SVP la Tribune une étude globale et non seulement pour les "petits pleureur"
Réponse de le 12/11/2011 à 14:40 :
quel risque personnel prend un patron du CAC 40? aucun
Quel risque personnel prend un patron de TPE ou PME ? 100% de ses deniers personnels plus les emmerdes d'une petite structure (moins de moyen humain pour beaucoup de contraintes administratives, sociales et fiscales)
Tentez donc l'aventure avec votre beau diplome de lancer votre boite vous ne parlerez pas de la meme façon!!
a écrit le 17/12/2010 à 9:24 :
Que dire des politiques, notamment des députés et autres élus qui gagnent + de 5000?/mois, sans créer de richesses, en se nourrissant sur la bête...
a écrit le 16/12/2010 à 15:35 :
Quand par exemple on apprend que le patron de Renault a gagné 9 millions ? en 2009 (entendu sur RMC le 12-12), on doit reconnaître qu'il y a quelque-chose d'indécent. En France, comme dans tous les pays "esclaves du fric", on ne sait pas faire la différence entre ce qui est acceptable et ce qui n'est pas tolérable. On fait rêver les gens et on les abrutit. Qui n'a pas entendu parler du rêve américain et depuis quelques années, surtout en Russie que l'on veut voir devenir un pays matérialiste-capitaliste, on mentionne sans cesse dans le magazine Forbes(vendu en Russie et publié en russe) le nombre toujours croissant de milliardaires russes. C'est de l'intox rien d'autre !
Amicalement...Jean'Claude Meslin
a écrit le 15/12/2010 à 13:21 :
il ne faut pas oublier que la majorité de nouveau PATRON de PME sont d'anciens salariés qui on eu les c...lles de se mettre à leur compte en s'endettant.
Réponse de le 15/12/2010 à 15:00 :
Et alors ? Justement, on les plaint à longueur de commentaires ceux là ! Vous auriez du remarquer que c'est bien la disparité de ces revenus qui énerve tout les posteurs ici ! Il semble que nous soyons beaucoup à ne pas comprendre qu'en matière de salaire patronal, ce dernier soit finalement autant inversement proportionnel au risque pris par l'individu !
a écrit le 15/12/2010 à 11:03 :
Bravo les patriotes! Heureusement qu'il reste en France 40 sociétés avec des milliers d'emplois à la clé! Ça s'appelle l'économie....des salaires,de la consommation,de la croissance....l'URSS nous a montré l'échec du communisme! Vous devriez aller coloniser Mars et y créer une société parfaite...on fait tous ce qu'on peut,dans une République démocratique....on n'est pas les plus malheureux sur Terre,alors arrêtons de nous plaindre et avançons tous dans le même sens,ça sera déjà un bon début!
Réponse de le 15/12/2010 à 12:52 :
Pour créer une TPE ou PME il faut de l'apport personnel (si vous êtes patron vous le savez)...l'apport personnel c'est du cash..qui peut se permettre de sortir du cash sans se mettre dans la précarité: les fils et filles bien nés...cqfd. Je pense que de nombreux français rêveraient de monter un projet et de le voir croître (et travailler pour ce projet n'est pas le problème) Mais ce privilège reste réservé qu'à une certaine caste de privilégiés. Plus vous avez d'apport, plus l'entreprise sera belle. L'argent appelle l'argent.
Réponse de le 15/12/2010 à 15:01 :
Sans compter qu'en France, vous vous plantez une fois, vous êtes fichés par les autorités et vous ne pouvez pas remonter une nouvelle boite...Tout le contraire de ce qui a permis les "self made men" outre Atlantique : le droit à l'erreur.
a écrit le 15/12/2010 à 8:47 :
Il faudrait arrêter le disque du ''petit Patron qui s'est fait tout seul'' !
Réponse de le 15/12/2010 à 12:01 :
je fais partie de ces petits patrons comme tant d'autres qui ont fait leur PME tous seul ,en démarrant avec 2 potes ,investisants leur argent ,retirant un minimum pour faire vivre cette future entreprise dans laquelle nous avons crus.je n'autorise .Je vous invite a faire de même
a écrit le 15/12/2010 à 8:41 :
Il est de notoriété publique que de nombreuses entreprises sont nées pendant la guerre !...
Réponse de le 15/12/2010 à 11:57 :
..des exemples svp
Réponse de le 17/12/2010 à 9:48 :
Née peut être pas, mais des collabo je peux vous en trouvez, et pas qu'un peu, allez faire juste une petit tour sur internet, et si vous êtes un numérique-sceptique, des livres existent. Peugeot, Renault...
a écrit le 14/12/2010 à 19:46 :
L'ironie est que les sociétés du CAC40 se sont quasiment toutes développées à l'aide du denier public et que les PME se sont, elles, développées à l'aide des fonds de poches d'entrepreneurs. Les écarts de rémunération entre les patrons-fonctionnaires des sociétés du CAC40 et ceux des patrons-entrepreneurs des PME est certainement indécent. Il témoigne, en tous cas, de l'approche de l'entreprise qui est la nôtre et du devenir, triste et prévisible, de l'économie française.
a écrit le 14/12/2010 à 16:04 :
Un patron de PME ,c'est son entreprise qu'il a crée ou hérité de ses parents qui sur leur deniers les ont investis. Cette PmE un jour peu aller jouer dans la cour des grands tel L'Oreal qui a son origine n'était qu'une PME. Ce patron ce doit d'avoir un salaire en contrepartie de son ou des investissement fait par la famille. Un patron du CAC 40 n'est qu'un parachuté dans une entreprise pour son parcours individuel. Aujourd'hui là ,demain ailleurs.alors les responsabilités ne sont pas en adéquation avec l'entreprise. Certains devraient mettrent le principe de Peters en excerce cela éviterai bien des déboires au tissu économique. De m^me pour les syndicats
Réponse de le 14/12/2010 à 17:06 :
Une PME qui devient une multinationale, je me demande dans quel camps elles étaient en 1940 1944
Réponse de le 15/12/2010 à 8:22 :
En 1940.44 PPR (Pinault ),n'existait pas ,en revenant de son service militaire en 1966 il prend en mains les reines de la scierie familiale ,il développe cette entreprise artisanal ,voyez ce quelle représente aujourd'hui. Si vous parlez de collaboration ,demander aux communistes ce que faisait Marchais en Allemagne ,il montait des moteurs d'avions. Ce type d'entreprise je peux vous en citer des dizaines
Réponse de le 15/12/2010 à 15:21 :
Ouais , vous me citez un homme qui a spéculé sur la nourriture ( sucre ) pour s'enrichir. C'est vrai, c'est plus moral...
Réponse de le 17/12/2010 à 9:45 :
TOUTES les entreprises qui existaient avant 39-45 et qui sont aujourd'hui des entreprise importante ont collaborées, TOUTES sans exception. N'ayons pas peur des mot, aucune des personnes agées qui sont riches actuellement ne se sont faites toutes seules, contrairement à la génération qui arrive et qui prend des risque pour vivre car le reste n'est que de la survie.
a écrit le 14/12/2010 à 15:39 :
la regle pour un employeur = 1 salaire reference smic versé = 1 salaire reference smic pour employeur
exemple = 10 employé gagnant 1000 euros = 10000 euros salaire net employeur
Réponse de le 14/12/2010 à 16:48 :
face a l'arrivée de la tnt ,nous tournons actuellement avec un rapport de 2,5
+ marge materiel 300%
a écrit le 14/12/2010 à 14:31 :
Le risque... tjrs le risque... ah oui les patrons prennent des risques... mais à quelle hauteur situe-t-on la rémunération du risque ?...... le sepiternel refrain du risque...
...LOL...
a écrit le 14/12/2010 à 14:09 :
les chefs d'entreprise des PME sont mal payés vue leur niveau de responsablité, leur prise de risque , leur temps de travail. Le meilleur choix professionnel pour un equilibre vie professionnelle et vie familiale , est d'exercer une profession liberale
a écrit le 14/12/2010 à 14:07 :
alors que dire..., une nouvelle chasse aux sorcieres est elle en route....?
les grands patrons americains , russes , chinois etc....ils gagnent combien a votre avis....,
A vrai dire , les gens s'en fichent de savoirs les chiffres exacte et ils ont bien raison.
Par contre , eux , ils recherchent un emploi , avez vous quelque chose a leurs proposer..?
Réponse de le 14/12/2010 à 14:20 :
pas d'erreur une entreprise a une masse salariale a dépenser donc un distribuant mois au grand chef elle peut embaucher donc personne ne doit s'en fiche
a écrit le 14/12/2010 à 13:10 :
bon, faut voter par nos actes : les " moins de 4 000 Euros/ mois " , arrêtez de procréer !
Réponse de le 14/12/2010 à 15:30 :
Oui, il faut qu'on arrête de procréer pour cesser de fournir des consommateurs à rouler et des salariés à exploiter ou comme c'est le cas actuellement, à jeter à la manière de GM qui ne sait plus comment se débarrasser de ses salariés !!!
a écrit le 14/12/2010 à 12:59 :
ON COMPARE DES CHOSES INCOMPARABLES
40 000 ? MENSUEL PR UNE BOITE DU CAC FACE A 5 000 ? MENSUELS PR UNE PETITE BOITE

LE RAPPORT EST DE 1 A 8 SUR LES REVENUS MAIS BIEN PLUS DISPROPORTIONNE SUR LES RESPONSABILITES

ON PARLE ENCORE POUR RIEN DIRE
ON VEUX TS GAGNER PLUS C EST PAS EN DENONCANT CEUX QUI GAGNENT PLUS QU ON NVERSERA LA TENDANCE

FAUT SE BOUGER ET TOUT FAIRE PR REUSSIR C TT
Réponse de le 14/12/2010 à 14:06 :
Je te conseille de te renseigner sur le principe de peter avant de venir nous dire de nous bouger le cul.
Ensuite ce n'est pas parce que quelqu'un a de plus grosses responsabilités (je ne vois pas en quoi d'ailleurs car le patron d'une entreprise du cac 40 ne doit pas faire grand chose et a une armée pour l'aider la ou le patron d'une tpe est tout seul et si il ce trompe c'est terminer pour lui. L'état va pas venir le sauver).
Enfin tout cela ne justifie pas une telle différence de salaire. Si le chef d'entreprise au lieu de gagner 3 Millions et son conseil 1 Millions il ne gagnait que 500 000 chacun ca permettrait d'augmenter le salaire de tous le monde dans l'entreprise tout en leur permettant de "survivre" je pense.
Réponse de le 14/12/2010 à 15:55 :
Crois tu qu'un petit patron a moins de responsabilité que celui d'une entreprise du CAC 40. Un petit patron est face à tous les problèmes ,du client aux fournisseurs via l'administration. De plus + pres de ces employés ce qui n'est qu'une façade dans les grosses entreprises ,les relations humaines totalement différentes.Un échec ,le petit patron pays cache un PDG démissionne avec un parachute bien utile pour sa chute. Oui il faut comparer ce qui est comparable
a écrit le 14/12/2010 à 12:35 :
Finalement, la rémunération n'est rien d'autre qu'un prix, à l'apparence faussée par les prélèvements "sociaux"
a écrit le 14/12/2010 à 12:31 :
Et nous ne parlons que des PDG... tous les COMDIR de ces entreprises sont aussi très bien payées... 100000?/an et +... et je ne compte que les salaires... il faut ajouter les primes d'oibjectifs et les actions gratuites....
a écrit le 14/12/2010 à 11:35 :
La rémunération est directement liée à 3 critères : les chiffres (surtout), le savoir-faire et le diplôme si obligatoire. Il est malheureusement bien évident que, dans un restaurant avec un patron-chef et deux aides (dont l'épouse du chef), les rémunérations soient bien inférieures à celles d'un cabinet d'avocat d'affaires aux effectifs identiques, même fraîchement nommés sur d'hypothétiques compétences issues d'une vie politique aléatoire.... La fiscalité pèse aussi beaucoup plus en % sur les petites entreprises qui prennent directement tous les minima fiscaux, au point d'en mettre sur la touche une majorité.
a écrit le 14/12/2010 à 11:12 :
a quand un coeff maxi entre le plus petit et le plus gros salaire;en fin de compte qui paie les gros salaires LE CONTIBUABLE en subventionnant les bas salaires il suffirait de répartir la masse salariale équitablement. DE meme quand on a baissé
la tva restauration btp les prix n'ont pas baissés
Réponse de le 14/12/2010 à 12:38 :
Il n'y a que mélenchon qui propose ce système de rapport défini entre le plus haut et le plus bas revenu
Réponse de le 14/12/2010 à 16:45 :
ca c'est un faux probleme.
autant donner toutes les entreprises francaises a l'etat qui apres les avoir mis vite fait en fait faillites , les dementelleras et les revendra a qui....? AUX MECHANTS INVESTISSEURS.
FAUT SAVOIR CE QUE L'ON VEUX.
UN PAYS LIBRE OU UNE SORTE DE RUSSIE DEMAGOGUE ET DONC UNE SORTE DE DICTATURE..
Réponse de le 15/12/2010 à 16:13 :
Quelle argumentation :-)
a écrit le 14/12/2010 à 11:09 :
Et dire que les petits patrons ne voient pas qu'ils sont utilisés comme prétexte pour atténuer l'aberration des grands patrons. En France les pme sont tout simplement sacrifiées par les charges pour que les grandes entreprises puissent vivre grassement.
Réponse de le 14/12/2010 à 15:45 :
faire vivre surtout les fonctionnaires et les profiteurs de la société
Réponse de le 14/12/2010 à 16:43 :
ah oui sauros on te connait pas besoin d'en ajouter à chaque fois...les hopitaux, l'armée etc etc oui oui ce sont des profiteurs ;);) bravo l'argumentation !! 20/20
Réponse de le 16/12/2010 à 1:36 :
Faut arreter de mettre tout dans le meme panier. Le socialisme, c'est pas le communisme qui lui meme n'a rien avoir avec de la dictature. Les fuite d'argent vers le haut c'est évidemment un emplois moindre ou une stagnation salariale en bas. C'est de la perte de productivité au profit, non de l'entreprise, mais des carrières individualistes d'une minorité de gens. Je rappel aussi qu'un service public ne fait pas de bénéfice et a sa raison d'etre au profit du citoyen et non dans la concurrence à outrance où la masse salariale fait office de tampon financier. Etre fonctionnaire, c'est pas forcemment etre planqué. Pour certaine personne le gain de l'argent n'est pas une priorité. Ils veulent VIVRE modestement mais correctement, ne pas bosser 60h par semaine car c'est passer à coté de sa vie mais d'avoir en meme temps un boulot par vocation et vouloir se sentir utile. Mais les gens qui ne comprennent pas la vie sans excès d'argent, de dépense, de matérialisme aigu émettrons toujours une intolérance vis à vis de gens qui en ont moins chié qu'eux et qui ont simplement choisi de vivre différemment. Si on ne supporte pas l'altruisme et la solidarité, on a rien à faire en France mais tout à faire au USA. La liberté c'est avant tout la possibilité de choisir la vie que l'on veut mener ce qui est de plus en plus difficile aujourd'hui.
a écrit le 14/12/2010 à 10:39 :
C'est à se demander si Cantona n'a pas en partie raison.
Réponse de le 14/12/2010 à 14:11 :
et! oui il avait raison, mais maintenant le train est passé et c'est désormais trop tard.
Réponse de le 14/12/2010 à 16:08 :
Au fait, quel était le salaire de Cantonna?
a écrit le 14/12/2010 à 9:18 :
Ce sont des personnes en général pistonnées et c'est à proprement parler, scandaleux ! Vive les extrêmes comme Mélenchon, ils ont raison !!!
Réponse de le 14/12/2010 à 10:25 :
Travailleur indépendant, je suis scandalisé par ces propos stupides.
Si je trouve délirant les gros salaires des patrons du CAC 40, j'ai un salaire (les mois ou je peu me apyre) comme beaucoup de petit patron, artisan, profession libérale, entre 1000 et 2000 euros net par mois. Pas de quoi fouetter un chat, comme on dit. Je bosse 50, 60 à 70 heures par semaine. Alors le discourt anti-patron de gauche, j'en au ras le cul.
Il vous reste à vous mettre à votre compte le 1er janvier 2011, et on en reparle dans un an. Vous verrez ce qu'est la vie de patron.
Réponse de le 14/12/2010 à 10:44 :
Je pense que Eiffel parlait des "gros", pas des "petits" patrons...Vous avez du coup raison tous les deux ! Comment croire à une quelconque méritocratie quand on voit ces disparités et alors que les "gros" patrons n'ont en général pas crée leur boite, et qu'ils n'ont fait "qu'hériter" (au sens propre ou figuré !) d'une entreprise déjà en bon état de marche ! Les salaires du CAC40 sont HONTEUX,, et que l'on ne vienne pas parler de "responsabilités" : salaires mirobolants, parachutes dorés, et jamais de problèmes après coup quand certaines magouilles explosent à la tête des salariés ! Honteux.
Réponse de le 14/12/2010 à 15:18 :
Bien sûr, je parlais des gros pseudo-patrons qui sont des boeufs qui ne prennent aucun risque. Je ne parlais pas des vrais patrons qui eux doivent vraiment manager avec intelligence et à qui au passage, je vais rendre hommage pour leur courage et leur détermination. Jean-Luc Mélenchon ne s'attaque pas aux vrais patrons mais à tous ces pistonnés pour leur prendre tout ce qui dépasse 20 000 euros par mois. J-L Mélenchon est l'ami des vrais patrons !!!
Réponse de le 14/12/2010 à 15:44 :
ce n'est pas en héritant que l'entreprise permet un gros salaire.Des PME vieille de 40 ans ou le patron tire a bout de bras son entreprise pour 1500 euros/mois ,j'en connait.
Réponse de le 15/12/2010 à 14:57 :
Moi aussi j'en connais...Les "héritiers" dont on parle, il me semble, ne sont pas patrons de PME mais de sociétés du CAC40...Etre patron, même petit, ne dispense pas de lire un paragraphe dans son entier pour en connaître la teneur ! Cessez donc vos réponse en mode "pilotage automatique" !
Réponse de le 18/12/2013 à 9:36 :
lol

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