Qui sont donc ces Français qui ont créé leur entreprise en 2010

 |  | 435 mots
Lecture 2 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La création d'entreprises connaît en France un succès qui ne faiblit pas. Statuts, secteurs, localisation : l'Insee a regardé à la loupe le profil de ces nouvelles venues.

On savait que 2010 avait été un bon millésime en termes de créations d'entreprises, avec 622.000 entreprises créées, soit 7% de plus qu'en 2009. La mise en place du régime de l'auto-entreprise en 2009 a joué pour beaucoup dans ce regain de la création d'entreprises que l'on constate depuis deux ans. De même que la crise. Au vu des tensions sur le marché du travail, nombre de demandeurs d'emploi ont en effet choisi de créer leur activité.

L'Insee a publié mardi une radioscopie de ces entreprises sorties de terre en 2010. Sans surprise, plus d'une nouvelle entreprise sur deux est une auto-entreprise (359.700), soit une hausse de 12% par rapport à 2009. La nouveauté la plus notable est la montée en puissance de ce statut dans les DOM. "Ce rattrapage s'explique par l'adaptation, fin 2009, du régime microsocial (régime spécifique à l'auto-entrepreneur) aux spécificités des DOM pour les cotisations", indique l'Insee.

Ainsi, ce sont la Réunion, la Guyane, la Guadeloupe et l'Île-de-France les régions les plus dynamiques en termes de création d'entreprises, tous régimes juridiques confondus. En Corse, en Bourgogne et en Poitou-Charentes en revanche, le nombre de créations baisse. Paradoxalement, en Corse, l'auto-entreprise connaît un beau succès.

A côté des auto-entreprises, le nombre de créations de sociétés remonte également, après avoir diminué en 2009. En 2010 comme en 2009, une entreprise créée sur quatre est une société. Parmi elles, 81% sont des sociétés à responsabilité limitée (SARL) et 14%, des sociétés par actions simplifiées. La part des SAS augmente nettement depuis 2008, note l'Insee. Cette évolution est liée au fait que le capital minimum exigé pour les SAS est passé  de 37.000 euros à... 1 euro.

Parmi les SARL, les SARL unipersonnelles (ou EURL) progressent très vite (+47% en 2010), apparaissant comme une alternative à l'auto-entreprise. Au final, l'Insee note que les "formes juridiques simplifiées ou unipersonnelles" sont celles qui connaissent le plus grand succès auprès des créateurs.

Les secteurs dynamiques

En termes de secteurs, le dynamisme de la création d'entreprises est particulièrement important dans la construction (+14,8%), les transports (+14,6%) et les activités immobilières (+12,8%). Le secteur de la construction représente 15% des créations en 2010, mais explique à lui seul plus de 25% de la hausse des créations entre 2009 et 2010.

A l'inverse, dans le commerce, les créations n'augmentent que de 0,6% et elles baissent de 0,9% dans l'information et communication.

Enfin, qui dit création d'entreprises ne dit pas création d'emplois… La quasi-totalité (95%) des auto-entreprises se font sans salariés. Hors auto-entreprises, cette proportion est également importante (87%).
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/01/2011 à 12:51 :
Le statut d'autoentrepreneur est une bonne chose, il libéralise dans une certaine mesure le travail malgré les limitations de chiffre d'affaire, une bonne chose pour les retraités pour arrondir leur retraite..
Réponse de le 27/01/2011 à 19:24 :
Il faudrait vraiment étudier au cas par cas le bien fondé de la démarche. Bon nombre de retraités n'en ont vraiment pas besoin et sont déjà grassement pensionnés avec bien souvent aussi des cumils de retraites. Et c'est encore là une concurrence supplémentaire à laquelle les entreprises doivent faire face...un vrai dumping.
a écrit le 26/01/2011 à 19:51 :
Les entreprises "créées" en 2010 ne sont que des chiffres, pas encore des entreprises. Attendons quelques années avant de leur attribuer le qualificatif :-)
a écrit le 26/01/2011 à 16:52 :
Dans la restauration et l'hotellerie, même de luxe, certains patrons demandent à leurs serveurs et chefs de rangs d'adopter le statut d'autoentrepreneurs pour échapper aux charges. C'est presque du travail au "noir" institutionnalisé!
Réponse de le 26/01/2011 à 19:55 :
@ Djet : et même les curés...parce que leurs habits sacerdotaux-entreprises :-) Mauvaise blague mise à part, je ne serais pas du tout étonné que la pratique dénoncée soit courante.
Réponse de le 27/01/2011 à 19:19 :
Elle l'est , et a déjà été relatée par les medias.
a écrit le 26/01/2011 à 16:46 :
Pour 99% des autoentreprises, cela ne représente en fait qu'une activité complémentaire pour des salariés déjà en place dans des entreprises, et ceci ne servant d'ailleurs qu'à arrondir leur fins de mois (CA de 30 ou 70K?). Il faut noter aussi , si l'on regarde à la loupe, que dans la grande majorité des cas ces autoentreprises appartiennent au même secteur d'activité que celui des entreprises classiques qui abritent et nourrissent ces salariés. Se pose là le grave problème de la concurrence déloyale, du détournement d'affaires et de clientèles et de toutes sortes de démarchages ou de travaux effectués aux détriments des entreprises "classiques" . Dans certains cas ces autoentrepreneurs sont amenés à prendre des "congés" dans les entreprises qui les abritent en tant que salariés pour mener à bien leurs affaires ou chantiers liés à leur autoentreprise, cela pose aussi le probléme de la responsabilité de la couverture sociale en cas d'accident ou de maladie. On remarquera aisément d'ailleurs que bon nombre des ces autoentrepreneurs ne sont facilement joignables que le soir ou pendant les weekends sur leurs emails ou sur des téléphones portables. Pour beaucoup d'entre eux ils "commercent" sur les sites tels qu'E-bay et autre Priceminister.... Encore une fois le système a été détourné de son but premier c'est la seule raison qui en a fait son succés! Tout le monde ayant droit de monter son ou ses autoentreprises sans contraintes ni surveillances bien entendu l'état y gagne aussi en collectes d'impôts.
Réponse de le 27/01/2011 à 7:46 :
Globalement d'accord sur l'annalyse toutefois une petite précision le CA moyen déclaré par les AE en 2009 était de 6300 e ce qui confirmrle caractère accessoire de cette activité. Moins d'accord sur le final il n'est pas évident que l'état soit gagnanten terme d'impôt et de charges compte tenu du non controle exercé sur les AE qui déclarent ce qu'ils veulent et de la concurrence faite aux entreprises traditionnelles
a écrit le 26/01/2011 à 14:07 :
il faudrait savoir combien de ces entreprise ne couvrent qu'en travail d'appoint qui ne rapporte meme pas autant que le smig
Réponse de le 26/01/2011 à 16:48 :
A peu près toutes!
a écrit le 26/01/2011 à 13:56 :
Si l'on peut se réjouir d'une augmenation du nombre d'entreprise dans la construction (signe d'une reprise dans le neuf) on peut par contre s'inquiéter de la reprise du nombre d'"entreprises " das l'immobilier c'est certainement le signe de la réappartion des agents commerciaux travaillant pour les agences immobilières sous couvert de l'auto entreprise. retour de la bulle immobilière? la finanve est repartie comme avant l'immobilier repare mais on n'a pas d'industrie comme en Allemagne. l'histoire serait-elle un simple recommencement?
a écrit le 26/01/2011 à 10:30 :

Combien d'entres elles vont passer les 3 voir les 5 ans ?
a écrit le 26/01/2011 à 9:20 :
Bonne nouvelle ?, je ne le crois pas ! ces entreprises (et surtout les "auto") sont crées pour répondre au manque d'emploi dans une région, un département, ... une ile !. La quantité de créations est malheureusement proportionnelle au manque d'emploi salarié...et /ou des salaires planchers offerts, ce chiffre exprime bien ces problèmes suivant les lieux géographiques.
Réponse de le 26/01/2011 à 10:12 :
C'est normal qu'un autoentrepreneur n'emploie que lui même et ne soit pas salarié.
C'est justement pour cela que le statut a été fait.
Il y a des emplois marchands, non subventionnés par la métropole,qui sont non-salariés.Bravo.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :