La flambée de l'immobilier fait grimper de 4,1% le coût de la vie étudiante

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Le logement représente désormais la moitié des dépenses d'un étudiant. La hausse des frais d'inscription a également contribué au renchérissement du coût de la rentrée étudiante.

Pour les étudiants aussi, la rentrée fera mal au portefeuille. Le panier social de l'Unef (Union nationale des étudiants de France), dévoilé ce lundi, indique une augmentation de 4,1% du coût de la vie étudiante par rapport à l'année dernière. Une hausse tirée principalement par la flambée des prix des logements, puisque ce poste représente la moitié des dépenses d'un étudiant et augmente cette année de 8,9% en Ile-de-France et de 1,9% en province.

A cela s'ajoutent les hausses des frais d'inscription (+3,1%), les frais de cotisation de sécurité sociale (+1,5%) et le coût de la restauration universitaire (+8,4%), tous fixés par le gouvernement. Cette augmentation du coût de la rentrée étudiante vient dégrader des conditions de vie étudiante déjà précaires : 68% des étudiants sont salariés tout au long de l'année, et pour 84% d'entre eux, il s'agit d'un salariat subi. De plus, pour la première fois depuis les années 1960, l'Unef observe un "mouvement de démocratisation à l'envers", avec une part des étudiants issus de milieux dits "modestes", en diminution.

Face à un tel constat, l'Unef dénonce la politique menée par le gouvernement depuis 2006 : les dépenses obligatoires ont augmenté de 33,2% en moyenne sur cette période, tandis que les aides sociales n'ont été revalorisées que de 13%, selon l'association étudiante. Si un sixième échelon de bourse a bien été crée, permettant à 100.000 étudiants de bénéficier d'une augmentation de leurs aides, le versement du dixième mois de bourse dés la rentrée 2011 et promis par le gouvernement en 2009 n'est toujours pas garanti. Seule la moitié d'un mois avait été versée l'an dernier. Alors que le gouvernement devrait annoncer mercredi ses mesures de réduction budgétaires, l'Unef met en garde contre un "coup de rabot" sur les aides étudiantes et attend que les 80 millions d'euros qui manquent aujourd'hui pour le paiement du dixième mois de bourse, soient débloqués.

 

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a écrit le 23/08/2011 à 9:15 :
68% des etudiants seraient salariés tout au long de l'année?? je veux bien le détail d'ou sorte ces chiffres car j'en suis étonnée. faut arreter de se plaindre un peu, les études ont un cout et d'en d'autres pays, si t'as pas de tunes, tu etudies pas. ça permettrait de faire moins de surdiplomé et d'accorder de bonnes bources a des gens ayant des capacités supérieures à la moyenne.
a écrit le 22/08/2011 à 13:51 :
Hausse entretenue par les APL (qui finissent direct dans la poche du proprio - c'est pas pour rien que 90% des appartements familiaux dans les grandes villes sont indiqué colocation acceptée) et par le Scellier...Ben oui, le "plafond" fiscal est souvent le prix fixé par le proprio une fois le bien en location. Et ce sont mes impôts qui financent ça ?
Réponse de le 22/08/2011 à 14:46 :
Tout a fait, un proprietaire que je connais fixe le loyer en fonction du candidat eligible ou non aux APL, il se gave, les etudiants ne deboursent rien et on fait encore une fois les poches au contribuable francais ...
Réponse de le 22/08/2011 à 15:11 :
On a créé une forme de drogue pour les propriétaires avec l'APL, l'argent des impôts qui va directement financer les propriétaires pour stimuler la construction de petits logements, l'étudiant étant juste là pour permettre de vérifier que le logement est bien loué. Le sevrage va être difficile, on a vraiment un problème dans ce pays avec l'immobilier. Les universités devraient toutes avoir leurs propres logements étudiants et leur campus en fonction du nombre de places disponible, nous avons un système éclaté par manque de place( c'est une volonté car nous avons un des pays avec la plus faible densité de population), trop d'universités ou de grandes écoles.
il faudrait sans doute remplacer l'APL par un partenariat université-privé en premier lieu, la fac qui loue des logements pour les sous-louer à ses étudiants, la différence étant l'évolution de l'apl, jusqu'à ce que la fac puisse faire construire ses propres logements.
Réponse de le 22/08/2011 à 15:24 :
Et voilà a raison. Nos impôts financent le Scellier et ce sont les promoteurs qui empochent le montant. Tous ces systèmes d'aide (APL, scellier, TVA réduite, etc..) ne profitent jamais au consommateur.
Réponse de le 22/08/2011 à 16:30 :
@ réagir: ben faut pas être naïf, toutes ces aides sont bien entendu payée par le contribuable !!!
Réponse de le 22/08/2011 à 17:35 :
Dialogue de ce proprietaire que je connais avec des etudiants : loyer affiché 600 euros + charges. Vous avez les APL, le loyer est 800 euros, avec 350 euros d'APL par mois l'etudiant est quand meme gagnant car il ne debourse que 350 euros par mois au final. Sans APL, les loyers seraient plus bas ... Je plains les etudiants dont les parents travaillent (classe moyenne) sans gagner des dizaines de milliers d'euros par mois et ne beneficient pas de l'APL

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