Chatel fait du bilan du gouvernement la 3ème révolution de l'école

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Le ministre de l'Education nationale a fait le point ce jeudi sur la rentrée 2011. Il a placé son bilan sous le signe de la « personnalisation ».

Rien que ça. Lors de sa troisième conférence de presse de rentrée ce jeudi, Luc Chatel a mis le bilan éducatif du gouvernement au panthéon des grandes révolutions du monde de l?école. Après l?école laïque obligatoire de Jules Ferry en 1882 puis la massification des années 1970-1980 (réforme Haby du collège unique en 1975, objectif de Jean-Pierre Chevènement en 1985 d?amener 80 % d?une classe d?âge au niveau bac ?), il a estimé que les réformes menées depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, axées sur la personnalisation, consacrent la 3e révolution de l?école. "Avec la massification, des moyens considérables ont été mobilisés. Mais nous n?avons pas pris la mesure de cette 2e révolution. L?hétérogénéité des classes n?est pas assez prise en compte. Une nouvelle donne s?impose donc", a lancé le ministre de l?éducation.

Nouvelle donne

Cette nouvelle donne, c?est la "personnalisation" déclinée par les récentes réformes : personnalisation de la pédagogie (avec les heures hebdomadaires personnalisées), celle des parcours (avec la réforme du lycée et celle du bac pro en 3 ans, la refonte de la voie technologique) et enfin celle des acteurs locaux avec une organisation plus décentralisée et une montée en puissance des recteurs et une plus grande autonomie des établissements. Outre un tableau relativement rose de la mise en ?uvre de la réforme de la formation des étudiants, qui arrivent dans le métier désormais à temps plein et dépourvus de formation pratique (en attendant que se développent les masters en alternance), Luc Chatel a parfait son bilan en rappelant le revalorisation de rémunération consentie l?année dernière pour les débuts de carrière. Quant aux suppressions de postes (16.000 à cette rentrée, 14.000 en 2012 soit en tour 80.000 pour le quinquennat), il a jugé "responsable d?assumer cette politique", rappelant à nouveau que cette année, la maison Education compte encore, malgré les réductions de postes et la poussée démographique, 35.0000 enseignants de plus et 500.000 élèves de moins qu?en 1995. Selon lui, "ceux qui promettent des créations de postes après 2012 mentent".

Camoufler les manques d?effectifs

Pour autant, sur le terrain, le tableau est moins idyllique. Le principal syndicat d?enseignants du second degré, le Snes-FSU, a indiqué la semaine dernière que nombre de remplaçants avaient été mobilisés, parfois à l?année, pour camoufler à la rentrée les manques d?effectifs. Plus récemment, le syndicats des personnels de direction (SNPDEN) a pointé « la dégradation du service public d?éducation » et, enquête à l?appui, les solutions auxquelles sont contraints les chefs d?établissement pour donner le change et éviter que le système craque (horaires nationaux non respectés, heures supplémentaires en sus, aides personnalisées ou options supprimées?). Et de dénoncer le désengagement croissant de l?Etat.
Une plainte relayée mercredi par l?Association des Régions de France (ARF), dont les dépenses éducatives dépassent de plus en plus leurs prérogatives (elles ont la charges des lycées depuis la loi de décentralisation de 1984). Outre les conséquences budgétaires des récentes réformes pour les régions telle celle du lycée (qui implique un coût de 124 millions d?euros pour renouvellement des manuels de classe de 1ère pour cette rentrée), François Bonneau, président de la commissions éducation de l?ARF, a demandé a ce que ces collectivités soient associées aux décisions de l?Etat sur les lycées. En 2009, elles ont investi les lycées 4,6 milliards d?euros, soit une hausse de 11 % depuis 2004.

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Commentaires
a écrit le 02/09/2011 à 11:49 :
c'est pas ce ministre là qui ne savait même pas faire une multiplication?? ils sont d'une autre planète nos ministre, ils sont comme les étudiants d'aujourd'hui, jamais travaillés et toujours sur les bancs de l'ecole!!
Réponse de le 03/09/2011 à 13:33 :
c' est une constante de ce gouvernement, le ministre précédent (darcos) aussi ne savait pas faire une règle de trois !
sur les bancs de l'école, il faudrait qu'il y retournent et vu leur niveau la maternelle serait déjà un saut de classe!
vivement qu'ils dégagent car de l'autre coté de bancs ils ne tiendraient pas une journée, face aux élèves.
a écrit le 02/09/2011 à 11:17 :
J'attends avec impatience l'introduction de leçons de morale à l'Assemblée et au Sénat!
a écrit le 02/09/2011 à 11:16 :
J'attends impatiemment l'introduction de leçons de morale à l'Assemblée et au Sénat !
a écrit le 02/09/2011 à 6:37 :
Il nous fait pitié ce pauvre Chatel. Il doit vivre de grands moments de solitude pour en arriver a croire qu'il révolutione l'école avec des idéessuagrenues. Piètre propositions, stupides changements ...

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