L'apprentissage, marchepied des jeunes pour accéder au marché du travail

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Selon les résultats du 43ème baromètre de conjoncture des TPE réalisé par l'Ifop pour Fiducial, et que dévoile La Tribune,72% des patrons de TPE trouvent l'apprentissage adapté aux TPE et PME.

Les patrons de très petites entreprises (TPE) plébiscitent l'apprentissage. Selon les résultats du 43e baromètre de conjoncture des TPE réalisé par l'Ifop pour Fiducial, 84 % d'entre eux considèrent qu'il facilite le recrutement des personnels et 72 % estiment qu'il est adapté aux TPE/PME. Une TPE sur quatre ? soit deux employeurs en France sur cinq ? ont eu recours à ce dispositif au cours des trois dernières années. Mieux, ils embauchent souvent dans la foulée un de leurs apprentis (39 %, voire 66 % dans les TPE de plus de cinq personnes). "Si les patrons de PME sont favorables à l'apprentissage, explique Jean-Marc Jaumouillé, directeur des techniques professionnelles chez Fiducial, c'est parce que beaucoup d'entre eux sont passés par ce dispositif. Notamment dans l'artisanat. Ce qui les intéresse, ce ne sont pas les étudiants classiques, mais ceux qui suivent des formations bien adaptées au monde de l'entreprise".

 

Très développé en Allemagne, ce dispositif en alternance est un marche-pied pour les jeunes désireux d'entrer sur le marché du travail. Pour autant, ce n'est pas la solution miracle au chômage des 15-24 ans comme le rappelle l?Association de régions de France (ARF) qui, dans un communiqué, rappelle que "l'apprentissage ne se décrète pas" et pointe une baisse de 8 % des effectifs depuis le début 2011.

De son côté, Jean-Marc Jaumouillé, note toujours une "image de l'apprentissage qui progresse peu" et plaide, pour la redorer, pour une fusion du contrat d'apprentissage et du contrat de professionnalisation".Et celui-ci de poursuivre : "ces deux dispostifs sont très proches car ils proposent des formations qualifiantes et diplômante. Si on avait un seul contrat, cela permettrait d'approcher des personnes ayant des niveaux de qualification supérieurs et revaloriserait les branches et les métiers concernés".

 

Si la formation des salariés satisfait globalement les patrons de petites entreprises, ces derniers sont beaucoup plus critiques sur le système éducatif français. 64 % d'entre eux jugent qu'il fonctionne mal. C'est pourquoi ils appellent massivement (91 %) à des réformes urgentes pour améliorer l'éducation et la recherche, avec pour priorité absolue de s'assurer que tous les jeunes sachent au moins lire et écrire en sixième (64 %). Il réclament aussi une adaptation des études au monde de l'entreprise (41 %) et l'amélioration de l'orientation des jeunes (37 %). Vaste programme.

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Commentaires
a écrit le 23/04/2013 à 18:19 :
voila quelques mesures urgentes à mettre en oeuvre tout de suite:( je suis un prof de cfa ( 37 ans de travail dans le systeme):
necessité chaque année au mois de juin de réunir tous les acteurs pour des assises de l'apprentissage dans chaque département ( objectif precis : élaboration des besoins en formation -création de formations si necessaire ( métiers en tension ) ou suppression de classes -optimisation des CFA avec du personnel( profs et formateurs) compétents et bien rémunérés - optimisation du travail du tuteur en entreprise ( avec statut et rémunération) -necessité de réactiver la coda ( agréments des maitres d'apprentissage) pour que les capacités des tuturs soient réelles -augmentation du nombre d'inspecteurs de l'apprentissage au niveau départemental avec des moyens de controle réels et pouvant demander à la coda des sanctions . enfin, pour que les jeunes n'aillent pas dans cette voie par défaut , il serait utile et correct de bien REMUNERER ces métiers ad hoc notamment lorsque les jeunes ont les diplomes et titres.-
a écrit le 16/09/2011 à 13:59 :
cela fait quarante ans que l on nous serine les même conneries il ni a qu'a faire il aurait fallu faire .les gouvernements allemand savent faire demandons leur la recette .comme disait coluche on paye des gens pour s autoriser de penser .

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