Fin des poursuites judiciaires contre DSK en France
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Le parquet a beau avoir classé sans suite la plainte de Tristane Banon pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn, il lui a reconnu le statut de victime d'agression sexuelle. Le procureur a en effet considéré que DSK avait reconnu avoir tenté d'embrasser la romancière, un comportement "qualifiable d'agression sexuelle" et non de tentative de viol.
Or, l'agression sexuelle, considérée comme un délit, a un délai de prescription de trois ans alors que la tentative de viol est un crime prescrit au bout de dix ans.
"Très clairement, dans la lettre que m'a envoyée le parquet, il dit qu'il y a eu agression sexuelle, donc mon statut de victime est reconnu a minima, je reste convaincue et je continue d'affirmer que c'était une tentative de viol (...) mais on ne peut plus dire que j'étais une affabulatrice", a déclaré Tristane Banon.
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Celle-ci a donc décidé de s'en tenir là et de renoncer à se constituer partie civile. En revanche, elle a indiqué être déterminée à "tout faire pour que la loi proposée par Marie-George Buffet d'allonger le délai de prescription des agressions sexuelles soit votée". Le député et ancien ministre PCF a en effet annoncé avoir déposé une proposition de loi en faveur de l'allongement du délai de prescription des agressions sexuelles de trois à dix ans.
La décision de Tristane Banon met fin aux poursuites judiciaires de DSK. En France tout du moins car aux Etats-Unis, un procès au civil l'attend toujours concernant l'affaire Nafissatou Diallo.
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