François Chérèque (CFDT) se dit "inquiet" de l'envolée du chômage
Isabelle Moreau
Isabelle Moreau
Alors que le taux de chômage est reparti à la hausse en France métropolitaine ( +0,2 point au troisième trimestre 2011), à 9,3% de la population active, François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, se dit "inquiet" sur la situation du chômage. Celui qui prône des mesures comme "le chômage partiel", la "formation des licenciés" et "plus d'emplois aidés", estime qu'il faut faire vite car "on a trois mois de retard". "Avant qu'on mette cela en place, il y a des boîtes qui auront fermé. On n'est pas montés au créneau sur le chômage partiel fin août pour le plaisir ", a-t-il rappelé mardi devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).
Une offre de dialogue refusée
Il a également regretté que son "offre de dialogue" au ministre du Travail, Xavier Bertrand, pour discuter des mesures nécessaires ait été "refusée". S'il reconnaît que "réunir les partenaires sociaux à quelques jours de la présidentielle, c'est reconnaître qu'il y a un problème d'emploi", il indique qu'un "sommet avec Xavier Bertrand et non le président de la république nous suffirait".
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Un repli sur soi en France
Reconnaissant par ailleurs que la crise et le calendrier électoral ne favorisent guère la mobilisation syndicale, il constate en France "une forme de repli sur soi ", qui peut "amener le populisme". Et plutôt que d'organiser des grandes manifestation contre les plans d'austérité, les syndicats préfèrent organiser "sur le terrain des campagnes d'information et de sensibilisation des salariés", sur leurs propositions, a-t-il ajouté. Le 13 décembre sera organisé, à Paris, un meeting, probablement place de la Concorde en face de l'Assemblée nationale.
Isabelle Moreau
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