Jouyet : "la campagne électorale est aussi sous surveillance"

 |   |  276  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, estime que la dégradation de la note de la dette française prend un sens fort du fait du décrochage avec l'Allemagne, qui a elle conservé son "triple A".

Depuis la décision vendredi de Standard & Poor's de dégrader d'un cran la note souveraine de la France, la majorité tente de dédramatiser tandis que l'opposition, à trois mois de la présidentielle, en rend responsable Nicolas Sarkozy.

"Ce qui est important psychologiquement et également sur le plan symbolique, c'est le décrochage par rapport à l'Allemagne et c'est ça qui est un phénomène fort", a dit sur France Info le président de l'autorité régulatrice des marchés.

"La France et l'Allemagne sont toujours dans le même bateau, mais il y a un bateau qui est un peu plus alourdi que l'autre en ce moment", a-t-il ajouté.

Il estime cependant que les taux d'intérêt ne devraient pas être affectés dans l'immédiat puisque les marchés financiers avaient intégré par avance l'impact de cette décision attendue. Il en sera tout autrement, selon lui, si la plongée se poursuit.

"Si cela est confirmé, si vous êtes sur perspective négative et que vous reprenez une nouvelle dégradation ou si c'était confirmé par d'autres agences (de notation-NDLR), vous risqueriez là d'avoir effectivement un impact au niveau des taux et au niveau de la vie économique", a-t-il dit.

A ses yeux, la France a payé "dans une certaine mesure le paquet fiscal de 2007", une série d'exemptions ordonnées juste après l'élection de Nicolas Sarkozy.

Les candidats à l'Elysée sont désormais selon lui sous contrainte. "La campagne électorale sera sous surveillance aussi. Je crois que ce qu'il faut faire aujourd'hui, c'est assainir les finances publiques et pas simplement à coup de mesures d'urgence".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/01/2012 à 11:16 :
La France entière semble n'avoir de regard que pour l'Allemagne.
Il y a 17 pays dans l'Union Monétaire, il serait peut-être raisonnable de considerer le problème e tenant compte de ce fait.
La Chine va construire und usine de production de voitures en Bulgarie, pendant que les grosses firmes allemandes comme BMW, VW, Merceds et Audi investissent les b´néfices réalisés dans la Zone Euro en dehors de celle-ci.
Nous avons en Espagne et Portugal plus de 40% de chômage des jeunes.
Ces jeunes sont contraint de quitter le vieux vieus continent pour chercher fortune ailleurs. Et qui va payer nos retraites?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :