Compétitivité : Fillon évoque le modèle de la cogestion allemande

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François Fillon a multiplié les références à l'Allemagne et à son système de cogestion, ce vendredi à Sarrebourg, pour prôner le développement du dialogue social dans les entreprises comme l'un des moyens de renforcer leur compétitivité.

Le Premier ministre, qui effectuait en Moselle un déplacement sur le thème de la compétitivité, a d'abord visité l'usine Mephisto, une entreprise fondée en 1965 par un Allemand, Martin Michaeli, devenue l'un des derniers fabricants de chaussures dans l'Hexagone et le plus important. Cette société bien française, mais représentative de ces grosses PME qui font la force de l'industrie allemande, emploie 2.800 personnes dont 480 à Sarrebourg et exporte 80% de sa production.

"Lors du sommet sur la crise, nous avons commencé à discuter avec les partenaires sociaux d'une question très importante et aussi très conflictuelle qui est celle des accords de compétitivité", a dit François Fillon devant 500 représentants du monde politique et économique réunis au cercle de garnison.

Prônés par le Medef, de tels accords entre patronat et syndicats autoriseraient une modulation du temps de travail, des salaires ou des emplois en période de difficultés pour l'entreprise. "J'ai la conviction que ce type d'accord peut avoir sa place dans notre pays", a assuré le Premier ministre.

Cette conviction d'une soudaine aptitude des syndicats français au compromis découle, selon lui, des effets produits par la réforme de la représentativité syndicale et la possibilité de conclure des accords majoritaires dans l'entreprise, fut-ce avec une seule organisation de salariés.

Sur ce point comme sur d'autres, "il est utile de regarder ce que font nos partenaires allemands", a ajouté le Premier ministre pour qui les "compromis" entre partenaires sociaux ont permis à ce pays de "faire face à la crise et de maîtriser la hausse du chômage". S'il y faisait allusion, François Fillon n'a cependant pas prononcé le mot de cogestion.

Ce système mis en place en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale permet aux représentants des salariés de siéger à parité avec les actionnaires dans les conseils d'administration des entreprises de plus de 2000 salariés, la direction conservant une voix prépondérante.

"Il faut regarder la vérité en face. Nous avons un problème de coût du travail dans notre pays", a-t-il martelé en mettant en exergue le coût horaire de la main d'ouvre dans l'industrie et les services marchands, "supérieur de près de 10% à ce qu'il est en Allemagne" au troisième trimestre 2011.

Pour obtenir ce résultat, "les gouvernements allemands successifs, les majorités politiques différentes", ont engagé "des réformes courageuses" tout au long de la décennie passée, a-t-il vanté, mettant particulièrement en avant "le relèvement de la TVA".

Sans évoquer précisément la "TVA sociale" dont Nicolas Sarkozy a souhaité la création avant l'élection présidentielle, le Premier ministre a jugé cette mesure "responsable et légitime". "Si nous voulons vraiment faire de la France une terre de production, peut-on esquiver la question du poids des charges pesant sur le travail ?", s'est-il interrogé.

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Commentaires
a écrit le 01/06/2012 à 7:19 :
Cette course à la compétitivité va dans certains pays jusqu'à une sorte d'esclavage. (Inde, Afganistan et d'autres où le travail des enfants, 12 heures par jour et six ou même 7 jours par semaine, est monnaie courante)
A cause des moyens de production modernes tout le monde ne peut être gagnant, la production et l'offre dépassent de loin les besoins mais surtout les moyens disponibles de payement, ce qui conduit à un dumping des prix et donc des salaires qui n'en sont pas. Un pays hautement industrialisé tel que l'Allemagne serait en mesure à lui seul de couvrir les besoins de toute l'Union Monétaire. Il faut donc des règles dissuasives contre les excédents permanents (Ex. Allemagne 17 Milliards d'Euro PAR MOIS depuis une quinzaine d'années).
Qui dit excédent dit forcement déficit! Ce qui nous conduit tout droit au surendettement de certains pays.
a écrit le 22/01/2012 à 10:57 :
Ca y est on nous ressort le cout du travail. C'est sur qu'avec un cout du travail superieur a 10% a celui de l'allemagne bah on ne peut pas etre competitif,rien a voir avec la finance qui accapare 95% des richesses et ne les reinjecte pas dans l'economie relle.En parlant de l'allemagne,ca serait bien de preciser aux francais que les allemands font construire en tchequie(salaires 300e) et assemble en allemagne,forcement l'exploitation humaine comme etant la solution c'est moins vendeur que dire le mot "modele allemand". Il faudrait plutot voir si malgres nos 10% superieur,nos entreprises font quand meme des benefices ou pas,ca ca serait une meilleure question. Et vouloir transposer le modele allemand est une aberration car si tout les pays exportent bah ca s'annule.On va tous se mettre a exporter 60% de notre production au sein de la zone UE,c'est impossible
a écrit le 22/01/2012 à 10:52 :
un premier ministre qui parle de compétitivité alors que le pays ne maitrise ni sa politique monétaire, ni sa politique commerciale externe....on a de quoi être sceptique.
a écrit le 22/01/2012 à 9:41 :
Radio Fillon ment radio fillon est Allemand les Anciens comprendrons!!!!
a écrit le 21/01/2012 à 20:50 :
Je m'adresse au responsable du site !Serrait il possible d'arreter d'etre constament coupé et effaçé quand on écrit un bloog
a écrit le 21/01/2012 à 12:45 :
Comme le francais est un mouton pourquoi ne pas embaucher éleveur de mouton, là c'est une branche qui ferais un tabac
a écrit le 21/01/2012 à 10:50 :
Curieuse maladie , cette fascination pour l'Allemagne comme ces rêves de collectivisme ...Une rechute ? Une débâcle ...

a écrit le 21/01/2012 à 9:54 :
50% d'imposition sur le travail en France alors qu'il est en moyenne à 35% en Europe. La France est le pays ou travailler est PUNI, pas étonnant que les entreprises ferment non ?.. le seul hic, c'est que les politiques font mine de rien voir.. la politique de l'autruche qui ne résoudra rien du tout et qui fait empirer la situation de jours en jours....
Réponse de le 21/01/2012 à 10:51 :
Oui, vous avez raison, lorsque l'on travaille en France, on est puni...
a écrit le 21/01/2012 à 8:19 :
Combien de français savent que, normalement, le coût de la fonction publique devrait se retrouver inclus dans les prix de vente des produits français......pour une part, car en ce moment la fonction publique est financée par les capitaux étrangers via le déficit et la dette
Réponse de le 21/01/2012 à 20:11 :
N'importe quoi!Le deficit et la dette des USA 100 % et du Japon à 200 % finances quoi!Faut pas dire de bétises et évoluer si on veut etre credible!
Réponse de le 22/01/2012 à 8:18 :
Réponse à ferdit : prenez donc un cours de compta et de gestion par la même occasion, vous reflétez trop bien le français moyen, tout dans la méthode Coué !
a écrit le 21/01/2012 à 6:46 :
Il y a mieux que la TVA sociale,c'est une taxe sur l'énergie pour financer le chomage et les retraites;en doublant le prix de l'énergie,vous réduisez le cout du travail de 10%;ça suffit pour rattrapper les Allemands.
Réponse de le 21/01/2012 à 11:01 :
A Gépé001 - La TIPP est le meilleur des impôts : pas de frais de recouvrement, pas de fraude fiscale, diminution de nos importations.
a écrit le 21/01/2012 à 2:55 :
Pourquoi pas ?
a écrit le 20/01/2012 à 23:46 :
Sans parler de syndicat ou d'incompétence de M.Fillon et de comparaison, l'Allemagne à été beaucoup plus voir largement plus, le petit caporal avec une moustache en 40 il à bien pris les rènes pour régler le problème du chômage, et l'Allemagne d'aujourd'hui est nettement supérieur économiquement, et on veut prendre exemple sur l 'Allemagne en 90 jours et si on y arrive mais là je rève tout debout il y à du boulot pour être à la hauteur d'un pays comme l'Allemagne, en FRANCE surtout au moment des présidentielles on à trop tendance à comparer ce qui est incomparable, c'est pour ça que depuis les années 80 la France est là à court d'argument, et il ne faut pas mettre tout sur un seul homme mais sur la grande majoritée des dirigeants de la politique Francaise.
a écrit le 20/01/2012 à 20:49 :
Il y a plus simple, virer les syndicalistes francais qui ne servent a rien a part nuire a tout le monde
Réponse de le 20/01/2012 à 23:45 :
OUI mais il faudra avant passer sur le corp de tout ceux qui les defendent et là t'es pas de taille pour ne pas dire de la merde..........
Réponse de le 22/01/2012 à 11:13 :
donc le pouvoir c est la rue .....alors virer tous les fonctionnaires et tous les politiques
a écrit le 20/01/2012 à 20:48 :
C'est ça mon petit Fifi, ça ça marche avec des allemands pas avec des politiques, dirigeants de grandes entreprises et des syndicats à la française, faudra attendre le 26éme siècle peut être ê^me le 38éme siècle et encore.
a écrit le 20/01/2012 à 20:48 :
DE GAULE avait proposé en 69 la participation sur le modele déjà allemand....la droite corpo...Giscard...associée au centre gauche a refusé...cette droite là est toujours au pouvoir avec les lobby..!
a écrit le 20/01/2012 à 20:20 :
90 jours avant la fin du mandat présidentiel, nos champions découvrent la gestion d'entreprise, bien sûr l'intégration du salarié à la gestion est un enrichissement pour l'entreprise. Le patronats avec l'aide des gouvernants ont tout fait pour tuer le syndicalisme en France, les divisions et la corruption dans les hautes stratosphère sont quotidiennes, le salarié est traité comme un valet. Aujourd'hui ils souhaitent l'aide des responsables syndicaux pour la saignée des salariés, pas de problème il suffit de les asseoir à votre table et de les gaver un peu plus. Juste une réserve, les responsables syndicaux ne représentent plus le monde des salariés ou si peu et donc la canalisation du mécontentement est aléatoire, alors attention aux étincelles, la bombe risque d'exploser à la figure de nos grands artificiers.
a écrit le 20/01/2012 à 18:06 :
en FRANCE + de bergers que de moutons.....
Réponse de le 21/01/2012 à 13:29 :
lire le mal FRANCAIS
a écrit le 20/01/2012 à 17:51 :
Merci de bien vouloir arreter avec le modèle Allemand. I l ne sont pas mieux que les autres.allez donc voir les retraités Allemands et demandez leur avec quoi ils vivent quand ils ne sont pas obligés de trouver des petits boulots à 70 ans pour essayer de vivre encore!
Réponse de le 20/01/2012 à 19:58 :

les employes compagnie electrque allemagne !! n ont pas les avantages du personnel edf...
Réponse de le 21/01/2012 à 13:28 :
je dirai PRIVILEGES d une autre epoque .....sur le dos de travalleurs PRECAIRES merci la C G T
a écrit le 20/01/2012 à 17:47 :
alors le sens du compromis a sens unique non merci les grandes entreprises françaises ne sont prêtes a négocier que lorsque la situation est dégradée et les variables d ajustement vont toujours a l encontre des salariés. alors tant que régnera cet état d esprit ce sera niet mr fillion
a écrit le 20/01/2012 à 17:14 :
La cogestion à l'Allemande nécessite des Syndicats forts et un Patronat intelligent. On peut imaginer qu'il y à a la tête du Medef le meilleur d'entre eux... Laurence Parisot, on se doute alors du niveau des adhérents. Un Patronat aussi ouvert à donc les Syndicats qu'il mérite. Quant à Fillon il mérite un Zéro pointé, il copie sur son voisin. Et en plus il copie mal, il fait des fautes. Nous ne sommes pas Allemands, (enfin pas encore), et nous aimerions bien qu'on nous propose des solutions françaises, même farfelues, mais françaises. Hélas, il n'y a que chez M.Le Pen et Mélenchon qu'il y a des idées.
Réponse de le 20/01/2012 à 18:47 :
Normal de les confondre, ils ont les mêmes idées : grandes bouches populistes, violence verbale, haine de l'un ou de l'autre, repli sur soi, propositions simplistes et suicidaires...
a écrit le 20/01/2012 à 15:45 :
cela fait 12 ans que Fillon est aux affaires, nous avons à regretter de faire le constat affligeant de ses piètres prestations : le résultat est tellement décevant, des actions mal réfléchies, désordonnées, des castings erronés pour les choix de ses ministres, des idées approximatives en manque d?inspiration, beaucoup de brailleries à l?Assemblée Nationale ? il en est devenu inaudible et n?a plus aucune crédibilité? qu?il aille exercé ses ambitions dans le privé ? et qu?il nous lâche la grappe. Point final.
Réponse de le 20/01/2012 à 19:43 :
Reconnaissez que quand il n'est pas contrecarré par le PS, il l'est pas Sarkozy !...
Réponse de le 20/01/2012 à 21:39 :
l'UMP est majoritaire depuis 10 ans, et en tout cas depuis 2007 ... soyons réaliste le PS n'a jamais pu empeché Fillon de faire son travail ... si Fillon n'a rien fait c'est surtout qu'il est surtout incapable de constituer un gouvernement sérieux, il n'a jamais su s'entourer, et de surcroit comme tous les prétentieux il travaille dans le bazar ... dans le désordre
Réponse de le 21/01/2012 à 11:03 :
A Majorité -...... mais notre pays s'en sort beaucoup moins mal que beaucoup d'autres.
a écrit le 20/01/2012 à 15:45 :
Bizarre... au CNRS, l?économiste Philippe Askénazy, pense ca :
(la question du cout travail est, selon lui, mal posée.)

" (...) dans les faits, un salarié allemand coûte aujourd?hui plus cher qu?un salarié français (...) Quand un Allemand a marqué «40 heures» sur sa fiche de paie, il travaille effectivement 40 heures environ. Un cadre français au forfait, officiellement à 35 heures, va dans les faits travailler 45 heures (...) Les salaires ont été gelés et la TVA sociale créée (...) Si l?on se base sur les comptes nationaux, qui agrègent un maximum de critères, notamment la productivité, le coût du travail est plus élevé en Allemagne qu?en France. Et la raison est simple: les salariés allemands sont mieux payés (...) Une économie avec un coût du travail élevé mais des entreprises innovantes sera toujours plus compétitive que l?inverse.

(...) Pour combler ce différentiel, la France a donc deux solutions. Elle peut soit continuer à se développer dans des secteurs peu productifs et baisser son coût du travail, soit rendre ses entreprises plus innovantes et donc plus productives. C?est un choix politique "
Réponse de le 20/01/2012 à 16:06 :
En France l?innovation est flinguée par les "organes difformes", chargés de promouvoir l'innovation. Ces officines sont en fait composés de cadres diplômés mais très frustrés de n'avoir jamais rien réalisé eux même de leur savoir théorique et imparfait, voir très approximatif, et donc leurs principaux objectifs sont de toucher un salaire, prendre leurs vacances, et pour justifier leurs avantages exorbitants, il leur est plus facile et bien moins fatiguant de flinguer arbitrairement les projets que de chercher à comprendre ? de surcroit, pour flinguer les projets innovants, il suffit de ne pas les étudier ? et comme un projet flingué plus personne n?en parle, eh bien c?est simple, les pouvoirs publics n?ont rien à leur reprocher. Voilà c?est simple le processus de désindustrialisation et de génération de la misère.
a écrit le 20/01/2012 à 15:43 :
Il voudrait juste moduler les horaires, baisses de salaires, débauches, ... ou également "permettre aux représentants des salariés de siéger à parité avec les actionnaires dans les conseils d'administration des entreprises" ?? A négocier avec les patrons ? Plutôt à légiférer, sinon, rien du tout.
a écrit le 20/01/2012 à 15:25 :
Il faudrait commencer par supprimer nos PDG (dirigeants de droit divin) et les remplacer par des directoires pour apprendre à manager collégialement!
Réponse de le 20/01/2012 à 15:45 :
affirmatif !
Réponse de le 20/01/2012 à 15:51 :
Un long travail en amont nous attend pour faire en sorte que les syndicats français ne soient plus destructeurs et deviennent constructifs.....

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