Manifestations contre l'austérité en France et dans toute l'Europe ce mercredi

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La journée européenne de mobilisation ce mercredi touche plusieurs pays, y compris la France. Alors que l'Hexagone est touché par des grèves dans les Transports, en Espagne ce sont les jeunes qui descendent dans la rue.

En France, grève dans les transports et manifestations

Avec notamment la fermeture des aéroports de Pau et Rouen, (suite à une grève des contrôleurs aériens) et, dans une moindre mesure, des perturbations à la SNCF, les mobilisations françaises sont concentrées sur les transports.  Les mouvements de grève à Pau et Rouen ont entraîné l'annulation de 34 vols (aller ou retour), précise la compagnie Air France, selon laquelle les aéroports de Marseille, Nice et Lyon sont les plus touchés. Cependant, les aiguilleurs du ciel peuvent être visés par des réquisitions et cette mesure ne concerne que les gros aéroports, d'où les perturbations à Pau et Rouen. A Paris, le trafic est en revanche normal dans les aéroports d'Orly et Roissy, a assuré mercredi un porte-parole.

Côté rail, la CGT cheminots a déposé pour la SNCF un préavis de grève de mardi 20H00 à jeudi 08H00. La SNCF a indiqué mercredi que le trafic était conforme aux prévisions: les TGV Paris-Province circulent normalement, sauf sur l'axe Sud-Ouest et sur Paris-Nice. Le trafic TGV province-province est en moyenne de 2 trains sur 3. Pour le Transilien, le trafic est en moyenne de 4 trains sur 5, et de 3 trains sur 4 pour le TER. Pour les INTERCITES de jour, le trafic sera en moyenne de 1 train sur 2.

Par ailleurs, plusieurs milliers de personnes (15.000 selon la CGT) ont défilé mercredi à Paris au mot d'ordre que "ce n'est pas aux salariés de payer" pour la crise, dans le cadre de la journée contre l'austérité décrétée par la Confédération européenne des syndicats (CES). La préfecture de police de Paris n'avait pas communiqué son estimation à 16H00. Derrière la banderole de tête de cortège où était écrit: "partout en Europe, trop c'est trop, les alternatives existent pour l'emploi et la justice sociale", se trouvaient notamment le leader de la CGT Bernard Thibault et la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison.

"On est là contre l'austérité généralisée, pour qu'on sorte d'une approche politique qui fait payer aux salariés les conséquences d'une crise dont ils ne sont pas responsables", a lancé le numéro un de la CGT, à la veille d'un sommet de l'UE devant consacrer de nouvelles mesures de discipline budgétaire. Cette manifestation "est le plus important meeting du mois de février", a-t-il estimé.

En Espagne, la jeunesse dans la rue

Aux cris de "moins de coupes, plus d'éducation" des centaines de lycéens et étudiants ont défilé à Madrid mercredi dans le cadre d'une journée nationale de protestation contre les coupes budgétaires dans l'éducation et contre de récentes violences policières à Valence. "L'éducation c'est la base de tout et c'est la première chose qu'ils coupent. Notre domaine, la recherche, est celui qui est le plus touché", dénonce Claudia Holgueras, une étudiante en sciences environnementales de 18 ans.Outre les coupes budgétaires et les hausses des droits d'entrée, les étudiants protestent de nouveau contre les violences policières qui ont émaillé les manifestations des derniers jours. Un rassemblement de lycéens avait dégénéré à Valence le 20 février.
Le nouveau gouvernement de droite a annoncé une cure d'austérité pour juguler un déficit qui a atteint 8,51% du PIB en 2011. Il a également lancé des réformes notamment pour flexibiliser le marché du travail et tenter de relancer l'emploi dans un pays où près d'un actif sur quatre est au chômage et près d'un jeune actif sur deux.

Au Portugal, la CGTP, principale centrale syndicale du pays, appelle à des rassemblements notamment à Lisbonne (17H30) et Porto (11H00), toujours pour protester contre l'austérité à l'échelle européenne, et au lendemain de la validation par la Troïka (Commission européenne, FMI et BCE) des mesures d'austérité adoptées par Lisbonne dans le cadre du plan d'aide de 78 milliards d'euros accordé en 2011.

En Grèce, les nouvelles mesures d'austérité, qui se succèdent depuis un an et demi, continuent de mettre les Athéniens dans la rue. Un arrêt de travail de trois heures est prévu dans le privé et le public ainsi que des manifestation s à Athènes devant la représentation de l'UE (11H30) et le Parlement (16H00).

A Bruxelles, un rassemblement était prévu devant le siège des institutions européennes à 11H00.
 

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Commentaires
a écrit le 29/02/2012 à 17:21 :
Il y a un truc que l'on m'a toujours appris au travail, c'est que lorsque qu'on ne fait pas son boulot, en plus d'accepter les "vengeances" de la direction, c'est de proposer une alternative au client qui est lésé !!! Je trouve à chaque fois scandaleux de voir des personnes bloquer un pays impunément. Qu'ils prennent au moins exemple sur les hôpitaux qui peuvent faire grève en assurant tout de même leurs obligations professionnelles !
a écrit le 29/02/2012 à 14:53 :
Un tribunal allemand vient d'interdire un grève dans le transport aérien. Le droit de grève est attaqué de partout en Europe, l'austérité est de"rigueur"...Les néo-libéraux sont à la manoeuvre, ils en veulent toujours plus. Jusqu'où les peuples vont-t-il tolérer cette mise en coupe réglée et les souffrances qui vont avec? A suivre, le test Grec.
Réponse de le 29/02/2012 à 17:16 :
Les économies européennes ne sont pas encore assez sur les genoux ? Il faut leur porter l'estocade ? C'est en bonne voie avec ces grèves ne servant strictement à rien sinon à défendre des privilèges.
Réponse de le 29/02/2012 à 21:17 :
seriez vous jaloux ? normal de défendre ses interêts ! heureusement que tout le monde ne rampe pas ! il faut oser dans la vie
a écrit le 29/02/2012 à 14:15 :
L'austérité ne fait que commencer. Et la descente aux enfers c'est après le mois de mai pour la France. D'autant que tout augmente sauf les salaires et les retraites. Des mouvements sociaux de grandes amplitudes sont à craindre, voir des émeutes et violences urbaines. Le chômage explose, l'insécurité et la misère avec.

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