L'essence chère s'invite dans la campagne présidentielle

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Le prix du litre de super a dépassé les 2 euros dans certaines stations service parisiennes. L'essence chère et le poids élevé des taxes en France deviennent un sujet politique. François Hollande a confirmé hier le blocage des prix des carburants pendant trois mois et la mise en place de la TIPP flottante.

Interrogés sur leurs préoccupations, non pas pour le pays, mais pour leur situation personnelle, les Français répondent massivement, et de plus en plus, que leur pouvoir d'achat les inquiéte avant tout. Sondés par Ipsos pour Le Monde et le Cevipof sur les "trois questions qui les préoccupent le plus aujourd'hui" , 60% d'entre eux citent le pouvoir d'achat. Bien avant les retraites (35%) ou le chômage (20%). Et si le coût du logement figure bien sûr parmi les premiers facteurs d'un sentiment de perte de pouvoir d'achat, le prix de l'essence y contribue aussi. Voilà pourquoi François Hollande enfonce le clou sur l'inaction de Nicolas Sarkozy en la matière. "Vouloir simplement faire jouer la concurrence, comme le dit Nicolas Sarkozy, c'est vouloir ne rien faire au sujet de l'essence" a martelé ce jeudi l'ancien ministre de l'Economie Michel Sapin, en charge du projet de François Hollande, ce jeudi matin, sur Europe 1.

La TIPP flottante, sans coût pour les finances publiques?

Et de réexpliquer la proposition de François Hollande d'une TIPP flottante: lorsque le prix de l'essence hors taxes augmente, l'Etat encaisse des recettes supplémentaires de TVA, puisque celle-ci est proportionnelle au tarif affiché. Des recettes jugées non justifiées, qui seraient rendues aux Français grâce à une baisse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers, puisque Bruxelles n'autorise pas des taux spécifiques de TVA sur tel ou tel produit.  L'Etat ne serait pas perdant dans l'opération, estime Michel Sapin: il s'agit bien de neutraliser les rentrées de TVA supplémentaires liées à l'envolée des cours du pétrole brut. Tout dépend bien sûr de la base de calcul: sur quelle hypothèse de prix du carburant sont fondées les prévisions de recettes de TVA intégrées dans la loi de finances. 

Nicolas Sarkozy conteste bien sûr cet argumentaire.  « Lorsque le prix de l'essence augmente, la consommation des Français diminue parce qu'ils font plus attention. Donc pour les recettes de l'Etat, ça n'augmente pas », a-t-il déclaré sur Europe 1. Une affirmation qui peut être contestée: à court terme, la hausse des prix ne provoque qu'un faible recul de la consommation, estiment les économistes de l'Insee, dans une étude qui vient d'être publiée. Pour Nicolas Sarkozy, il revient de fait aux automobilistes de faire jouer la concurrence:  « Je dis aux Français [...] faites jouer la concurrence, parce que s'il y a un petit malin dans une station-service qui met le litre d'essence à deux euros [...] franchement on n'est pas obligé [...] de payer plus cher pour avoir moins bien ». « Il y a des gens qui profitent de l'augmentation du pétrole, n'y allez pas, allez acheter votre essence là où c'est moins cher. »

 Une mesure qui risque de décevoir

Surtout, la proposition de TIPP flottante risque de susciter des attentes importantes des consommateurs-contribuables. Or, il ne faut pas en attendre une baisse importante du prix de l'essence au litre: interrogé sur le montant qui pouvait être espéré, Michel Sapin a esquivé prudemment la question. Il a préféré insister sur la perspective d'un blocage temporaire des prix, si la situation actuelle de tension sur le marchés pétrolier perdure. François Hollande a confirmé hier dans l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2 le blocage des prix distributeurs pendant une période de 3 mois après son éventuelle élection, afin d'observer les comportements de marge des groupes pétroliers. Et répété que l'Etat ne "gagnera pas un centime d'euro avec la TVA sur la TIPP".

Une hausse des prix à... relativiser

A priori, la grogne des Français face l'envolée du prix de l'essence se passe d'explication. Quand le prix du super sans plomb va jusqu'à dépasser les 2 euros le litre dans la capitale... Mais il ne s'agit là que d'un symbole. Selon les derniers relevés, le prix moyen du super 98 était de 1,66 euros le litre en fin de semaine dernière. Un record, effectivement. S'agissant du gazole, que consomment la plupart des voitures vendues aujourd'hui, le prix était de 1,44 euros la semaine dernière, juste en dessous du plus haut de juillet 2008. Et dire qu'en 2000, le gouvernement avait mis en place la TIPP flottante, face à qu'il estimait être un choc pétrolier, alors que le prix du litre de super dépassait à peine un euro...

Mais, si l'on en raisonne sur le long terme, en termes pouvoir d'achat, et même si c'est difficile à entendre, l'essence n'est pas si chère, aujourd'hui... Avec une heure de smic, soit 9,22 euros, on peut acheter aujourd'hui 6,4 litres du carburant le plus répandu, le gazole. En 1970, alors que l'heure du smic était fixée à... 0,52 euro, les Français n'achetaient que 3,4 litres d'essence (du super, à l'époque) avec ce salaire minimum. Même si l'on prend pour base de calcul unique ce super-carburant, l'écart diminue, mais non la conclusion. L'heure de smic achète aujourd'hui 5,5 litres de ce super...

Une France qui roule, roule...

Pourquoi une tel mécontentement, alors? D'une part, parce que les Français se sont habitués à une essence bon marché, entre le contre choc pétrolier de 1985 et 2000. Mais surtout, les besoins se sont fortement accrus. En 1970, posséder une auto n'était pas donné à tout le monde. On comptait alors seulement 10 millions de véhicules particuliers. Aujourd'hui, c'est trois fois plus. En 1980, 30% des foyers ne possédaient pas de voiture. Aujourd'hui, tout le monde en a une, mis à part des personnes âgées (seuls 16% des ménages ne sont pas équipés). Une voiture, voire plusieurs: dans les zones faiblement urbanisées, 68% des personnes appartiennent à un ménage comptant autant de voitures que d'adultes. Comment s'en passer, alors que, hors des grandes villes, les transports en commun sont inexistants ou inadaptés? Les experts de l'Insee confirment, soulignant que les ménages ruraux, qui n'ont guère d'autres choix que d'utiliser leur auto, sont parmi ceux qui diminuent le moins leur consomamtion en phase de hausse des prix.

Des trajets toujours plus longs

C'est que les trajets se sont multipliés, et allongés. Pas pour le plaisir: simplement pour se rendre son lieu de travail, comme on peu le constater de visu dans les départements ruraux, où le trafic s'est intensifié toutes ces dernières années. Rien qu'entre 1994 et 2008, la distance domicile-travail s'est accrue de 26%, selon l'Insee. En raison de l'application de la notion "d'offre valable d'emploi", telle que prévue par la loi, tout chômeur doit accepter un poste se situant jusqu'à 50 kilomètres de son domicile...

 

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Commentaires
a écrit le 23/03/2012 à 6:20 :
Pour nous dans les zones rurales sans transport en commun le seul moyen de faire des économies de carburant c'est d'etre au chomage ou RSA et revendre la voiture qui nous servait pour allez au boulot mais comme c'est devenu un luxe et bien on va supprimer le travail merci Mr Sarkosy pour toutes ces taxes bien venues pour notre repos aux frais de ceux qui paient des impots augmentez encore vos taxes etn la tva à 30% et bientot plus persoonne pourra se rendre à son travail et ainsi les milliardaires avec leur ferrari auront la route que pour eux vous pourrez retirer les radars ils ne serviront plus à rien vous allez quand meme pas faire payer vos amis!!!!!
a écrit le 18/03/2012 à 19:02 :
Ce que je sais, pour un litre de SP95 à 1,50 ?, il y a 0,64 ? pour l'achat du brut + raffinage + distriution et 0,86 ? de TICPE et de TVA, l'Etat prélève donc 57,33 % sur chaque litre et c'est la marge du raffinage qui dérange alors qu'elle représente 0,17 ? (11,61 %).
a écrit le 17/03/2012 à 11:39 :
Nous devons réduire notre consommation de carburants. Elle met en l'air notre balance commerciale et permet aux pays producteurs d'acheter nos entreprises et même nos clubs de sport. Comment la réduire si ce n'est en augmentant au maximun leur prix? Ce n'est pas une question de droite ou de gauche, c'est une question de bon sens.
a écrit le 16/03/2012 à 14:53 :
@La Tribune:
je vous conseille http://prixdubaril.com/
avec en particulier le prix au litre de WTI en Euro ainsi que les courbes historiques sur 5 ans...
... de quoi poser une vraie analyse journalistique...!
a écrit le 16/03/2012 à 14:06 :
voilà pourquoi ma voiture de 230.000 kms ira jusqu'à 300.000 et tant pis pour l'industrie automobile.
a écrit le 16/03/2012 à 11:17 :
Question bete : pourquoi le sans plomb est il si cher alors que l'on en exporte et le diesel plus bas alors que l'on en importe......magouille.....
a écrit le 16/03/2012 à 10:58 :
Boycott des stations services aux prix excessifs , cela commence à devenir de
l'escroquerie .
a écrit le 16/03/2012 à 10:33 :
La dépendance à la voiture s'explique par l'inadéquation entre les transports en commun et les trajets professionnels. Dans la majorité des villes, le transport en commun s'est développé en étoile autour du centre. Or pour des raisons de superficie, les bureaux se sont excentrés à la périphérie. Et pour des raison d'accessibilité au marché immobilier, les ménages se sont également excentrés. L'offre de transport commun "inter-périphéries" reste sous-développée. Les transports en commun vers le centre et depuis le centre sont surchargés. Même contrainte (bouchons, difficultés de stationnement, prix du carburant, coût d'acquisition, etc) l'utilisation de l'automobile reste souvent beaucoup plus efficace. Beaucoup de mairies continuent de jouer aux "bo-bo", bannissent l'automobile des centres villes et développent les transports en commun en étendant les ramifications de l'étoile. Mais au final, cela ne fait qu'empirer encore le problème!
a écrit le 16/03/2012 à 9:47 :
Et toujours pas une vraie comparaison avec les chiffres de 2008.
Donc 2008: baril 150$ - parité ?/$ 1,5 - donc baril à 100? et essence à 1,5?/l
Il y a donc MATHEMATIQUEMENT (fait le calcul) un problème pour avoir un tel prix à la pompe avec un baril beaucoup plus bas et une parité correcte.
POURRONS-nous avoir enfin un VRAI article de JOURNALISME (CQQCOQP!!!) donnant les VRAIES raison d'un prix aussi élevé à la pompe; avec en particulier une vrai analyse des marges de raffinage....?

a écrit le 16/03/2012 à 9:03 :
à vendre : " voie aux enchères " prix de départ : 100 euro
Réponse de le 17/03/2012 à 10:00 :
S'il s'agit des élections, faire offre : Prix de départ : 20 ? pour le 1er tour et 50 ? pour le second tour.
a écrit le 16/03/2012 à 8:53 :
Il nous faudrait un comparatif des prix de la zone euro !
a écrit le 16/03/2012 à 8:48 :
Le carburant est cher ? C'est J.L Borloo qui doit être content ! Lui qui voulait nous matraquer un peu plus, à la française. C'est à dire un impot qui n'existe nulle part ailleurs et que l'on a le privilège d'appliquer seul.
a écrit le 16/03/2012 à 7:26 :
le fait que les français roulent un peu moins n'a pas qu'un impact sur la baisse de consommation de carburant mais sur la baisse de la consommation en général. En dehors des trajets travail, si le français prend sa voiture c'est aussi pour se déplacer pour ses loisirs ou faire du lèche-vitrine qu'il fait moins ou tout au moins ratione. En tout cas c'est mon cas. Le point positif c'est qu'on fait plus de sport : balade à pieds ou en vélo le week end en famille
a écrit le 15/03/2012 à 22:56 :
Prochaine proposition de Sarko : pour chaque vote pour lui, un litre de sans plomb 95 offert.
Réponse de le 16/03/2012 à 8:57 :
pas de bol pour moi je roule au gas-oil !
Réponse de le 16/03/2012 à 8:59 :
une idée ... lancer le "vote commercial" ... voir combien il donne le Nicolas (méfiance il serait capable de nous payer avec nos sous)
a écrit le 15/03/2012 à 21:32 :
Etrange, dès que l'on évoque "journaliste", TIPP, TVA pour parler du prix du SP, le post est "censuré".....
a écrit le 15/03/2012 à 20:57 :
Revenons aux sources : La BCE crée ad nihilo 1000 milliards d'euros sur un total de 2200 milliards d'euros pour le PIB. Ce faisant, elle diminue la valeur réelle de notre monnaie, ce qui la rend encore plus chère à acquérir et ... encore plus faible au titre d'une contrepartie tangible. Donc, logiquement, le sucre, toutes les céréales et l'essence s'envolent, non parce qu'ils sont plus rares, mais parce que la monnaie a été dévaluée de facto. Mais c'était tellement prévisible que JP Morgan s'est goinfrée sur les matières premières depuis le début de l'année 2011. Et, pendant ce temps là, les pantins français s'agitent. Vous vous souviendrez de ce que j'écris : l'Union européenne sera notre fossoyeur !
Réponse de le 16/03/2012 à 8:12 :
"Ad nihilo" est faux ; "ad nihilum" pourrait être correct, "ab nihilo" également, mais votre phrase n'aurait pas de sens. Vous devriez plutôt utiliser "ex nihilo". Puisque vous semblez attaché à votre pays, ne dévaluez pas sa première langue ! Quant au PIB de la zone euro, il est supérieur à 9400 milliards par an. Il y a encore beaucoup de choses à apprendre avant de pouvoir poser un début de raisonnement cohérent et logique, mais gardez espoir : nihil est quod non expugnet pertinax opera.
Réponse de le 16/03/2012 à 13:27 :
@dévaluation: +2
Réponse de le 18/03/2012 à 19:01 :
Bien vu! Il y a tellement d'amateurs sur les blogs que vous m'avez fait plaisir
a écrit le 15/03/2012 à 20:34 :
La comparaison avec les années 70 est assez hypocrite. Le poids des dépenses contraintes, et notamment le logement et l'énergie, était considérablement plus faible à l'époque qu'aujourd'hui.
Réponse de le 15/03/2012 à 22:43 :
tu inclus le coût de l'écran plat et du dernier I-phone ????
Réponse de le 16/03/2012 à 6:43 :
Un écran plat et un Iphone ne sont pas indispensables... Le fait de ne pas posséder de télé est meme salvateur pour l'esprit :)
Réponse de le 17/03/2012 à 10:02 :
Et un ordinateur et son abonnement ???
a écrit le 15/03/2012 à 20:28 :
Que ceux qui peuvent laissent leur voiture au garage avant de se plaindre
Réponse de le 15/03/2012 à 22:25 :
C'est déjà fait, je crois.
a écrit le 15/03/2012 à 20:26 :
Francois ne paye pas son essence pas plus que la teinture de ses cheveux
a écrit le 15/03/2012 à 20:01 :
Le litre d'essence à 2 euros. Cet oiseau de malheur de Sarkozy nous aura vraiment tout fait. La baisse de l'IRPP, on peut l'attendre avec cet oiseau là. Les gens modestes, il n'en a vraiment rien à fiche.
Réponse de le 17/03/2012 à 10:03 :
Réponse de Sarkozy : Il me faut des sous pour faire voler mon AIR FORCE ONE
a écrit le 15/03/2012 à 19:59 :
c'est l'aménagement du térritoire qu'il faut revoir, avec pour objectif: faire en sorte que les gens puissent habiter près de leur lieu de travail... s'ils choississent d'aller loin, ils assument. Dans ma boite qqun venait en vélo car habitait à 500m. Il est allé habiter à 10km.. maintenant, il réclame une voiture de fonction : c'est idiot, et ça lui a été refusé: bien fait pour sa gueule !
Réponse de le 15/03/2012 à 20:25 :
Un projet secret imagine de transférer la tour Eiffel dans la beauce
Réponse de le 15/03/2012 à 20:36 :
Il avait besoin d'un vélo pour faire 500 mètres ? En venant à pied, il épargnait à ses collègues l'odeur de transpiration.
a écrit le 15/03/2012 à 19:57 :
C'est pas le prix de l'essence qu'il faut revoir : le pétrole, on maitrise pas !
C'est la politique qui consiste à inciter à s'installer de + en + loin de son lieu de travail, et ensuite de réaliser que ça coute cher ! Que l'Etat donne l'exemple: des sièges de services publics en banlieue au lieu d'être en centre-ville.. remplacés par des logements en centre-ville, où sont concentrés...les transports en commun !
a écrit le 15/03/2012 à 19:53 :
Après l'augmentation continue et annuel du timbres, voilà l'essence qui flambe. Les demandeurs d'emplois nommés aussi précaires vont sauter de joie ! Travailler plus, plus loin et pour gagner moins non rien en fait ! bravo. C'est sur que l'économie va rebondir avec tous ces facteurs conjoncturelles à la suite. Demain j'annonce que se nourrir, se loger deviendra un luxe. Vite les bidons ville !!!
a écrit le 15/03/2012 à 19:24 :
Quelle est la limite du montant des taxes que l'etat peut percevoir sur les produits petroliers ?? Il n'y en a pas . Les taxes sur l'essence et le gazole sont absolument dementielles . Comment peut-on taxer un produit , malheureusement , indispensable a plus de 75% !!! C'est du delire fiscal .Les candidats sont parfaitement hypocrites en la matiere . Ces taxes rapportent plus de 25 milliards d'euros/an et sont indispensables pour boucler leur budget ( en deficit chronique ) . Alors , roulez Francais , et faites vous veritablement voler quand , par malheur vous vous arretez a la pompe ( a fric) !!! Les voitures Francaises roulent aux taxes ... Inutile de preciser que nos gouvernants ne sont pas presses de voir rouler un parc de voiture hybrides ou , pire , electriques ! Meme si la Guyanne devenait le reservoir de petrole de la France , il n'y aura pas de miracle a la pompe .. Et nos brillants enarques , de droite comme de gauche , seront prompts a inventer des taxes sur l'electricite automobile . Pretextant , sans doute , que les electrons s'ecoulant dans un moteur electrique de voiture ne sont pas les memes que ceux qui produisent de la lumiere .. et que , des lors , ils doivent etre taxes beaucoup plus durement ...
Réponse de le 16/03/2012 à 1:35 :
Evidemment qu'il faudra taxer l'électricité des voitures électriques ! Sinon, comment financer les routes et rues publiques qu'elles empruntent ?

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