Le bulletin de paie (trop) simplifié

 |   |  422  mots
Copyright AFP
Copyright AFP (Crédits : AFP)
Le modèle de bulletin de paie simplifié présenté par Frédéric Lefebvre et Xavier Bertrand a le mérite d'être clair. Mais s'il gagne en simplicité, il perd en précision. Sans compter que la mise en place de cette nouvelle fiche implique l'harmonisation des taux de cotisations salariales qui diffèrent jusqu'à présent en fonction du statut et du salaire.

Les fiches de paie actuelles ressemblent souvent à une série de chiffres incompréhensibles dans laquelle l'information est noyée. L'idée de Jean-Luc Warzsmann, à l'origine de la loi de simplification du droit pour les PME, était donc de rendre lisible le bulletin de paie. Et de simplifier le travail des chefs de petites entreprises pour qui le calcul des différents éléments de paie est bien souvent un vrai casse-tête. Objectif atteint. Mais au détriment de l'information du salarié.

Informations manquantes

Le salaire brut, le net à payer, la rémunération imposable, ainsi que les montants globaux des cotisations salariales et patronales y figurent. De même que les informations générales relatives à l'employeur et au salarié: adresse, catégorie professionnelle, numéro de sécurité sociale etc.. L'employé trouve donc plus facilement le montant qui correspond à ce qui sera versé sur son compte en banque. Mais malheur à lui s'il veut en savoir plus sur le détail de sa rémunération. Impossible de connaître les montants prélevés au titre de l'assurance chômage, du régime de santé, dépendance ou accident du travail. Impossible également de vérifier que l'employeur n'ait pas fait d'erreur dans le calcul des cotisations prélevées à la source, car les erreurs - ou abus - existent. Et s'il est jusqu'à présent bien compliqué pour un salarié de déchiffrer le langage de la paie, il peut néanmoins toujours demander conseil à un autre interlocuteur que son employeur, en lui montrant sa fiche de paie. 

Simplifier la paie pour les PME

Enfin, selon les professions, diverses questions peuvent se poser. Comment, par exemple, les salariés qui "pointent" pourront-ils retrouver les heures comptabilisées par l'employeur ? Comment figureront les heures supplémentaires, ou majorées (heures de nuit ou dimanches et jours fériés) ? Pour faciliter la lecture des employés, les lignes sur lesquelles figuraient le détail des prélèvements ont été supprimées. Mais cette modification du bulletin de paie a également pour but de simplifier la gestion de la paie des PME. C'est pourquoi les calculs seront également simplifiés. Le gouvernement a prévu pour cela d'harmoniser les taux en deux temps: un premier ménage sera fait en janvier 2013, et un second en janvier 2015. Ces réformes modifieront de fait le montant du salaire net et pourraient impacter les taux des prestations auxquelles elles donnent droit.

Voici un exemple de cette nouvelle version du bulletin de salaire :

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/08/2012 à 10:31 :
je suis gestionnaire de paie et depuis ces dernières années entre les réformes du gouvernement qui annulent et modifient sans cesse le calcul des cotisations, des heures supplémentaires, de la loi FILLON, augmentation de la CSG, j'arrives à être écoeurée de faire des bulletins de paie, d'avoir à les expliquer.

cette simplification est-elle une réelle mesure de simplification ? Non, le but est ailleurs, nul doute : masquer l'évolution des cotisations salariales et patronales à venir.

côté simplification, n'y auraient-il pas d'autres domaines prioritaires ?
a écrit le 29/03/2012 à 17:16 :
Au pays de l'imposture permanente de nos politiques , on se demande au service de qui, encore une nouvelle trouvaille va-t-elle bénéficier.Le détail doit effectivement au dos ou doit être facilement exigible par le salarié à tout moment ou en fin d'année.
Deux individus qui décident pour des millions de salariés du privé, de quel droit ?
a écrit le 21/03/2012 à 16:05 :
Plutot une bonne mesure, le detail pourrait comme les factures EDF se trouver au dos. A quand le prelevement de l'impot sur le revenu a la source? On pourrait economiser enormement d'argent sur les agents de impots plutot que de reduire le nombre de policiers et d'enseignants...
a écrit le 21/03/2012 à 12:06 :
Encore une "bonne mesure" pour blouser le salarié qui ne voit plus le détail des cotisations qu'on lui prélève.
a écrit le 21/03/2012 à 11:20 :
cette présentation est plus claire pour le salarié . il voit combien il reçoit en net et combien son employeur a réellement payé en tout .
il serait tout à fait utile que les fonctionnaires aient le même bulletin de paie; ils seraient ainsi à même de comparer leur situation avec celle des salariés du privé .
la transparence sur les coûts réels de personnels de la fonction publique et assimilés serait enfin possible ainsi que la part des charges dont devraient s'acquitter les employeurs publics auprès des organismes concernés .
Sans doute un sujet de cohésion nationale, non ?
a écrit le 21/03/2012 à 9:26 :
@ déjà trop taxés: Attention, le salarié ne supporte pas un coût de 50% sur son salaire, mais d'environ 24% (salire brut moins charges salariales: 2548 - 605 - 68). Il ne faut pas confondre avec les charges patronales qui sont effectivement de 50% mais supportées par l'entreprise et non le salarié. il est donc faut de dire que le salarié est taxé à 50%. Ceci dit, c'est effectivement élevé.
Réponse de le 21/03/2012 à 10:14 :
Toutes les charges sont supportées par le salarié, qu'elles soient salariales ou patronales. La distinction est un cache sexe pour éviter une révolte au cas où les salariés se rendraient compte du niveau des charges en France.
Réponse de le 21/03/2012 à 10:20 :
mgrb, vous jouez sur les mots ! Deux sommes d'argent ont un sens, l'argent TOTAL versé par l'employeur, et le salaire REÇU par l'employé. La différence, ce sont les taxes et charges sociales.
Réponse de le 21/03/2012 à 12:05 :
Tout a fait d'accord avec Yves et marco, les charges patronales sont appelées patronales pour que les salariées ne se rendent pas compte que c'est eux qui le paie. L'état nous enfume.
En gros, s'il y a vait moins de charges patronales, les salaires augementeraient.
Réponse de le 21/03/2012 à 12:52 :
Messieurs malgré vos échanges, il y a des vérités qui sont intangibles. Les charges patronales sont bien payés par l'entreprise et fabriquent des droits au salariés (prévoyance, décès, retraite, etc...)
Si demain, il y a moins de charges patronales il y a moins de prestations en face tout d'abord et ensuite si moins de charges plus de trésorerie pour l'entreprise mais après ce qui en est fait c'est le patron qui décide (pour avoir ce choix, prenez des risques montez vos affaires Messieurs et vous verrez que l'autre côté du miroir n'est pas tout rose)
La vrai question n'est -elle pas de savoir comment sont gérées toutes ces cotisations par notre état....
Réponse de le 21/03/2012 à 13:22 :
Amusant ce concept de l'entreprise qui fabriquerait des droits ! Faux droits socialistes, droits imaginaires collectivistes. Il n'y a de droit que dans la vie, la liberté et la propriété.
Réponse de le 30/04/2012 à 9:06 :
Quand un employeur embauche un salarié, il calcule le coût de ce salarié en additionnant l'ensemble des charges qu'il paie pour ce salarié. C'est à dire salaire brut (incluant les charges dites salariales) plus les charges dites "patronales" et autres coûts. Ensuite, il compare avec ce que le travail de ce salarié peut lui rapporter. Si le fait d'embaucher ce salarié rapporte plus que le coût total, il l'embauche. Sinon, il ne peut le faire car il perd de l'argent. Le coût total est donc bien l'ensemble des charges, y compris celles dites patronales, et il est bien payé par le travail du salarié. C'est donc bien du salaire.
a écrit le 21/03/2012 à 9:26 :
Je ne vois pas l'intérêt de la simplification aussi excessive pour l'employé.
Le contrôle devient impossible, surtout pour ceux-soumis à un ou plusieurs variable, sans parler des mutuelles, tickets restaurant, participation transport et autres sommes retenues au salarié non détaillées .
Le regroupement de certaines cotisations aurait été suffisant pour améliorer la lisibilité.
a écrit le 21/03/2012 à 7:47 :
Excellente innovation. En cas de doute, l'employé pourra toujours demander le détail des cotisations à son employeur. Mais surtout, il voit apparaître l'information essentielle : son salaire complet. Ici, 3702,18. L'employé touchant au final 1875,02 avant impôts, il comprend immédiatement que son salaire est taxé à 50%. Il lui est également facile de calculer que la TVA, la TIPP, les taxes diverses et multiples, les impôts sur le revenu et les impôts locaux s'ajoutent à ces 50% de charges. Au final, les classes moyennes se font voler par le fisc plus de 70% de leurs revenus. Payant l'essentiel des impôts, taxes et charges, les classes moyennes sont les principales victimes de la violence fiscale de l'Etat providentiel obèse, sans parler du fiscalisme enragé des minables candidats de cette présidentielle. Nous sommes déjà trop taxés.
Réponse de le 21/03/2012 à 8:53 :
Vous dites: l'employé pourra toujours demander le détail des cotisations à son employeur.
Pensez vous que le secrétariat des entreprises y gagnerait alors que grâce aux ordinateurs vous avez spontamnément toutes informations LEGALES ;
Réponse de le 21/03/2012 à 9:29 :
Il n'y a donc aucun problème pour simplifier le papier. Mais ce n'est pas la question : le véritable enjeu est d'exposer le taux de spoliation réel que le fisc impose aux classes moyennes. Nous sommes déjà trop taxés.
Réponse de le 21/03/2012 à 9:33 :
Sur mon bulletin de paie actuel je vois très bien le montant brut (en haut du tableau) et le ontant net (en bas du tableau) et entre les deux une ligne pour chaque prélèvement. Je ne connais pas les autres modèles de fiche de paie, mais je ne vois pas où est le coté illisible dans le modèle actuel ?. Quand au salaire complet, le mien est de 3250 brut et de 2500, plus 1450 de patronal, soit un total de prèlèvement de 2200 sur un coût total de 4700 (soit 46%). Bref, il n'y a rien de nouveau. Par contre il y a une erreur majeure dans votre raisonnement, c'est de penser que sans les taxes vous toucheriez plus. Le salaire est aussi fonction de l'offre et de la demande, en plus du niveau à partiri duquel vous n'êtes plus compétitif. En d'autre terme dans pas mal de domaine, la différence n'irait pas dans votre poche, mais dans celle de l'entreprise. Si vous voulez vraiment pourvoir toucher plus, il faut non seulement baisser les taxes, mais aussi limiter volontairement le nombre de diplômés en chimie, mécanique, etc... afin de créer un effet de pénurie. Toute reflexion sur le niveau des salaires doit prednre en compte le couple "compétitivité + offre/demande". C'est en général ce qui pêche dans beaucoup de raisonnement.
Réponse de le 21/03/2012 à 12:36 :
On peut faire votre calcul différemment, et à mon avis de manière plus juste : vous touchez 2500 et coutez à votre employeur 4700; le taux de charges par rapport au net, la VRAIE référence car c'est ce que vous percevez, est de 88%. Mais ce n'est manifestement pas encore assez, puisque nous sommes partout déficitaires...
Réponse de le 21/03/2012 à 13:22 :
entièrement d'accord. Le salarié paie bien plus de 70% de son salaire. D'ailleurs l'employeur nous le dit bien : vous me coûtez tant. Cette partie de salaire est ponctionné directement une première fois puis le salarié passe une deuxième fois à la moulinette et enfin une troisième fois après pour les impôts. Nous devrions alors porter plainte auprès du conseil constitutionnel. Puisque nous dépassons largement les 50% maximum de prélèvements sur les revenus du travail.
Réponse de le 21/03/2012 à 13:26 :
Il s'agit moins de toucher plus que de toucher juste. Après, que le jeu normal, bénéfique et sain O/D fasse son oeuvre, sans que l'Etat s'en mêle.
Réponse de le 21/03/2012 à 15:12 :
Bonjour, on peut effectivement faire le calcul en prenant comme référence le net ou le brut, et le % obtenu est totalement différent. Toutefois, le salaire auquel on est embauché est le salaire brut, dont on déduit ensuite ce qui est retiré. Donc dans notre cas, je prefère mon mode de calcul qui est de rapporter les 2200 de différences aux 4700 de coût hors prélèvement, soit 46% : sur un coût salarial de 100 euros, 46 euros vont dans les prélèvements.
a écrit le 21/03/2012 à 7:45 :
C'est une très très bonne chose. Le bulletin actuel était ridicule, il avait même du mal à tenir sur une seule page.
Quant aux erreurs, je ne vois pas où est le problème, c'est au contraire bien plus facile car vous avez directement le total que vous pouvez comparer alors qu'avant il fallait être expert comptable pour y comprendre quelque chose.
Réponse de le 21/03/2012 à 12:07 :
Vous ne voyez pas ou est le probleme, en cas d'erreur sur votre salaire. Le bonheur d'etre riche !
a écrit le 21/03/2012 à 6:34 :
Je n'ai jamais vu une arnaque pareille ... Supprimer les détails, c'est supprimer le droit pour le salarié de contester les erreurs et croyez moi, même dans des grands groupes où pourtant il y a des progiciels de paye très évolués, il y en a quand même !
Réponse de le 21/03/2012 à 10:18 :
100 pour 100 d'accord avec vous.
C'est du gribouille et non de la réforme utile.
Réponse de le 21/03/2012 à 11:04 :
En tant qu'employeur (7 salariés), une fiche de paie actuelle me coute 25E chaque, et chaque mois. Je suis incapable de la faire moi-même car teellement détaillée qu'elle devient incompréhensible autant pour l'employeur que pour le salarié ! Dans les grandes boites (y en a de - en -) y a peut-être des syndicats qui sont payé à vous déchiffrer ça, mais nous, c'est pas possible : alors regroupns les charges sur 1 seule ligne, et j'augmenterai les salaires de 25 ? car je pourrait alors échapper au racket du comptable !
Réponse de le 21/03/2012 à 12:38 :
Parce qu'établir une fiche de paie et la facturer c'est du racket? Allez voir le Larousse, et cherchez la définition du racket...
Réponse de le 21/03/2012 à 13:01 :
Malheureusement, le racket du comptable n'est pas prêt de prendre fin... Il s'agit ici d'une simplification de la LECTURE du bulletin de paie mais les calculs des cotisations et autres prélèvements demeurent. Par conséquent, des lignes disparaissent, rendant plus lisible le bulletin de paie, mais les détails resteront toujours. Vous aurez donc toujours besoin du comptable pour calculer la paie. Par contre, à qui profite cette simplification? Est-ce plus lisible pour l'employeur et le salarié ou bien est-ce un moyen détourné de cacher des informations, notamment sur l'évolution des taux de cotisations et des prélèvements?
Réponse de le 21/03/2012 à 14:08 :
Beaucoup de bruit pour pas grand chose... Ce n'est pas la première proposition de réforme de la fiche de paie, qui fera "pschitt" comme les autres. Et encore une fois, votre comptable ne vous rackette pas, il fait son boulot. Si vous estimez qu'il vous facture trop cher, changez-en, sans garantie de gain substantiel... Il est cependant vrai qu'il vit de cette complexité, mais comme beaucoup d'autres professions du droit et du chiffre. Si on veut simplifier la fiche de paie, il faut s'attaquer à la maladie et non au symptôme: simplifier/unifier les bases de calcul
a écrit le 21/03/2012 à 6:27 :
Trop compliqué, maintenant trop simple. Les français râleront décidément toujours... c'est génétique. En attendant, chaque réforme est plus longue à mettre en place ici qu'ailleurs, sans même que la négociation soit possible. Et après on se demande pourquoi on est économiquement à la traîne...
Réponse de le 21/03/2012 à 6:36 :
La , elle est ou la negociatio?
Réponse de le 21/03/2012 à 7:47 :
Oui les Français râleront toujours...
Là, c'était attendu depuis longtemps. Le bulletin actuel est une pure folie, incompréhensible et illisible.
Réponse de le 21/03/2012 à 8:23 :
Sans vouloir être vexant... Pour qui sait lire et compter correctement, les bulletins de salaires actuels sont parfaitement lisibles. Chaque montant prélevé est en face de son intitulé, quelques additions, puis soustractions dans les bonnes colonnes suffisent à faire le reste... Ne croyez vous pas qu'il y a d'autres problèmes plus important à régler que la lisibilité des feuilles de payes ?? Mais dans quel pays on vit... Navrant !!
Réponse de le 21/03/2012 à 11:08 :
on voit que tu n'est pas employeur : mais moi je préférerais chercher du boulot pour mes employés plutot que passer mon temps à cette paperasse inutile : les taux changent sans arrêt, et moi comme mes employés on est incapable de dire si le comptable s'est trompé ou pas ! La simplification administrative rendra les entreprises plus compétitive que la baisse des rémunérations : sur quoi préfère-t-on jouer : simplification ou rémunération ? mes salariés et moi, on est unanimes !
Réponse de le 21/03/2012 à 12:21 :
Au temps pour moi, après relecture, je m'aperçois que j'ai sauté quelques lignes importantes. Je pensais que seul la façon de présenter et détailler la fiche de paie changerai... Je n'avais pas vu que le calcul des charges serait simplifié aux PME.
a écrit le 21/03/2012 à 6:14 :
Moi j'aime bien avoir le détail de tout ce qui me concerne. Ca prend à peine 5 min pour vérifier et on voit l'évolution des taux par exemple de la cotisation retraite qui a augmenté au 1er janvier... Un moyen de masquer de futures hausse d'impôts...
Réponse de le 21/03/2012 à 7:46 :
C'est pareil pour vous, vous avez le total général, vous verrez de la même manière s'il bouge et il est très facile d'avoir le détail des taux sur Internet.
Réponse de le 21/03/2012 à 11:11 :
et ça prend combien de temps à faire ?? Et pour quel coût ? Après faut pas s'étonner que la France n'est plus compétitive... Un taux de charge GLOBAL sera tout aussi simple à vérifier... mais ça ne permettra plus d'annoncer en grandes pompes que l'on a baisser tel taux ... tout en augmentant un autre taus en parrallèle : y en aura plus qu'un !
Réponse de le 04/12/2012 à 22:21 :
Ancien comptable, je trouve vos débats amusants !
Pour regrouper des retenues il faut en avoir constitué le détail (en entreprise). Le regroupement consiste en un travail supplémentaire qui n'arrangera pas le coût du traitement.
Quant à la restitution du détail au salarié que je juge indispensable rien ne dit qu'elle constitue un droit et c'est là, à mon avis, que le bas blesse.
Je suis donc contre !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :