Manifestation devant Publicis pour "féliciter" Maurice Lévy

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En guise de protestation contre le "méga-bonus" qui devrait être versé au patron de Publicis, Maurice Lévy, des salariés du groupe ainsi que des militants des collectifs Sauvons les riches et Génération Précaire ont lancés des cotillons lors d'un "flashmob" devant le siège de l'entreprise.

Champagne, confettis, ballons... de quoi fêter "dignement" le bonus de 16 millions d'euros accordé au patron de Publicis. Des salariés du groupe de communication ainsi que des militants des associations Sauvons les riches et de Génération Précaire se sont rassemblés ce mardi devant le siège de l'entreprise, situé sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris.  

Négociations salariales

"Nous voulons fêter dignement cette rémunération de 16 millions d'euros", s'est amusé Eric Diemer, délégué CGT Info-Com chez Publicis Consultant et interrogé par l'AFP. Ce dernier affirme en outre que les "salariés eux n'ont connu aucune augmentation générale depuis des années". Une délégation d'employés a pu s'entretenir dans la journée avec le directeur des ressources humaines de Publicis, Benoît Roger-Vasselin. Selon la CGT, le groupe aurait "accepté d'ouvrir des négociations salariales dès la semaine prochaine".

Des militants de Génération Précaire avaient enfilé un masque blanc pour protester en particulier contre l'emploi de nombreux stagiaires par l'agence de publicité. Dans son "invitation" à se mobiliser, le collectif avance qu'avec ces 16 millions d'euros, Publicis pourrait embaucher 70 consultants en CDI sur une période de 10 ans. "En les rémunérant au salaire médian de 1.500 euros par mois", ajoute l'association (sans préciser s'il tient compte des charges).

Un paiment différé

"Il faut vraiment être hyper mégalo pour penser que la performance du groupe tient à un seul homme", a de son côté, critiqué Julien Bayou membre des deux collectifs et conseiller régional Europe Ecologie Les Verts auprès de l'AFP.

Maurice Lévy avait répondu fin mars aux attaques - notamment politiques - contre cette rémunération. Il expliquait ainsi que cette somme représentait "le résultat d'un travail sur une longue période", et qu'il s'agissait en grande partie du résultat d'un paiement différé selon une convention décidée en 2003.

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Commentaires
a écrit le 11/04/2012 à 16:17 :
j'ai moi aussi (beaucoup) travaillé pour ce groupe, et je ne remets pas en cause les salaire, bonus et autre de M.Levy, qui, rappelons-le, a été formé pendant des années par M.Bleustein-Blanchet pour qu'il assure la perennité et la prosperité du groupe, qui allait déjà fort bien à l'epoque. Cela etant, depuis environ une dizaine d'années , les salariés ne voient plus redescendre ces resultats, la prime instauree par M.Bleustein-Blanchet a été supprimée, les salaires gelés plusieurs années, les effectifs diminués avec toujours plus de travail. C'est egalement M.Levy qui a fait voter une baisse génerale des salaires afin, soi-disant "d'eviter des licenciements" vers fin des annees 90, alors que l'agence allait fort bien !!. Arretons ce combat idiot "gauche-droite, riches-pauvres"!. Les salaires d'embauche de nos jours dans ce secteur equivalent lque j'avais en 1990, alors que le coût de la vie (à Paris) a + que quadruplé!. Beaucoup de salariés de Publicis travaillent jour et nuit, w-ends et jours fériés compris, ont des vacances annulées en dernière minute... Les feuilles de temps (informatisées et obligatoires) ne comportent ni le samedi ni le dimanche, donc impossible à un salarié d'indiquer qu'il a travaillé ces jours là!. Il est donc legitime qu'ils reagissent maintenant à cette situation, et de façon generale, les grands groupes ont interet a revoir leurs procédés, qi ne sont plus acceptables par les temps de crise actuelle. Un peu plus d'équité et de juste repartition des avoirs n'appauvrira pas les + aisés, mais permettra aux autres de consommer plus et d'etre plus rassurés en fin de mois. En 2009, M.Levy dans le Figaro confiait que le groupe avait à sa disposition "+ de 3 milliards de cash". Il peut donc facilement faire un geste envers ses équipes qui en ont bien besoin, surtout les multiples stagiaires Bac +4 ou 5 a 450?/mois.
Réponse de le 11/04/2012 à 17:20 :
A lire l'oligarchie des incapables.Ca permet de mieux comprendre l'attitude de tout les Mr et Mme Levy en france
Réponse de le 12/04/2012 à 16:18 :
ok, mais je ne considère pas tous les patrons comme M.Levy comme des "incapables" au contraire. Nous avons besoin de tous les talents, a qq niveau qu'ils soient. Il est clair que les gens lésés réclament (à juste raison) une meilleure répartition des richesses. Nos hommes politiques dans le monde, tous bords confondus, n'ont pas pris la mesure des lois à prendre pour stopper cette economie sauvage qui finalement, accentue les différences au lieu d'ameliorer le quotidien du plus grand nombre...
a écrit le 11/04/2012 à 15:28 :
A vous qui commentez, vous n'avez sans doute jamais travaillé pour cette grosse maison. Pour y avoir passé quelques années je peux vous dire que les employés mériteraient d'avoir une part du gâteau. Oui Maurice Levy travaille très bien à faire de ce groupe un groupe mondial, mais sans les fourmies qu'il emploie à bas prix et qui font des heures supplémentaires par conscience professionnelle mais qui ne sont pas payés pour ... ce groupe ne serait RIEN !
Alors plutôt que de sur-rémunérer les actionnaires et les dirigeants il serait temps que les gens qui produisent puissent avoir des vies (et ne pas travailler de jour et de nuit pour faire plaisir au client capricieux qui lui ne payent plus les tarifs rush et norcturnes) et pour pouvoir se faire plaisir avec un salaire digne de ce nom.
Bien a vous momo.
a écrit le 11/04/2012 à 9:53 :
Des salaries consentants bien entendu
a écrit le 11/04/2012 à 9:47 :
Quand Maurice Lévy a repris Publicis, c'était un entreprise française inexistante dans le monde. C'est aujourd'hui le troisième groupe de communication dans le monde.

Mais selon M. Julien Bayou, ce succès exceptionnel ne doit rien à l'homme qui a dirigé le groupe depuis 1976.

M. Bayou, dont Wikipedia nous apprend qu'il dirige une société de conseil en communication devrait pourtant être bien placé pour savoir que dans ce marché hyper concurrentiel, en changement permanent, le succès n'est en rien garanti. Publicis, comme des dizaines d'autres agences de publicité avant lui, aurait logiquement dû être racheté par plus grand que lui et passer sous giron étranger.

Mais il n'est pas donné à tout le monde de reconnaître le talent. L'envie et le ressentiment sont les deux choses les mieux partagées en France. Ce 1,6 million de bonus par an qu'a touché Maurice Lévy (puisque c'est un paiement différé d'un travail de dix ans), alors que le groupe a dégagé plus de 500 millions de résultat net en 2010, est amplement mérité.

Le problème de notre pays, ce ne sont pas des grands capitaines d'entreprise et des riches comme Maurice Lévy, c'est qu'on en a pas assez.

Réponse de le 11/04/2012 à 13:40 :
Vous avez entièrement raison, et je ne puis que soutenir la pertinence de votre analyse, qui va à l'encontre de la démagogie populiste dont nous sommes abreuvés.
==> Le seul problème réside dans le fait que Publicis est le symbole même de l'hypocrisie de la Gauche Caviar. (Ai-je besoin de rappeler que la famille Badinter est le principal actionnaire de cette société ?) Cette même gauche qui prétend lutter contre les injustices sociales ...
a écrit le 11/04/2012 à 8:24 :
bizarre, que cette affaire sorte tout de suite après que Bruel se soit détaché de hollande, je ne sais pas où est la vérité, mais je trouve étrange cette coïncidence
Réponse de le 11/04/2012 à 13:32 :
C'est un complot. Comme pour l'affaire Bettencourt... :-)
a écrit le 11/04/2012 à 8:21 :
bizarre que ça sorte au moment même ou Bruel se détache de Hollande, attention je ne sais pas ou est la vérité, mais simplement je constate la coincidence
a écrit le 10/04/2012 à 22:39 :
foutez tout ça dehors y en a marre !:!!!

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