Hollande sous pression de Bruxelles, Merkel de ses électeurs

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François Hollande faisant ses adieux à Tulle, vendredi 11 mai Copyright AFP
François Hollande faisant ses adieux à Tulle, vendredi 11 mai Copyright AFP
Il faut s'attendre à un face à face plus tendu que prévu, le 15 mai, entre François Hollande et Angela Merkel. Les critiques contre l'Allemagne se sont faites plus vives chez les socialistes ce week-end et les élections en Rhénanie Westphalie placent la chancelière dans une situation fragilisée. Sans compter que la crédibilité du plan français de réduction du déficit public est remise en cause par la Commission européenne qui s'inquiète par ailleurs du niveau élevé des hausses d'impôts prévues par François Hollande.

La première rencontre entre François Hollande et Nicolas Sarkozy va se dérouler dans un climat plus frais que prévu. Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste a réaffirmé ce week-end sur France 3 qu'Angela Merkel ne pouvait décider seule du destin de l'Europe en ne tenant compte que des intérêts allemands. D'autres déclarations du même type, dont celle de Ségolène Royal appelant à modifier les régles du jeu de la BCE, indiquent une montée de l'agressivité vis à vis de l'Allemagne de la part de ceux qui sont appelés à faire partie de la nouvelle équipe dirigeante de François Hollande.  et de ses amis. De son côté, Angela Merkel a réitéré son refus de renégocier le traité, et rappelé la priorité absolue des réformes structurelles par rapport à toutes mesures d'incitation à la croissance. La chancelière allemande est par ailleurs dans une situation politique délicate, avec des élections très décevantes pour la CDU en Rhénanie Westphalie. Cette rencontre du 15 mai, dont on n'attend pas de décisions particulières, se déroulera par ailleurs sur fond de tensions très vives en Grèce, où de nouvelles élections sont probables, pratiquement en même temps que les élections législatives françaises. Surtout, cette prise de contact vient à un moment qui est aussi très délicat pour la France, dont les objectifs de réduction du déficit, tels qu'exoprimés dans un document transmis le 22 avril dernier par François Fillon, ne sont pas jugés crédibles par la Commission européenne. Bruxelles anticipe notamment un déficit public particulièrement élevé en France, en 2013. «Ce n'est pas une surprise », a déclaré François Hollande. « J'ai demandé une évaluation par la Cour des Comptes de la réalité budgétaire de notre pays, je savais depuis déjà plusieurs semaines qu'il y avait une dégradation plus grande que le gouvernement sortant ne le disait de nos comptes publics.» Un de ses proches voit dans les nouvelles prévisions de Bruxellles « un camouflet pour l'équipe Sarkozy ».
« C'est un sérieux avertissement pour François Hollande, qui a promis des dépenses inconsidérées », estime de son côté Valérie Pécresse, à quelques jours de son départ du ministère du Budget.

Bruxelles croit aux chiffres de Paris pour 2012, pas pour 2013
Bruxelles veut bien croire à un déficit français réduit de 5,2% du PIB en 2011 à 4,5% du PIB en 2012 , comme l'a prévu l'équipe Sarkozy ou presque (4,4%). En revanche, s'agissant de 2013, la Commission européenne ne croit pas à un retour à 3% de déficit, niveau affiché tant par le président sortant, qui a transmis fin avril à Bruxelles sa programmation des finances publiques, que par François Hollande. Pour 2013, Bruxelles retient le chiffre de 4,2% de déficit. Soit une très faible réduction par rapport à 2012.

Un désaveu du plan Sarkozy
Il n'est pas complètement faux d'affirmer que la Commission européenne désavoue là le programme de stabilité 2012-2016 adopté début avril en conseil des ministres, et transmis le 22 avril à Bruxelles par le gouvernement français que les experts bruxellois ont eu le temps d'examiner. En affichant un déficit 2013 bien supérieur à celui inscrit dans ce plan transmis par Paris, les fonctionnaires européens indiquent de façon polie que celui-ci n'est pas crédible, à leurs yeux.

Ce n'est pas tant l'écart entre la croissance prévue par Paris (1,75% pour 2013) et le chiffre retenu par Bruxelles (1,3%) qui importe, même si ce différentiel de croissance peut jouer à la marge sur le niveau des recettes fiscales. C'est l'absence de mesures importantes, celles déjà programmées représentant seulement 0,2 point de PIB.

Pas de blanc seing à François Hollande
Pour autant, l'exécutif européen ne donne pas un blanc seing à François Hollande. Le rapport officiel ne fait pas mention des projets du nouveau président, qui n'ont évidemment pas encore été transmis à Bruxelles : « Nous attendons que les autorités françaises spécifient les mesures envisagées pour 2013 », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

Une nouvelle programmation des finances publiques pour 2012-2016 lui sera transmise au plus tard début juillet par Paris. Mais les experts européens ont bien sûr eu vent des choix affichés depuis janvier par celui qui était encore le candidat socialiste : une réduction du déficit fondée largement sur des hausses d'impôts, via la remise en cause de nombreuses niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros, effectives dès 2013, pour l'essentiel.

Ces 29 milliards représentent près de 1,5% du PIB, ils permettraient en théorie de ramener le déficit à 3% en 2013, comme François Hollande s'y est engagé. Michel Sapin, qui a toutes les chances d'être nommé ministre des Finances, mercredi soir, estime d'ailleurs que ces nouvelles prévisions de Bruxelles « valident le projet de François Hollande , qui consiste à changer de politique pour maîtriser les dépenses, augmenter les recettes de manière juste et efficace et, surtout, changer de politique économique au niveau national et européen pour stimuler la croissance ».

La part belle faite aux augmentations d'impôts
Pourtant, off the record, les experts européens estiment que le projet Hollande fait la part trop belle aux augmentations de recettes. Il est vrai qu'augmenter d'un coup ou presque les impôts de 29 milliards d'euros (11,8 milliards visant avant tout les particuliers aisés, mais aussi ceux réalisant des heures supplémentaires, 17,3 milliards touchant les entreprises), à seule fin de réduire le déficit, représente un vrai choc fiscal, même si la plupart des fiscalistes français estiment que chacune des mesures, considérée isolément, est plutôt judicieuse.

Un malentendu sur la définition des réformes structurelles
A Bruxelles, on préfèrerait davantage des économies réalisées sur les dépenses, et de véritables réformes structurelles, visant à réduire le déficit, ce qui, dit-on, serait favorable à la croissance. Les proches de François Hollande affirment bien vouloir procéder à des réformes structurelles, ils emploient ce terme, mais ils ne pensent pas, à l'évidence, à la même chose : le porte parole du nouveau président, Bruno Le Roux, évoque ainsi des mesures « qui permettront de relever le potentiel de croissance à travers le rétablissement de notre industrie » (banque publique notamment). Ce qui a peu à voir avec une réforme du marché du travail à l'allemande, consistant à minorer les allocations chômage et encourager toute forme de travail.
 

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Commentaires
a écrit le 14/05/2012 à 20:46 :
Le porte-parole de la chancelière allemande a insisté dans le journal les échos aujourd'hui que ,la croissance est "le fruit d'une politique intelligente de réformes",
le ministre des Finances allemands Wolfgang Schäuble a encore une fois rappelé lundi que la France devait s'en tenir à ce qui avait été signé.
a écrit le 14/05/2012 à 18:20 :
Tout endetté de bon vouloir doit faire, en priorité absolue, sa réforme structurelle avant d?essayer de se refaire honnêtement et intelligemment.
Moi, Président, je sais faire !
Moi, Président, je vais redresser le PIB !
Moi, Président, je vais réveiller la croissance !
Moi, Président, je vais faire des miracles !
Mais comment ? Comme le joueur invétéré qui a tout perdu croit toujours se remettre : il emprunte à des « gogos » et il fait la manche !
a écrit le 14/05/2012 à 17:46 :
LE GÉOMÈTRE VA METTRE DE L'ORDRE. LA RECRÉATION EST TERMINÉE
a écrit le 14/05/2012 à 16:42 :
je n'ai pas vote pour hollande mais etant donne qu'il est devenu president la seulle chose que j'espere c'est qu'il reussise a nous sortir de la merde ses options sont dangereuses mais ça peut reussir de toute façon on a plus le choix en disant ça je pense a ceux qui rament pour bosser (meme si moi j'ai du boulot) et je pense aussi a l'avenir de nos enfants j'ai vote sarkosy mais je souhaite bonne chance quand meme a hollande
Réponse de le 14/05/2012 à 18:17 :
cela fait plaisir de s'apercevoir qu'il y a encore des gens intelligent en France
Réponse de le 14/05/2012 à 22:58 :
Je pense exactement la même chose; espérons qu'Hollande réussisse.
a écrit le 14/05/2012 à 15:23 :
Nous serions endettés plus que les hautes autorités de Bruxelles le souhaitent? c'est à n'y rien comprendre; Alors pourquoi avoir tant baissé les impôts surtout pour les plus fortunés! maintenant ce n'est peut être pas à la Grèce de sortir mais à l'Allemagne non? car le jeu des spéculateurs va sinon se poursuivre jusqu'à la case/casse finale. je serai un Barroso pour toucher mon petit salaire encore un bon moment, je mettrais sur le tapis un truc comme le serpent monétaire l'?uro au centre vis à vis du monde, les européens autour avec pour chaque pays sa devise interne en fluctuation +/- % Quelle belle souplesse enfin. La BCE aurait un vrai pouvoir de régulation. Il ne manque plus que le contrôle et suivi des budgets.
Réponse de le 15/05/2012 à 9:12 :
vouloir donner le même argent de poche à ses enfants quand les salaires stagnent ou diminuent et que l'inflation continue au même rythme, c'est soi de la bêtise soit de l'inconscience.ce n'est pas en regardant les poches du voisin que l'on règle le problème de la production et de la croissance mais par la création du travail et donc dans l'investissement.Tant que l'on restera sur la confusion du profit par l'impôt, on se cassera les dents.on augmente l'impôt sur les super profits mais on ne lève pas de l'impôt dans le seul but d'en lever pour dépenser toujours plus. autrement dit l'argent de poche n'est pas intarissable ou continuellement en augmentation mais passe par une REDUCTION DES DEPENSES et en sera fonction.Faire croire et vouloir encore croire que l'impôt en augmentation sera la clé du problème est très fâcheux. Hollande le sait d'ailleurs bien.il a simplement donné un signal et rien d'autre en déclarant symboliquement des augmentations d'impôts ici et là dans les sphères hautes.il ne choisira pas le déraisonnable.
a écrit le 14/05/2012 à 10:35 :
IL peut aussi jouer la montre, notre président, avant les élections législatives...
a écrit le 14/05/2012 à 10:32 :
il me semble que les Allemands, comme ceux qui les dirigent, et que nombre de citoyens européens, font de la construction européenne la priorité/ dès lors les forces qui s'y opposent par idéologie ou intérêt seront à combattre et il sera bon de prendre qq recul historique.
a écrit le 14/05/2012 à 10:29 :
A lire les commentaires il n'y aurait aucune alternative à la politique économique voulue
par l'Allemagne désolé je suis peut être idiot mais l'élection de Mr Hollande marque bien
la volonté de trouver d'autres solutions à cette Europe bancale!!!
Réponse de le 14/05/2012 à 13:32 :
Oui, s'endetter toujours davantage, jusqu'à l'infini.... Savez-vous que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel ????
Réponse de le 14/05/2012 à 15:21 :
@lol : pour vous, la seule solution a appliquer à l'ensemble des pays c'est de la rigueur facon grèce ? pensez vous en toute honnetteté intelectuelle que cela améliorera une quelconque situation ???
Réponse de le 14/05/2012 à 15:27 :
Oui j'ai un jardin et pour rester dans votre domaine de lapalissade' savez vous que
Pour gagner de l'argent il faut en dépenser' de Plaute 2ème siècle avant J-C d'où
l'importance d'essayer de la croissance économique en Europe!!!!
a écrit le 14/05/2012 à 10:22 :
Intéressant de savoir si le SPD et les VERTS, ont aussi bénéficié du vote confessionnel (97%) comme Hollande en France . Tu as dit démocratie?
a écrit le 14/05/2012 à 9:51 :
Les seuls pays d'Europe à vouloir modifier le traité sont ceux qui aujourd'hui sont, soit en faillite (Grèce) ou au niveau du dépôt de bilan (Espagne, France, Portugal). Il est bien évident que l'Allemagne ne va pas jeter de l'argent par les fenêtres sous prétexte de l'arrivée d'un nouveau président en France, qui, ne l'oublions pas désire taxer les machines dans les entreprises.
a écrit le 14/05/2012 à 9:49 :
Incroyable de 1945 au 15 Mai 2012, ???? Incroyable, Mr Hollande et Madame Merkel,

Je crois que beaucoup seront retournés,
a écrit le 14/05/2012 à 9:24 :
L'élection en Allemagne hier n'a nullement sanctionné la politique de Merkel en Europe mais plutôt celle de la CDU dans le Lander. Encore une fois les média pro-Flamby essaient de nous faire croire que leur champion va révolutionner l'Europe et écraser Merkel. Le réveil sera douloureux d'autant plus qu'aucun pays semble vouloir renégocier le traité à part notre cher président par défaut.
a écrit le 14/05/2012 à 9:05 :
Il suffit de remarqué,que les président Verseau sa ne va pas du tout,ils veulent tout changés,tout bousculer ,même les protocoles,pour rien,ils auront stréssés tous le monde le temps d'un sept. ou quinquénat.Donc, réfléchir à deux fois .
Réponse de le 14/05/2012 à 9:46 :
Je suit tout as fait d'accord avec toi astro, un Président Verseau, ne remplit pas sa tâche, à force de tout bousculer ils ne voient et ne perçoivent plus clair, ils sont complètement embrouillés dans leur vie, on dit dans les Sociétés un VERSEAU ah oui, pour recevoir, je ne voit pas un VERSEAU COMPTABLE ???

Pour vendre oui, ah çà franchement, la France bien vendue, M....
a écrit le 14/05/2012 à 8:55 :
Ne revons pas, Merkel refusera de faire tourner la planche a billet et a créer de l'inflation pour financer les dette des pays imcapables de réduire leurs dépenses.
Dans la mesure ou l'allemagne détient plus de 35% des droits sur l'euro Berlin aura toujours le controle de la BCE.
Dans le contexte actuel la dévaluation appeler de toute part par les futurs membres du gouvernement est anachronique 1981 et les dévaluations Miterrand s'est bel et bien fini: la dette contractée devra etre remboursée a valeur constante. Sarko au moins l'avait compris ou du moins Merkel lui a fait rentrer cette idée de force dans le crane.... elle devra reprendre la meme pédagogie avec Hollande.
Réponse de le 14/05/2012 à 9:32 :
Et vous êtes content ? Des années d'austérité, d'augmentation des impôts et de baisse des dépenses publiques pour tenter (ne rêvez pas, on n'y arrivera pas) de rembourser une dette résultant de l'appétit démesuré des marchés financiers et dont les français ne sont en aucun cas responsables, ça vous convient comme scenario ? Les escrocs ont de beaux jours devant eux...
Réponse de le 14/05/2012 à 10:20 :
"dette résultant de l'appétit démesuré des marchés financiers et dont les français ne sont en aucun cas responsables". Vive la culture économique française !!! C'est vrai, quand on contracte un crédit, c'est à cause de notre méchant banquier qui nous a mis le couteau sous la gorge afin qu'on vivent au dessus de nos moyens et qu'on lui demande un prêt dont il ne sait pas s'il sera remboursé.
Réponse de le 14/05/2012 à 10:30 :
@Steph: "de rembourser une dette résultant de l'appétit démesuré des marchés financiers et dont les français ne sont en aucun cas responsables". FAUX ! Discours d'enfant gate...

Dette resultant de l'Etat obese, de la demagogie des politiques qui durant des annees ont fait croire aux Francais qu'ils pourraient vivre continuellement au-dessus de leurs moyens, en vue de leur acheter leur vote pour la prochaine election... Encore une fois, depenses publiques = 57% du PIB contre 43% en moyenne pour les pays de l'OCDE... On ne me fera pas croire qu'il n'y a pas d'economie a faire...
Réponse de le 14/05/2012 à 10:35 :
Quel est l'interet des financiers de mettre des pays en faillite avec les plans de reigueur demandés ? Au bout du bout il faudra bien annuler les dettes alors pourquoi ne pas mettre l'argent tout de suite pour aider l'Europe à inverstir ?
Réponse de le 14/05/2012 à 10:52 :
@delsu:
J'ai le sentiment que comme une proportion non negligeable de Francais, vous ne realisez pas qu'il n'existe pas d'argent gratuit... Ainsi donc, comme n'importe quelle entreprise, l'Etat doit convaincre pour obtenir des financements (le probleme serait le meme, mais en plus dangereux, si nous pouvions faire tourner la planche a billet. Heureusement que nos bons politiques n'ont pas la main la-dessus)... Ainsi donc, comme n'importe quelle entreprise, l'Etat doit afficher des "benefices", en tout cas ne pas depenser plus que ce qu'il parvient a mettre dans les caisses... De "grands projets" en Europe, pourquoi pas, mais il ne faut pas se derober pour autant: il y a des reformes structurelles profondes a entreprendre, sur le regime de l'Etat et son itnerventionisme dans l'economie francaise...
Réponse de le 14/05/2012 à 11:06 :
Je me sens moins seul...
Pour répondre a steph: non je ne suis pas content mais je péfère me dire qu'aujourd'hui on reléve ses manche et on accepte des petits sacrifices pour que demain soit meilleur plutot que de ce dire on s'endette encore un peu pour aller un peu mieux maintenant et demain on verra bien...
La seule chose a faire c'est dégonfler l'hypertrophie de la fonction publique: c'est impopulaire et dure a mettre en place car il y a beaucoup de résistance mais c'est la seule facon de ne pas augmenter les prélèvements en diminuant significativement les dépenses.
Ca veut donc dire moins de tribunaux de proximité, moins de profs, moins de policiers, moins de perceptions, moins de petits hopitaux etc...
Réponse de le 14/05/2012 à 11:08 :
@ mon ami de 10:20 (et Tyler dont je viens de lire les commentaires tout droit sortis d'un JT de TF1) qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez : effectivement, lorsque VOUS, simple particulier, contractez un crédit, votre banquier ne vous y a pas obligé. Cependant, avant de critiquer la 'culture économique' des autres, il semble nécessaire de comprendre qu'un état n'est précisément pas dans la situation d'un particulier. Avant la merveilleuse loi du 3 Janvier 1973 l'obligeant à se financier sur les marchés (loi dont le traité de Maastricht a par la suite repris l'idée), l'Etat français avait la possibilité d'emprunter à taux nul à la banque de France. Renseignez-vous un peu (oh, pas besoin d'aller chercher bien loin !) et vous constaterez que la majorité de la dette contractée aujourd'hui provient de cette contrainte de financement sur les marchés. Contrainte qui n'est en fait rien d'autre qu'un astucieux mécanisme conçu pour que l'argent de nos impôts file directement sur le compte aux îles Caïmans d'un quelconque milliardaire ayant la bonne idée de détenir quelques bons du trésor. Qui, comble de l'ironie, ne payera, lui, pas d'impôts, paradis fiscal oblige. Et le plus beau dans tout cela, c'est que l'on trouve des gens comme vous qui, par ignorance ou mimétisme, s'acharnent à défendre ce système. En un mot, bravo
Réponse de le 14/05/2012 à 11:51 :
@Steph: "Renseignez-vous un peu", charite bien ordonnee commence par soi-meme... En mettant nos malheurs sur le compte de la loi Giscard de 73, vous tombez droit dans la propagande populiste de Melenchon, Le Pen et autre NDP. J'imagine que vous faites partie de ceux qui en regardant cette fameuse petite video ludique qui circule sur Youtube se sont exclames: "J'ai tout compris! Bande de salauds...". Mais votre commentaire illustre votre flagrant manque de culture economique... Penser qu'il existe de l'argent gratuit (comme vous dites, "l'Etat francais avait la possibilite d'emprunter a taux nul a la banque de France"), c'est faire preuve d'une profonde ignorance en la matiere, ou d'une grande mauvaise foi... Penser qu'un Etat ne peut faire faillite (car il pourra toujours faire appel a la planche a billets, en empruntant "a taux nul" aupres de sa banque centrale, peu importe l'inflation que ca pourrait generer...), c'est vivre au pays des bisounours... Comme on dit dans le metier, "There no such thing as a free lunch, and if you don't know who is paying, it's probably you"... Vous connaissez manifestement mal le profil des investisseurs (notamment institutionnels) qui achetent nos bonds... Banques, assurances, fonds de pension... Bref, vous dites n'importe quoi, en deglutissant la propagande demago d'extreme-droite (ou extreme-gauche, je ne sais pas bien de quel bord vous etes, il faut dire qu'on ne fait pas tjr bien la difference entre les deux)...
Réponse de le 14/05/2012 à 12:18 :
Bravo Tyler. Vos commentaires sont plein de bon sens et de vérités. On a l'impression que les bisounous - et ils sont nombreux - vivent sur une autre planète. C'est à peine croyable !
Réponse de le 14/05/2012 à 12:29 :
@ Tyler : ah, le bon vieil argument de la planche à billet, qui va générer de l'inflation ! Un grand classique ! Parce que lorsque l'on emprunte à une banque privée, elle va chercher l'argent dans son petit coffre, peut-être ? Non, elle le crée. Ex nihilo. Une ligne à l'actif, une ligne au passif et le tour est joué. En clair, la création monétaire est l'apanage des banquiers privés, et non de l'état, mais il y toujours création monétaire ! Et pour en revenir au sujet principal, deux petits chiffres, en cadeau : la dette publique en 2010, c'est 1591 milliards d'euros. Sur ces 1591 milliards, 1408 représentent les intérêts contractés par l'état entre 1980 et 2010. Voilà, j'attends désormais avec impatience vos arguments. Mais étant donné que la quasi-totalité du message précédent consiste en une attaque de mon manque de culture économique, de mon extrémisme politique (au passage, je ne suis ni d'extrême-droite ni d'extrême-gauche, navré de vous décevoir) ou encore de mon incroyable propension à tomber dans la ?propagande populiste?; vous ne devez plus en avoir beaucoup sous la main ...
Réponse de le 14/05/2012 à 15:34 :

@steph : tu es blond !!!


plus sérieusement, tout le monde est d accord pour dire "Stop à cette gouvernence, à cette gérance irresponsable" on ne peut plus continuer à s'endetter librement de la sorte (budget de 2012 estimé à 100 milliard de déficit , 1 record). toutefois, défendre ce but ne doit pas conduire à la destruction de la dignité humaine.... Personnellement je ne peux défendre ces rigueurs plongeant l'homme dans la misère plutot que de refondre les vrais vices de notre systèmes
Réponse de le 14/05/2012 à 15:58 :
@ Steph: Votre reponse appelle de nombreux commentaires. Le sujet est complexe et si mon commentaire precedant ne vous semblait pas des plus courtois, vous n'avez pas tort, mais c'est parce que vous soutenez une position demagogique, economiquement absurde pour la plupart des specialistes (chercheurs ou professionnels) dignes de ce nom, et parce que vous semblez penser que l'argent gratuit existe, illusion employee a de nombreuses reprises par un certain nombre de politiques pour tromper les electeurs... Je trouve cela particulierement grave (surtout quand une proportion significative des francais y croit...).
1) Bien sur qu'une banque privee peut creer de la monnaie. Sauf que la creation monetaire n'est pas de la meme ampleur: si l'Etat emet 1000, et que la banque en garde 100 sur ses fonds propres et transfere les 900 restants a d'autres acteurs (Assurances, epargnants via des OPCVM, agents non residants desireux de placer leurs reserves d'Euro...), c'est une creation de monnaie 10 fois moindre. Commentaire anecdotique, mais la banque se remunere sur cette activite de transfert dans l'economie, ce qui est parfaitement normal.
2) Bon nombre d'operations de pret/creations de monnaie realisees par les banques ont une contrepartie de production deja existante ou anticipee (bon nombre, pas toutes!), ce qui est en general bien moins souvent le cas lorsqu'on prete a l'Etat. L'effet inflationiste qui en resulte est donc moindre.
3) Lie au point 2), mais un pret a normalement vocation a etre rembourse (bien entendu il peut y avoir defaut de la contrepartie)... La creation monetaire correspondante n'est que "temporaire". Sauf que quand on se trouve perpetuellement en deficite (ie plusieurs decennies) suite a une gestion calamiteuse, c'est de la creation de monnaie pure et simple... Effet inflationiste garanti...
4) En supposant que l'Etat puisse emprunter directement aupres de la banque centrale, je ne vois pas les raisons pour lesquelles l'Etat devrait etre avantage par rapport a l'ensemble des acteurs economiques (en empruntant a taux 0 quand les autres acteurs empruntent a un taux plus eleve), en supposant que la banque centrale decide de ne pas emettre plus de X Euros sur une periode donnee afin de juguler l'inflation (X Euros a repartir entre les banques privees et l'Etat). En faisant ainsi, l'Etat empruntera plus, le secteur prive (ie les entreprises), moins. En quoi l'Etat serait-il systematiquement mieux place que les entreprises privees pour realiser des investissements (hors cas de figures/secteurs bien particuliers ou seul l'Etat peut etre present)?
Je pourrai continuer longtemps. La theorie du complot que vous soutenez est totalement erronee et demagogique. Attention, je ne pretends pas que le systeme actuel soit sans faille/fonctionne parfaitement bien, en particuler en periode de crise de confiance. Mais le systeme de creation monetaire est bien complexe et c'est surement pour cela qu'il est facile pour un politique de transfigurer la realite pour mieux manipuler l'opinion, que ce soit pour trouver des boucs-emissaires (les banquiers), ou pour sortir de l'Euro...
Il y a de tres bons livres sur le processus de creation monetaire chez Springer ou Economica, mais de facon plus synthetique, certains blogs sont objectifs et bien documentes, par exemple:
http://blogs.mediapart.fr/blog/lechiffre/010412/les-10-points-saisir-pour-une-vision-claire-du-financement-de-l-etat ou encore du meme auteur http://blogs.mediapart.fr/blog/lechiffre/291111/les-fantasmes-du-financement-de-l-etat-par-la-banque-centrale-et-de-la-lo
- Mais quelle que soit la complexite du systeme, il y a une realite tres simple a comprendre: il n'y a rien de magique, rien de gratuit... Un pret a taux 0 sans autre consequence, ca n'existe pas...
Réponse de le 14/05/2012 à 16:56 :
@ Steph: Techniquement, un Etat ne peut faire faillite uniquement dans le sens où ses créanciers ne peuvent exiger la liquidation du patrimoine de l'Etat en question pour honorer tout ou pertie de ses dettes. Le défaut de paiment d'un Etat a cependant des conséquences catastrophiques (récement Mexique, Argentine, Indonésie, Algérie). Deux possibilités se présentent: La monétisation de la dette et/ou l'augmentation de ses rentrées fiscales ET diminution des dépenses. La première option n'est possible que lorsque ledit Etat a un contrôle total de sa monnaie, et donc de la création monétaire (ce n'est plus le cas pour la France). Cependant plus cette dernière est importante, plus faible est son pouvoir de réserve. L'Euro n'étant pas encore une devise fondamentale dans les échanges internationaux, à l'inverse du dollar US, la monétisation des dettes européennes est une option très dangereuse et conduirait à un brutal renchérissement des biens et services importés, et mécaniquement à une forte inflation des prix de l'ensemble des biens de consommation. L'autre moyen est la hausse significative des impôts (objectivement déjà très importants en France). L'Etat aurait effectivement pu financer sa dette en faisant appel à l'epargne nationale (Japon), cela n'aurait changé que peu de choses. La France est dans une phase de transition économique, une des alternatives est alors de réduire les charges structurelles de l'Etat et réorienter une économie reposant sur la consommation (France) vers une économie portée sur la production de biens et services à moyenne/forte valeur ajoutée. L'autre est de rejoindre la Grèce dans l'abysse.
Réponse de le 14/05/2012 à 16:59 :
@ Steph: Votre reponse appelle de nombreux commentaires. Le sujet est complexe et si mon commentaire precedant ne vous semblait pas des plus courtois, vous n'avez pas tort, mais c'est parce que vous soutenez une position demagogique, economiquement absurde pour la plupart des specialistes (chercheurs ou professionnels) dignes de ce nom, et parce que vous semblez penser que l'argent gratuit existe, illusion employee a de nombreuses reprises par un plusieurs politiques pour tromper les electeurs... Je trouve cela particulierement grave (surtout quand une proportion significative des francais y croit...).
1) Bien sur qu'une banque privee peut creer de la monnaie. Sauf que la creation monetaire n'est pas de la meme ampleur: si l'Etat emet 1000, et que la banque en garde 100 sur ses fonds propres et transfere les 900 restants a d'autres acteurs (Assurances, epargnants via des OPCVM, agents non residants desireux de placer leurs reserves d'Euro...), c'est une creation de monnaie 10 fois moindre. Commentaire anecdotique, mais la banque se remunere sur cette activite de transfert dans l'economie, ce qui est parfaitement normal.
2) Bon nombre d'operations de pret/creations de monnaie realisees par les banques ont une contrepartie de production deja existante ou anticipee (bon nombre, pas toutes!), ce qui est en general bien moins souvent le cas lorsqu'on prete a l'Etat. L'effet inflationiste qui en resulte est donc moindre.
3) Lie au point 2), mais un pret a normalement vocation a etre rembourse (bien entendu il peut y avoir defaut de la contrepartie)... La creation monetaire correspondante n'est que "temporaire". Sauf que quand on se trouve perpetuellement en deficite (ie plusieurs decennies) suite a une gestion calamiteuse, c'est de la creation de monnaie pure et simple... Effet inflationiste garanti...
4) En supposant que l'Etat puisse emprunter directement aupres de la banque centrale, je ne vois pas les raisons pour lesquelles l'Etat devrait etre avantage par rapport a l'ensemble des acteurs economiques (en empruntant a taux 0 quand les autres acteurs empruntent a un taux plus eleve), en supposant que la banque centrale decide de ne pas emettre plus de X Euros sur une periode donnee afin de juguler l'inflation (X Euros a repartir entre les banques privees et l'Etat). En faisant ainsi, l'Etat empruntera plus, le secteur prive (ie les entreprises), moins. En quoi l'Etat serait-il systematiquement mieux place que les entreprises privees pour realiser des investissements (hors cas de figures/secteurs bien particuliers ou seul l'Etat peut etre present)?
Je pourrai continuer longtemps. La theorie du complot que vous soutenez est totalement erronee et demagogique. Le systeme de creation monetaire est bien complexe et c'est surement pour cela qu'il est facile pour un politique de transfigurer la realite pour mieux manipuler l'opinion, que ce soit pour trouver des boucs-emissaires (les banquiers), ou pour sortir de l'Euro...
Il y a de tres bons livres sur le processus de creation monetaire chez Springer ou Economica, mais de facon plus synthetique, certains blogs sont objectifs et bien documentes, par exemple:
http://blogs.mediapart.fr/blog/lechiffre/010412/les-10-points-saisir-pour-une-vision-claire-du-financement-de-l-etat ou encore du meme auteur http://blogs.mediapart.fr/blog/lechiffre/291111/les-fantasmes-du-financement-de-l-etat-par-la-banque-centrale-et-de-la-lo
- Mais quelle que soit la complexite du systeme, il y a une realite tres simple a comprendre: il n'y a rien de magique, rien de gratuit... Un pret a taux 0 sans autre consequence, ca n'existe pas...


Réponse de le 14/05/2012 à 17:56 :
@Tyler: Il était effectivement important de souligner que la création monétaire due aux intermédiaires financiers (banques essentiellement) est temporaire et n'a que peu d'effets inflationistes comparés à ceux générés par une dévaluation générale de la monnaie.
Réponse de le 15/05/2012 à 0:21 :
@ Tyler : merci pour cette réponse courtoise. Et intéressante au demeurant. Je souhaiterais attirer votre attention sur deux points : 1) L?argent gratuit n?existe pas, en effet. Mais quel rapport avec le prêt à taux 0 ? Vous l?écrivez vous-même ! ?Un prêt a normalement vocation à être remboursé? . Tout ce qui vous avez dit sur les banques, et notamment le fait que le prêt n?est que temporaire, est parfaitement juste, sauf que cela s?applique aussi à une banque centrale qui prête de l?argent à un état (à taux 0 ou à taux très faible si le concept de taux 0 vous gène). Comprenons-nous bien, je ne défends pas la création monétaire. Par contre, je trouve absolument intolérable qu?une banque privée emprunte au taux directeur de la BCE (grosso modo 1%) pour ensuite prêter aux états à un taux x toujours supérieur et parfois très supérieur à 1. Surtout lorsque l?on sait que ce sont les impôts des français qui, au final, vont venir combler cet écart de pourcentage. Vous dites qu?il n?y a aucune raison d?avantager un état, certes, mais il n?y a non plus aucune raison de le désavantager par rapport aux banques privées. 2) Vous ne prétendez pas que le système actuel soit sans faille. En effet, merci de le souligner ! Il me semble même que la faille numéro un, si je puis dire, est directement liée à la création monétaire : depuis 1971 officiellement, et même avant en pratique, les Etats-Unis font marcher leur planche à billet de manière irréfléchie et en toute impunité, pour soutenir leur économie et leur effort de guerre. Encore une fois, je ne souhaite pas voir l?état français, ou l?UE, faire de même, je trouve juste ça un peu facile de me traiter de naïf, de bisounours (ceci ne s?adresse pas directement à vous mais plus aux autres commentaires) qui croit à l?argent tombé du ciel alors qu?outre-atlantique, cet argent tombe effectivement du ciel sous nos yeux et de manière flagrante.
Réponse de le 15/05/2012 à 11:05 :
@Steph: Je comprends que beaucoup de Francais soient choques lorsqu'on leur presente ce que vous decrivez et ce qu'il semble se passer dans les operations de refinancement aupres de la BCE (LTRO), le coup des on emprunte a 1%, on prete a 4%, et la difference c'est pour bibi... Mais il y a egalement beaucoup de mensonges la-dessus chez bon nombre de nos medias francais anti-banquiers. Je pense par exemple a cet article de Michel Rocard paru dans Le Monde il y a plusieurs mois, tres partisan et d'une mauvaise foi scandaleuse (car je ne peux croire que Michel Rocard soit un incompetent en matiere de finance... Donc c'est de la mauvaise foi). Les banquiers ne sont pas toujours des enfants de choeur, c'est le moins qu'on puisse dire, mais la non, decidemment, le compte n'y est pas, les banques ne font pas de l'argent facile grace a l'argent que prete la BCE, et certainement pas sur les obligations Francaises. Deux points a souligner, meme si la realite est plus complexe: 1) on ne prete pas au meme taux lorsqu'on prete pendant 3 ans (operations LTRO aupres de la BCE, a 1%), et lorsqu'on prete pendant 10 ans (2.85% hier pour la France me semble-t-il). 2) On ne prete pas au meme taux lorsqu'il n'y a aucune garantie/collateral (ce qui est le cas pour les obligations d'Etat) et lorsqu'on emprunte en donnant des actifs en collateral pour que notre creancier puisse se rembourser (en partie en tt cas) si son debiteur fait defaut (a noter sur ce point que certes le collateral accepte par la BCE n'est parfois pas de toute premiere qualite). Je vous passe les details techniques de haircut sur le collateral, pour conclure que globalement, non, les banques ne degagent pas particulierement de marges sur ces operations, et surement pas sur les bonds Francais. Au grand dam de certains gouvernements qui, souhaitant a tout prix imprimer de la monnaie mais ne le pouvant pas directement, pensaient que les banques nationales allaient massivement souscrire a leur dette suite a ces prets, ce qui ne s'est pas toujours produit, voir pas du tout, selon les pays. D'accord sur le point des US; tant qu'ils restent credibles (et ils le sont malgre tout), ils peuvent faire des QExxx. Mais on voit ou ces politiques d'argent facile les a mene, et le nombre de bulles que cela a cree... Je n'envie donc pas particulierement ce pouvoir de faire tourner la planche a billet impunement (meme si ce n'est malgre tout pas ce qui se passe la-bas non plus... Ils ont juste + de marge de manoeuvre).
Réponse de le 15/05/2012 à 12:39 :
@ Tyler : vos arguments sont plus que recevables, ils sont tout à fait exacts ! Mais néanmoins ne pensez-vous pas (et pardon si je m'accroche quelque peu à mes idées !) que tout le monde gagnerait à voir la BCE prêter directement aux états à taux nuls (je trouve le concept de taux nul particulièrement important car à mon sens à partir du moment où l'état doit s'acquitter d'intérêts, il entre dans une spirale d'endettement dont il lui est difficile de sortir, nous en avons la preuve actuellement) ? Après, il va de soi qu'une telle remise en question du statut de la BCE doit s'accompagner d'un durcissement des politiques budgétaires de chaque état, afin : 1) que l'état soit en général excédentaire, ie que les années où il doive emprunter soient des années, disons, particulièrement mauvaises (et surtout soient rares !) et 2) que la probabilité de remboursement par l'état d'un tel prêt soit de 100 %, afin justement d'éviter toute création monétaire par la BCE.
Réponse de le 15/05/2012 à 14:13 :
@ Steph:
Avant de vous repondre, je reviens sur cette histoire de taux nul. On peut voir, en gros, dans un taux d'interet que vous payez sur un pret, deux composantes: 1) une liee au "loyer de l'argent" (ie le fait que qq'un rennonce a utiliser immediatement son argent pour le preter a qq'un/le fait que 1 euro aujourd'hui n'est pas equivalent a 1 euro dans 1 an pour cause d'inflation/deflation entre autres), dit taux "sans risque" (je n'aime pas trop ce mot depuis la crise, mais enfin, prenons ce modele), lie entre autres aux taux directeurs fixes par la banque centrale, et 2) l'autre composante liee au risque de defaut du debiteur (le "spread de credit"), "high risk, high reward" n'est-ce pas. Donc sur 3% que vous payez a la BCE par exemple, 1% correpsond au taux dit "sans risque", 2% au risque de defaut. Donc deja, dans un contexte legerement inflationiste, si la BCE prete a taux 0 a l'Etat, la BCE perd de l'argent (car qd elle recupere sa mise dans 10 ans, la monnaie se sera probablement devaluee). Comme vous le voyez, il est donc parfaitement normal de payer des interets, ne serait-ce que pour ne pas perdre a cause de l'inflation. Donc pour reprendre votre idee de "taux 0", on pourrait imaginer que la BCE prete a l'Etat au taux "sans risque". Mais la, on se retrouve dans le schema dont on parlait plus haut, avec risque d'inflation, car les points 1) et 2) que vous mentionnez sont justement le coeur du probleme: comment pouvez-vous avoir la garantie que l'Etat sera plus ou moins excedentaire les prochaines annees? Comment pouvez-vous garantir que la probabilite de remboursement par l'Etat est de 100%? (Si cela etait possible, les Etats n'auraient pas de probleme a se financer sur les marches). Cette probabilite ne se "decrete" pas, ou alors cela revient a dire que vous avez trouve un moyen d'eviter a 100% la faillite d'un agent, ce qui n'existe pas (sauf si l'Etat collateralise ses obligations: on pourrait imaginer qu'il mette en hypotheque des stades de foot, des immeubles publics, des terrains qui lui appartiennent... Pourquoi pas...). Il n'y a aucune certitude en la matiere, vu qu'il s'agit de l'avenir, et qui repose qui plus est sur la parole des politiques (meme si c'est inscrit dans la constitution, vous pouvez toujours avoir un elu qui organise un referendum pour changer la constitution...). On retrouve donc bien ici le fait que tout ceci repose sur la confiance et les perceptions des agents economiques. Deuxieme probleme, dans ce cas, qui decide de preter? Un comite de direction tout puissant de la BCE? Les politiques de chaque pays qui peuvent emprunter comme ils le veulent? Je fais plus confiance a un tres grand nombre/grande diversite d'acteurs qui interviennent sur les marches et qui risquent leur propre argent pour donner une valeur "juste" a notre dette et notre parole, qu'a un petit groupe de technocrates/un politique a la tete de l'Etat qui dirait "On va rembourser", et qui pourrait bien vite etre tente de dilapider l'argent public, qui n'est pas le sien pour "faire plaisir" (a court terme...) et acheter les voix des electeurs... Enfin, dernier point, supposez une minute (c'est un autre sujet et un grand debat) que nous ayons reellement de grandes reformes structurelles a entreprendre, que notre modele social ne soit pas viable economiquement. Avec la planche a billet a portee de main, n'importe quel politique la fera tourner (au plus grand prejudice du peuple a terme...) plutot que de se tirer une balle dans le pied en prenant des decisions necessaires et impopulaires (c'est tout de meme plus facile de dire a ses concitoyens "Nous allons relancer la croissance avec de grands projets d'avenir placant l'innovation et la solidarite au coeur des preoccupations, dans un modele de developpement economique nouveau donnant une place a chacun d'entre nous" (ou tout autre pipo pondu par une agence de com/des conseillers ministeriels), que de dire "On a vraiment fait les gros keke pendant 30 ans, mais la faut bien comprendre qu'on ne peut plus vivre comme cela et que la chute va etre un peu brutale, attachez vos ceintures les enfants"). Bref, encore une fois en supposant que nous aurions un probleme a corriger dans notre modele social, sans la pression du marche obligataire aucun politique n'aura d'incitation a prendre des mesures courageuses pour corriger le systeme (ce sera la fuite en avant, ou probablement c'est un autre qui se prendra les tuiles, et avec un peu de chance se chopera une hyper-inflation a 6 chiffres (si si, c'est possible...), type Zimbabwe ou il valait mieux regler son repas avant l'entree plutot qu'apres le cafe...). Certes, certains pays ont ce modele (pas que les USA, mais par exemple la Suede), mais l'independance absolue de la banque centrale et une definition tres claire de ses missions (type "lutter contre l'inflation", et pas "faire re-elire le president en place en repoussant les ennuis/filant des cadeaux") sont primordiales pour faire regner la confiance... Pour terminer, je suis en revanche plutot favorable aux operations d'urgence menees par la BCE sur le marche secondaire, qui consistait a racheter la dette de certains pays (Italie, Espagne) aupres des investisseurs pour soutenir la demande et calmer la panique (cela ne donne pour autant pas 1 centime a l'Etat en question, c'est la subtilite). Bref, comme vous l'aurez compris, si je ne suis pas contre des mesures d'urgence comme cela a ete fait, je me mefie grandement d'une main mise de l'Etat et l'efficacite de ses interventions dans ce domaine... Comme dans bien d'autres d'ailleurs (bon, mais la c'est une opinion qui n'engage que moi :) ).
a écrit le 14/05/2012 à 6:38 :
En attendant, Monsieur Hollande se sent pousser des ailes. Frau Merkel, cette très méchante dame inspirée par Bismark, a perdu les élections de manière cinglante en Rhénanie-du-Nord- Westphalie. Notre Président lui démontrera que lui seul a raison, que seule la dépense publique peut relancer la croissance, non pas cette affreuse austérité voulue par cette sotte. Aujourd'hui, l'Allemagne n'a qu'à payer nos déficits par le biais des project bonds,POINT BARRE.
a écrit le 14/05/2012 à 6:00 :
L'indigence mentale de nos hommes politiques, de gauche comme de droite, va peut-être enfin apparaître au grand jour. Quelle misère ! Et c'est toujours le peuple qui trinque in fine !!! Eux, ils restent au chaud dans les palais de la République.
a écrit le 14/05/2012 à 4:59 :
Avec Flamby, je dirais mieux Terminator (parce qu'il va achever le travail) , le désastre va envahir toute la France. C'est une misère comme jamais encore qui nous attend. Fuir le pays pour ceux qui le peuvent et pour les jeunes surtout est bien l'unique solution pour échapper au suicide collectif. Il risque d' avoir beaucoup de monde dans les rues comme d'ailleurs dans les restos du coeur qui affichent déjà complet depuis longtemps.
Réponse de le 14/05/2012 à 13:37 :
BEAUCOUP DE GENS Y CROIENT MALHEUREUSEMENT ENCORE UNE FOIS ILS RÊVENT...
a écrit le 14/05/2012 à 1:23 :
Va t'emplafonner dans Merkel ... N'oublie pas qu'elle n'a pas comme electeurs ceux qui t'ont elus ... Elle se fout de savoir comment tu vas pouvoir tenir tes promesses exorbitantes qui n'ont eu comme objectif que de te faire elire, toi et tes camarades ... Tu penses probablement que tu n'auras qu'a continuer à mentir pour que cela passe ... N'en soit pas si certain ... Nos camarades journalistes francais expliqueront ensuite que c'etait elle la mechante ... Mais l'interet de la France est tres certainement de faire des efforts ... Et pas d'attendre le RSA teanquillelent chez soi pendant que d'autres cravachent comme des fous pour payer ces aides insondables ... (personnellemt ça me rend malade de payer tous ces impots pour des personnes qui s'en foutent assez souvent ... Et qui l'autre jour balance un billet de 50€ euros au quichet de ka poste, peut etre pour payer par mandat (?) en disant ... "Tiens cest pour le loyer de notre HLM".., "et encore cest trop cher "... )
Réponse de le 14/05/2012 à 15:36 :
Si c'est si bien de toucher le RSA pourquoi n en profite tu pas au lieu de raler ?
a écrit le 13/05/2012 à 21:17 :
allez François , on est tous derrière toi, explique lui à Angela qu'on veut pas rétablir l'esclavage en France !! il n'y a pas que les politiques d'austérité qui pèse sur les plus pauvres, on peut agir différemment !!! Ras le bol de cette pensée unique diffusée par les économistes, les journalistes et les politiques. C'est pas une fatalité, l'économie peut placer l'homme -et non le fric- au coeur du système !!
Réponse de le 13/05/2012 à 21:50 :
Vous oubliez un petit détail, nous sommes à la merci de nos créanciers, dans la situation actuelle, les états se sont endettés dans une monnaie incontrôlable et nous sommes pieds et poins liés aux marchés et si nous voulons retrouver notre souveraineté il faudra faire les réformes et réduire le plus vite possible notre dette.
Les Allemands ont été soumis a des réformes strictes et ils veulent en récolter les fruits mais pas en continuant à payer les extravagances des Français et autres pays, et ils ne veulent pas d' une croissance à crédit.
Réponse de le 13/05/2012 à 22:00 :
Bin vas-y, suis ton champion et ne m'attends pas, j'ai tennis ce jour là ! Et penses à prendre ton portefeuille et ton chéquier, tu vas en avoir besoin.
Réponse de le 13/05/2012 à 23:03 :
Allez Bastien au Kerguelen et sans chéquier. T'en aura pas besoin la bas. Par contre avec ton QI d'huître tu devrais t'y sentir à l'aise et nous épargner tes commentaires d'homme fatigué avant d'avoir commencé.
a écrit le 13/05/2012 à 21:11 :
L'important c'est que l'armada d'élus qui nous gouvernent ne paient pas d'impôts grâce aux indemnités non imposables qu'ils s'accordent très généreusement. Pour les autres, ils peuvent doubler les impôts, du moment que cela ne les touche pas !
Réponse de le 14/05/2012 à 17:03 :
Ils paient des impôts les politique, l'ISF même ! le bouclier fiscal a bénéficier aux riches, politiques compris. Et les riches politique ou pas, se paie de très bon comptable-expert-désimposition, oui en effet.
a écrit le 13/05/2012 à 20:58 :
Les socialistes vont couler la France, ils commencent déjà à préparer l'opinion à une sortie de l'euro, donc à une dévaluation de 30%, c'est à dire un appauvrissement des français de 30%. Belle anarque, à laquelle Mitterrand déjà avait eu recours puisque le Franc existait encore. Cela veut dire que la France payera son pétrole 30 % plus cher, de même que son électroménager, ses voitures, ses téléphones, sa vidéo, sa HIFI, ses motos, ses machines outils, ses vètements, bref tout ce qui est fait à l'étranger. Alors contents ? Un conseil, achetez du dollar, et surtout ne faites pas confiance à ces toquards, ils vous ruineront.
Réponse de le 13/05/2012 à 22:02 :
Acheter du dollar ? J'ai beau trouver que l'équipe qui va diriger la France demain est composée d'une multitude de capitaines de pédalos, il faut être totalement inconscient de la situation mondiale pour acheter du dollar à l'heure où toutes les puissances se ruent sur l'or physique alors que, dans le même temps, les grandes banques américaines vendent de l'or-papier à tour de brais pour tenter d'enrayer la hausse.
Réponse de le 14/05/2012 à 1:23 :
L euro perd 10 % sur un an contre USD tandis que nous venons de casser à la baisse un seuil technique moyen terme important, celui des 1.30. De même l once d or a cassé les 1600 US, à son cours actuel nous sommes à ^lus de 15 % de baisse depuis les plus hauts d il y a quelques mois. Ce n est pas bon d ailleurs puisque les marchés actions étaient eux-même en baisse.

Votre analyse risque de vous conduire vers de mauvaises décisions et la diversification des actifs pour ceux qui ont de bonnes sommes à préserver n est une si mauvaise idée.
Réponse de le 14/05/2012 à 4:12 :
@ Phidias : Rarement vu un commentaire aussi affligeant : 30 % de dévaluation (on se demande d?ailleurs, au passage, d?où vous sortez ce chiffre; vous penserez à me donner l?adresse de votre voyante?) appauvrirait les français de 30 % ? Complétement faux, car une dévaluation relancerait les exportations et donc l?économie française. Si vous vous intéressez au bilan des années euros, vous constaterez que les seules années où la balance commerciale française a affiché un résultat acceptable ont été les années 2000-2002, soit au moment de la parité 1 euro = 1 dollar us. Un euro fort ne nous convient en aucun cas, c?est un fait avéré. Mais comme un euro faible ne convient pas aux allemands (entre autres) il serait raisonnable d?admettre un jour que l?euro est une absurdité qui ne peut fonctionner (et ce n?est pas la seule raison) ! Quant à votre conseil d?investir dans le dollar us, il a le mérite d?être comique : investir dans la monnaie d?un pays endetté à hauteur de 100 % de son PIB (PIB gargantuesque, qui plus est) et qui ne s?en sort que grâce à une utilisation massive et irréfléchie de la planche à billet, cela relève soit du masochisme, soit de la pure bêtise?
a écrit le 13/05/2012 à 19:03 :
une fois de plus de quoi se mêle Bruxelles. les français ont élus Hollande qui veut augmenter les impôts pour financer ses dépenses et réduire le déficit. Eh bien comme d'hab les ultralibéraux de la Commission européenne se déchaînent prônant toujours moins d?État et moins d'impôt. il est temps de donner une autre impulsion à l'Europe!
pour eux avec leurs oeillères il n'y a toujours pas d'alternative. Avec les indignès de tous les pays disons non au système libéral.
Réponse de le 13/05/2012 à 19:53 :
Bruxelles se mèle de commenter les prévisions économiques que chaque pays c'est engagé à lui communiquer !
augmenter les impots pour financer ses dépenses, c'est bien !
moi, dans mon entreprise, tous les salariés volontaires font 130h sup annuelles (maxi conventionnel possible).
Mais si ces heures sont soumises à charges en plus des 25% de rémunération en plus, alors on est prévenu : l'an prochain: plus une seule heure sup soit une baisse du pouvoir d'achat équivalent à 1 mois 1/2 de salaire !!!
merci pour les 10 salariés qui bossent pour 11? de l'heure !
Réponse de le 13/05/2012 à 19:55 :
Avec les indiniais, exigeons encore plus d'Etat, plus de chômage, plus de pauvreté ! Chassons la prospérité et le développement hors de nos pays ! Retournons à l'âge d'or de l'économie de subsistance ! Fonctionnaires de tous les pays, unissez-vous ! De grâce, sauvez-nous de cette maudite liberté dont on ne sait que faire ! Abreuvez-nous de vos lumières ! Redonnez-nous notre belle et heureuse condition d'esclaves ! Ayez pitié de nous !
Réponse de le 13/05/2012 à 20:15 :
gabuzo, merci de nous epargner vos reflexions nationalistes a la sauce front national
Réponse de le 13/05/2012 à 22:07 :
Merci de ne pas mêler le front national aux commentaires de Gabuzo qui semble plus de l'autre côté de la force, le côté obscur qui a du sang jusqu'aux oreilles...
Réponse de le 14/05/2012 à 5:35 :
@ avec les indiniais : votre commentaire fait juste pitié? Pour chasser la prospérité et le développement de notre pays, encore faudrait-il qu?ils aient pointé ne serait-ce que le bout de leur nez? Quant à votre liberté dont vous ne savez visiblement que faire, ne vous inquiétez pas, l?UE et son exécutif tout-puissant bien que non-élu par le peuple se chargent de vous l?ôter progressivement. Et en toute quiétude, puisqu?il y aura toujours des gens bornés comme vous pour la défendre contre vents, marées et preuves accablantes.
Quant à churchill, faire l?amalgame entre opposition à l?UE et appartenance au FN est preuve d?une superbe étroitesse d?esprit?
Réponse de le 14/05/2012 à 7:11 :
Pour l'instant, c'est surtout l'exécutif français qui réduit drastiquement la liberté. Parodie de démocratie bien française qui impose uniquement des candidats collectivistes, qu'ils soient de gauche ou de droite...
Réponse de le 14/05/2012 à 9:18 :
Mais pour réduire la liberté, encore faudrait-il qu'il ait du pouvoir, cet exécutif français ! Ne vous y trompez pas, les décisions, les vraies, sont prises à Bruxelles. Jetez donc un oeil au fonctionnement du récent MES, dernier né d'une longue lignée de projets destinés à petit à petit priver les états de toute souveraineté économique et budgétaire... Cet organisme, voté ?en douce? et que les médias ont pour la plupart étrangement omis d'évoquer, jouit d'une complète impunité, ainsi que du pouvoir de demander des sommes exorbitantes aux états, et même de leur infliger une amende (salée...) s'ils n'obtempèrent pas. Sympa, non ? Et ce n'est qu'un exemple...
a écrit le 13/05/2012 à 18:41 :
Quelle blague ! Les réformes structurelles d'Hollande ce sont des augmentations d'impôts et de taxes !!! On est vraiment mal barrés avec un capitaine de pédalo aux manettes :(
Réponse de le 13/05/2012 à 20:16 :
c'est des reformes ' a la francaise', qui respectent l'exception culturelle
a écrit le 13/05/2012 à 18:14 :
Les hausses d'impôts et l'ultra-réglementation bureaucratique provoquent l'austérité pour les Français et leurs entreprises. Au contraire, la baisse massive des dépenses publiques et le recul de l'Etat dans l'économie sont les conditions nécessaires et suffisantes de la prospérité et de la liberté retrouvées. Dès que les dépenses publiques reculeront significativement, dès que les réglementations ubuesques seront abrogées, le chômage baissera enfin, nous retrouverons la croissance nécessaire pour sortir de la crise des Etats providentiels obèses et nous pourrons rembourser les stocks résiduels de dettes publiques. Il n'y a pas d'alternative.
Réponse de le 13/05/2012 à 19:44 :
faut être raisonnables certes mais l'école ne doit pas être négligée : c'est l'avenir de nos enfants ! réduisons le train de vie de l'état que Sarko n'a pas touché , dépensant pour lui à gogo et mettant le peuple au régime sec pour "réduction du déficit"
Réponse de le 13/05/2012 à 20:03 :
L'école est tellement l'avenir de nos enfants qu'il serait suicidaire de continuer à la confier aux idéologues et pédagogos de l'Education Nationale, avec les résultats dramatiquement nuls qu'on peut observer tous les jours.
Réponse de le 13/05/2012 à 20:18 :
Des pays comme singapore utilisent moins d argent que la france dans l education nationale et les eleves ont des meilleurs resultats. L argent n'est pas tout
a écrit le 13/05/2012 à 17:50 :
Faudrait revoir les collectivités locales qui coûtent très chers , il y a énormément d'économie à faire dans ce domaine avant la décentralisation du début des année 80
la France était mieux gérée et à faible coût.
a écrit le 13/05/2012 à 16:20 :
C'est bientôt la mine de sel .
a écrit le 13/05/2012 à 14:50 :
En résumé, c'est : "La droite, vous n'avez pas le droit de vous en mettre plein les poches, et la gauche, vous n'avez pas le droit d'en donner au peuple"... Soit, l'argent DOIT rester aux plus riches, car ils en manquent actuellement. Bonne vision qui va continuer une bonne crise.
Réponse de le 13/05/2012 à 18:17 :
la seule bonne solution c'est une meilleure répartition des richesses ! chacun s'accroche à son pécule ! chacun pour soi ! l'argent doit tourner pour que l'économie fonctionne ; c'est donc pour le bien de tous aussi ... quand l'immo double
c'est normal ! quand il fo redistribuer cela ne l'est plus ?
Réponse de le 13/05/2012 à 19:54 :
bravo mimosa : fait passer ta carte bancaire ...!!
a écrit le 13/05/2012 à 14:34 :
"Je tiendrai toutes mes promesses...enfin, si c'est possible !"
Réponse de le 13/05/2012 à 18:46 :
Sarko avait promis la croissance qu'il irait chercher ! il a trouvé le chômage ....
c'était de la démagogie aussi...
Réponse de le 13/05/2012 à 19:55 :
bon ben si on joue au plus menteur, y avait encore pire ...!!
a écrit le 13/05/2012 à 13:46 :
je viens de voir une emission sur BFM business à laquelle participait notamment Christian st Etienne qui vient d'écrire 2 ouvrages interessants , la fin de l'euro et l'incohérence française.
L'état de grâce de Hollande est bel et bien terminé et mardi sera le début des soucis.
puisse la France s'orienter vers des réformes structurelles de grande envergure et sonner le glas de certains privilège !!
a écrit le 13/05/2012 à 11:03 :
Sil voulait avoir une présidence normale ... sans problème ... Fallait pas qu'il se présente !!!
Réponse de le 13/05/2012 à 15:50 :
OUI MAIS IL EN BAVE.
a écrit le 12/05/2012 à 21:59 :
Pas seulement en Allemagne... en Belgique aussi les allocations de chômage vont prochainement baisser de 25% !!! Du jamais vu, et fait par les socialistes ! En Grande-Bretagne, le Labour (= socialiste) Blair a fait qu'aucune allocation de chômage dans ce pays ne dépasse plus 300 ? !
a écrit le 12/05/2012 à 19:24 :
DEGRAISSONS LE MAMMOUTH, dégraissons Grollande!
Hollande a raison de viser des hausses de revenus pour l' Etat, via la réduction des niches fiscales, mais il devrait être prudent et ne pas trop compter dessus. Quand il frappera à la porte de ces contribuables, ils seront déjà partis.
Par contre, il y a encore beaucoup à faire en France concernant la réduction de la dépense publique.
Réponse de le 13/05/2012 à 11:21 :
Il ne touchera pas à la niche fiscale de ses journalistes ... on ne touche pas à la presse qui nous a fait élire !!!
Réponse de le 13/05/2012 à 16:50 :
on ne touche ni aux journalistes,ni aux banques assurances ,ni aux dockers cgt.les reformes structurelles doivent s'appliquer aux petits et moyens salariés.ughh!
Réponse de le 13/05/2012 à 18:42 :
ENGRAISSONS LE MAMOUTH. Bientôt, il n'y aura que les fonctionnaires qui pourront payer des impôts.
Réponse de le 14/05/2012 à 15:21 :
il nest pas difficile de voir de de quelle cote penche la presse (audio et ecrite ) au depend 'du contribuable ) la rue les medias voila la FRANCE
a écrit le 12/05/2012 à 17:40 :
Connaissez-vous le coup du père François ? Il serait temps de ressortir cette vieille expression car elle va devenir d'actualité. En effet les Allemands vont se retrouver avec une équation d'endettement soudainement importante. Il leur sera alors difficile de sortir des principes de rigueur qu'ils auront contribué à mettre en place en les impossant aux autres. Ainsi plus on leur demande de l'ouverture, plus ils serrent pour tenter d'échapper à la punition. Ils croient comme on leur dit que leur avantage claironné mais si peu réel tient à cette posture. Hollande le sait. Il sera aisé ensuite à tous les amis de l'Allemagne de l'entrangler juridiquement et de lui faire les poches financièrement, car...... les mêmes techniques produisent les mêmes effets. Churchill a fait école. Un temps cela avait déclanché la guerre et l'arrivée de Hitler. Aujourd'hui l'on sait que l'on peut ruiner les gens sans qu'ils s'offusquent.
Réponse de le 13/05/2012 à 20:45 :
en Allemagne de plus en plus de personnes demandent a sortir de l'euro et de reprendre le mark ,si les allemands trouvent que les autres européens ne font pas assez d'effort pour se sortir du pétrin ,eux peuvent s'en sortir sans nous ,très peu de dettes une industrie au top et surtout des exportations qui tournent a fond ,après nous pourrons pleurer en choeur sur notre incapacité a agir
Réponse de le 13/05/2012 à 22:10 :
Avec 63 % des allemands qui veulent le retour au mark et l'impression desdits billets par l'entreprise De La Rue, j'attends les résultats des prochaines élections allemandes en me frottant les mains. En plus, Eurofédéral risque de faire une jaunisse, une pierre deux coups.
a écrit le 12/05/2012 à 14:56 :
C'est au pied du mur qu'on voit l'ouvrier.
Réponse de le 13/05/2012 à 22:11 :
C'est au pied du mur que les eurobéats vont se rendre compte qu'ils vont avoir un accident très grave...
a écrit le 12/05/2012 à 10:59 :
Les mecs de bruxelles n'ont toujours pas comprit que pour qu'un etat fonctionne correctement,il fallait des impots.L'ex grecque abonde en plus dans ce sens.Ils ne payaient pas d'impots,bruxelles reproche a leur etat de ne pas assez preelever d'impots et en france ils s'inquietent d'une hausse des prelevements.Peut etre devrions nous ne plus payer d'impots,arriver a l'etat de la grece,la ils nous diront qu'ils sont preocuupes par le peu de prelevements....Des incompetents,a degager
Réponse de le 12/05/2012 à 11:21 :
Par contre ils prônent la création d'impôts Européens ... Ahhh quand on privilégie son propre intérêt voilà ce que cela donne ....
Réponse de le 12/05/2012 à 11:42 :
Entierement d'accord avec vous,l'ue ressemble de plus en plus a une u(e)rss,version ultra liberale. La fin sera t-elle la meme?
a écrit le 12/05/2012 à 10:30 :
Quand la droite s'attaque aux niches fiscales c'est une baisse des dépenses,quand c'est la gauche c'est une hausse des impôts.Ceci me semble t'il est le discours de la majorité sortante.
Réponse de le 12/05/2012 à 13:05 :
NOUS ALLONS BIENTÔT LÉCHEZ LES MURS..
a écrit le 12/05/2012 à 9:45 :
Tiens !.. rien dans "La Tribune" à ce sujet ??: La Cour européenne de justice a contraint jeudi l'Etat français à rembourser 4,5 milliards d'euros à des fonds de placements étrangers. c'est une jolie somme quand même.. qui ne va par arranger le nouveau Gvt et ses promesses !!
Réponse de le 13/05/2012 à 14:26 :
a vouloir taxer les etrangers, ça nous revient dans la gueule !!! un rêve de plus qui s'évanouie !!
a écrit le 12/05/2012 à 8:50 :
A qd un vrai coup de rabot dans les dépenses publiques ?
et pourtant il y aurait de quoi faire : suppression du Sénat, réduction du nombre de régions, suppression des départements, fusion de services, réduction du nombre de ministères, augmentation de la durée des heures des enseignants y compris ceux de l'université ( un professeur d'université travaille 90 h ..... par an !!!, 1 seul statut dans le primaire et le secondaire) et cela assorti par moins d'assistanat..., libéralisation des services
il y a encore des leviers sans affecter la croissance

Alors qui osera le faire ?
Réponse de le 12/05/2012 à 11:03 :
Un enseignant chercheur doit 192 h équivalent TD (travaux dirigés) à l'Université par an et le reste du temps, il fait son travail de recherche et ne se tourne pas les pouces. Quand on ne sait pas, on ne dit rien (et c'est malheureusement valable pour 90 % de tous les commentaires de tous les forums sur Internet) !
Réponse de le 12/05/2012 à 11:32 :
bonjour, je vous parle d'un professeur d'université et non d'un maître de conférence
ok pour la recherche mais laquelle ?... en médecine ok, chimie ok.... économie... je reste mesuré et le reste sus les plantes tropicales ...... no comment

je vous invite à vous rendre dans les universités canadiennes et vous pourrez vous rendre de la manière avec laquelle l'enseignement est dispensé ... pour autant d'effacité..

il faudra un jour lancer le débat sur la pédagogie en France dans les universités

j'ai cru lire que leur place dans le palmares shangai était médiocre !!
Réponse de le 12/05/2012 à 12:06 :
Le palmares de shangai est une belle preuve de l'uniformanisation des universites dans le monde,ou c toujours le meme enseignement dispense et les memes methodes de financement. Tout cela va entrainer la pauperisation des idees,de la creativitee et un monde "pasteurise".Ce n'est franchement pas un ex,surtout que chaques palmares,en fonction de ses interets,decernent des places qui changent d'un palmares a un autre....
Réponse de le 12/05/2012 à 13:59 :
C'est la même chose pour les professeurs d'Université. Tout le monde doit 192 h équivalent TD. Si le professeur ne fait que des cours magistraux (qui valent 1,5 h TD) alors il ne fera effectivement que 128 h de cours annuels. Mais s'il ne fait que des travaux pratiques (qui valent 2/3 h TD) alors il donnera 288 h de cours annuels. Bien souvent, c'est un mix de tout cela et le nombre d'heures de cours total effectif tourne autour de 192 h équivalent TD.
La recherche est importante dans tous les secteurs car c'est souvent de secteurs jugés non rentables que surviennent les grandes découvertes. De toute manière, on voit la limite de la recherche appliquée avec les firmes pharmaceutiques qui ne travaillent que dans un seul secteur et les progrès ne sont pas considérables, malheureusement pour les patients, malgré les sommes astronomiques consacrées...
Réponse de le 12/05/2012 à 21:09 :
certes mais il conviendra un jour de mettre de l'ordre dans la recherche et réformer en profondeur les politiques publiques
Réponse de le 13/05/2012 à 16:53 :
j'ai été chercheur en physique.pas grand monde dans les labos!certains techniciens proches de la retraite venaient le vendredi matin seulement
Réponse de le 13/05/2012 à 22:14 :
J'aimais bien la phrase de De Gaulle qui disait "La France a trop de chercheurs et pas assez de personnes qui trouvent".
a écrit le 12/05/2012 à 7:54 :
En matière de gestion, la France fait partie des "Pigs" !!! Rien de nouveau...
a écrit le 12/05/2012 à 7:36 :
Une pensée émue pour notre escr... pardon, notre président sortant qui nous laisse un bilan magnifique : chômage, déficit et impôts en baisse, endettement réduit, croissance vigoureuse.
Réponse de le 12/05/2012 à 8:18 :
Vous allez voir avec le jeune promu HOllanchon
Ça va être chaud !!
Réponse de le 12/05/2012 à 9:13 :
Bah on change de degré, pas de nature : Sarkozy, Hollande, Mélanchon sont tous des étatistes à profil radical socialiste...
a écrit le 12/05/2012 à 1:26 :
Hollande n'est pas encore officiellement investi que la droite s'apprête à lui faire "le coup du soignant-coupable", comme les républicains l'ont fait à Obama aux USA : reprocher à celui qui nettoie la m... d'en être le reponsable, reprocher à Hollande les conséquences de la gestion catastrophique des bonimenteurs sarkozystes, reprocher à la gauche qui arrive les résultats de la démagogie déficitaire des 10 années de gestion exclusivement UMP. Et dans la foulée les rendre par amalgame responsables de la dette grecque, espagnole, italienne, ouzbecko-shungarienne et que sais-je encore ... Bref, faire porter aux marxistes la responsabilité dont s'éxonère les délirants néo-libéraux qui ont mis l'economie mondiale au bord du gouffre avec leurs reaganomics ! Un peu de pudeur messieurs, même si l'arrivée des socialistes vous inquiètent pour vos profits ...
Réponse de le 12/05/2012 à 12:17 :
Et chirac a laissé le plein emploi, bonne gestion et une France en super santé a sarkozi ?
Réponse de le 13/05/2012 à 16:20 :
Qui à laisse l héritage de la dette Messieurs je crois Ue c est M!!!!!
Réponse de le 13/05/2012 à 16:55 :
sarko faisait partie des gouvernements chichi
Réponse de le 13/05/2012 à 18:38 :
Hollande ne serait pas un soignant coupable, ce sera un fossoyeur !!! Son programme est complètement fou, 33 milliards de plus sur les entreprises alors que beaucoup sont au bord de la faillite, toujours plus d'impôts pour quoi ? Pour dépenser toujours plus...C'est de la pure folie !
Quand les politiques comprendront que ce sont les entreprises qui créent de l'emploi et de la croissance, peut être que ça changera ! Mais en France, les patrons sont des coupables !!!
Réponse de le 13/05/2012 à 22:16 :
Ne vous battez pas, je vais tous vous réconcilier : depuis trente cinq ans, tous les élus se sont avérés être nuls. Ils ont été élus par le peuple, un peuple de nuls...
a écrit le 12/05/2012 à 1:02 :
Bruxelles dit ce que veut entendre l'Allemagne.Point. l'Allemagne ne fait plus consensus en Europe, Merkel est de plus en plus isolée, alors elle crie plus fort que les autres. Mais ce n'est par ce qu'on crie qu'on est nécessairement entendu, et à force de crier, on finit par avoir une extension de voix.
Réponse de le 13/05/2012 à 14:28 :
Bon.. et lorsqu'elle se taira ??? les caisses seront pleines ? on pourra continuer à dépenser plus que ce qu'on gagne ? merci pour vos solutions économiques exemplairement viables !!
a écrit le 12/05/2012 à 1:02 :
Bruxelles dit ce que veut entendre l'Allemagne.Point. l'Allemagne ne fait plus consensus en Europe, Merkel est de plus en plus isolée, alors elle crie plus fort que les autres. Mais ce n'est par ce qu'on crie qu'on est nécessairement entendu, et à force de crier, on finit par avoir une extension de voix.
a écrit le 12/05/2012 à 0:49 :
La normalité dans un monde anormale, que d'illusions en perceptives !
a écrit le 12/05/2012 à 0:10 :
En face, tout le monde a rêvé d'un Zerollande, les français l'ont élu ! Et ils croient aussi qu'ils vont partir en retraite à 60 ans ... Alors !.... (M. Jet Privé devait déjà faire du train son moyen de transport permanent !!!)
Réponse de le 12/05/2012 à 13:06 :
TOUT A FAIT D'ACCORD AVEC VOUS LES FRANÇAIS SONT DES DOUX RÊVEURS..
a écrit le 12/05/2012 à 0:10 :
je pense que les allemands devraient quitter l europe eux s en sortironts ils ne suivent pas une politique qui tue les bosseurs au profit des enseignants de gauche et des feineants qui n ont jamais rien cree ou gere et qui se croient science infuse
Réponse de le 12/05/2012 à 9:04 :
Pour dire cela, vous n'avez pas dû aller longtemps aller à l'école... Rien qu'en voyant votre orthographe.
Réponse de le 13/05/2012 à 0:32 :
Pouvoir prendre sa retraite à 60 ans me paraît justifié quand on a commencé à traviller à 16 ans. Je ne vois pas pourquoi certains devraient bosser 50 ans et d'autres 42. C'est tout ce que dit Hollande.
Quant aux allemands, ils ne jettent pas leur argent par les fenêtres, à entretenir une force nucléaire inutile, une armée pléthorique tout aussi inutile, et à construire des porte-avions "atomiques" pour aller faire les kékés au bout du monde avec nos impôts.
a écrit le 12/05/2012 à 0:06 :
pauvres policiers avec le ps tout pour les delincants et toujours la faute aux flics on eu ca apres 81 merci la gauche.......
Réponse de le 12/05/2012 à 9:31 :
c'est bien payé un policier? Ca a des avantages un policier? ca a une bonne retraite un policier? ca protege réelement les honnetes gens les policiers?
Réponse de le 13/05/2012 à 18:19 :
En aout suite à un cambriolage - j'ai parlé avec des policiers qui m'ont fait part de leurs difficultés et de me dire : on ne peut pas être partout : le dimanche ns sommes seulement 2 du fait des restrictions budgétaires de Sarko ....
quand il y a un problème avec la police on envoie des gendarmes mettre de l'ordre ..
a écrit le 12/05/2012 à 0:02 :
Comme par hasard, l'Europe découvre que le plan de relance du président SARKOZY est mauvais un mois après l'avoir exposé. Pourquoi ne pas lui avoir dit quand il était en fonction. Les "retourneurs" de veste au sein de l'Europe ont encore frappés.
Réponse de le 13/05/2012 à 14:32 :
...les critiques européennes reprochent essentiellement une surestimation de la croissance et un déséquilibre budgetaire : avec Hollande, c'est pire..;
Y avait que Bayrou qui a fait de l'économie dans sa campagne, et il a plafonné autour de 10% ... à ne vouloir choisir qu'entre la peste et le cholera, on verra l'avenir...
Réponse de le 13/05/2012 à 18:23 :
attendez de voir au lieu de gémir ! 17 ans de droite = le déficit actuel ? donc résultats pas terribles ! la crise ? SARKO dépensa trop en arrivant au pouvoir pour gâter les plus aisés ! personne n'en parle et d'évoquer Hollande qui n'a pas encore pris ses fonctions ....il ne fera pas "ce qu'il voudra" calmez vous donc..
a écrit le 11/05/2012 à 23:56 :
c'est Bruxelles qui gouverne la France donc. sarkozy s'est toujours écrasé devant bruxelles. Si Hollande est aussi lâche que lui et s'écrase aussi, on aura les extrêmes en 2017, probablement le nouveau Fn déguisé en gentil sauveur. Si Hollande résiste, il prend une place historique. On verra ça bien assez tôt.
Réponse de le 12/05/2012 à 19:14 :
On s'en fout de la commission. Réveille-toi, likened, on est en déficit depuis 1974, ce qui veut dire que quelque part, ce sont les marchés financiers qui payent en partie les salaires de nos fonctionnaires, nos retraites, nos dépenses médicales... Si Hollande ne crée pas les conditions de la CONFIANCE vis-à-vis de nos créanciers, ils vont nous le faire payer!
La vraie liberté, c'est de ne pas avoir de dettes!
a écrit le 11/05/2012 à 23:11 :
Hollande, va commencer ses visites aux gens qui ont les clés de l'argent pour financer ses largesses. Les augures ne sont pas terribles. Merckel a déjà annoncé que l'argent allemand ne devait pas servir à payer les dettes des Français. Dur , dur, mais d'abord, ce n'est pas nouveau, et puis on la comprend, à sa place on dirait la même chose. "Mais alors on fait quoi ? Euuuuh !" Eh bien on explique aux toquards qui ont cru les promesses que cela va prendre un certain temps, comme le fut du canon pour refroidir. That's the way it is. Avec un bon embalage cela passera.
a écrit le 11/05/2012 à 23:04 :
Votre article est tendancieux. La commission a validé les chiffres pour 2012. Maintenant c'est à Hollande de gérer 2013 puisque qu'il est élu. Je ne vois pas en quoi la commission eurpéenne tacle Sarkosy puisqu'il aurait comme Hollande pris les mesures nécessaires. Enfin c'est pas très honnête de la part d'Hollande de dire qu'il savait depuis quelques semaines que les comptes se dégradaient et qu'il n'en a rien dit pendant la campagne. Les histoires de chiffres c'est jamais bon !
a écrit le 11/05/2012 à 22:21 :
Et de quel droit la Commission se permet de dire de quelle façon la France doit respecter ses engagements ? Je m'explique : la France s'est engagé à réduire son défit MAIS c'est au gouvernement démocratiquement élu de choisir dans quelle proportion il compte augmenter l?impôt ou diminuer les dépenses. Je ne suis pas fan du programme de Hollande mais la commission n'a pas à interférer dans les choix budgétaires d'un pays souverain, elle doit juste contrôler les engagements du pays. Sinon, autant se passer de démocratie, de parlement et d'institutions démocratiques. Ben voyons !
Réponse de le 12/05/2012 à 9:56 :
@ Pistol- Pas la commision mais les Agences de NOTATION!!!!
a écrit le 11/05/2012 à 21:59 :
Etant physicien (Supelec) et ayant fait aussi l'Essec, je suis surpris que l'on ressorte Keynes, donc théorie des années 30 avec une vision analytique des choses. Personne n'aurait l'idée d'utiliser les théories d'Einstein pour examiner la météo, qui implique l'étude des phénomènes non linéaires (physique des années 1990), une vision globale des choses, cf aussi la mondialisation en économie. Il me semble qu'il faut tenir compte des ressources finies de la planète, du contexte mondial. C'est un peu le débat aussi en psychologie entre Freud et les comportementalistes, où pour traiter l'autisme, la psychanalyse ne serait pas adaptée. En espérant que le nouveau gouvernement aura l'intelligence d'appliquer la bonne méthode, d'aller chercher les bons économistes pour décider de la bonne stratégie...
a écrit le 11/05/2012 à 21:38 :
Un Président " normal" avec un premier ministre totalement inexpérimenté, alors que la conjoncture devient dramatique et que l'on arrive dans le "dur" à savoir: restaurer ( enfin ) la compétitivité des entreprises et de l'Etat français, j'ai les boules!!
On va voir très rapidement ce que les bestiaux ont dans le ventre quand ils seront confrontés à Merkel, Draghi, Monti et consor...
Réponse de le 11/05/2012 à 22:51 :
Sarko parlait de fin de crise alors qu'on est en plein dedans et pas sorti ! il promettait la croissance en 2007 et n'a changé de politique qu'en fin de mandat ! alors votre Sarko n'a rien d'un magicien ! laissons note président découvrir les problèmes et s'il sait s'adapter nous lui ferons confiance....
Réponse de le 11/05/2012 à 23:03 :
même pas peur
les expérimentés comme vous le dites nous ont conduit dans le mur....et la droite n'est plus un parangon de vertu dans le domaine financier depuis de nombreuses années. La preuve, elle ne cesse de perdre les elections locales depuis 10ans !
Réponse de le 11/05/2012 à 23:24 :
toujours le même discours de partisan.....Ils seront sans doute pas beaucoup plus mauvais et surement meilleurs !
Réponse de le 12/05/2012 à 0:01 :
"En revanche, s'agissant de 2013, la Commission européenne ne croit pas à un retour à 3% de déficit, niveau affiché tant par le président sortant" --------------- Ah oui en effet, avec les élites professionnels de droite, c'est tout de suite différent.
Réponse de le 12/05/2012 à 2:00 :
C'est tout de même mieux que les 5 ans passés, pendant lesquels on a eu un premier ministre normal (le France en faillite) aux côtés d'un président totalement inexpérimenté !
a écrit le 11/05/2012 à 21:13 :
Euh euh euh...!
a écrit le 11/05/2012 à 21:07 :
Notre problème principal c'est celui de la comptabilité publique. Nous ne pouvons pas accepter en démocratie une comptabilité aléatoire qui cache des choses sous le tapis ou qui cache des entreprises sans comptes. en démocratie et même MLP le dit nous ne voulons pas d'un Etat gros mais d'un Etat efficace, la légitimité de l'Etat se justifie par son effiscience... On entend les entreprises dire qu'avec l'administration c'est un dialogue de sourd. Sommes-nous en union soviétique avec des brejnev au gouvernement, c'est ça la question.
a écrit le 11/05/2012 à 21:03 :
Et oui ! Hollande n'aura pas les moyens de mener sa politique démagogique !
a écrit le 11/05/2012 à 21:03 :
Le gros bouillon ! Tant que nous ne rejetterons pas la mondialisation, l'Europe et l'euro nous serons dans le chaos.
a écrit le 11/05/2012 à 20:20 :
Il est tout juste président et "on" lui demande de tout régler.Il a peut-être une baguette magique?Et les keufs?Ils ont accepté la politique du chiffre et maintenant ils manifestent.
Réponse de le 11/05/2012 à 21:01 :
@utopie tout à fait d'accord, en écoutant la droite et les flics comme alliance j'ai l'impression que c'était hollande au pouvoir et la droite dans l'opposition depuis 10 ans.. vraiment des guignols !!!!
Réponse de le 11/05/2012 à 21:22 :
Pour le moment il a toute meme reussi de mettre le feu dans la poudriere, les pauvres grecs ils ont crus que Herr HOLLAND va changer l EUROPE et Frau MERKEL!!!
Réponse de le 11/05/2012 à 21:49 :
Plutôt que de taper sur les policiers qui risquent leur peau pour sauver la vôtre, demandez-vous pourquoi ils manifestent. 14 morts l'année dernière et plus de 10.000 blessés. On a ça dans votre entreprise ?
Réponse de le 11/05/2012 à 22:10 :
Bien parle Bastien
Réponse de le 11/05/2012 à 22:17 :
Dans le bâtiment, oui il y a aussi des morts et des blessés.
Il y a aussi des secteurs avec des maladies professionnelles (hélas pour beaucoup encore non reconnues)
Réponse de le 11/05/2012 à 22:21 :
et sans prendre beaucoup de risques, on peut parier que l'UMP va tenter de nous faire gober que tout ça c'est la faute aux socialistes...
Réponse de le 11/05/2012 à 22:21 :
OUI
Réponse de le 11/05/2012 à 23:00 :
http://www.francesoir.fr/actualite/societe/maladie-ou-accident-du-travail-deux-morts-par-jour-25888.html
2 mots par jour.
Ca répond à la question : On a ca dans votre entreprise!
Réponse de le 11/05/2012 à 23:04 :
oui, on a ça...
Réponse de le 11/05/2012 à 23:16 :
vous avez entierement raison
Réponse de le 11/05/2012 à 23:25 :
Je ne touche pas de prime de risque dans mon entreprise.
Réponse de le 12/05/2012 à 0:07 :
Et combien de bavures ? de menaces ? d'abus de pouvoir ? J'ai rien contre la police dans la théorie, si j'avais pas reçu des baffes gratuitement sans jamais avoir été hors la loi. je pense sincèrement que si ils sont aussi violent et en détresse c'est parce qu'on leur impose des chiffres et on leur mets la pression, car ça sert au élections de brandir des chiffres (surtout a droite, la politique de la peur). Mais mettre plus de policier, sans pour autant réformé les procédures, c'est non. A l'étranger la police est plus respecté, mais elle est nettement plus respectueuse. La France est sujete régulièrement à des menaces de Bruxelles concernant nos pratiques policières et les faits divers ne manquent pas.
Réponse de le 12/05/2012 à 5:20 :
Et bien t'es pas beaucoup sorti de france toi.....
Réponse de le 12/05/2012 à 12:23 :
en 2005, Amnesty dénonçait déjà dans son précédent rapport l?impunité des forces de l?ordre - mais en 2009, l?organisation constate «l?accentuation manifeste d?un phénomène inquiétant : les personnes qui protestent ou tentent d?intervenir lorsqu?elles sont témoins de mauvais traitements infligés par des responsables de l?application des lois sont elles-mêmes accusées d?outrage ou de rébellion envers un représentant de l?autorité. Dans d?autres cas, des personnes qui se sont plaintes d?avoir subi des mauvais traitements sont accusées de diffamation par les agents concernés.»
------------------------ http://www.liberation.fr/societe/0101559772-les-policiers-francais-au-dessus-des-lois-selon-amnesty --------------------------

Et j'ai vécu 2 ans en Irlande, et la police ne harcèle pas les gens au faciès dans la rue, ils n'interviennent que si quelqu'un trouble l'ordre publique.
Réponse de le 12/05/2012 à 19:05 :
Yurf, faut pas croire aveuglément ce que dit Amnesty!
Il n'y a certainement pas plus de mauvais traitement côté francais. Un contrôle d'identité? Quoi de plus normal. Ca se fait en Espagne, En GB, en Allemagne... Alors pourquoi pointer du doigt la police francaise?
Réponse de le 13/05/2012 à 18:58 :
Tant que les policiers ne seront pas davantage considérés et défendus que les crapules, le karcher ne sera pas passé.
a écrit le 11/05/2012 à 19:55 :
Aurons-nous en Europe sur la question de la croissance à crédit un clash entre les pays. L'Allemagne sortira-t-elle de l'Europe et rétablira-t-elle le mark?
Réponse de le 12/05/2012 à 0:08 :
elle serait ruinée de par les conséquences. Pour l'instant c'est toujours la grande gagnante... donc ils essaient de faire durée.

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