Santé : l'ordonnance de Marisol Touraine

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Marisol Touraine, la ministre de la santé a livré quelques indications sur son programme de travail lors du quinquennat. La remise à plat du tout récent secteur optionnel, la réforme de la loi « Hôpital Patients Santé Territoires » (HPST), la convergence tarifaire entre l'hôpital et les cliniques privées, la lutte contre les déserts médicaux seront notamment au menu.

Etre efficace, à défaut d'être trop ambitieux. Tel sera l'objectif de la politique gouvernementale dans le domaine de la santé au cours du quinquennat. « Mieux vaut des aménagements bien négociés que des lois d'affichage qui n'aboutissent en général qu'à fragiliser à la fois les structures et les personnels", a déclaré Marisol Touraine, le ministre de la Santé lors d'un déplacement mardi sur le salon Hôpital Expo.

En attendant un détail plus précis des mesures à venir qui devront toutes tendre vers une amélioration de l'accès aux soins, on peut citer parmi les aménagements prévus la remise à plat des dépassements d'honoraires des médecins que la ministre souhaite « encadrer ». « Une négociation doit s'engager rapidement entre l'ensemble des acteurs concernés mais celle-ci ne pourra excéder quelques mois. A défaut de résultat, le gouvernement assumera ses responsabilités dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale [PLFSS] qui sera examiné par le Parlement à l'automne », a-t-elle déclaré.

A peine créé, le secteur optionnel est remis en cause

La solution trouvée par le gouvernement précédent ne satisfait aucun des acteurs concernés. Le 22 mars, il a obligé par décret les mutuelles à rembourser contre leur gré des dépassements plafonnés à 50% du tarif remboursé par l'assurance maladie. Concernant l'hôpital public, la nouvelle ministre a rappelé la promesse du chef de l'Etat selon laquelle la notion de service public hospitalier sera réinscrite dans la loi « Hôpital Patients Santé Territoires » (HPST) de 2009 qui n'évoquait que des « missions de service public ».

Les projets locaux pour lutter contre les déserts médicaux

Autre réforme prévue par Marisol Touraine, la remise en cause de la convergence tarifaire entre l'hôpital et les cliniques privées. « Ils ont des missions et des patients différents », a-t-elle expliqué tout en rappelant la nécessité d'une bonne gestion des hôpitaux. « Un hôpital en déficit c'est un hôpital qui n'investit plus sur l'avenir et qui se condamne à terme à perdre ses professionnels », a poursuivi la ministre tout en rassurant sur l'accès actuellement délicat des établissements au crédits bancaires.

Elle a également insisté sur la nécessité de mettre fin au « cloisonnement » entre la médecine de ville et l'hôpital et souhaité que ce dernier soit « recentré sur ses missions fondamentales ». Enfin, concernant la lutte contre les déserts médicaux, elle a évoqué « une garantie territoriale d'accès aux soins », qui passera par la mise en place de dispositifs locaux par les acteurs de proximité ». « Je crois aux projets locaux », a-t-elle déclaré.

 

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Commentaires
a écrit le 18/07/2012 à 10:13 :
il ya a un gloubi boulga dans l'argumentation du ministre : la tarification aux actes impose une même tarification pour le même acte. Donc, dans ce cadre, pour un même acte, la mission et le client de l'hopital sont les mêmes que pour la clinique, alors pourquoi l'hopital est 30 % plus cher (cf dernier rapport du senat ou de l'assemblée sur ce point) ???
a écrit le 01/06/2012 à 17:18 :
Ceci n?est pas nouveau ! En effet, où en est-on de l?Arrêté du 2 octobre 2008 (JORF n°0238 du 11 octobre 2008)? Quel est son bilan ?
Cet arrêté impose aux médecins de présenter aux patients une information écrite préalable si les honoraires comportant un dépassement et un montant total supérieur ou égal à 70 euros.
Toutes nouvelles propositions sont bienvenues, mais il est préférable de faire d?abord un bilan et compléter les lois existantes, et il est inutiles de recommencer ce qu?ils existent déjà !
a écrit le 24/05/2012 à 6:31 :
Traiter la "santé" comme un "produit commercial" est une aberration que perpétuent gouvernements et professionnels concernés depuis des années.
Il convient que l'Etat édicte et fasse appliquer des règles qui permettent à tous d' avoir accès aux soins nécessaires à un coût raisonnable.
Les abus de certains de ces professionnels sont financés par la SS, les mutuelles (donc par les assurés) et par les assurés eux-mêmes.
L' Etat doit revoir la tarification des différents actes avec les professionnels concernés (pour qu'ils soient réalistes), limiter drastiquement les dépassements d'honoraires, favoriser la concurrence au niveau de certaines professions médicales ou paramédicales (permettre la vente de médicaments en grande surface sous l'autorité d'un pharmacien, ...), ...
Réponse de le 18/07/2012 à 10:12 :
ah bon, parce que la santé n'est pas un produit comme les autres peut-être ? Comme l'éducation je présume ? mais alors, de nourrir les gens, ce n'est pas un produit comme les autres, les loger aussi, les habiller, les véhiculer, tous les aspects de la vie ne sont pas "un produit" donc tout doti être étatisé ? les kohlkozes et les sovhkhozes ont montré en leur temps leur efficacité pour nourrir la population ...
a écrit le 24/05/2012 à 2:59 :
Je suppose que c'est le hasard. Mais sur 5 articles, je tombe sur un dernier commentaire expliquant qu'il faut attendre pour juger ou que les a priori ne sont pas des analyses. Bref, que toute opinion négative sur la nouvelle expérience socialiste doit être mise en sourdine ou du moins relativisée.
Que n'avons nous pas entendu ces mêmes commentaires il y a quelques années?
J'adore ce sectarisme décomplexé. C'est très frais.
Réponse de le 24/05/2012 à 8:35 :
Un brin de tolerance messieurs de l UMP , Quand les choses vont dans le bon sens....
vous etes peut etre génés par une bonne reforme, mais ne faites pas, systematiquement preuve de sectarisme.
a écrit le 23/05/2012 à 21:35 :
savez vous dans le milieu hospitalier existe des consultations privés avec des dépassement plus important que dans le secteur privé aucun versement et fait de lors part a l'hôpital ni pour les locaux ni pour le matériels et encore moi pour les secrétaires que du bénéfice
a écrit le 23/05/2012 à 8:23 :
facile a dire
a écrit le 23/05/2012 à 8:21 :
Rappelez-vous, lors des présidentielles, cette dame très vindicative, était la reine de la critique de son prédécesseur. Aujourd'hui elle est aux commandes et que constate-t-on ? bien évidemment le ministre précédent était bon à rien et moi vous allez voir mon programme qui apparemment va accoucher d'une souris alors que ce secteur demande la continuité des réformes depuis son financement jusqu'aux attributions en passant par la gestion et le contrôle. Avec les régions gérées par la gauche '' ses amis et amies'' les déserts médicaux devraient être réglés rapidement !!!! citoyens soyez attentifs
Réponse de le 24/05/2012 à 8:28 :
Messieur de l UMP un brin de tolerance .Rangez vos haines
Si vous etes genés d approuver ,Quand les choses vont dans le bon sens
Ne commentez pas avec sectarisme ....SVP
a écrit le 23/05/2012 à 8:17 :
Un 2003 suite a un malaise j'ai était pris un charge, dans un service d'urgence et oriente chez un médecin prive, grâce a un réseau bénévole
Vitesse et qualité de soin excellente

Ce réseau n'ayant pas de subvention a était repris par une association du service hospitalier (avec subvention)
Mon beau frère a fait un malaise un 2011 diabétique est transporte au même service que moi, nous avons constate la différence catastrophique
Les bénévoles ont était exclus de ce projet hospitalier ???

a écrit le 23/05/2012 à 7:30 :
Ah, le mythe de la collaboration du secteur privé avec l'hôpital !!!!
Nous en avons l'expérience, et celle ci est désastreuse et désespérante.
Trois raisons
-la mauvaise organisation chronique d'une majorité d'hôpitaux (entrenue par l'absence d'audit)
-la lute de pouvoir, l'hôpital s'accrochant au sien, même si celà altère la qualité des soins.
-la distribution préférentielle de subventions au secteur public.
Alors je ne peux pas croire qu'une lois HPST serve à quoi que ce soit.
Commencez donc par une accréditation des hopitaux, mais pour celà il faudait plus de courage que de démagogie.
Réponse de le 23/05/2012 à 12:16 :
Très amusante votre dernière phrase, qui prouve que vous n'avez qu'une connaissance très superficielle du sujet.
En effet, les hôpitaux publics français, tout comme les cliniques privées, sont déjà tenus a être accrédité par l'HAS, nous en sommes d'ailleurs à la 3eme certification en 8 ans....
Arrêtons de caricaturer!!
a écrit le 23/05/2012 à 2:49 :
Rien de vraiment nouveau ... ce n'est pas avec ça que le déficit sera diminué ... En revanche cela aidera les camarades à se faire réélire ...
Réponse de le 23/05/2012 à 10:42 :
bien entendu donc soyons vigilants
a écrit le 22/05/2012 à 23:29 :
Mme la Ministre se fera soigner ds les cliniques - deux classes - ns ne sommes pas du tout d'accord avec vous -
a écrit le 22/05/2012 à 19:52 :
Comme toujours le PS poursuite sa politique clientéliste au niveau local. Mais qu'on se rassure la nomenklatura se fera toujours soigner dans les meilleurs établissements.
Réponse de le 22/05/2012 à 23:29 :
c'est certain -
Réponse de le 23/05/2012 à 21:37 :
Attendons d'analyser pour juger

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