La rigueur aura-t-elle un impact sur la croissance ?

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Selon une étude publiée par le Crédit Agricole, les nouvelles mesures d'économies prévues dans le collectif 2012 devraient logiquement peser sur la croissance. Mais leur impact devrait être assez modéré.

On aurait pu s'attendre à ce que les économies supplémentaires décidées par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pèse sur la croissance. Logiquement, quand on retire 7 milliards d'euros des circuits économiques, l'effet devrait être au moins palpable. Pourtant, selon une étude du Crédit agricole publiée ce jeudi, l'impact sera faible, voire nul. Et si rigueur et croissance n'étaient finalement pas incompatibles ?

« L'impact d'une baisse d'un point de PIB du déficit structurel est en général estimé à une diminution de l'ordre de 0,5% du taux de croissance du PIB », explique Olivier Eluère, économiste au Crédit agricole. Le gouvernement prévoit de faire passer le déficit public de 5,2% en 2011 à 4,5% cette année.

La consommation sera peu affectée

« L'alourdissement de l'ISF et des droits de succession et la taxation accrue des revenus du capital pèsent principalement sur les ménages les plus aisés, dont le taux d'épargne est élevé et la propension à consommer plus faible. Ces mesures devraient donc peu affecter la consommation, une bonne partie des ménages concernés préférant réduire leur taux d'épargne », explique l'économiste. La suppression de la TVA sociale devrait compenser l'éventuel impact de cette augmentation de la fiscalité des ménages les plus aisés. 

En revanche, la fin des exonérations de cotisations salariales sur les heures supplémentaires va en revanche affecter l'ensemble des salariés De même, les mesures sur les entreprises, notamment la surtaxe exceptionnelle de l'impôt sur les sociétés qui rapportera 800 millions d'euros à l'Eta pèseront sur des profits déjà fragilisés.

« Au total, ces mesures auront un effet négatif, mais relativement limité sur la croissance 2012. Notre prévision de 0,3% prend en compte l'effet de ces nouvelles dispositions et de l'ensemble des mesures de durcissement fiscal prises ces derniers trimestres », avance Olivier Eluère. Une prévision en ligne avec celle du gouvernement.
 

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Commentaires
a écrit le 20/07/2012 à 13:05 :
Cela fait longrtemps que le bon sens à quitter CASA. Voir les achats en Grêce d'Emporiki, le corner Italien dont elle s'est sortie par le bas et en Espagne, l'achat Bankinter sur la base d'un per de 20 quand c'était déjà compromis !
a écrit le 09/07/2012 à 8:52 :
le bon sens près de chez vous semble avoir quitté le Crédit Agricole. Si on suit les conclusions jusqu'au bout les épargnants ne contribuent pas à l'économie, les investisseurs privés ne contribuent pas au marché du logement locatif etc. et continuons à augmenter la pression fiscale cela ne gêne pas la consommation. Ce qui est sur cela va contribuer au travail au noir, professions libérales ou spécialistes dans le domaine médical vont réduire leur activité pour payer moins d'impôts alors que l'on commence à en manquer et pousser de jeunes entrepreneurs à aller ailleurs. Vraiment le bons sens n'est plus près de chez nous!
a écrit le 08/07/2012 à 16:43 :
Trop fort le Crédit Agricole. Que les riches ferment leurs comptes de cet établissement et l'impact sera bien faible tant il y a de petits comptes super rentables dans cette maison! Conclusion les cours ne sont pas encore assez bas.
a écrit le 06/07/2012 à 14:26 :
Parmi ces nouveaux impôts, on peut s?interroger sur le bien-fondé d'une taxe sur les distributions de dividendes. A l'heure où les banques vont devoir subir les pertes sur les dettes des états, et mettre en ?uvre la réforme bancaire de Bâle 3, donc un resserrement du crédit, est-ce vraiment le moment de dissuader les actionnaires de participer à des augmentations de capital ?

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a écrit le 05/07/2012 à 17:51 :
En Allemagne, Shroeder (socialiste ) avait fait sa réforme en diminuant drastiquement les dépenses de l'état et en diminuant de façon importante les impôts. On voit aujourd'hui la réussite et comment, tout en restant stricte, l'économie allemande est florissante! En France, on fait le contraire...cherchez l'erreur! Hélas pour la France, l'avenir risque d'être grec, avec un pays moribond et une administration pléthorique arcboutée sur ses privilèges.
a écrit le 05/07/2012 à 15:55 :
Le problème n'est pas tant 2012 (ce sera très bien si on finit à zéro) que 2013. La prévision de croissance de 1,2% retenue pour le gouvernement pour 2013 est, de mon point de vue, totalement irréaliste. De nombreux économistes prévoient une récession en France l'année prochaine (Elie Cohen et Patrick Artus anticipent une récession de 1, 5 %), ce qui serait tout à fait logique au regard de ce qui s'est passé en Italie. Suite à l'éviction de Berlusconi, Monti a prix des mesures drastiques pour redresser le pays en Septembre 2011, ce qui a plongé l'Italie dans la récession. IL n'y a aucune raison que cela ne soit pas pareil en France (et bien pire s'il y a une crise majeure avec la Grèce, l'Espagne ou l'Italie). Dans cette hypothèse, je vous laisse calculer le manque à gagner pour l'Etat (et donc les ajustements budgétaires à venir). On risque de finir 2013 à genoux. Je ne sais pas si le gouvernement va tenir très longtemps dans ces conditions...
a écrit le 05/07/2012 à 15:17 :
Je demande a voir a fin 2012 car avec autant de prélévement suplémentaire ,pourquoi les économistes ne l'ont t'ils pas dit plus tôt ,ce doit être la solution. Des 7 milliards il y a 4 milliards que l'Etat doit rembourser aux souscripteurs de fonds de droit étranger ,trop taxès.C'est une décision de la Cour de Justice Européenne au nom de la libre circulation des capitaux. Concernant la défiscalisation des heures sup ,supprimée, a première vue elle ne concerne que les entreprises de + de 20 salariés et c'est les entreprises- de 20 salariés qui en profitent le plus .Une mesurette du hollandais afin de casser du Sarkozy.
a écrit le 05/07/2012 à 14:42 :
Il ne peut pas y avoir de croissance dans un des pays les plus taxés au Monde. Entreprendre en France est devenu une folle aventure. Et il y a de moins en moins d'amateurs pour payer les impôts que la moitié des français ne paient pas sans compter le nombre astronomique d'élus bénéficiant d'indemnités non-imposables.
Réponse de le 05/07/2012 à 15:20 :
D?Angleterre et les USA taxent peu, et ils n'ont pourtant pas de croissance non plus. La Suède taxe beaucoup et galope....
Réponse de le 05/07/2012 à 16:14 :
La Suède taxe mais reste libérale. En France le probleme n'est pas tellement les taxes en général mais le code du travail, le marché du travail, les effets de seuil, l'administration lourde etc. Les taxes sont un probleme car elles freinent la croissance des PME. Trop lourdes sur le travail pas assez sur d'autres choses. On aurait de la marge sur la TVA.
Réponse de le 05/07/2012 à 16:53 :
@jeff,
En suede, on bosse 40h/semaine, les fonctionnaires n ont pas de statut spécial, d ailleurs un certain nombre furent licencié en 1995. Les gens travaillent jusqu a 69 ans, et on 3 travailles differrent dans leur vie, cadre, chauffeur de bus, agriculteur. Le marché du travail est vide embauché, vite licencié !!!!
NON la suede n est pas la france
Réponse de le 05/07/2012 à 19:04 :
La TVA en suède est de 25%
Les proprios payent l'équivalent d'un loyer tous les mois.
Le secteur immobilier même privé est géré par des offices HLM publics...

Etc.
a écrit le 05/07/2012 à 14:18 :
Comment penser qu'en 2012 avec 33 milliards de hausses d'impôts et de taxes, il n'y aura aucun impact sur la croissance ? Comment croire que l'on fera 1,3 points de croissance alors qu'on fait 0,5 points en 2012 sans avoir autant de nouvelles charges ?

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