Laurence Parisot : "Nous ne faisons pas semblant d'aller mal pour obtenir"

 |   |  273  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
<b>Université d'été du Medef -</b> La patronne des patrons a ouvert ce mercredi l'Université du Medef sur le thème "Intégrer", en compagnie du premier ministre Jean-Marc Ayrault. Elle a rappelé les défis que doit relever l'Union européenne, et a souligné les obstacles qui pèsent sur les entreprises françaises.

La présidente du Medef se lance : «Nous allons ouvrir l'Université d'été 2012, et pas n'importe comment, puisque nous avons l'honneur d'accueillir le premier ministre». La salle applaudit. Elle poursuit : «Vous voyez, nous sommes heureux que vous soyez parmi nous. C'est une ambiance tonique, créative, ouverte aux rencontres multiples».

Laurence Parisot explicite ensuite le thème de l'Université d'été, à savoir "Intégrer" : "Je pense avant tout au projet européen, à l'ambition que nous pourrions tous avoir de faire sorte que, face aux défis inouïs de la zone euro et de l'Union européenne, nous soyons tous capables de définir un nouveau grand dessein". Avant d'ajouter : "Il faut intégrer la nouvelle donne, celle d'un monde résolument ouvert, hyper concurrentiel, dont le centre de gravité s'est déplacé vers l'Est".

Elle rappelle ensuite les obstacles que rencontrent aujourd'hui les entreprises : le taux de marge brute tombé à 28,6%, les demandes de délais de paiement des TPE et PME qui sont en hausse, le taux de prélèvements obligatoires qui s'élève à 24,8%... "Toutes ces données sont des signaux qu'il faut regarder et qu'il faut entendre". Ayrault reste impassible, hoche parfois la tête. Laurence Parisot persiste : "Tel l'Albatros de Baudelaire, empêtré, gauche, les entreprises sont entravées par des réglementations de toutes sortes". La présidente du Medef balaie aussi les atouts des entreprises françaises : le prix bas de l'électricité, le dialogue social (34 000 accords ont été signés l'an dernier), l'énergie entrepreneuriale. "Nous ne faisons pas semblant d'aller mal pour obtenir. Nous vous demandons d'entendre notre diagnostic", conclut-elle. Les applaudissements sont nourris.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/08/2012 à 22:35 :
Laurence Parisot est partiale sur ses propositions. Il est évident qu'il faut alléger le coût du travail mais pas n'importe comment, pas comme la jurisprudence restauration. Pas en subordonnant à de bonnes intentions. J'ai entendu Ayrault parler d?allègement d?impôts, aucun rapport : c'est aux charges sociales et en ciblant ceux qui travaillent, produisent et embauchent français qu'il faut cibler. Pas aux copains certains copains du medef comme Sanofi qui salivent à l'avance les dividendes que l?état leur offrent sur un plateau. Attention Ayrault !
a écrit le 29/08/2012 à 20:13 :
Laurence Parisot : "Nous ne faisons pas semblant d'aller mal pour obtenir" - Les employés : "Nous ne faisons pas semblant d'aller mal pour obtenir".
Réponse de le 30/08/2012 à 6:29 :
Eh oui, tout le monde est d'accord que ça va mal. Alors, que faut il faire ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :