Estimer le « reste à vivre » pour enrayer la pauvreté

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Le Conseil National des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale recommande de mieux prendre en compte la notion de « reste à vivre » pour distinguer et aider les plus démunis.

La pauvreté continue de progresser en France. Elle concerne désormais plus de 8 millions de personnes, soit 14,1% de la population contre 13,5% en 2009. Paru aujourd'hui, le rapport de l'Insee sur les niveaux de vie des Français vient conforter un rapport du Conseil National des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (CNLE). Le conseil pointe l'urgence de mettre en oeuvre de manière effective le droit pour les personnes en situation de pauvreté d'accéder à des moyens convenables d'existence.  Et propose une nouvelle approche de la pauvreté au travers de la notion de « reste à vivre ».

Tenir compte de la complexité des situations vécues

Il s'agit de mieux mesurer l'impact de l'évolution du coût de la vie sur les petits budgets des ménages précaires pour estimer ce que devrait être leur « revenu minimal décent » et donner ainsi une définition fiable des dépenses contraintes. Ceci afin d'obtenir un calcul harmonisé du « reste à vivre ». Ce concept de « reste à vivre » n'est pas encore très présent dans les indicateurs de précarité et désigne les revenus disponibles après le paiement des charges contraintes telles que le loyer, les factures d'eau et d'électricité, les assurances, etc.. Le groupe de travail du CNLE s'est appuyé sur 22 auditions d'experts et recueils de témoignages de personnes en situation de précarité pour fonder ses recommandations. « La pauvreté ne peut se mesurer à des normes et la démarche d'accompagnement social ne peut s'affranchir d'un dialogue avec la personne concernée pour comprendre la réalité de sa situation. Les auditions ont révélé qu'il était souvent délicat de manier l'indicateur du « reste à vivre » des ménages en difficulté pour les intervenants sociaux qui doivent décider de l'octroi d'une aide locale », note Didier Piard, directeur de l'action sociale à la Croix Rouge et président du groupe de travail.

D'où le choix du Conseil d'élargir l'analyse en ne se limitant pas aux dimensions strictement économiques, mais en prenant en compte la complexité des situations vécues par les personnes en précarité, notamment la perception des privations, les représentations sociales et les choix de vie. Pour aboutir à l'essentiel : que les dispositifs d'accompagnement ou d'aide ne privent pas la personne concernée de sa dignité et de sa liberté de choix. « Car trop souvent ces individus se trouvent doublement exclues, lorsqu'elles sont désignées comme un poids économique pour la société ou soupçonnées d'abuser du système » souligne le CNLE.

Inciter les entreprises à revoir leur offre pour les plus modestes

Dans l'immédiat le rapport suggère de réévaluer les minima sociaux (notamment augmenter de 25% le RSA) et de les indexer sur le taux de croissance. Mais aussi de veiller à ceux qui ne peuvent plus payer leur logement en renforçant la régulation des loyers par l'Etat et en menant une politique de prévention des expulsions et d'accompagnement des foyers fragiles pour le maintien dans leur logement. L'accès à la consommation doit également être mieux élaboré. Dans le secteur de l'énergie, de la téléphonie et des nouvelles technologies, il s'agit d'inciter les entreprises à faire évoluer et à diversifier leur offre de produits et de services à destination des clients économiquement fragiles ou modestes. Unilever a déjà annoncé qu'il allait revoir la taille de ses conditionnements pour l'Europe afin de s'adapter à l'augmentation de la pauverté. Leclerc et Auchan n'ont pas dit non mais prévoient plutôt cette offre en direction des pays du Sud. Quant à Carrefour, son PDG s'est dit « agacé » par de tels discours sur la pauvreté. Tout reste donc à faire du côté des entreprises.   

 Créer un "fonds de secours immédiat"

Enfin dans le domaine de la prévention, l'urgence pour le CNLE est d'aider le plus tôt possible ceux qui risquent de « décrocher » en créant des dispositifs d'alerte et d'intervention sociale précoce. Car dans l'incapacité de faire face à leurs dépenses les ménages modestes ont recours à des achats à crédit qu'ils ne parviennent plus à rembourser. Le surendettement doit constituer l'un des chevaux de bataille compte tenu de l'augmentation du nombre de dossiers déposés auprès de la Banque de France (+23% entre 2008 et 2011 avec 232 000 dossiers en 2011) et des 6 millions de personnes en situation d'exclusion bancaire. Le CNLE préconise la création d'un « fonds de secours immédiat » dans chaque département pour pallier sans attendre aux accidents de la vie sous forme d'aide ou de prêt à taux zéro. Des « filets sociaux » qui seraient financés à la fois par l'Etat, les collectivités et pourquoi pas les associations.

Toutes ces propositions seront débattues lors de la conférence de la lutte contre la pauvreté qui aura lieu les 12 et 13 novembre prochains à Paris.

 

 

 

 

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a écrit le 11/12/2012 à 16:00 :
Livre de Jacques Généreux : La grande Régression
Résumé :
Durant les vingt premières années de ma vie, j ai grandi dans un monde où le destin des enfants semblait naturellement devoir être plus heureux que celui de leurs parents; au cours des trente suivantes, j?ai vu mourir la promesse d?un monde meilleur. En une génération, la quasi certitude d un progrès s est peu à peu effacée devant l évidence d une régression sociale, écologique, morale et politique, le « Grande Régression » qu il est temps de nommer et de se représenter pour pouvoir la combattre.

Car la première force des malades et des prédateurs qui orchestrent cette tragédie est leur capacité à présenter celle-ci comme le nouveau visage du progrès. Et leur première alliée, c?est la perméabilité des esprits stressés. A l âge de la démocratie d?opinion, les réactionnaires ne peuvent se contenter de démolir l acquis des luttes passées en faveur d?une vie meilleure pour tous. Il leur faut aussi anesthésier les résistances, susciter l adhésion ou la résignation de leurs victimes; ils doivent remporter une bataille culturelle dont l enjeu est de nous faire aimer la décadence ?

En dépit des apparences et de son titre, ce livre n est pas pessimiste ! Il dit au fond que la voie du progrès humain est connue et possible. Il annonce que nous sommes allés à peu près au bout des toutes les impasses des temps modernes. Tant et si bien qu au bout de la Grande Régression où nous voilà bientôt rendus, l humanité devra bien, d?une manière ou d?une autre, prendre un autre chemin. La seule question est de savoir s il nous faudra pour cela endurer la régression jusqu à l effondrement, ou si une nouvelle majorité authentiquement progressiste pourra engager une Grande Transformation démocratique : celle qui nous sortira de la « dissociété » de marché pour nous emmener ver la société de progrès humain.

a écrit le 08/09/2012 à 19:44 :
Difficile de définir le "à vivre" et le "reste à vivre" car le système capitaliste nous a engager dans une course sans fin. il a exacerbé deux moteurs du comportement humain : 1) la volonté d'avoir toujours plus: ce qu'il a aujourd'hui ne le satisfera plus demain .2)la volonté de se comparer aux autres et de vouloir plus que les autres .
Avec ce système le "à vivre" et le "reste à vivre" devient donc tout a fait relatif ( au grand avantage du capitalisme financier qui pousse ainsi les hommes a avoir un "rendement" toujours plus élevé).
Le RSA permet une vie de "riches" si on compare la situation du bénéficiaire à celle d'un travailleur des années 1890-1900. De même la situation aisée d'un "bobo" de la classe moyenne supérieure d'aujourd'hui sera considérée comme peu enviable en 2050-2075. L'homme devrait adopter un comportement que le révolutionnaire Gracchus Baboeuf qualifiait en 1793 d'"aisance modeste" et se rendre compte qu'à coté des richesses matérielles les richesses immatérielles ( amis,culture,échanges...)ont autant de valeur. Mais connaissant la nature humaine et le degré de résistance du système capitaliste je suis assez pessimiste.
a écrit le 08/09/2012 à 15:38 :
On comprend que le problème simple est de régler la question du travail en supprimant toute idée de chômage. Il n'y a rien d''autre à inventer. Tout le calcul de l'offre est en effet basé sur le salaire du smic. Il pénalise celui qui n'a pas ce revenu. Un téléphone portable, un sandwich, une place de cinéma deviennent des dépenses exorbitantes pour un revenu de chômeur de longue durée ou une personne qui travaille à mi-temps. Un système de défense leur fait rayer un grand nombre de dépenses de leurs habitudes : ils ne vont plus par exemple au cinéma, ne consomment plus de viande, ne partent pas en vacances, n'ont plus de voiture, s'habillent casual, ne vont plus au restaurant, n'invitent plus d'amis ni n'acceptent d'invitation de peur de ne pouvoir la rendre. Ces populations se cantonent à la télévision, à la vie des stars qui vivent pour eux par procuration. Ils n'ont plus de vie sociale car elle finit par refléter leur déchéance dont parfois même ils se sentent responsables. La possibilité d'un travail régulier et du salaire qui l'accompagne est une mesure de santé et d'économie nationale. Le chômage est une idéologie d'économiste qu'il faut combattre tout autant que le principe de l'immigration. Nous savons que les révolutions n'existent que si elles sont financées de l'extérieur, les gens ne se révoltent pas durablement pour plein de raisons anthropologiques. Leur seul moyen est celui de la parole ou de l'ecrit, il n'est jamais excessif en lui même, peut être pour celui qui le reçoit dans un autre contexte tout au plus, parce que ce sont les conditions qui forment ce moyen, cette parole qui sont inhumaines. C'est cette partie de l'action dédaigneuse de nos gouvernements que nous devons chercher à modifier pour que chacun ait un travail.
Réponse de le 08/09/2012 à 16:07 :
Amen.
a écrit le 08/09/2012 à 14:23 :
il faudrait supprimer les machines , beaucoup de machines automatiques et les remplacer par de la main d'oeuvre. Cela permetttrait de réintégrer beaucoup de personnes dans le monde du travail , de combattre l'exclusion. La société ne devrait pas permettre que des gens ne puissent pas travailler dans la dignité .
Réponse de le 08/09/2012 à 15:40 :
Commence par supprimer ta carte bleue, ta machine à laver, ton ordinateur et ce sera un bon début
a écrit le 08/09/2012 à 12:36 :
Si on reste dans l'uniformité et les pensée standard, ca ne fera qu'empirer, on ne peut pas aller ailleurs,
ni gagner des marchés à l'étranger. ils sont dans le même état que nous.

il faut devellopper notre marché intérieur avec les activités locale, il faut repeupler les régions de France désertées et reconstruire une activité économique, la Norvege propose à ses chômeurs d'aller peupler des zone désertées.

Dans ces régions désertes, il faut reconstruire une vie économique en créant de nouvelles villes de 100000 habitants. nos grandes villes sont saturés.
Certe ca ne va pas faire disparaitre le chômage, mais ca devrait considérablement le réduire. Plus efficace que de construire 14 ligne de TGV non vitale pour 300 milliards. Si c'est bien fait, ca devrait le faire. Ensuite l'état touche de nouvelles recettes compte tenu de l'investissement pour recréer des tissus économique dans ces nouvelles villes, 1 contrainte, seul les chômeurs ou les créateurs d'entreprise pourront s'insaller dans ces nouvelles villes, sur proposition du pole emploi essentiellement, ce seront des zones franches..

Réponse de le 08/09/2012 à 16:07 :
L'exemple de la Norvège est particulièrement mal choisi. Le pays est en effet totalement autonome en énergie (fonte des glaces) et vend donc ses énormes réserves pétrolières et gazières en totalité, ce qui lui procure une manne considérable pour une petite population de moins de 5 millions d'habitants. Mais le pétrole a une fin qui pointe à moyen terme. Les recettes sont alors mises en réserve et placées. C'est cette méthode qui heurte, d'acuns voudraient que l'argent profite à tous en laissant chacun libre de son usage. D'autant que l'on subodore sans savoir que ces placements se soient fait plumer à l'occasion de la crise en cours. Riches beacoup de norvégiens travaillent au ralenti et certains refusent de le faire ce qui oblige à l'emploi de personnels des pays voisins et parfois éloignés. Cette invasion est souvent mal vécue mais mise en parallèle immédiatement avec la politique socialiste de non redistribution et au taux considérable des impôts tout de même prélevés. Ceci a provoqué le massacre que l'on connaît. Par ailleurs le pays est divisé en "filker" sorte de départements et certains sont vides ou risquent de demander une indépendance voire le contrôle du pays s'ils s'alliaient. Des questions locales compliquées. La démarche du gouvernement est donc très éloignée du fait de devoir uniquement employer des chômeurs... D'une façon génrale les pays du Nord ne sont pas à prendre en exemple ou alors en faux exemples.
Réponse de le 08/09/2012 à 18:26 :
On attend vos solutions ! oh ! grand maitre! :-))))))) mis a part de répondre à coté et de vous fixez sur la Norvege et les pays du Nord ! pour vous faire plaisir, histoire que je rigole, lui il propose quelque chose!. quand on a rien à dire on se tait


a écrit le 08/09/2012 à 11:31 :
si on considère tout ce que paye une entreprise (cotisation...etc) pour un smic, plus toute forme de prélèvement direct et indirect sur le revenu, local ou national, un smicard est taxé a +60% environ en France.
a écrit le 08/09/2012 à 11:00 :
Créer un "fonds de secours immédiat" ?

Le gros problème est que si ce fond est ouvert à la planète entière (et oui nous ramassons tout ce qui traine tout de même ...) il y aura toujours plus de pauvres.
Réponse de le 08/09/2012 à 16:07 :
Oh Marie, si tu savais...
a écrit le 08/09/2012 à 10:31 :
Ce serait plus logique. Beaucoup de petits salariés n'y arrivent plus alors qu'ils gagnent plus que certains qui sont assistés parce qu'ils n'ont pas accès au logement social, doivent payer l'école, la cantine, l'étude ou la garderie, les transports etc.
Réponse de le 08/09/2012 à 11:02 :
Très juste c'est pourquoi je milite pour que toutes les aides et prestations (fort nombreuses au demeurant) soient incluses dans le revenu à déclarer : nous aurions quelques surprises je puis vous l'assurer.
Réponse de le 08/09/2012 à 11:21 :
vous avez bien raison. Je vous conseille pour cela le livre du regretté jacques Marseille: "l'argent des français".
a écrit le 08/09/2012 à 9:49 :
Sophie péters, l'auteur de cet article, devrait réfléchir un peu mieux avant d'écrire un titre pareil :estimer le "reste à vivre" fait penser à la fin de vie ou à l'euthanasie avant son reste à consommer !
a écrit le 08/09/2012 à 5:37 :
J ai touche 56000 dollars en 2011 et je n arrive pas a m'en sortir.
Réponse de le 08/09/2012 à 15:37 :
Et ta soeur ?
a écrit le 08/09/2012 à 4:10 :
Une chose est claire: l'alimentation ne représente plus rien dans le revenu des ménages (14% aujourd'hui), et va réaugmenter (nous sommes à un tournant historique). En revanche, l'immobilier est trop cher. Toutes les politiques qui vont dans le sens d'un renchérissement du prix de l'immobilier sont condamnables, et au surplus toutes celles qui coûtent à l'état sont condamnables aussi. L'énergie, les matières premières, vont augmenter dans les années à venir. La seule variable d'ajustement sera donc le prix de l'immobilier qui doit et va donc baisser..
Réponse de le 08/09/2012 à 5:34 :
ca a deja commence, la baisse potentielle moyenne etant de 30% ( et certains vont se faire rincer ailleurs!!!!)
Réponse de le 08/09/2012 à 9:31 :
C'est bien pourquoi il ne faut surtout pas investir dans l'immobilier en France. Quel serait l'intérêt ? Laissons à l'Etat le soin de construire des HLM;
Réponse de le 08/09/2012 à 9:45 :
@bili hari : faut sortir de tes bouquins, bili; avec des enfants, l'alimentation pèse plus que 14% du budget à moins de manger des yaourths tous les soirs ! Pour l'immobilier, entièrement raison, et les proprios qui ont vu leurs biens doubler en 1 décennie devraient baisser d'un ton leur arrogance libérale.
Réponse de le 08/09/2012 à 14:18 :
@bili hari: l'immobilier va baisser du fait de la démographie et de la conjoncture économique parce que 1) à moins que les jeuens achètent 2 logements chacun, il y aura forcément plus d'offre que de demande et 2) parce que les salaires ne permettent plsu à tout un chacun d'obtenir un prêt.
a écrit le 07/09/2012 à 21:14 :
La solution est bien sûr l'allocation universelle (500 euros cash + financement du chèque scolaire et de l'abonnement à l'assurance maladie) financée par une grande CSG (40% ?). Mais il faudra assortir cela non pas d'une obligation de travail (le marché et l'état de la technologie ne permettent pas de donner un emploi à tout le monde), mais d'une obligation d'activité au profit de la collectivité (travail, garde d'enfant non scolarisé, formation ou association) pour 2 jours par semaine (40% du temps ?).
Réponse de le 08/09/2012 à 5:37 :
40% csg + 5% crds +45% irpp, reste plus grand chose marginalement; moi je conseille aux chefs d'entreprises francais de couler leur boite et de la remonter ailleurs ( au ru, p ex ;-)) ); c'est deja pas interessant maintenant ( les francais n'ont qu'a se creer leur propre boulot).......... pour le financement j'ai une alternative: le 1% CE et l'argent de la formation qui remplit les poches des syndicalistes et autres gens de gauche
Réponse de le 08/09/2012 à 6:00 :
Ceux qui veulent entreprendre ont tout intérêt à quitter la France pour ne pas être les victimes d'un système fiscal démentiel. Barrez-vous les jeunes !
Réponse de le 08/09/2012 à 9:33 :
Vous avez raison Crédo. Tous les jeunes qui ont su collecter quelques diplômes feraient preuves de bon sens en quittant la France.
Réponse de le 08/09/2012 à 9:52 :
Tous ces credo, creno et consorts qui parlent de quitter la France : faîtes le et arrétez de mépriser votre pays. Moi, je suis parti 5 ans en coopération à l'étranger et j'étais bien content de rentrer en France....
Réponse de le 08/09/2012 à 11:57 :
Pour toucher ton RSA ?
Réponse de le 08/09/2012 à 14:24 :
@ crédo et créno: en parler est une chose, le faire ne est une autre. La jenesse actuelle me parait en général trop apahtique et pathétique pour entreprendre qui que ce soit. Mais espérons que l'avenir me donnera tort, car de toute manière "après la pluie, le beau temps" (avec une autre génération).
Réponse de le 08/09/2012 à 15:33 :
@Crédible : Malheureusement, je suis trop vieux pour quitter la France ; mais si vous me donnez une seconde vie, je serais partant. Quant à la France, elle n'existe plus depuis que nos gouvernants l'ont vendu à l'Europe de Bruxelles. Le patriotisme, c'était avant<<<
a écrit le 07/09/2012 à 20:25 :
Les pauvres manquent moins d'argent que de travail. C'est uniquement par le travail qu'ils trouveront leur dignité et leur liberté de choix. Ce qui contribue à les disqualifier sur le marché du travail doit être supprimé sans attendre.
Réponse de le 07/09/2012 à 21:04 :
Totalement vrai, notre dignité passe par notre volonté de travailler mais nous ne pouvons pas mettre un couteau sous la gorge du patron donc un coup de pouce serait le bien venu de manière temporaire. Nous pauvre nous ne réclamons pas des millions comme les banques, juste une seconde chance de nous battre et de devenir Mr et Me tout le monde. On vit dans l'humiliation, la honte, le désespoir et avec parfois des idées noires...
Réponse de le 07/09/2012 à 21:47 :
Le patron voudrait bien vous embaucher, mais compte tenu de l'environnement légal, juridique, économique, fiscal (le fameux coup de pouce que vous réclamez), physique ou psychologique (couteau sous la gorge par exemple), c'est devenu impossible. Cessez de rêver : on ne vous embauchera que si vous coûtez moins cher que ce que vous rapportez à l'entreprise et que vous cessez de vous comporter comme une menace pour sa survie.
Réponse de le 07/09/2012 à 22:32 :
ok @faux pauvre, vrai bobo. Moi je veux bien gagner moins mais en contre partie il faut demander le même effort aux propriétaires bailleurs, à edf qui se goinfre, aux assurances etc...
Réponse de le 08/09/2012 à 5:42 :
dans RMI, il y a 'insertion'; des que qqun suggere de 'prendre les gens par le collet en les obligeant a avoir une activite pour se reinserer' ( des trucs a faire, on peut en trouver dans les boites, les collectivites, etc...) , la gauche crie a l'esclavagisme... on voit le resultat; un peu comme le CPE pour les jeunes.... au moins ils constatent maintenant que personne ne leur donne leur chance ( ce qui est certainement plus desesperant que de se dire qu'on est un peu plus virable que la moyenne mais qu'on peut faire ses preuves)
Réponse de le 08/09/2012 à 10:03 :
@pauvre: Pas besoin que toi, tu gagnes moins en fait. L'Etat et co peuvent aussi moins se gaver sur les charges et autres, le code du travail peut être simplifié et rendu moins risqué pour l'entreprise, etc. @churchill: Oui, il devrait y avoir des heures de petits boulots obligatoires au profit des collectivités locales (et qui sont mal faits faute de moyens actuellement), pour pouvoir toucher le RSA socle. C'est une quasi évidence, et ça n'a à priori que des avantages.
a écrit le 07/09/2012 à 19:53 :
ne pas oublier de compter l'iphone et l'ipad des 5 enfants, ils sont indispensables chez les ' pauvres a la francaise', et malheureusement pas pris en charge par la cmu; aussi analyser le prix des clopes et de l'alcool, les gens ayant tjs de l'argent pour fumer, mais pas pour payer une paire de lunette aux gosses ( on connait une liste de gens longue comme le bras, hein?)
Réponse de le 07/09/2012 à 21:34 :
Ne pas mettre tout les pauvres dans le même panier svp. Moi j'ai juste pour le moment mon accès internet pour mes besoins (pôle emploi, assedic, candidature en ligne, journaux économique du net pour ne pas être coupé de la société, impôts, caf etc). Mon mobile c'est le patronat qui me l'impose car quand il y a un poste si tu réponds, tu là ! sinon tant pis pour toi au suivant... et le forfait est de 2? par mois. C'est mon seul luxe mais rassurez vous plus pour longtemps vu mon état financier faute d'emploi en ce moment et avec un RSA de 204 euros (et oui si vous êtes marié vous n'avez pas le droit au RSA ou à peu comme moi) annulable tous les 3 mois. Pas le droit à la CMU ni de CMU complémentaire santé.

CAS PRATIQUE (Je m'humilie en public pour l'exemple) Pour infos mes charges obligatoires sont de 1251 euros (loyer, edf, impôts locaux, assurances obligatoires voitures et habitation, internet, mobile...) et cela pour un couple avec 2 enfants en bas âge avec un seul salaire variant mensuellement de 1370 à 1400 euros et 549 d'aides temporaires annulables dès que je trouve un petit boulot même pour l'aide au logement dont le RSA soit 1998 euros environs. Il reste 747 euros théorique pour le reste à vivre (alimentations, essences, habits et chaussures des enfants, cantine, part non remboursé du docteur et des médocs, imprévus tel que panne, entretien des vieilles voitures etc.) Bref, après beaucoup d'imprévues et la hausse systématique et annuel des charges obligatoires (ex 8% pour les assurances) et cela malgré l'effort de faire jouer la concurrence, après avoir supprimé ma complémentaire santé et celles des enfants, j'ai du quand même souscrire un crédit pour lisser les dégâts donc je suis mal, très mal, vu que ma situation de RSA sans emploi persiste et j'accumule en ce moment même retard de loyer depuis peu et découvert. Retirer pour le crédit 229 euros. Voilà je vis avec 500 euros théoriquement pour 4. Bref, je coule a pic sans pouvoir demander de l'aide a personne (contrairement aux banques qui sont aidées d'office par l?État et la BCE) car les assistantes sociales ne peuvent rien pour notre catégorie (1 précaire+1 cdi) les plafonds sont trop bas et ne tiennent pas compte des dettes mais des impôts N-1 et N-2. Ex pour l'aide au loyer impayé vous ne devez pour 4 personnes au foyer pas dépasser 1200 euros. A vos calculette.

Voilà pourquoi on pense souvent au suicide. Voilà pourquoi des gens comme nous tombe à la rue car même un déménagement coute cher de nos jours, bien sûr c'est le loyer et l'edf dans mon budget qui est sur le podium des charges les plus chères. A ce jour il n'existe pas de loyer s'ajustant au aléas de la vie et les HLM nous propose pratiquement le même tarif.
Réponse de le 07/09/2012 à 23:06 :
Churchill, j'espère que vous allez bien, et je suis entièrement d'accord avec vôtre commentaire.
Réponse de le 08/09/2012 à 5:33 :
je ne met pas tous les "pauvres" dans le meme panier....... pour moi, on n'est pas ' pauvre' avec 1100 euros par mois ( sauf a paris), meme si on ne vit pas terrible; deuxio les gens modestes qui veulent s'en sortir ne sont en general pas les premiers a gemir devant une camera, on leur colle alors un boulet en leur expliquant qu'ils ne courent pas assez vite; tertio, tous ces ' pauvres' dont on parle on ecran plat iphone, et que sais je encore ( pour info, pour telephoner un mobile a 40 euros, ca le fait aussi); quatre, les clopes a la place des lunettes di gosse, ca existe plus qu'on croit ( et on sait a quoi sert la prime de rentree)
Réponse de le 08/09/2012 à 5:51 :
Vous vivez dans quelle ville pauvre? La je suis a l etranger mais si/quand je reviens voila ce que je ferais: creer un travail au lieu d en chercher (voir mendier) un. Facilement non declarable. Dites moi ou vous vivez et vos competences/passions ou ce que vous aimeriez faire.
Réponse de le 08/09/2012 à 5:54 :
Churchill vous etes ou aux Etats Unis?
a écrit le 07/09/2012 à 19:13 :
La notion de pauvreté n'existe que parce d'autres s'en sont exclus sans en faire profiter leur entourage par simple envie de pouvoir!
Réponse de le 07/09/2012 à 19:47 :
supprimons toutes les aides sociales et versons à la place un salaire equivalent à la moitié du salaire median à chaque français, et il n'y a plus de "pauvre".
Réponse de le 07/09/2012 à 21:48 :
Avec le salaire universel, il n'y aura plus que des pauvres.
Réponse de le 07/09/2012 à 22:40 :
oui mais au desus du seuil de pauvrete!
Réponse de le 08/09/2012 à 8:57 :
en fait ceci serait effectivement largement financé par la suppression des aides en tous genres. Par contre certains se rendraient compte qu'en fait ils touchaient plus malgré cette augmentation de salaire. En tout cas cela supprimerait du personnel dans la fonction publique: tous ceux qui s'occupe de gerer toutes ces aides(alloc., aides au logement, réductions diverses,......)
a écrit le 07/09/2012 à 19:09 :
qui travaille a la clne et quels sont leurs salaires?entre 4000 et 6000 euros?
a écrit le 07/09/2012 à 18:33 :
"d'acceder à des droits", les soviétiques avaient raison les libertés des pays des droits de l'homme ne sont que des illusions démagogiques.

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