Pour Louis Gallois, la compétitivité ne se résume pas au coût du travail

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Lors d'un entretien avec Jean-Marc Ayrault, Louis Gallois a distillé ses pistes pour doper la compétitivité de l'industrie française. En attendant le prochain rapport que l'ex-président d'EADS doit remettre au gouvernement sur le sujet, début novembre.

Pour des réponses "sur le fond", Louis Gallois reste secret. L'ex-président d'EADS s'est entretenu lundi avec Jean-Marc Ayrault, pour évoquer la compétitivité de l'industrie française. Et ce, alors qu'il doit remettre au gouvernement un rapport très attendu sur le sujet, le 5 novembre prochain. "Je ne peux pas être très bavard sur ce point", a-t-il lâché. Toutefois, alors que les rumeurs enflent sur les modalités de ce "choc de compétitivité" -sur lequel Matignon compte pour relancer la croissance-, Louis Gallois a tout de même assuré que ses préconisations ne concerneraient pas uniquement le coût du travail. "Bien sûr que non!", a souligné ce fin connaisseur de l'industrie française, qui a également été PDG de la SNCF. 

A l'en croire, les "pistes" demeurent "très variables", puisqu'"il y a à la fois des aspects financiers, des aspects de structure, d'organisation, les filières, comment faire grossir entreprises de taille moyenne..." Puis d'égrener "la qualité, l'innovation, le service, l'identification des marques [...]".

De nombreux "aspects" pris en compte

Selon lui, d'autres "aspects" rentrent en compte, comme "les aspects financiers, d'organisation de l'industrie, les services autour de l'industrie, la situation des services publics, les politiques européennes [...]" En résumé, Louis Gallois maintient un certain flou sur son diagnostic, arguant que "la compétitivité, c'est très complexe, ça touche tous les aspects de l'économie française".

Pourtant, avant même la présentation de son rapport, de premières orientations ont été dévoilées par Le Monde et en partie confirmées par l'Elysée. Pour baisser le coût du travail, une part des cotisations patronales serait transférée vers la CSG, avec un étalement sur plusieurs années afin d'en limiter l'impact sur les ménages.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2012 à 15:35 :
Arrétons-nous toujours de critiquer ce que les autres font et disent, essayons plutôt d'avoir des idées et des convictions et d'en faire profiter la société. Pendant que certains veulent copier ce qui se fait les autres innovent et avancent. Notre société n'a plus de moteur elle est en roue libre, polluée par ses acquis, ses droits sociaux, et ses remèdes archaïques. Le coût du travail doit être le plus bas possible, les avantages du passé doivent être réformés et adaptés à;la période que nous vivons, supprimons toutes ces niches fiscales, les avantages des uns et des autres et revenons à un modèle simple où tout le monde a les mêmes droits et devoirs. Reprenons les socles de la société et adaptons les à notre époque, la même sécurité sociale pour tous, une fiscalité identique sur tous les revenus qu'ils soient liés au travail ou à la finance. Une formation adaptée à notre monde.
Réponse de le 12/10/2012 à 10:25 :
L'espagne à aujourdh'ui un cout du travail extremement bas .... et leur taux de chômage ?
a écrit le 09/10/2012 à 12:31 :
En simplifiant la contraintes administrative et en éliminant tous les parasites (comptables, avocats, ...) qui se nourrissent sur l'entreprise, les chefs d'entreprises auraient plus de temps (et d'argent) et l'esprit à consacrer à leur coeur de métier : gratuit...
a écrit le 09/10/2012 à 12:08 :
Il faudrait aussi peut etre déplacer le curseur de certains seuils. Combien de petites entreprises sont elles arc-boutées sur un nombre de salariés de 48 ou 49 pour ne pas avoir à franchir le seuil fatidique des 50 qui les obligerait à avoir un comité d'entreprise Demain le ministre du redressement productif n'a qu'a, ne serait-ce que pour essayer, faire monter ce nombre à 100 salariés, et il y aura un nombre significatif d'embauches
a écrit le 09/10/2012 à 11:42 :
Outre l'innovation (et la fiscalité) : les chinois et les etats-unis protegent leurs marches respectifs et leurs appels d'offres. Nous, en europe, c'est courant d'air permanent et dumping fiscal/social, offshore, sans vergogne qui volatilent les capitaux et, à terme, verra le salaire du travailleur europeen ramené à celui d'un chinois et une industrie à zéro. On a besoin de pragmatisme, pas d?idéologues ni de fossoyeurs qui "travaillent" pour leurs copains...
a écrit le 09/10/2012 à 7:50 :
Mr.Gallois ,socialiste,n/a pas la compétence voulu vu qu/il n/a pas l/expérience nécessaire en industrie.
----la S.N.C.F .n/est pas une industrie,mais une organisation de transport dirigée par les syndicats et un fonctionnaire membre d/un parti politique dominant.

----E.A.D.S.dirigée par certains industriels compétents et présidée par un politique tel que le sieurGallois.

----Ou est la compétence industrielle de Gallois ???

----Son rapport sera bidon orienté dans la direction souhaitée par la direction hollandaise pour nous tromper !
Réponse de le 09/10/2012 à 9:02 :
Si la construction aéronautique dirigée pour une fois par un ingénieur (Gallois) n'est pas une expérience industrielle réussie je me dis qu'à droite on a une définition bien étrange de l'industrie et qui explique certainement l'échec cuisant de Sarkosy pendant 5 ans en la matière.
Réponse de le 18/10/2012 à 14:57 :
Alors bravo pour le scoop Gallois un ingénieur, svp voir sa bio de toute urgence...
a écrit le 09/10/2012 à 7:48 :
Louis Gallois,c'est le Godot,le Zorro,le Messie et Zarathustra de Hollande.
Sarko,il avait commandé aussi à J.Attali le meme rapport.
Pourquoi Hollande,Montebourg,etc.n'ont pas commandé une copie à J.Attali sans avoir encore
à dépenser de l'arge'nt inutile? Souvent je me demande si on est pas " couillon".......
a écrit le 09/10/2012 à 2:17 :
dire qu'un ancien patron de la SNCF est un fin connaisseur de l'industrie est une drôle d'analyse : depuis quand la SNCF est-elle une industrie : c'est un sevice de plus en plus nul et de plus en plus cher qui n'apporte qu'à ses très CHERS agents qui ont parmi les plus gros avantages des fonctionnaires et qui poussent le bouchons jusqu'à parler des resquilleurs (ceux qui ne paient pas leurs billets) alors que les dits agents ne paient quasiment rien leur famille comprise et ce jusqu'au petit neveu. Alors comme resquilleurs, les dits agents savent de quoi ils parlent !!!
salaires et primes mirobolants, billets de trains gratuits, 25 h de présence au travail et enfin, en point d'orgue, une retraite gigantesque !!!!!
ce sont eux les vrais resquilleurs, mais bon, c'est cela la republique, seuls ceux qui en font le moins possible ont tous les avantages !!!
alors ces gens-là seraient des ouvriers du type Arcelor Mittal ???
faites-moi bien rire !!!!
j'oubliais dans la liste des avantages non négligeables, surtout en temps de crise : ILS SONT INDEBOULONNABLE, nuls, toujours en retard mais indéboulonnable : merci M Gallois !!!!
Réponse de le 09/10/2012 à 8:42 :
Encore un petit jaloux des fonctionnaires,remplis de ces certitudes , la SNCF va embaucher vous pouvez toujours postuler comme agent et vous verrez la situation réelle et non sur des clichés de café du commerce!!!
Réponse de le 09/10/2012 à 9:00 :
oui,nous sommes (possible) jaloux mais pas naifs ou angeliques.Hollande et Montebours,dans
le marasme actuel de l'employ,il sont forcé la SNCF a embaucher des gens pour ne rien foutre
et gonfler les rayons des assistés.
a écrit le 08/10/2012 à 19:59 :
Il faudra bien recentrer le débat sur la valeur ajoutée et condamner sévèrement les "esclaveurs" du Medef, mais aussi les traitres qui font du chantage sur l'Etat.
Les mauvais dirigeants, du medef, de la CGPME, de l'UIMM et les pigeons en tête, en mal d'innovation et incapables de générer des hautes valeurs ajoutées sont les premiers mendiants du pays, bien avant les syndicats d'ouvriers et aussi bien avant les fonctionnaires. Le cancer de la France, c'est le modèle économique Dacia Renault qui a tout tiré vers le bas, vers la misère, et a fait l'apologie de l'esclavage sans qu'aucun de ces exploiteurs de l?esclavage ne soit traduit devant un tribunal pour se voir condamner comme il se devrait.
Réponse de le 09/10/2012 à 2:26 :
@MendicitétudePatronale : un petit détail mon ami : d'abord les différents chefs d'entreprise dont tu sites les organisations ne font pas tourner leurs entreprises sur l'idée de faire de la valeur ajoutée, mais bien de fabriquer ce qui se vend !
deuxièmement, il paraît très logique de fabriquer des Dacia pour vendre dans un pays ou l'argent est considéré comme une horreur : toute personne qui gagne de l'argent est pour toi un mauvais dirigeant.
ok, d'accord, mais si l'on fait des produits à valeur ajoutée, il faudra le vendre ! à qui à des smicards ???
le recentrage sur la valeur ajoutée impose déjà des écoles apportant une formation à peu près sérieuse à des gens qui savent lire et écrire, ce qui est loin d'être le cas.
ensuite il faudra des fabricants de machine outils pour créer cette valeur ajoutée ce qui n'existe plus !!
et oui malheureusement, seuls les pays où l'on aime la réussite peut se payer le lux de construire des produits à valeurs ajoutées§
et enfin, petit détail, si les constructeurs automobiles n'étaient pas gangrenés par la CGT, peut-être feraient-ils des voitures un peu plus solides !! (voir VelSatis)
a écrit le 08/10/2012 à 19:46 :
La question que je me pose : Est-ce que M. Gallois peux faire un rapport objectif, au sens Economique du terme, sachant qu'il est de gauche idéologiquement !
On aurait pu me dire la même chose de quelqu'un qui est de droite !! certes.
J?espère seulement qu'il a pris assez de distance et de recul, en toute objectivité, et à pu s'entourer de bonnes compétences pour son rapport,
Car pour moi,le défaut flagrant des socialistes, ou de gauche en général, c'est le volet économique, alors que je sais que chacun d'entre eux, n'applique pas le dogme socialiste pour sa propre gestion de sa propre maison, alors je me pose une question légitime :
Comment peut-ont souhaiter une politique globale qu'on refuse d'appliquer pour son même chez soi ?
Es ce de l'intelligence ? de l?honnêteté ou simplement du socialisme ?
Comment expliquer la différence entre le pôle d'ex URSS et le pôle US ?
Comment expliquer la différence entre l'ex Allemagne de l'est et de l'ouest ?
Comment expliquer la différence entre Corée du Nord et celle du sud ?
En gros, comment expliquer la faillite économique des pays qui ont épouser le socialisme comme model ?
Je ne prétends pas que les pays non socialiste sont dans l?épanouissement absolu, mais une simple comparaison les donnent largement en tête !!
J'ai posé toute ces questions à un ami socialiste, il m'a répondu qu'il n y a pas que l?économie qui compte !
Il m'a dit que l'humanisme prime sur l?économie, en gros, il m'a expliqué qu'on pouvait vivre d'amour et d'eau fraîche, je respecte l'avis des autres, mais qu'en pensez-vous ?
Réponse de le 09/10/2012 à 2:38 :
la France est socialo-communiste depuis au moins la fin de la guerre voire bien avant !!
les français ne sont pas un peuple de travailleur loin s'en faut !!
et depuis toujours la France se veut le pays du bien vivre avec une économie en fort déclin depuis de très longues années.
les profs n'ont jamais voulu apporter un savoir pour trouver un emploi, mais juste pour avoir une connaissance parfaitement inutile qui n'apporte rien.
tous cela apporte de l'eau à votre moulin.
pour autant, les chinois nous ont montré une voie en appelant le peuple à s'enrichir et cela marche.
maintenant, si la France fait de même, cela aura-t-il le même résultat : après les discours de Melenchon, Dupont Aignan ou Le Pen, que pouvons-nous attendre ?
ils veulent tous bien vivre au dépend des autres !! cela peut-il faire une nation aussi efficace que la Corée du Sud que les Allemands ??
j'en doute beaucoup !!
nous avons toujours voulu être à part, même et surtout si personne ne veut nous suivre !!! alors, je pense que l'avenir de ce pays est loin derrière lui !!!
car, franchement, qu'a apporté la république à ce pays ???
l'égalité : totalement inexistante avec des fonctionnaires et des politiques aussi inutiles que très chers
la liberté : totalement inexistante
la fraternité : là, je me marre !!!
Réponse de le 10/10/2012 à 14:50 :
Parce qu'on ne peut pas etre socialiste et travailleur? vous avez un probleme avec vos définitions!! (d'ailleurs en Angleterre le parti de gauche s'appelle... le parti travailliste...)
Quand vous citez la Chine comme modele d'enrichissement du peuple, vous discréditez tout votre propos!
Dommage d'en écrire autant pour ce résultat la!!
a écrit le 08/10/2012 à 19:09 :
Louis Gallois patron -de gauche- de la SNCF de 1996 a 2006 n'a rien fait pour améliorer les délais de paiement de ses fournisseurs. (il a aussi laissé mourir le FRET Ferroviaire contre la paix sociale) et aujourd'hui il nous pond un " rapport" sur la compétitivité des entreprises. Ce "fin connaisseur" de l'industrie à juste oublié -entre autre-la question des 35h dont les auteurs sont Aubry et Stauss Khan deux belles figures du socialisme.
Patron d'une petite PME et fournisseur de cette entreprise j'ai souvent eu beaucoup de mal à être payé dans des délais convenables (moins de 60 jours).
Comme vous le savez la banque de FRANCE notre les entreprises: si vous avez une bonne note vous empruntez à un bon taux, si vous avez une mauvaise note le taux est plus élevé. En résumé l'état vous paye mal, l'état vous note mal et vous êtes pénalisé par des banquiers pas très soucieux de la bonne marche des PME .Rien n'a changé avec le "socialiste" PEPY.
A noter que pratiquement toute les administrations payent mal leurs fournisseurs, alors que si une entreprise dépasse les délais de paiements de la TVA de l'URSSAF, etc c'est de suite 10 %
Pour améliorer la trésorerie et donc la santé des PME -achat d'équipements, mois de frais bancaires etc- il faut que l'état et les collectivités règlent les factures à 30 jours maximum.
Pour les journaliste Mr Gallois est un homme bien, seulement bien, non c'est un "camarade socialiste rêveur" qui est dans l'incapacité de rendre un jugement objectif sur la compétitivité.
a écrit le 08/10/2012 à 18:54 :
Il aurait enfin compris !!! c'est un peu comme ceux qui disent que c'est moins cher en Chine. La main-d'oeuvre est moins chère, mais si on tient compte du transport, des intermédiaires, des délais de livraison, du fait que les Chinois ne paient ni impôts, ni charges sociales en France, etc., est-ce vraiment moins cher pour notre économie ???
Réponse de le 09/10/2012 à 5:50 :
@Mao: parce que tu crois que la santé, l'éducation, la police et autres services sont payés avec un coup de baguette magique :-) il y a un manque à gagner, parce qu'un chômeur 1) ça consomme le strict minimum et 2) ça ne paie pas d'impôts et donc oblige à réduire les services mentionnés. Mais peut-être que quand t'auras plus que tes yeux pour pleurer tu t'en rendras compte :-)
a écrit le 08/10/2012 à 18:51 :
La France se classe certes dans le peloton de tête en matière de coût horaire du travail, mais elle reste moins chère que d'autres pays. Dans l'industrie automobile, le coût horaire est plus élevé en Allemagne qu'en France, selon l'Insee.
1/ Le coût horaire moyen du travail en France n'est pas le plus élevé d'Europe
Comment calcule-t-on le coût du travail ? Plusieurs méthodes existent. Le plus souvent, on utilise le coût horaire du travail. Cet indicateur additionne le salaire (y compris primes, épargne salariale etc) et les cotisations sociales acquittées par l'employeur, et les divise ensuite par le nombre d'heures travaillées.
Dans l'Union européenne, le coût moyen du travail était, en 2011, pour les entreprises de plus de 10 salariés, de 23,1 euros de l'heure, selon l'institut Eurostat, qui note de fortes disparités entre pays : de 3,5 euros de l'heure en Bulgarie, ou 7,1 euros en Pologne, à 44,2 en Norvège, par exemple. Avec 34,2 euros de l'heure en moyenne, la France est dans le groupe de pays au coût élevé, mais elle n'est pas la plus chère. Le Danemark est à 38,6 ?, la Suède à 39,1, la Belgique à 39,3 ?. L'Allemagne, avec 30,1 euros de l'heure, se situe au-dessous, mais reste dans le peloton de tête.
2/ Dans l'industrie non plus, il n'est pas le plus élevé

Il faut néanmoins être plus précis : le coût du travail peut en effet varier fortement en fonction de l'activité économique, il faut donc le calculer par secteur. L'Insee a publié au printemps 2012 une enquête sur la question, en distinguant notamment le coût du travail en 2008 dans l'industrie manufacturière (dont l'automobile fait partie) et les services marchands.
Il en ressort que la France, avec 33,16 euros de l'heure, était légèrement moins chère de l'Allemagne (33,37 euros de l'heure) dans l'industrie. Elle se classait cinquième, derrière Belgique, Danemark ou Suède. Dans les services marchands, l'Allemagne retrouvait un avantage avec 26,81 euros de l'heure, contre 32,08 euros de l'heure en France. Mais Danemark, Belgique, Suède et Luxembourg se classaient devant la France en terme de coût horaire.
2/ Dans l'automobile non plus, on ne peut pas dire que le coût du travail français est "le plus élevé d'Europe"

Zoomons encore pour aller chercher le coût du travail dans l'industrie automobile. L'Insee l'évoque dans la même enquête... et explique une chose qui vient contredire totalement M. Varin : "Dans l?industrie automobile, le coût horaire allemand est le plus élevé d?Europe. Il est en particulier supérieur de 29 % à celui observé en France : 43,14 euros contre 33,38 euros. L?écart se montait à 49 % en 1996 et a donc diminué depuis. Néanmoins, il reste fort important, alors même que le secteur automobile contribué dans une large mesure à la dégradation du solde commercial de la France."

En clair, un ouvrier automobile allemand coûte 30 % plus cher de l'heure que son concurrent français, selon l'Insee. Pourtant, alors que l'industrie automobile française périclite, son homologue allemande, elle, se porte bien mieux. Un "paradoxe" qui donne des arguments à ceux qui estiment que le problème principal n'est pas celui du coût du travail mais celui de la stratégie industrielle.

3/ L'Allemagne est l'exception en Europe, et la comparaison est donc biaisée
D'autres indicateurs viennent toutefois appuyer la thèse de M. Varin et d'une partie du patronat français, et notamment la comparaison avec l'Allemagne. L'institut COE-Rexecode, proche du patronat, a ainsi établi son propre indice de coût du travail, à partir de ceux d'Eurostat, qu'il pondère en intégrant jours de congés et RTT.
Selon cet indice, la France "décrocherait" en matière de coût du travail dans l'industrie, après avoir été au même niveau que l'Allemagne.
La thèse est souvent rappelée à d'autres égards. L'Allemagne a réduit ses coûts et mis en place depuis le début des années 2000 une politique de modération salariale très volontariste, qui lui a permis de se rendre très concurrentielle en Europe. Un exemple souvent repris en France.
Pourtant, il est à relativiser. Comme le rappelait l'économiste Olivier Bouba-Olga dans une note de blog fin avril, la comparaison masque d'autres phénomènes. Il prenait pour référence une étude de l'institut Carnegie, évoquant le "décrochage" de la France face à l'Allemagne au niveau cette fois du "coût unitaire du travail" : combien coûte un salarié par rapport à ce qu'il produit. Un indicateur qu'on calcule en fonction d'un point d'indice de référence.
On le voit, la France reste dans la moyenne à la fois de l'OCDE et de l'Europe. C'est l'Allemagne qui fait figure d'exception.
Comme le rappelait Le Monde, d'autres économistes pourtant proches du patronat, notamment issus de l'Institut de l'entreprise, font le même constat : "Il convient de souligner les limites de la comparaison avec l'Allemagne (...) c'est l'Allemagne, et non la France, qui fait figure d'exception en Europe, puisque l'évolution du coût unitaire du travail est restée en France en ligne avec la moyenne européenne."
Réponse de le 09/10/2012 à 2:45 :
vous êtes un bon français qui ne regarde que par les économiste !!
rendez-vous chez un industriel, et vous comprendrez vite la
situation.
il faut être dans un Etat parfaitement nul avec des politiques parfaitement incompétents, car il suffit de rentrer dans une entreprise pour comprendre le problème !! mais cela c'est trop compliqué : il vaut mieux payer des gens pour pondre un rapport qui est parfaitement inutile !!!
a écrit le 08/10/2012 à 18:44 :
L'Insee note que le coût du travail n'a pas dérapé en France par rapport à la zone euro depuis 1996. Mais l'Allemagne s'est distinguée en menant une politique de modération salariale qui lui a permis de revenir au Par niveau de la France dans l'industrie et de faire mieux sur l'ensemble de l'économie.
Par rapport à l'Allemagne, principal partenaire commercial et principal concurrent à l'exportation, la photographie est différente : dans l'industrie, le coût du travail est le même. Cette moyenne n'empêche pas de fortes disparités selon les secteurs industriels : le coût français est supérieur de 26 % dans l'industrie alimentaire mais inférieur de 29 % dans l'automobile. En revanche, l'Allemagne est près de 5 euros moins chère dans les services, ce qui fait que, tous secteurs confondus, le coût horaire du travail est plus élevé en France (32,19 euros) qu'outre-Rhin (29,36 euros).
Deuxième enseignement, le coût du travail en France n'a pas dérapé. Le coût horaire y a progressé en moyenne de 3,4 % par an entre 1996 et 2008 dans l'industrie, « dans la médiane de l'ex-Union européenne à 15 » et de 3,2 % par an dans les services « en dessous de la médiane ». Si la France a perdu son avantage compétitif vis-à-vis de l'Allemagne, c'est donc parce que notre voisin s'est, lui, singularisé en menant une politique de modération salariale, en recourant massivement aux « minijobs » et en appliquant (à petites doses) la TVA sociale. Dans les services, comme dans l'industrie, c'est en Allemagne que le coût de la main-d'oeuvre a progressé le moins vite en Europe. Résultat, l'Allemagne a quitté le groupe des pays les plus chers dans les services et s'est fait rejoindre (voire même dépasser) par d'autres pays dans l'industrie.
Cette tendance à la modération s'étant prolongée au-delà de 2008, le coût du travail dans l'industrie est aujourd'hui un peu supérieur en France qu'en Allemagne (la nouvelle enquête européenne est en cours), ce qui est problématique car les exportateurs français sont souvent en concurrence frontale avec leurs homologues allemands.
Mais pour « tirer des conclusions en termes de compétitivité, il faut également regarder la productivité », prévient l'Insee. Le coût salarial unitaire, qui tient aussi compte de la productivité, a ainsi baissé à peu près au même rythme en France et en Allemagne dans l'industrie : - 0,5 % et - 0,7 % par an respectivement, entre 1996 et 2008. En clair, la productivité a donc progressé plus vite que le coût horaire dans les deux pays.
SOURCES : Les Échos
a écrit le 08/10/2012 à 18:35 :
Mise en place d'une fiscalité un peu plus contraignante aux frontières de l'Europe pour tous les produits en provenance des pays à bas coûts salariaux la liste est impressionnante même si cela doit déplaire à l"Allemagne!!Un Euro fort c'est déjà un handicap important alors avec les portes ouvertes de l'Europe bonjour les dégâts sociaux!!!Taxer à 30% aussi les produits des entreprises Françaises ayant préféré investir hors d'Europe comme les automobiles fabriquée au Maroc où en Turquie et réimporté en France Renault champion dans sa catégorie!!! Augmenter la CSG pour réduire le coût du travail en France et améliorer la compétitivité c'est uniquement faire plaisir aux banquiers actionnaires et aux grandes entreprises Cela pénalisera juste encore un peu plus la consommation en France et le pouvoir d'achat des ménages.Le coût du travail en France avec 33,16 euros de l'heure, est même légèrement moins chère qu'en Allemagne (33,37 euros de l'heure) dans l'industrie. Elle se classait cinquième, derrière la Belgique, Danemark ou Suède. CSG où TVA c'est simplement matraquer comme d'habitude fiscalement sans aucune garantie de véritables résultats sur le chômage!!!!
Réponse de le 09/10/2012 à 2:50 :
où avez-vous lu toutes ces inepties ??
mettre une fiscalité au frontières de l'Europe c'est provoquer la même chose chez nos concurrents et donc on ne vend plus d'Airbus !!!
bonne idée !!!
un ? fort c'est un handicap important : pourtant, avec le même ? les allemands sont de gros exportateurs !!!
taxer les entreprises ayant préféré investir hors d'Europe : excellent idée : le smicards devra donc payer plus cher sa voiture alors qu'il a déjà un pouvoir d'achat en berne !!
oui, vraiment vous avez de bonnes idées : c'est ce que l'on vous apprend en classe ????
a écrit le 08/10/2012 à 18:34 :
quel flou ce n'est pas comme celà qu'on va faire un choc de competivité
REDUISONS LES DEPENSES SOCIALES ET ON POURRA REDUIRE LES COTISATIONS SOCIALES VOILA LA SOLUTION MONSIEUR GALLOIS
a écrit le 08/10/2012 à 18:34 :
ca tombe bien, le luxe est un secteur ou le prix ne joue pas, alors le gvt fout arnault dehors avec ' les remerciements de la france' ( taille 45) pour etre sur que lvmh prenne ses decisions depuis bruxelles...... creer des commissions pour ca, c'est jeter l'argent par la fenetre
a écrit le 08/10/2012 à 18:26 :
Honnêtement connaissons nous beaucoup de pays dont le coût du travail est aussi élevé qu'en France ? Je ne comprends pas qu'on puisse demander à un ex dirigeant français comme Louis Gallois un rapport sur la compétitivité étant donnée qu'elle n?existe pas ou peu en France.
Mieux vaudrait demander à un grand patron européen belge ,autrichien , anglais, polonais ,néerlandais,allemand, d??uvrer comme consultant car ces pays sont très compétitifs et prospères.
a écrit le 08/10/2012 à 18:21 :
TOTAL 13,9 milliards d'euros
EADS 1,03 milliard d'euros
EDF 3 milliard d'euros
LVMH 3 milliards d'euros
Alors d?accord le cout du travail et trop cher pour les entreprise donc on relevé la CSG. Mais on fait quoi quand les actionnaires demandent encore plus de rentabilité et encore plus de dividende. Pour eux tout baigne mais j?ai des collègues qui touche 1800 euros en faisant les 2x8 et pour eux un relèvement de la CSG c?est encore moins de pouvoir d?achat. A titre indicatif j?ai trouvé les bénéfices de ces quelques entreprises du CAC 40 sur le net. Et si on leur parlé de solidarité.
Réponse de le 09/10/2012 à 5:56 :
@Staline: EDF a déjà quitté le territoire, ou du moins le pognon des Français qui a été investi à l'étranger sans demander l'avis des gens. Parce que oui, une partie de votre facture est de l'argent investi ailleurs qu'en France et pour EDF (par exemple) c'est pile je gagne et face tu perds :-)
Réponse de le 09/10/2012 à 8:24 :
@ Patrickb: ne confondons pas "investissements" à l'étranger et délocalisations...C'est vrai que les investissements d'EDF en Argentine et aux US ont été catastrophiques. Le record est peut être pour France Télécom.
a écrit le 08/10/2012 à 18:01 :
compétitivité? je pense alors à "je gagne bien car je paye bien mes employés" Robert Bosch (la société éxiste toujours... > 300.000 personnes dans le monde). Et non pas le contraire.
Compétitivité = succès...
- "il faut mieux perdre de l argent que de perdre la confiance" (revoir la morale d entreprise)
- créativité
- produits qui sont pour du long terme (pas un produit bancaire pour créer la prochaine bulle financière)
Pas besoin à Matignon de redécouvrir la roue: il faut qu'ils voient quelles sociétés et pays marchent et analysent si ils veulent reprendre leur mode de fonctionner (attention: pas Apple.. ils embauchent des tas de gars/femmes chez foxconn qui n ont pas l air d être heureux).
Allez, j espère qu ils ne donneront pas l'impression qu ils ont ecouvert la compétitivité.
Et: oubliez les actionnaires; des société performantes dans le monde n'ont pas forcément ce genre de pseudo-propriétaires qui foutent la paguaille (MAHLE, STIHL, etc.)
a écrit le 08/10/2012 à 17:56 :
Lorsque certains font venir en France des immigrés par centaines, on fait des ouvriers français des sous-prolétaires car les immigrés sont en concurrence directe avec nos ouvriers et ils se retrouvent au chomage car nous n'avons pas suffisamment de travail pour tous!
a écrit le 08/10/2012 à 17:53 :
la strategie des entreprises sont essentielles dans la competitivite
la qualite des dirigeants aussi...75% sont des fonctionnaires venant des cabinets ministeriels et des heritiers
pas la garantie d etre un ENTREPRENEUR
a écrit le 08/10/2012 à 17:36 :
M. Gallois est quelqu'un de sérieux. Espérons qu'il fasse de bonnes recommandations et qu'elles seront suivies.
a écrit le 08/10/2012 à 17:35 :
il y a aussi la révision/simplification du droit du travail, le réhaussement des seuils aux effets dévastateurs, la simplification des ajustements de personnel un peu dans l'esprit de ce qui se fait en Autriche (taux de chômage env 4%), etc ... mais c'est dans la sécurisation du droit qu'il faut avancer .. ce qui en plus ne coute rien au budget de l'état !!
a écrit le 08/10/2012 à 17:35 :
simple bon sens que de rappeler que se placer uniquement sur le coût du travail, c'est entrer en concurrence frontal avec les enfants chinois.
Réponse de le 09/10/2012 à 8:28 :
@ Esclavage: pourriez vous nous communiquer des chiffres, salaires des ouvriers roumains et marocains de Dacia, salaire médian des ces pays, nombres d'heurs travaillées par semaine, % d'enfants travaillant dans ces usines ? Cela permettra d'alerter les ONG qui feront pression sur les esclavagistes.

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