Les défaillances d'entreprises grimpent en flèche

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Près de 12.000 procédures de redressement judiciaire, liquidation judiciaire ou de sauvegarde ont été prononcées au troisième trimestre selon Altares. Soit une augmentation de 3,7% par rapport à la même période l'an passé. Selon la Coface, la taille modeste des entreprises françaises explique cette forte sinistralité.

Placé en liquidation judiciaire mercredi, Surcouf n'est malheureusement pas un cas isolé. Selon la société Altares, 11.706 procédures de redressement judiciaire, de liquidation judiciaire et de sauvegarde ont été prononcées par les tribunaux au troisième trimestre. Un chiffre en augmentation de 3,7% par rapport à la même période de l'année dernière. Au total, 48.300 salariés sont touchés par la défaillance de leur entreprise, soit un millier de plus qu'il y a un an.

Pour Altares, la faiblesse de la demande interne française explique en grande partie cette multiplication des défaillances. Les PME de moins de 50 salariés ont payé le plus lourd tribut cet été, puisque l'institut dénombre 7.000 défaillances (+11% par rapport à 2011). Surtout, pas moins de 6.000 procédures concernent également les TPE. "Des milliers de PME françaises lâchent prise, typiquement celles de moins de 10 salariés opérant sur des métiers à destination des ménages et créées entre les crises de 2002 et 2008, lorsque la création d'entreprises était dynamique", souligne Thierry Million, responsable des analyses d'Altares dans un communiqué. Les patrons de PME ne sont d'ailleurs guère confiants dans l'avenir. Selon une étude publiée jeudi par la CGPME et le cabinet KPMG, ils sont 91% à se dire "inquiets" pour l'économie française, soit cinq points de plus que lors de la précédente étude publiée en juin. C'est un record depuis la création de ce baromètre en février 2009.

Le bâtiment sévèrement touché

Parmi les secteurs les plus touchés, le bâtiment constitue le quart des défaillances enregistrées. Même constat pour les services destinés aux entreprises, avec notamment une hausse de la sinistralité de 15% pour le transport routier. Les services aux particuliers ne sont pas mieux lotis. Une progression de 12% a ainsi été enregistrée dans la restauration. L'industrie manufacturière, elle, a résisté avec un recul de 8%.

Les statistiques de la Coface ne pas plus rassurantes

Si le moteur de la demande est en panne, d'autres raisons expliquent ces mauvais chiffres. Pour la Coface, ces défaillances sont aussi la conséquence de la faiblesse du tissu entrepreneurial français. Les entreprises tricolores sont trop petites ! Dans une étude publiée jeudi, l'assureur-crédit s'est livré à une comparaison avec l'Allemagne. Il souligne qu'en 2011, la France a totalisé plus de 50.000 défaillances, contre près de 30.100 outre-Rhin. La Coface note que les entreprises allemandes affichent une meilleure santé financière : leur rentabilité apparaît plus élevée qu'en France, grâce à "une modération des coûts et une stratégie de montée en gamme". Pour l'assureur-crédit, il est également plus aisé pour les entreprises allemandes de se financer via un "tissu bancaire de proximité" plus développé. En outre, le droit des faillites allemand qui favorise les créanciers plutôt que les managers, encourage les entreprises à "une gestion prudente [...] en amont".

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Commentaires
a écrit le 12/10/2012 à 12:59 :
A quoi cela sert-il de parler croissance puisqu'il y a dette et récession. Seule l'Allemagne fonctionne, mais c'est un tout autre système. La France est condamnée à une mort économique certaine par l'archaïsme en terme de technologies.
a écrit le 12/10/2012 à 6:26 :
il devient urgent de créer une commission pour étudier les causes véritables de ces fermetures!des solutions existent surement!il ne faut pas se résigner!
Réponse de le 12/10/2012 à 6:46 :
Voilà une bonne idée de création d'entreprise rentable. Créateur de commission d'étude et d?enquête. Pas mal comme idée...
Réponse de le 12/10/2012 à 9:35 :
C'est pour ca que ca me fait marrer quand on dit que les créations d'entreprise ont augmenté de 12%, si c'est pour qu'elle se retrouve en liquidation peu de temps après...
Réponse de le 12/10/2012 à 22:50 :
Il faut d'abord bien y réfléchir.
a écrit le 11/10/2012 à 17:27 :
Il y a beaucoup de petites entreprises bidons types regionaux en France déconnecté du marché mondial ,aucune ambition pour l export , des entreprises avec des dirigeants a la Marcel ou de type René qui vivotent avec des aides du préfet du coin en attendant la retraite et face a la mondialisation elles sont incapable de s adapter rapidemment d ou des défaillances a repetitions !
Réponse de le 11/10/2012 à 19:52 :
Bref , du type auto-entrepreneur...
a écrit le 11/10/2012 à 16:51 :
Et c'est normal avec la politique anti-entreprise de ce gouvernement!
a écrit le 11/10/2012 à 16:03 :
pour vos rentes et vos retraites, on a asphéxié fiscalement le travail et l entreprise...clap clap clap...vive la gérontocratie
Réponse de le 11/10/2012 à 19:53 :
Content de t'avoir rendu service...hé, hé, hé !!!
a écrit le 11/10/2012 à 15:49 :
le mal français à un nom : gestion du BFR
Réponse de le 11/10/2012 à 16:05 :
Le mal français, c'est plutot le comportement des institutions qui préfèrent endetter les entrepreneurs plutot que de les accompagner pour renforcer leurs fonds propres. Si les collectivités locales avaient investit dans les fonds propres des entreprises innovantes au lieu de gaspiller des sommes faramineuses dans les ronds points luxuriants et les ruelles avenues aménagées en Avenues de versailles, les impôts locaux seraient moins lourds à porter et les recettes fiscales généreraient des excédents comemrciaux à l'exportation. LE MAL EST FAIT, le DéSASTRE est IMPRIMé !!! CA DURE depuis 10 ans.
a écrit le 11/10/2012 à 15:08 :
Le problème n'est pas tant lié au nombre de défaillances d'entreprises mais à la difficulté de plus en plus grande de trouver des solutions de redressement et surtout des repreneurs ayant l'envie, la compétence et un banquier qui le suive pour reprendre une société.
a écrit le 11/10/2012 à 14:58 :
Le gouvernement est responsable il fait peur a tout le monde avec les taxes supplementaires ainsi que le collectivitées hausse de 4% sur la CFE la taxe qui remplace la taxe professionel il ne faut pas s'etonner que les entreprises soit démobilisée.
Réponse de le 11/10/2012 à 15:12 :
Les faillites d'entreprises sont surtout la conséquence de l'affaiblissement de l'industri française durant 10 ans de piètres gouvernaillons UMP Raffrin, DeVillepin, Sarkozy, Fillon, Novelli, Estrosi etc ...
a écrit le 11/10/2012 à 14:47 :
Notre pays est devenu une zone barbare avec une administration qui a décrété l'interdiction de la consommation et la suppression des exportations et des entreprises. De l'Angleterre, on parle de pire politique depuis la révolution. Faisons donc comme la CGT le propose, descendons dans la rue pour défendre l'emploi. Pour commencer il faut employer les gens correctement: on ne fait pas faire de la manutention à des ingénieurs agronomes! Notre système est une aberration sur la Terre!
a écrit le 11/10/2012 à 14:46 :
Livre qui est au coeur du problème !
Le scandale des délocalisations d?Eric Laurent, chez Plon

Ce livre révèle que le monde des affaires mène une véritable guerre contre l?emploi. Des milliers de postes même hautement qualifiés, sont constamment détruits en France, en Europe, comme aux Etats-Unis, pour être transférés en Chine et en Inde. Une quête du profit à court terme où les salaires sont sacrifiés à l?avidité des actionnaires.

Le scandale des délocalisations entraîne le lecteur dans les coulisses d?une réalité, dont l?ampleur et la gravité sont soigneusement occultées par les dirigeants d?entreprises et les responsables politiques. Il découvrira comment un fond créé par Nicolas Sarkozy pour lutter contre la crise finance les délocalisations. Il apprendra comment l?Union Européenne, déjà impuissante à créer des emplois, s?empresse de détruire ceux qui existent.

En délocalisant massivement, les industriels occidentaux sont tombés dans un véritable piège, soigneusement tendu par l?Inde et la Chine, et les bénéfices de la mondialisation leur échappent désormais.
Au terme de cette enquête emplie de révélations, Le Scandale des délocalisations pose une question : un pays peut-il perdre ses emplois et continuer de prospérer ?
Réponse de le 11/10/2012 à 16:09 :
Dans une guerre économique, c'est comme dans une guerre "normale", les traitres doivent être traduits devant une COURE MARTIALE. Si le Pouvoir actuel ne le fait pas, alors le PEUPLE DE FRANCE agira avant 5 ans, peut être même AVANT 2 ans !!!
Réponse de le 12/10/2012 à 0:06 :
A lire aussi, le testament de Maurice Allais qui avait analysé les conséquences des délocalisations massives et donné l'alerte à propos de la crise actuelle : http://www.les-crises.fr/le-testament-de-maurice-allais/
Il y a effectivement trahison de notre classe politique mais aussi de nos médias à pensée unique.
a écrit le 11/10/2012 à 14:10 :
Ce que je vois dans les services et les commerces est très préoccupant surtout vu le tour de vis fiscal du gouvernement pour l'année prochaine. Je pense que l'on peut s'attendre au pire et à de nombreuses fermetures.
a écrit le 11/10/2012 à 14:10 :
Ah ben la France produit des papiers, ça risque pas d'aller bien loin, la croissance à crédit, qui y croit à ces galimatias?
a écrit le 11/10/2012 à 13:59 :
Mais que fait notre Arnaud adoré ???
a écrit le 11/10/2012 à 13:51 :
on tue les petites entreprises, on les fait crouler sous les injustices, les paperasses, les "emmerdes", alors à moins de bénéficier d'argent d'état (isf pme, credit impot recherches, niches diverses et variées) ... la grande majorité des patrons ne peuvent plus faire tourner leurs entreprises ...
Réponse de le 11/10/2012 à 14:13 :
C'est tellement vrai. Nous, on arrête l'année prochaine. La crise à été extrêmement difficile à traverser et avec l'augmentation des taxes par Sarkozy et maintenant Hollande, nous n'avons plus de rentabilité. Ils ne comprennent pas la situation de nombreuses TPE :(
Réponse de le 11/10/2012 à 14:14 :
Crédit d'impôt recherche, c'est du baratin, même le traité de Lisbonne concernant l'investissement en recherche n'est pas respecté. A quoi ça sert d'avoir des hommes politiques si c'est pour faire n'importe quoi, faire mettre la clé sous la porte aux entreprises et des traités qui ne sont pas respectés. Même les décisions de Bruxelles ne sont pas appliquées par les apparatchiks de l'Etat français. Nous sommes dans l'Europe du Sud, un PVD, pays en voie de disparition: nous sommes classés 24e pour l'innovation. C'est du baratin de bureaucrate!
Réponse de le 11/10/2012 à 14:44 :
Que dire de plus ? sauf qu'en France il faut la foi d'un ecclésiastique pour créer une société
On vit dans un environnement hostile à l'inverse des USA ou de la Scandinavie que je connais bien où tout est fait pour entreprendre
C'est tout un système bien verrouillé par les politiciens qu'il faut non pas réformer mais détruire et reconstruire ! sinon nos gosses serviront le thé aux chinois et aux indiens !
Réponse de le 11/10/2012 à 16:00 :
Jules a raison, il faudra bien un jour, il y a urgence, fermer l'offcine scandaleuse Oseo innovation ex Anvar qui flingue les projets innovants.
Réponse de le 12/10/2012 à 11:28 :
Le rêve des élites " républicaines" : le collectivisme ...
a écrit le 11/10/2012 à 13:34 :
..mais qu'attend Notre President pour coller les 12.000 dossiers sur le bureau de Montebourg le redresseur de ... de.. de rien !!
Saint Montebourg, priez pour eux, car leur salut ne viendra pas de votre action !
Réponse de le 11/10/2012 à 15:58 :
excellent post!! ceci dit "ministre du redressement productif" en France, sa sent la mission impossible voir le piège politique. C'était couru d'avance que se serait une mission utopique.
Réponse de le 11/10/2012 à 19:55 :
Ça fait 12000 incompétents de moins et autant de place à de futurs candidats.

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