Les défaillances d'entreprises grimpent en flèche
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Pour Altares, la faiblesse de la demande interne française explique en grande partie cette multiplication des défaillances. Les PME de moins de 50 salariés ont payé le plus lourd tribut cet été, puisque l'institut dénombre 7.000 défaillances (+11% par rapport à 2011). Surtout, pas moins de 6.000 procédures concernent également les TPE. "Des milliers de PME françaises lâchent prise, typiquement celles de moins de 10 salariés opérant sur des métiers à destination des ménages et créées entre les crises de 2002 et 2008, lorsque la création d'entreprises était dynamique", souligne Thierry Million, responsable des analyses d'Altares dans un communiqué. Les patrons de PME ne sont d'ailleurs guère confiants dans l'avenir. Selon une étude publiée jeudi par la CGPME et le cabinet KPMG, ils sont 91% à se dire "inquiets" pour l'économie française, soit cinq points de plus que lors de la précédente étude publiée en juin. C'est un record depuis la création de ce baromètre en février 2009.
Le bâtiment sévèrement touché
Parmi les secteurs les plus touchés, le bâtiment constitue le quart des défaillances enregistrées. Même constat pour les services destinés aux entreprises, avec notamment une hausse de la sinistralité de 15% pour le transport routier. Les services aux particuliers ne sont pas mieux lotis. Une progression de 12% a ainsi été enregistrée dans la restauration. L'industrie manufacturière, elle, a résisté avec un recul de 8%.
Les statistiques de la Coface ne pas plus rassurantes
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Si le moteur de la demande est en panne, d'autres raisons expliquent ces mauvais chiffres. Pour la Coface, ces défaillances sont aussi la conséquence de la faiblesse du tissu entrepreneurial français. Les entreprises tricolores sont trop petites ! Dans une étude publiée jeudi, l'assureur-crédit s'est livré à une comparaison avec l'Allemagne. Il souligne qu'en 2011, la France a totalisé plus de 50.000 défaillances, contre près de 30.100 outre-Rhin. La Coface note que les entreprises allemandes affichent une meilleure santé financière : leur rentabilité apparaît plus élevée qu'en France, grâce à "une modération des coûts et une stratégie de montée en gamme". Pour l'assureur-crédit, il est également plus aisé pour les entreprises allemandes de se financer via un "tissu bancaire de proximité" plus développé. En outre, le droit des faillites allemand qui favorise les créanciers plutôt que les managers, encourage les entreprises à "une gestion prudente [...] en amont".
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