Jeunes laissés pour compte : une facture à 22 milliards d'euros pour la France
Pierre Manière
Pierre Manière
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Parmi les facteurs à risque, Eurofound confirme ce que de nombreuses études ont déjà montré : les jeunes ayant un faible niveau d'éducation ont ainsi "trois fois plus de chance" de devenir "Neets". Il en va de même pour ceux issus de l'immigration, "qui ont 70% de chance" d'intégrer cette catégories que les autres.
Pas d'amélioration en vue à moyen terme
Cette étude vient confirmer les difficultés croissantes que connaissent les jeunes à s'intégrer sur le marché de l'emploi, comme en a témoigné le mouvement des Indignés. En France, le taux de chômage des moins de 25 ans a atteint le niveau record de 22,7% au deuxième trimestre, selon les normes du Bureau international du travail (BIT), soit plus du double de l'intégralité de la population active (9,7%). Pour en venir à bout, Michel Sapin a pour l'instant ouvert la porte à 100.000 contrats d'avenir en 2013. Pour que les entreprises jouent davantage le jeu, le ministre de l'Emploi a même assuré en fin de semaine dernière qu'"il n'y a pas de limite budgétaire en faveur de cette politique en faveur des jeunes qui sont sans emplois et sans formation".
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De même, le gouvernement mise aussi sur les contrats de génération, qui permettront de lier le recrutement d'un jeune de moins de 26 ans au maintien d'un senior dans l'emploi, grâce à un système d'aides. Un accord a déjà été trouvé entre le patronat et les syndicats pour ce dispositif. Malgré cela, Michel Sapin ne se fait guère d'illusions à moyen terme. En fin de semaine dernière, il avait prévenu que les chiffres du chômage devraient être "mauvais encore plusieurs mois", en raison des nombreux plans sociaux en cours ou à venir.
Pierre Manière
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