Les 5 plaies de l'industrie française selon Louis Gallois

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Dans son rapport, Louis Gallois parle de "seuil critique" atteint par l'industrie française. Il consacre la première partie de son rapport à démontrer son quasi-franchissement. Voici les éléments-clés sur lesquels il base sa démonstration.

"Je pars d'un diagnostic assez sévère du décrochage de l'industrie française, qui s'accélère depuis une dizaine d'années", a déclaré ce lundi Louis Gallois lors de la remise officielle de son rapport au gouvernement. Ce diagnostic, il le pose en s'appuyant sur cinq données clés:

? Déclin de l'activité industrielle sur le total de la valeur ajoutée

La part de l'industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée, en France, est passée de 18% en 2000 à un peu plus de 12,5% en 2011. La France se place en 15e position, sur les 17 pays qui composent la zone euro, bien loin derrière l'Allemagne (26,2%) et la Suède (21,2%).

? Dégradation de l'emploi industriel

En 1980, les emplois dans le secteur industriel (hors construction) représentaient 26% de l'emploi salarié total. L'an dernier, cette proportion était passée à 12,6%. "La France perdant ainsi plus de 2 millions d'emplois industriels en 30 ans", souligne le rapport.

? Perte de parts de marché à l'exportation

En Europe, la part de marché des exportations françaises est passée de 12,7% en 2000 à 9,3% en 2011, alors que sur la même période, l'Allemagne a vu ses parts de marché à l'exportation intracommunautaire progresser d'un point passant à 22,4%.

? Des marges de l'industrie rognées

Pour préserver leur compétitivité prix, les industries françaises ont été contraintes d'abaisser considérablement leurs marges entre 2000 et 2011. L'industrie manufacturière les a par exemple fait passer de 30 à 21% selon l'INSEE. Dans le même temps en Allemagne, ces marges ont progressé en moyenne de 7 points.

? Des investissements privés en R&D insuffisants

En 2010, la dépense de R&D par les entreprises françaises n'a représenté que 1,4% du produit intérieur brut. "Les crédits publics de soutien à la R&D sont proportionnellement moins orientés vers le développement économique que nos principaux compétiteurs", insiste le rapport, qui reconnaît toutefois que "la France demeure parmi les pays les plus actifs de l'OCDE en matière de R&D publique".
 

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Commentaires
a écrit le 20/11/2012 à 13:31 :
En écartant toutes les autres questions de gestion de l´entreprise lue ici bas dans les commentaires et en restant concentrer sur ce que mentionne cet article, ce qui m´a particulièrement intéressé est la question de la compétitivité. Pourquoi nos entreprises ne le sont pas? Il y a sur internet plusieurs études, ma clef de recherche est `Marge manufacturière pays européens`. J´ai choisi une au hasard sans lire les autres pour question de temps:
www.industrie.gouv.fr/etats_generaux/EGI_RAPPORT_SYNTHESE_FINAL_020210.pdf

Je voulais seulement éclaircir la question de la marge car elle était vague, car soit on la donne pour les deux en pourcentage ou on ne dit rien si on n´a pas les chiffres. Par contre vue l´étude il est vrais qu´entre 2000-2007 (aucune autre info pour l´instant) que la marge française était la plus faible des pays européens peu en avant de la Grande Bretagne. Cela s´expliquerait-il par le plus faible investissement en R&D.

Dans un premier graphique comparant le japon, les USA, l´Italie, l´Allemagne et la France sur 5 secteurs industriel traditionnels (chimie, machines et équipements, machines électriques, TIC, transport), il apparait que non, au contraire la France se place en deuxième position après les USA.

Mais si on se reporte à la spécialisation française qui est peu utilisatrice de R&D tout en comparant le poids de ces 5 secteurs industriels en terme de PIB, nous nous sommes en dernière positions. Nous nous trouvons même en dessous du niveau de l´OCDE avec 1,9% contre 2,1%
Japon: 3,5%
Allemagne: 2, 4%
USA: 2,5%
Si on traduit ce pourcentage du PIB, cela signifit que quand l´Allemagne investit 67 milliards de $, la France investit seulement 38 milliards de $.

D´autre part , toujours suivant l´étude, si on compare le ration dépenses de R&D/valeurs ajoutée, la France se trouve en dernière position.
Suède: 11,1 %
Finlande: 10,9 %
Allemagne: 9,9 %
France: 6,6 %

Suivant la Commission européenne, ce fossé s´accroit avec le temps.

La croissance des dépenses de R&D en France a été inférieure aux moyennes mondiale et européenne en 2008. Alors qu´elles ont cru dans le monde de près de 6,9 % en moyenne, avec 40 % en Chine et 8,1 % en Europe, et n´ont été que de 0,7 % en France .

Quoique ces chiffres, il faut noter que le poids des grosses entreprises françaises, son poids en tant qu´ exportateur et sa spécialisation cache le fait que si globalement les investissements en 2009 était de
-24 %, les investissements des PME était de +10%. Le problème est que si les PME représentent plus de 90 % des entreprise celles-ci générent seulement 17% des exportations françaises.

Quoique d´autres facteurs sont inclus à cette étude, il me semble que ces chiffres sont assez parlant pour commencer à éclaircir la position déclinante de certain secteurs industriels.

Pour ne pas sembler biaisé dans la comparaison ci-dessus, il faudrait aussi la comparer avec
d´autres études.

Enfin une critique sur les commentaires et qui serait générale sur l´internet, apportons des arguments sur lesquels on peut répondre sinon pourquoi perdre son temps. Car la question n´est pas d´avoir raison mais de comprendre notre monde, de se construire pour assumer notre citoyenneté.
a écrit le 07/11/2012 à 0:44 :
Je suis sidéré, M. Gallois vient d' écrire ce que j'ai constaté il y a plus de 25 ans ! A cette époque les donneurs d'
ordre étranglaient déjà leurs sous traitants. Les dirigeants des entreprises méprisaient le dialogue social. Les
dirigeants politiques sortis presque tous du m^me moule excepté celui de la direction d' une entreprise ne savaient pas grand chose de la conduite d' une société. A quoi servent nos syndicats qui s' accrochent à des acquis sociaux ? A quoi sert d' afficher sur leurs véhicules : l' artisanat plus gros employeur de France ? Depuis 25 ans, comme avant, la gauche fait une politique de droite et inversement ! Ma génération ( j'ai 71 ans)
a fait un maximum d' erreurs. Actuellement pas un mot sur les banques qui nous asphyxient. Pas de procès à
l' encontre des traders fous qui ont bousillés nos économies. Je rejoins le commentaire de JLT. Tous ces res-
ponsables politiques ne parlent que de pouvoir, je n'entends jamais parler du redressement de notre pays. Des
enfants de 6 ème de collège s' étonnent de leur conduite. Nous avons perdu tout bon sens. toute logique.
Je suis plutôt de gauche et je suis consterné : pendant que nous étions dans l' opposition nous n'avons pas eu
l' idée de mettre sur pieds des orientations qui auraient dues être mises en vigueur immédiatement, en les
expliquant, en les justifiant. Mrs Gallois, Attali, et les autres....ne se rendent plus compte depuis longtemps de
la vie que doit mener un petit entrepreneur. Prospecter, Deviser, Exécuter, Comptabiliser mais aussi consacrer
beaucoup de temps à relancer pour être payé, beaucoup de temps à se battre (en vain) contre le R.S.I. , beaucoup de temps pour remplir de la paperasse, alors qu' il serait si simple d' échanger des infos informatiques ou d' être régit par des forfaits simples. Gagner de l' argent n' est pas honteux quand il est le résultat de 18 heures de travail par jour. Quand donc enfin, se décideront ils à dégraisser le mammouth de
notre organisation étatique avec des communes pléthoriques, des départements idem, des députés et des
sénateurs idem, avec tout ce que cela implique de frais de fonctionnement. Nous sommes lamentables.
Jusqu' à 25 / 30 ans nos jeunes manquent d'expérience, et à 50 ans ils sont jugés trop vieux. Le savoir faire des anciens .....envolé. Je suis éc?uré. J' arrête. QUEL GACHIS !!!!!!!
a écrit le 06/11/2012 à 19:05 :
Durant les 40 années que j'ai passé dans l'industrie (automobile, pétrochimie, et pour finir chez un fabricant de machines d'imprimerie), je n'ai pas cessé de constater que la part de matériel conçu et fabriqué en France était de plus en plus réduite...C'est un fait que j'avais constaté dès 1980 à peu près. Il est quand même un peu fort que les politiques semblent découvrir çà depuis peu...Cette dégringolade c'est pour beaucoup de leur faute, quelque qu'ait été leur appartenance politique. Il n'y en avait il pas un (je ne le citerai pas...) qui voulait, et a peut être même vendu une filialle de Thomson pour 1fr ?...par leur incompétence ils ont laissé faire et ont même encouragé les délocalisations... Et maintenant à les écouter, ils prétendent qu'ils vont trouver des solutions!! Les "politiques", à quelques exceptions près, s'ils avaient été compétents dans quelque chose, ils auraient justement fait autre chose que de la politique...si l'industrie redémarait en france, ce que j'espère, çà ne sera surement pas à cause de leur génie!
Réponse de le 06/11/2012 à 22:19 :
Je pense comme vous. Et finalement on va encore trainer et trainer encore avant de faire quelque chose, et puis l'economie mondiale va repartir , les Usa sans doute nous entrainant dans la croissance.
Et là les hommes politiques se gausseront d'avoir trouvé la solution, nous prouvant a+b qu'ils sont à l'origine de la reprise. !
a écrit le 06/11/2012 à 13:03 :
Concernant le R&D, la responsabilité de la droite est entière.
La plus grande part de R&D était l'apanage des administrations "techniques" (EDF, PTT, et autres), ce qui avait valu de grands succès à la France, mais la privatisation en a décidé autrement. Les profits des actionnaires ont détruit la recherche....
Réponse de le 06/11/2012 à 13:41 :
La plus grande part de R&D était l'apanage des administrations "techniques" (EDF, PTT, et autres faut vraiment etre completement ignorant pour ecrire des anneries pareilles.
a écrit le 06/11/2012 à 12:51 :
Parle t il des syndicats- reforme fiscale en profondeur- cure d austerite de l etat et des politiues- surtaxation des multinat qui defiscalisent au profit des PME- remise en cause des avantages acquis surtout pour certains privilegies (adm entrp nat etc) emploi à vie regime speciaux- un detail chomage intermittents du spectacle (15 ans qu'on doit faire qqchose et rien...)un seul contrat de travail etc etc...enfin toutes les choses qui fachent
a écrit le 06/11/2012 à 9:47 :
Pour les différents points abordés, les uns découlent des autres... mais c'est la soit disante "concurrence libre et non faussée" qui a faussé les lignes car elle ne concerner que les entreprises et non pas les Etats, alors que maintenant c'est plutot le contraire!
a écrit le 06/11/2012 à 8:56 :
si dans les entreprises moins de profiteurs(restau, voitures de fonction, colloques, séminaires ,et autres .....) celà irait peut être mieux , mais il est plus facile d'ecraser les petites mains ,
Réponse de le 06/11/2012 à 9:21 :
Un repreneur d'entreprises en difficultés expliquait que bien souvent il suffisait de réduire leur train de vie pour les remettre à flot : diminution de la taille des voitures de fonction, notes de frais ,bureaux moins grands dans des zones moins chers ...et baisse des salaires des dirigeants etc..
a écrit le 06/11/2012 à 8:48 :
Pour poser des diagnostics et rédiger des rapports nos "sachants , experts ,consultants et autre sont trés doués plus difficile est de trouver des solutions et d'avoir la volonté et la persévérance de les mettre en place sans céder à une accumulations d'intérets des uns et des autres .Bon courage car il faudra du temps ,pas moins d'une génération pour changer nos façons de faire et de penser .
a écrit le 06/11/2012 à 7:25 :
la culture technique et technologique fout le camp des entreprises au gré du remplacement à leur têtes des ingénieurs (X-Mines, Centrale, et autres docteurs..) par des commerciaux (HEC, Essec, etc..). Les chiens ne font pas des chats ..... La multiplication des "fusion-acquisition" comme modèle de développement a dopé les résultats financiers mais progressivement stérilisé la créativité technologique. Malheureusement, il n'y a pas d'indice de cotation de la valeur technique d'une entreprise qui permette de mesurer à temps son effritement.
Un seul slogan pour le retour de la compétitivité: "back to workshop"
Réponse de le 06/11/2012 à 8:19 :
Comment pouvez vous dire des aneries pareilles.... Retournez bosser sur votre chaine de montage ...
Réponse de le 06/11/2012 à 9:15 :
@placard : +++1 c'est tellement vrai.
Réponse de le 06/11/2012 à 9:28 :
50% des dirigeants du cac 40 sont issus des grands corps d'état mines ou inspection des finances .Pour ce qui est de la culture technique il faut savoir qu'à peine 15% des ingénieurs travaillent dans l'industrie les 85% restant s'oriente vers le conseil,l'audit, ou la finance !!!
Les pur techniciens vous les trouviez aux Arts et Métiers mais c'est moins le cas aujourd'hui .
Réponse de le 06/11/2012 à 14:21 :
Alors mon bon monsieur qui s'apelle HEC, je n'ai sait pas si vous sortez de cette école de vendeur de tapis ( oui oui c'est votre nom poli dans le milieux ingénieur ) mais j'aimerais savoir ou vous avez trouvé vos chiffres farfelu sur la répartition des ingénieurs ???

Certes je déplore énormément la migration de beaucoup d'ingénieur dans les secteurs que vous citez (~1/3 des promotions supelec, je ne parlerais pas des autres écoles car je ne connais pas leur chiffre) et cela proviens principalement des écoles du groupe A.
Et peut être que nous vous avons volé vos postes car même pour votre domaine vous étiez incompétent.

Oui il faut un retour à l'industrie, et cela passe par les ingénieurs / techniciens/ etc, mais il faut surtout un arrêt des conn...ies engendré par notre système économique actuel, basé notre politique sur de vrais fondements...Et cela passe par une économie plus terre à terre, la disparition du trading HF, de la spéculation. Pourquoi ne pas commencer par appliquer les règles étatiques imposées au entreprise à l'ETAT ?? (si si je vous promet, genre inspection des compte, fraudes fiscales, budget équilibré ça parait si abhérant ? )

Et pour finir votre petite reflexion à deux sous : Si les ingénieurs vont vers la finance , n'est-ce pas à cause d'une attractivité financière supérieure ? le problème ne viendrait-il pas des gens qui ont crée un système économique instable ?
Mais non selon vous les technicien sont tous des gedzars et encore ce n'est plus vrai aujourd'hui, une seule chose : avant de parler on se renseigne, on étaille, on argumente, on démontre, on peut supposer gratuitement, mais jamais, au grand jamais, on ne peut assener des vérités sans fondements.
D'ailleurs la politique ne souffrirait pas d'un peu de rigueur scientifique soit disant passant....
a écrit le 05/11/2012 à 23:41 :
La France a beaucoup d'argent. Elle vit d'une rente touristique comme beaucoup de pays du sud de l'Europe. Comme c'est de l'argent facilement gagné, elle ne se foule pas au travail d'autant que 22% de la population vit très tranquillement, sans se poser aucune question, sans remise en cause, préférant remettre en cause tout ce qui l'entoure! Qui parlera enfin de la décentralisation en guise de retour de la compétitivité. On va tout de même pas continuer a concentrer un sixième de l'activité économique de ce pays dans un endroit ou les couples de travailleurs s'endettent 25 ans pour 25m2! Si vous voulez de la modération salariale, commencez par décentraliser tout cela pour faire baisser les loyers et ainsi on pourra consentir à des hausses de salaires moindres sans perte de niveau de vie. Mais ça on veut pas le faire parce que cela ferait éclater la bulle immobilière a Paris. Et tous nos ministres & co perdraient en patrimoine!
a écrit le 05/11/2012 à 22:36 :
il ne faut pas oublier que les transports publics sont hors de prix (en fait subventionnés par l?impôt), tout cela pour maintenir les avantages d'une caste de privilégiés. Plus de transports publics = meilleurs échanges = croissance.
Meilleur exemple la réforme de la retraite des cheminots le régime coute plus cher qu'avant.
La sixième plaie c'est donc: l'homme politique français.
Et on peut généraliser sur l'ensemble des services publiques.
Réponse de le 05/11/2012 à 23:32 :
Ru oublies les syndicats dans la liste. Un grand merci pour nous avoir conduit ici!
a écrit le 05/11/2012 à 22:05 :
au niveau mondial est un chiffre qui manque. Les chiffres sont uniquement intracommunautaire. La France est de moins en moins présente sur les marchés mondiaux. Elle disparaît, mais lentement; et doudoucement, solidairement....et la dette monte en parfaite alliance...cela finira par faire mal. Mais les populistes seront là pour accuser la méchante finance, les "patrons", les allemands, l'euro, le dollar (voir ci-dessous!), les US, les coréens et chinois, et maintenant les vietnamiens, de moins en moins les polonais, les agences de notations ah oui les délocalisations etc). Normal, c'est notre passe-temps préféré.
Réponse de le 05/11/2012 à 23:47 :
La France doit se remettre en cause et faire des efforts, mais ce n'est pas une raison se laisser faire par des partenaires (Chine....) qui ne jouent pas la réciprocité
a écrit le 05/11/2012 à 21:35 :
Une sixieme plaie, Monsieur Gallois : les syndicats qui detruisent par ideologie.
Réponse de le 06/11/2012 à 9:19 :
@Jan lou : n'oubliez pas dans votre propos le MEDEF qui est un syndicat o combien destructeur !
a écrit le 05/11/2012 à 20:17 :
attention dans les cinq points cités , vous avez dit un gros mot : "marge" c'est à dire faire du profit , gagner de l'argent .. ne cherchez pas plus loin les raisons de nos problèmes
Il faut changer les mentalités et comprendre que toute entreprise doit faire le plus de marge possible pour perdurer et prospérer , or dans ce pays les gens qui sont dans cette logique sont cloués au pilori !
Réponse de le 05/11/2012 à 20:41 :
Et ... la crise actuelle vient d'où, à votre avis..??? Essayez de réfléchir avant d'écrire : vous révélez la politique de VOS Maîtres. Enjoy la crise, néanmoins...
Réponse de le 05/11/2012 à 20:51 :
c'est donc que les français sont des consommateurs avertis qui font attention a ne pas se laisser "enflés" par des sociétés privées (ou publiques). Les "Entrepreneurs" français auraient du en retirer une forte expérience et un avantage à l'export où les consommateurs sont plus "moutons" et achètent sans compter des produits à 30 ou 40% de marges voir plus , mais non ...
Réponse de le 05/11/2012 à 23:59 :
Pathétique ces réactions , je ne sais pas dans quoi vous bossez mais je bosse dans une multinationale qui fait du profit dans une logique gagnant gagnant : des prix contenus qui nous permettent de gagner notre vie et payer les salaires et du boulot pour plus de 1000 salariés ... et nous ne bossons plus avec les crevards qui tirent toujours les prix au plus bas
Mais bon vous travaillez certainement dans le secteur marchand et concurrentiel pour réagir de la sorte ... lol .. à mourir de rire tellement ces réactions étaient prévisibles
a écrit le 05/11/2012 à 19:55 :
Je pense que l'on ne reviendra pas à la compétitivité sans revenir sur certains acquis sociaux qui plombent le cout de nos produits...Il y a trop de jours fériés injustifiés (souvent liés à la religion Lundi de Pâques, de Pentecôte, Ascension etc ).
Avec les cinq semaines de congés c'est plus de sept semaines par an qui sont payés par les Entreprises et chômées...Soit un surcout de près de 16%...Et je ne parle pas de certains régimes encore beaucoup plus favorisés...Certes la pilule sera dur à faire admettre. Mais si des mesures courageuses ne sont pas prises très très rapidement la France ne s'en relèvera pas. Bien entendu il faudra que les gains réalisés par les Entreprises se répercutent dans les prix de vente afin que les consommateurs ayant fait des sacrifices, sur l'augmentation de la durée du travail et la réduction d'une partie des congés s'y retrouvent sur leur pouvoir d'achat.Mais peut être suis je trop optimiste pour que telles mesures soient approuvées et appliquées.
Réponse de le 05/11/2012 à 22:38 :
Quoiqu'il en soit il faudra que l'électeur paye un jour l'addition de sa stupidité.
Réponse de le 06/11/2012 à 9:23 :
@DRAERROC2 : vous semblez oublier ce que certains économistes mettent en avant depuis un certain temps : l'évaporation d'une partie des marges dans les dividendes. La productivité y gagnerait si ces dividendes étaient réinvestis dans l'outil de production...
Eh oui, l'argent va toujours à ceux qui en ont le plus !
a écrit le 05/11/2012 à 19:42 :
Tout cela est bon à rappeler, mais ne dénonce pas les causes d'une telle situation. En premier lieu il y à l'inculture syndicale qui regroupe la méconnaissance économique des agents de production à tous niveaux, un enlisement idéologique sur des postures irrémédiablement antagonistes relayées abondamment par des médias qui "opinent" mais n'informent pas. Second point un REFUS quasi atavique de l'art du compromis pour des raisons là aussi idéologiques. Troisième point la mise ne place retorse te pervertie de la politqiue paritaire dans les années 1990, par un CNPF gouverné en sous-main par un certain M KESSLER et une instrumentalisation politicienne des syndicats de salariés et l'aggravation des réflèxes corporatistes dénoncés par M BARRE. Certes le patriotisme des patrons d'élite n'à pas été non plus très assidu et pour de petits profits que ne ferait-on pas...
a écrit le 05/11/2012 à 19:25 :
Le fameux rapport ne parle de la parité EURO/DOLLAR qui est la principale cause de notre déficit commercial et donc des délocalisations des entreprises. Pour que la France soit compétitive (compte tenu de son activité) la partité doit être de 1 EUR pour 1 USD; Or, souvenez-vous en 2000, la parité était de 1EUR pour 0.85 USD ou en 2001 1EUR pour 1USD et, depuis 2008, la parité est montée jusqu'à 1 EUR pour 1.58USD donc à partir de 2008 fort accroissement du déficit commercial ; à ce jour l'euro est surévalué de 30 %. Donc, même s'ils baissent le SMIC, les salaires et les charges, celà ne suffira pas à rendre notre pays plus compétitif. Il serait nécessaire que chacune des 17 économies de la ZUE ait sa propre parité EUR/USD. La France va finir comme la Grèce.
a écrit le 05/11/2012 à 19:19 :
Tous les constats faits dans ce rapport montrent comment tous les indicateurs industriels (entre autres) se sont dégradés ces dix dernières années. Qui était au pouvoir pendant ce temps ?
Et pourtant ils ne se privent pas de dire que ce gouvernement va dans le mur ! mais eux, ils sont arrivés où ? Dans le précipice ?
Réponse de le 05/11/2012 à 20:18 :
... les syndicats, grace a eux, e t a leur indemnites extras legales de 400 .000 euros sous peine de prise d'otages, tt le monde a envie d'investir en france
Réponse de le 06/11/2012 à 14:26 :
Merci de rappeler cet énorme scandale des prises d'otage FILMEES et CONNUES de tous mais sans incrimination pour ce qui les avaient perpétré.....
A cet époque je me questionnais sur l'avenir de la france, apparement je n'avais pas tort
a écrit le 05/11/2012 à 19:16 :
Notre pays, et là ce n'est pas de la politique, n'aime pas l'industrie. La dernière campagne électorale l'a bien montrée avec les gentils ouvriers à gauche et les méchants patrons à droite ! Pendant des décennies on a vendu aux électeurs un pays avec des fonctionnaires à ne plus quoi savoir en faire ! Qui va maintenant se retrousser les manches ? Le privé qui va travailler plus pour payer tous nos fonctionnaires et leurs avantages ?
Réponse de le 05/11/2012 à 19:29 :
"n'aime pas l'industrie" Pardon...??? Rien qu'en 1995, la moitié des formations étaient encore destinées à l'industrie. La vraie. Celle qui amène une vraie valeur ajoutée et non du service. Certes, déjà à cette époque, la valeur rentier commençait à être plus valorisante que de vraiment travailler.
Réponse de le 06/11/2012 à 8:35 :
Merci El Normando et Yvan, à vous deux l'industrie est mal aimée, le service n'apporte pas de valeur ajoutée et les fonctionnaires ne servent à rien... on a fait le tour du sujet ?
a écrit le 05/11/2012 à 19:14 :
Une autre plaie que celle des élites formées dans nos grandes écoles,qui préfèrent la city aux usines et innovations industrielles du territoire.
Réponse de le 05/11/2012 à 23:17 :
D'accord avec ce point mais rappelons que c'est principalement la dévalorisation des compétences techniques et des salaires d'ingénieurs dans l'industrie en France qui provoquent ce phénomène!
Réponse de le 06/11/2012 à 14:34 :
Et ne parlons pas de la sur-dévalorisation de nos doctorants aussi.
Et Dent de rez , êtes vous vous même dans ce cas pour parler au nom de ce que vous appelez "elite" ?
Je suis ingénieur, de formation SUPELEC, et je vous promet que les gens qui émigrent vers la City sont : minoritaire, attiré uniquement par le gain, impressionné des différences de salaire.
Savez vous que si je choisissez de partir à l'etranger j'aurais à peu pres 50 à 60% d'augmentation de salaire ?
Or nous ne sommes pas que des gens accro à l'argent, il y a d'autre valeurs qui font un pays, pour lesquels on veut rester et oui on aimerais gagner plus , mais je suis près a sacrifier de mon salaire pour vivre en france, tout comme je préfère vivre avec un salaire plus bas en province que entassé comme une sardine à paris.

Au lieux de se plaindre de la fuite des cerveaux, il serait temps de faire quelquechose pour la boucher cette fuite
Réponse de le 15/08/2014 à 9:51 :
Toujours une solution ailleurs... La réduction des dépenses de fonctionnement, la suppression des doublons, les réformes visant l'efficience, certes il y a un impact à court terme sur la croissance mais à moyen et long terme ça crée un environnement favorable pour une croissance durable. il faut arrêter de pleurer l'aumône auprès des allemands qui ont déjà entrepris ces efforts.
a écrit le 05/11/2012 à 19:11 :
la R&D publique a beau être dynamique, elle est rendue très vulnérable du fait de l'état des finances publiques. Il faudra du temps pour que les entreprises prennent le relais. Ce n'est pas impossible mais l'état devra continuer à mettre la main au portefeuille pour ne pas précipiter la chute de la R&D française.
a écrit le 05/11/2012 à 19:04 :
pas besoin d'avoir ft polytechnique pour savoir que quand on n'a pas de marge, on ne va pas a l'export et on n'innove pas ( savoir lire un bilan suffit); dieu merci, les francais sont contre les entreprises rentables, vaut mieux produire des anes que des chevaux de course; on ne va pas pleurer pour l'emploi de tous ces petits syndicalistes creve la faim, si?
Réponse de le 05/11/2012 à 22:39 :
Le problème c'est que la majorité paye pour cette caste.
a écrit le 05/11/2012 à 19:03 :
Tant qu'on vivra dans un système ou un salarié touche 50 quand ça coûte 100 à l'entreprise, et que sur ces 50 il faut payer des impôts et 20% de TVA sur tout ce qu'on achète on pourra toujours rêver longtemps d'être "compétitif". Gallois a 100% raison de vouloir baisser les charges, on est dans un système totalement débile qui veut à la fois s'appuyer sur la consommation pour faire tourner l'économie mais qui d'un autre coté fait absolument tout ce qui est possible pour qu'un employeur n'embauche que parce qu'il ne peut pas faire autrement, et si par hasard il prend le risque d'embaucher, il reste si peu au salarié par rapport à son coût que personne n'en est satisfait, ce qui donne rarement envie de beaucoup consommer... cherchez l'erreur, elle est structurelle chez nous depuis des décennies,il n'y a pas besoin d'un rapport mais d'écrire une fiche de paye et de voir les tronches de l'employeur et du salarié, elle ne fait plaisir à personne. On nous berne depuis des lustres soit avec le père noël socialiste (ca m'a toujours marqué que le rouge soit la couleur du PC et celle dy père noël) soit avec la soit-disant rigueur de droite (qui se matérialise uniquement dans le rejet de l'autre mais jamais dans les comptes). Qui peut encore croire à tous ces charlots costumés? On paye ce mauvais spectacle bien cher...
Réponse de le 05/11/2012 à 19:18 :
Le seul souci, dans votre démagogie, est qu'un salarié doit rapporter 10 fois la valeur de son travail. Si vous ne me croyez pas, vérifiez. Et c'est un minimum. Alors, maintenant, il est clair que la privatisation visée va rapporter des fortunes aux plus riches. Allons-y, au contraire. C'est cela qui les tuera.
Réponse de le 05/11/2012 à 20:57 :
Vous semblez surpris Yvan. Mais c'est le système français. Je rajouterai en plus les 35H payées 39H avec les RTT. Donc un fonctionnaire français coûte très cher pour moins de travail que son homologue allemand. Pour le privé, le salarié français travaille moins, coûte plus cher à son employeur, et perd du pouvoir d'achat. Si Hollande arrive à surmonter son "surmoi "gauchiste"", et à inverser la tendance ...
a écrit le 05/11/2012 à 18:57 :
et la sixième c'est la plaie socialiste
a écrit le 05/11/2012 à 18:53 :
Pour info : les chiffres de l'Industrie française, soit la vraie, pas celle des "services", se situe exactement, même par les variations, entre l'Allemagne et la GB. Maintenant, faire PAYER l'ENSEMBLE du pays pour que les vrais propriétaires et les fausses sociétés faisant VRAIMENT de la valeur ajoutée se remplissent les poches sans pouvoir vendre à aucun pays sur terre car tous en crise, c'est une honte qui se payera un jour. Les faux socialistes sont maintenant connus pour leur unique étiquette.
a écrit le 05/11/2012 à 18:50 :
Diagnostic excellent. Là ou Gallois est trop prudent, c'est dans la compensation du "choc de compétitivité" de 30 milliardxs qui devrait être financé exclusivement par des baisses de dépenses publiques (état et collectivités territoriales). Il recule aussi sur la TVA pour faire plaisir aux gouvernement en place.
Globalement, un excellent rapport qui montre bien la nécessité de faire tout ce qui est préconisé, car tout se tient. gageons que nos dirigeants ne vont pas faire le quart du dixième de ce qu'il faudrait faire.
a écrit le 05/11/2012 à 18:41 :
Les graphes (en annexe du rapport) sont édifiants; il y a, pour ceux qui n'en étaient pas encore conscients, le "feu au lac". Toutefois, une 6ème plaie est oubliée, la faiblesse commerciale des entreprises françaises à l'international (comparativement à leurs consoeurs allemandes, italiennes, suisses, suédoises,...); elle les empèchent d'appréhender la demande réelle.
Réponse de le 06/11/2012 à 23:10 :
Tout a fait d`accord. Je travaille en Amérique latine depuis de nombreuses années et vend des produits "fait en France" (oui oui). Mon rôle est de développer une solution adaptée au client et non pas d`adapter mes clients à nos solutions. Certaines personnes sagement installées dans leur tour de verre devraient se le rappeler plus souvent.
a écrit le 05/11/2012 à 18:39 :
... inutile, qui reprend des chiffres maintes fois évoqués dans les journaux. On attend les propositions, on sait que l'industrie est dans la mouise...
a écrit le 05/11/2012 à 18:24 :
Il faut espérer qu il considère, certains syndicats , qui représentent surtout leurs staff, mais ont largement contribué , à l' essor de l' industrie française, c' est un point fort, à ne pas exporter, même si la qualité permet un prix élevé ..!!!!
Il suffit de voir le temps qu'il a fallu pour sauver de justesse, les quelques ports . qui on bien reculé dans l' estime des clients de nos industries, PME etc ...
Réponse de le 05/11/2012 à 18:41 :
le rapport Gallois montre l'etendue du desastre et ce n'est pas fini ......................
Réponse de le 05/11/2012 à 20:20 :
de toute façon vous êtes fini (fini le temps des colonies) ca sera la guerre civile chez vous...la merdasse ke vous fabriquez personne n'en veut....bientot la soupe populaire pour les grenouilles, personne ne vous pleurera puiske tous les autres pays vous détestent...
Réponse de le 05/11/2012 à 21:21 :
@el phenomeno : si tout le monde nous déteste pourquoi tant de personnes viennent chez nous pour un temps voire pour longtemps ?
Réponse de le 05/11/2012 à 21:23 :
Avant que ce soit la guerre civile chez nous, tu peux avoir le temps de d'apprendre le Bescherelle par coeur, ça peut t'aider...
Réponse de le 05/11/2012 à 21:40 :
On pourra dire et redire ce que l on veut : Soit on redresse l economie radicalement soit on continuera a baisser baisser baisser. Mais pas d'inquietude : le redressement est obligatoire maintenant ou plus tard. ce n est pas une alternative c'est simplement ineluctable quoique que puissent dire et penser ce qui revent encore. Ahurissant et pauvre celui qui confond le fond et la forme. La France a du potentiel. Moi je me marre car je ne consomme plus.

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