Gaz de schiste : les positions se figent autour du rapport Gallois

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Louis Gallois recommande de mener des recherches sur les techniques d'extraction du gaz de schiste, réactivant les espoirs des industriels et les menaces des alliés EELV du gouvernement. Matignon a immédiatement fait savoir qu'il ne changerait pas de position sur le sujet.

Un nouveau tour de piste, ce lundi, pour le dossier du gaz du schiste à l?occasion de la parution du rapport Gallois. Un tour pour rien, puisque chacun campe sur ses positions. Comme annoncé, Louis Gallois recommande de poursuivre les recherches sur les techniques d?exploitation des gaz de schiste. Il préconise à la France de « proposer avec l?Allemagne à ses partenaires européens un programme sur ce sujet ».

Montebourg veut y "réfléchir"
Avant même l?annonce prévue mardi par le premier ministre des suites que le gouvernement donnera à ce rapport, les services de Matignon ont fait savoir que cette proposition ne serait "pas retenue" et que la ligne du président François Hollande était "inchangée ». Entre temps, chacun avait entonné son couplet désormais connu. Arnaud Montebourg avait déclaré un peu plus tôt lundi vouloir "réfléchir" à l'exploitation de ce gaz, qui "sera certainement sur la table" même si l'exécutif s'oppose à la seule technique d'extraction actuellement disponible, la fracturation hydraulique, jugée trop polluante.

Une violation de l'accord Verts - PS
Vincent Placé, sénateur Europe Ecologie Les Verts, a crié à la violation de l?accord entre les Verts et la PS. "Si le Premier ministre reprend ces propositions du rapport Gallois, il y aura une large fracture dans la majorité avec les écologistes", a insisté Jean-Vincent Placé.

Pour l'Ufip, le "débat n'est pas clos"
Quant au syndicat professionnel pétrolier, il estime que la question n?est pas close. "Nous sommes déçus que le gouvernement referme la porte aussi rapidement" à cette proposition, mais "pour nous, cela prouve que le débat n'est pas clos, et donc nous allons continuer à en parler", a déclaré à l'AFP Jean-Louis Schilansky, président de l'organisation professionnelle Ufip.
 

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Commentaires
a écrit le 10/11/2012 à 10:10 :
Pourquoi ne pas accepter enfin le fait que les ressources énergétiques de la planète sont finies, et chercher à développer les énergies renouvelables voire (encore mieux !) chercher la sobriété ? Pourquoi vouloir aller racler ces gaz et huiles de schiste au risque de faire beaucoup de mal à notre territoire juste pour repousser encore un peu le problème, qui nous sautera à la figure simplement un peu plus violemment ?
Et ne parlons pas du réchauffement climatique...
a écrit le 06/11/2012 à 11:55 :
Quelle tristesse de ne pas y aller à fond, en prenant, certes, les précautions voulues ! Pourquoi se priver d'une mane énergétique ? Pour une fois que nous sommes bien placés au niveau mondial et que nous pourrions être exportateurs, il faut que, là encore, un groupuscule minoritaire dicte sa loi fondée sur une idéologie prédatrice.
Je suis bien d'accord avec "absurdie" : quand nous nous réveillerons (mais nous réveillerons-nous ?), il sera trop tard ; le train sera passé et nous resterons en gare.
Triste France
a écrit le 06/11/2012 à 11:05 :
M.Gallois préconise de la recherche sur les méthodes d'extraction et non d'engager des travaux d'extraction.
Mais encore une fois les décisions arbitraires et non réfléchies ont la priorité. Il ne faut pas décevoir les bobos écolos de Mme Duflot. Ces nouveaux inquisiteurs des temps modernes prêt a passer à la "question" toute personne opposée à leurs idées trop vertes pour être honnétes.
C'est lamentable d'avoir un gouvernement sans vision d'avenir sur un sujet qui pourrait a la fois être générateur d'emploi et diminuer peut être à terme notre dépendance énergétique. De plus, l'énergie moins chère enclenche un cercle vertueux de relocalisation des entreprises et donc des emplois.
Mais en France on est plus malin que les autres, on se réveillera trop tard et il faudra alors acheter à prix d'or les techniques, voire concéder les exploitations a des groupes étrangers.
a écrit le 06/11/2012 à 9:46 :
Comme d'habitude, la France sera en retard, voire ne se positionnera pas sur l'exploitation du gaz de schiste. Regardez vers les USA, ils n'attendent pas la fin des énergies fossiles, bien qu'ils possèdent des gisements inexploités. les USA, dans le Dakota et ailleurs ils ont commencé à exploiter le gaz de schiste, ils ont aujourd'hui plus de 300 puits en cours d'exploitation et un seul a connu des problèmes...mais en regard de cela, dans quelques années ce grand pays disposera d'une auto suffisance énergétique et nous petits français, nous continuerons a payer TRES CHER, le gaz et le pétrole, car ce n'est pas l'éolien ou le photovoltaîque qui vont suppléer ces ressources...loin s'en faut. Merci à martine Aubry qui a permis a EELV de disposer d'un groupe à l'assemblée alors que leur score aux présidentielles était "minable". Et merci au président "tout mou" qui n'ose pas braver ce petit mouvement, qui est souvent à contre courant de la modernité. Heureusement que la France a fait le choix depuis le Général de Gaule, de l'industrie nucléaire qui assure 75 % denos besoins en électricité.
Réponse de le 06/11/2012 à 13:14 :
Peut-être, mais la géographie des États-Unis n'a rien à voir avec celle de la France. Il semble qu'il y ait des régions entières quasi-désertes et sans aucun intérêt aux USA (plaines du Kansas, Dakota, etc ...) où n'importe qui peut implanter n'importe quoi sans déranger personne. D'où pléthore de concurrence et prix du gaz extrêmement faible. Trouvez donc le même genre de configuration en France métropolitaine ! Au mieux, vous en aurez très peu, et donc le marché sera rapidement fermé par un quasi-monopole de grandes compagnie et, tiens comme c'est curieux, 2 ans après on s'apercevra que le prix du gaz de schiste est au même prix que le gaz naturel ("oh ben oui, on est déçu comme vous, mais on est bien obligé de ne pas vendre à perte vous savez et puis c'est à cause de la taxe spéciale sur les chaussures de sécurité etc ..." : on est en France, ne l'oubliez pas !).
a écrit le 06/11/2012 à 8:15 :
Que valent les risques de l'extraction du gaz de schiste en comparaison de ceux que nous font prendre les centrales nucléaires ?
a écrit le 05/11/2012 à 19:21 :
Voila le sectarisme de certains. Le rapport suggere de poursuivre les recherches sur les techniques d'exploitation et non pas l'exploitation de ces gaz. Ainsi le gouvernement au lieu de favoriser le developpement de technique propre et d'investir dans ce sens, se prive tout bonnement de ces gaz et laisse les entreprises se debrouiller... quelle tristesse!
Réponse de le 05/11/2012 à 19:36 :
Ben on attend que ça arrive tout seul, comme pour la compétitivité : on attend la fin d'un cycle !!!
Réponse de le 05/11/2012 à 23:49 :
Faire des recherches coûteuses conduit à vouloir rentabiliser par l'exploitation...
Le pétrole depuis un siècle a causé et continue de causer les plus grandes catastrophes humanitaires et environnementales. La prochaine catastrophe humanitaire a d'ailleurs commencé à cause de la disparition progressive du pétrole. On va se battre pour les dernières gouttes de pétrole. Puissions-nous éviter cela avec les gaz de schistes.
Réponse de le 06/11/2012 à 1:55 :
vous dites : "faire des recherches coûteuses conduit à vouloir rentabiliser par l'exploitation..." ceci est le raisonnement d'une entreprise. Pas d'un etat! Et en l'occurrence on parle de l'etat. Par ailleurs, les reserves de gaz de schistes sont enormes dans le monde, et j'ajouterai que pour l'instant nous n'avons pas d'energies de remplacement pour les energies fossiles (ne nous voilons pas la face, l'eolien et le solaire ne peuvent etre que des energies d'appoint, sinon on en aurait construit beaucoup plus). donc investissons dans des techniques propres d'extraction de ces gaz et en parrallele sur des sources prometteuses comme la fusion, les reacteurs a neutrinos ou la pile a combustible.
Réponse de le 06/11/2012 à 7:34 :
@ tonton: croyez-vous que l'Etat a les moyens d'investir dans couteuses recherches si ce n'est à travers un partenariat avec les industriels ... lesquels viudront très légitimement rentabiliser cet investissement?

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