Anne Lauvergeon nommée au comité de pilotage du débat sur l'énergie, aux côtés de la ministre Delphine Batho

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Cinq "sages", dont l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon et l'ex-directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, animeront aux côtés de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho le grand débat sur l'énergie qui débutera le 20 novembre, a indiqué samedi le ministère de l'Ecologie.

L'ex-présidente du directoire du groupe Areva, Anne Lauvergeon, et un ancien responsable de Greenpeace France, Bruno Rebelle, ont été choisis par le gouvernement pour participer au comité de pilotage du futur débat national sur la transition énergétique, rapporte Le Monde dans son édition de dimanche-lundi. Ce comité de cinq membres est complété par une universitaire spécialiste du développement durable, Laurence Tubiana, le climatologue Jean Jouzel et le président du conseil d'administration de l'équipementier automobile Valeo, Pascal Colombani, qui a dirigé le Commissariat à l'énergie atomique de 1999 à 2002.

Une première réunion prévue le 20 novembre

"Ce comité est une bonne alchimie", a déclaré au Monde la ministre de l'Ecologie Delphine Batho, qui présidera le comité. Elle fait valoir que les deux industriels qui y figurent, grands partisans de l'énergie nucléaire, ne dirigent plus de groupes énergétiques. Faisant suite à la conférence environnementale réunie à la mi-septembre, ce débat sur la transition énergétique s'organisera autour d'une commission nationale réunissant les six collèges parties prenantes : patronat, syndicats, ONG, pouvoirs publics, collectivités territoriales et parlementaires. Une première réunion est prévue le 20 novembre.

Aucun sujet tabou

Selon Le Monde, le comité de pilotage sera chargé de l'animation du débat en veillant "à ce que tous les points de vue puissent s'exprimer et qu'aucun sujet ne soit tabou". Il s'appuiera pour cela sur un groupe d'experts qui pourrait être animé par l'économiste Alain Grandjean, membre de la Fondation Nicolas Hulot, indique le journal.

Des conclusions attendues à la fin du printemps

L'objectif qui a été assigné à ce débat est de déboucher sur un programme pour tenir la promesse de François Hollande de réduire de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production électrique française à l'horizon 2025 et de proposer une réforme profonde de la consommation d'énergie, basée sur la "sobriété". Ses conclusions sont attendues à la fin du printemps, en vue d'une loi de programmation annoncée pour juin 2013.

Le Pacte national de productivité présenté cette semaine prévoit que le gouvernement "veillera à préserver l'avantage compétitif" que le modèle énergétique français, qui repose largement sur l'énergie nucléaire, procure au tissu productif tout en engageant une transition de celui-ci.

Pour Greenpeace, la composition du comité est "inacceptable"

L'ONG Greenpeace a toutefois qualifié d'"inacceptable" la composition du comité. "Nous sommes scandalisés par la présence de personnalités connues pour être des ardents défenseurs du nucléaire", a-t-elle réagi dans un communiqué. "Si Areva et EDF ne sont pas présentes officiellement dans les instances du débat, elles sont certaines d'être bien représentées par Anne Lauvergeon et Pascal Colombani", ancien administrateur général (de 2000 à 2002) du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), a dénoncé l'ONG. L'ONG demande à être reçue "dés que possible" par Delphine Batho afin d'obtenir quelques garanties sur la teneur des débats et menace, "en cas de réponse insatisfaisante", de ne pas y participer.

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Commentaires
a écrit le 12/11/2012 à 12:29 :
Anne, ma soeur Anne ne vois-tu pas arriver les énergies renouvelables?
a écrit le 12/11/2012 à 9:05 :
"Nous sommes scandalisés par la présence de personnalités connues pour être des ardents défenseurs du nucléaire", pourtant GREENPACE va participer au débat c'est pourtant une association connu pour son opposition ardente au nucléaire.
On connait de plus déjà les conclusion du comité (reprise des promesse de campagne réduction de la part du nucléaire a 50%)
a écrit le 11/11/2012 à 20:12 :
Ainsi, on constate l'incompétence, l'ignardise, et, la prodigalité dont font preuve ces coquins avec l'argent des contribuables. A ceci, il faut rajouter la complicité bienveillante des médias. On en vient à souhaiter que la province européenne France s'écroule, soit mise sous tutelle et toute sa caste politique et syndicale mise sous les verrous.
a écrit le 11/11/2012 à 18:21 :
Et combien sont payés tous ces gens?
Encore un nième comité qui remettra de beaux rapports, et qui n'aura servi qu'à engraisser les copains!
Et tout ça avec nos impôts, bien entendu.
a écrit le 11/11/2012 à 14:22 :
En attendant cette pseudo transition énergétique la France tacle ses petit producteurs hydraulique. Sous couvert de transposer une directive européenne sur la qualité des cours d'eau. Elle veut supprimer les dénivelés qui permettent aux moulins de produire de l'énergie. Alors que c'est une source de production qui devrait être développée car bon marché et non polluante. Bref aberrant, et on nous parles de transition énergétique?, je craint le pire.
a écrit le 11/11/2012 à 13:30 :
A raison d'une CATASTROPHE NUCLÉAIRE CIVILE tous les 24 ans , l'AVENIR s'annonce RADIEUX ! Nous Français , sommes comme les FUMEURS : sous l?addiction de cette consommation d'énergie A TOUT PRIX ! Va falloir changer car l'addiction va nous coûter de plus en plus cher dans quelques années ! Je rêvais d'un autre monde ...
Réponse de le 11/11/2012 à 14:12 :
Tout les 24 ans? je te trouve bien optimiste. France St Laurent des Eaux 1978, USA, GB, Ukraine, Japon.. Ca fait plutôt une tout les 10 - 12 ans, avec une régularité de métronome.
Réponse de le 11/11/2012 à 20:27 :
@BIOMAN, et à votre avis, les ENR vous coûteraient combien? Sachant qu'elles sont actuellement au moins 2 fois plus chères que le nucléaire, elles ne feront qu'augmenter. Cette transition énergétique ne se fera jamais, tout simplement parce qu'elle est impossible à mettre en oeuvre, et tant mieux!
Réponse de le 12/11/2012 à 10:46 :
Une installation solaire pour particulier +/- 20m2 est passée en 4 ans de 22000 euros à 13000 euros. Tu appelle ça une augmentation AtomicD? Par contre une centrale nucléaire est visiblement passée de 2-3 milliards à 7 -8 milliards. Celle a Fukushima à un léger surcoût de 100 milliards (d'après Tepco), Celle de Tchernobyl demande un nouveau sarcophage qui visiblement dépasse les capacités budgétaire de l'Ukraine...
Réponse de le 12/11/2012 à 17:59 :
Je parle ici du nucléaire FRANCAIS, même si tous les "autres nucléaires" sont pareils. Les installations solaires sont payées par les particuliers, ce qui revient cher et excusez-moi, mais payer autant d'argent pour 200kW voire moins, ce n'est pas la peine! C'est un investissement à long terme et qui n'est même pas assuré d'être amorti un jour. Les centrales nucléaires, ce sont les opérateurs (EDF en France) ainsi que l'Etat qui payent, et ils ont légèrement plus de moyens. Le prix d'un EPR est toujours de 3 milliards d'Euros, il suffit juste qu'il ne rencontre pas autant d'embêtements qu'en ce moment lors de sa construction. En Chine, son prix n'a pas augmenté car là-bas, ils construisent sans se plaindre et sans qu'il y ait des antinucléaires qui viennent ramener leur fraise pour dire n'importe quoi. Le coût du renouvelable serait aussi plus élevé qu'à l'origine s'il était sujet à autant d'embêtements que le nucléaire!
a écrit le 11/11/2012 à 12:30 :
La transition énergétique que nous prépare le gouvernement est celle de Greenpeace et de EELV, le nucléaire en plus. Selon le document préparatoire de l'ADEME, c'est en effet 15 000 éoliennes terrestres que l'on va nous imposer à l'horizon 2030. Le même délire que l'Allemagne, qui explore à présent le gaz de schiste pour compléter sa politique de renouvelables.
A cette occasion, vous n'entendrez aucune protestation des collectivités locales: F. Hollande leur fait ce cadeau permettant de lever un impôt sous couvert d'écologie, pour compenser la moindre contribution de l'Etat à la gabegie locale.
a écrit le 11/11/2012 à 12:02 :
Il est évident qu'en mettant des pyromanes autour d'une table, on va avoir un débat apaisé, sain et constructif... La transition énergétique est bel et bien enterrée...
a écrit le 11/11/2012 à 10:25 :
le mal blanc n'a aucune chance de travail avec elle.
a écrit le 10/11/2012 à 20:38 :
Après l'annonce du parachutage d'atomic Anne à la tête de la BPI, la voilà de nouveau à la tête d'une commission. On est vraiment dans la république des copains...
Réponse de le 10/11/2012 à 22:01 :
Et des coquins?
Réponse de le 10/11/2012 à 23:03 :
Moi je préfère les coquines, les grosses coquines...
Réponse de le 11/11/2012 à 10:32 :
Vous n'êtes pas le seul....
Réponse de le 12/11/2012 à 19:25 :
des copains, des coquins et des ... requins, toisouins, toisouins!
a écrit le 10/11/2012 à 17:55 :
Greenpeace devrait être exclue de ce comité. On ne peut pas récuser des membres d'un tel comité, au motif qu'uls ne penseraient pas comme vous!
Réponse de le 10/11/2012 à 20:03 :
Et pourquoi donc ??? Chez nous, en Corée du Nord, on fait ça en permanence...où est le problème ??
Réponse de le 10/11/2012 à 21:05 :
Dans le cas de Greenpeace, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Bravo, il fallait oser!
a écrit le 10/11/2012 à 16:52 :
Ca y'est, le nucléaire enfin au pouvoir! Ca va couler la transition énergétique, espérons-le. De plus, même si Anne Lauvergeon n'avait pas été élue, l'objectif de M Hollande qui est de faire baisser de 25% la production d'électricité d'origine nucléaire est impossible pour deux grandes raisons: la première, c'est que seule Fessenheim fermera (et ce n'est même pas sûr) alors que l'EPR de Flamanville aura quasiment la même puissance que les deux réacteurs de Fessenheim cumulés;
la seconde est que son objectif doit être réalisé d'ici 2025 mais il ne sera plus président à cette date. Si tout va bien, c'est l'UMP qui reviendra et comme ils sont pro-nucléaires, ils ne continueront pas sur les traces de ce cher François Hollande. Nous pourrons alors espérer un agrandissement et un renouvellement du parc nucléaire actuel.
Réponse de le 10/11/2012 à 20:01 :
Avantage pour la droite en 2017 : ils pourront relancer l'économie en renouvellement les centrales nucléaires, et en étudiant la possibilité de nouvelles techniques pour l'exploitation du gaz de schiste (car il est vrai que les techniques actuelles, c'est pas top ! ... encore que : Je crois que Veolia ou Suez environnement vient de développer une technique de nettoyage des eaux souillées par la fracturation hydraulique ...!?)
Réponse de le 10/11/2012 à 20:42 :
Oui mais l'exploitation des gaz de schiste donne une énergie polluante et peut être dangereuse. Les réserves en France sont abondantes, mais je doute qu'elles puissent rendre service, écologiquement et économiquement parlant, au pays.
Réponse de le 11/11/2012 à 14:27 :
Il n'y que la France dans le monde à faire le paris du nucléaire et a ne pas développer les gaz et pétroles non conventionnels. On aurait raison contre tous? J'en doutes. Quand a dire que le gaz de schiste est plus polluant et plus dangereux que le nucléaire, il y a de quoi en rire... Il est vrai que la France à ganté de faire passer le nucléaire pour une ENR au niveau européen. Curieusement elle c'est gentiment faite remettre à sa place.
Réponse de le 11/11/2012 à 20:23 :
Et pourquoi la France a-t-elle fait ce pari? Parce qu'elle a compris pour où passer pour l'avenir. Premièrement, je n'ai jamais dit que le gaz de schiste est plus dangereux que le nucléaire (même si l'exploitation du gaz tue bien plus). Deuxièmement, le gaz de schiste reste du gaz, qui émet donc du CO2, contrairement au nucléaire qui n'en émet pas un gramme.
Quand l'Europe se rendra compte de son erreur d'avoir osé faire confiance aux énergies renouvelables, il sera trop tard, voyez l'exemple allemand.
Les accidents nucléaires ne sont pas si fréquents, il faut juste savoir comment exploiter cette énergie. Laissons la donc, par exemple, aux cinq puissances nucléaires mondiales: le Royaume-Uni, la France, la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont été les pionniers dans cette technologie.
Réponse de le 12/11/2012 à 10:55 :
La radioactivité moins dangereuse que le co2 je n'y croie pas du tout. Rassure moi tu es au courant quand même qu'une centrale même sans accidents émet de la radioactivité? (certes a faible doses). dans tes 5 puissances atomiques il y en a 4 qui on déjà connu un accident (et probablement 5, la Chine étant hyper opaque niveau informations sur le sujet). Donc pourquoi seraient- elles plus légitimes a faire du nucléaire, vu quelles on déjà prouvés leur incapacité à le maitriser.
Réponse de le 12/11/2012 à 18:10 :
Une centrale nucléaire en bonne santé (en France, par exemple) n'émet pas ou extrêmement peu de radioactivité! Un voyage en avion Paris-New-York vous fera prendre bien plus de radiations qu'une centrale nucléaire. En tout cas, ce n'est pas la radioactivité qui est en cause dans le réchauffement climatique. L'accident de St Laurent, en France, n'a fait aucun blessé. Ce type de réacteur n'existe plus. En Ukraine (pas en Russie), Les RBMK étaient des réacteurs mal conçus et confiés à des gens inexpérimentés. Chaque accident a permis d'améliorer les installations actuelles afin de les rendre plus sûres. Incapacité à maitriser le nucléaire? Faux, il y aurait bien plus d'accidents sinon. La France ne puiserait pas 75% de son électricité de l'atome, le Royaume-Uni ne désirerait pas relancer son industrie nucléaire, la Chine ne ferait pas construire autant de réacteurs, la Russie non-plus, et enfin, que dire des Etats-Unis qui possèdent plus d'une centaine d'unités de production électrique d'origine nucléaire! De plus, aucun de ces cinq pays n'ont connu de grande catastrophe nucléaire (au moins niveau 5).
a écrit le 10/11/2012 à 16:42 :
Il faut le culot de la gauche (et annexement celui des médias) pour appeler "Sage" l'ex-militant de Greenpeace et Anne Lauvergeon.

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