Le Smic revalorisé de 2,3% en 2012 mais de... 4,7% en 13 mois !

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Le Smic sera revalorisé a minima (0,3%) le 1er janvier 2013. Il ne bénéficiera donc d'aucun "coup de pouce". Globalement, en 2012, le Smic aura progressé de 2,3%. Mais, au total, sur 13 mois, cette progression atteint 4,7%, du fait de la revalorisation du 1er décembre 2011. Les branches vont devoir renégocier leurs grilles salariales.

0,3%, ce sera, sans surprise, le taux de revalorisation du Smic applicable le 1er janvier prochain. Concrètement, cela signifie que le Smic horaire brut passera de 9,40 euros de l'heure à 9,43 euros. Quant au Smic brut mensuel (sur la base de 35 heures de travail hebdomadaires), il s'élèvera désormais à 1.430,22 euros. Aucun «coup de pouce» donc, mais simplement une progression mécanique en fonction des critères en vigueur depuis 1970 ( évolution de l'inflation et du pouvoir d'achat du salaire de base des ouvriers).

Des nouveaux critères pour l'indexation automatique du Smic

Des critères qui, d'ailleurs, vont évoluer. Dès la semaine prochaine, Michel Sapin va proposer en Conseil des ministres des modifications qui s'appliqueront pour la revalorisation du Smic au 1er janvier 2014. Le premier critère concerne l'inflation. Alors que jusqu'alors le Smic était revalorisé pour suivre l'évolution des prix à la consommation (hors tabac) pour les ménages urbains dont le chef de famille est ouvrier et employé. A l'avenir le Ministre propose de retenir un autre indice pour l'inflation : celle mesurée pour les ménages des premiers et deuxième déciles qui, d'après le ministre, «sont mieux ciblés sur les salaires à faible revenu» pour «mieux prendre en compte les poids des dépenses contraintes (loyer, énergie)». Deuxième critère : le Smic est jusqu'à présent revalorisé également en fonction de la moitié du gain du pouvoir d'achat du salaire horaire de base des ouvriers (SHBO). A l'avenir, le salaire horaire de référence, sera celui des ouvriers et des employés (SHBOE). Les ouvriers ne seront donc plus la seule référence afin de tenir compte de leur poids moindre dans l'emploi salarié (ils sont passé entre 1980 et 2008 de 40% à 22% de l'emploi salarié). Ces deux modifications des critères de progression du Smic avaient été formulées par le comité des experts économistes, en charge de l'évolution du Smic. Un comité créé en 2008 qui arrivait en fin de mandat. Michel Sapin a annoncé que ce comité serait reconduit mais que sa composition allait être totalement revue...

Le Smic aura progressé de 2,3% en 2012 et de... 4,7% en 13 mois

Dans l'immédiat, donc, 2013 commencera par une très faible progression du Smic. Mais comment pourrait-il en être autrement, alors que la croissance reste en berne, que le chômage est au plus haut et que, surtout, pour honorer une promesse du candidat Hollande, le Smic avait déjà été augmenté, par anticipation, le 1er juillet 2012. Ce jour-là, le salaire minimum avait progressé de 2%, dont 1,4% au titre de l'inflation et 0,6% au titre d'un «coup de pouce». Mais il avait été bien précisé par le ministre du Travail Michel Sapin qu'il s'agissait là d'une «avance» sur l'augmentation automatique annuelle du 1er janvier. D'où ce tout petit 0,3% pour le début 2013... Au total cependant, le Smic aura progressé de 2,3% en 2012, puisqu'il avait augmenté de 0,3% le 1er janvier 2012. Sans oublier que le 1er décembre 2011, soit juste un mois avant, il avait déjà progressé de 2,1%, la barre des 2% d'inflation (qui déclenche une hausse automatique du Smic) ayant été franchie. Sur 13 mois, donc, le Smic aura, au total, été revalorisé de 4,7% : 2,1% le 1er décembre 2011, 0,3% le 1er janvier 2012, 2% le 1er juillet 2012 et 0,3% le 1er janvier 2013.

Les branches vont devoir renégocier les grilles salariales

Des augmentations répétées qui vont pousser les branches professionnelles à revoir leur grilles salariales puisque la loi leur interdit d'avoir un échelon en dessous du Smic. Après l'augmentation du Smic le 1er juillet dernier, ce sont ainsi 91 branches (soit 52% des branches) qui se sont retrouvées dans l'illégalité avec au moins un échelon inférieur au salaire minimum. Selon le ministère du Travail, déjà 35 ont corrigé le tir et 40 autres devraient être dans les clous en janvier 2013. Le ministère du Travail tient les autres branches à l'?il. Ce qui signifie que pour les secteurs les plus récalcitrants, qui continueront de mener aucune négociation malgré les injonctions ministérielles, des sanctions pourront être prononcées. En effet, depuis une loi Larcher de 2008, les entreprises qui adhèrent à des branches ne respectant pas leur obligation de négocier risquent, en théorie, de voir remettre en cause une partie des allégements sur les cotisations sociales. Mais la loi n'a jamais été appliquée. Le précédent gouvernement Fillon avait décidé de reporter les sanctions jusqu'en 2013...
Et, à cet égard, anecdote en forme de clin d'?il mais néanmoins significative, le ministère du Travail est fier d'annoncer que la banche de la confiserie est de nouveau enfin entrée dans la légalité.... Ces minima salariaux ne sont plus libellés en francs... mais en euros. Dix ans que la grille n'avait pas été retouchée!
 

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a écrit le 19/12/2012 à 0:51 :
Quelques approximations ... Les 4,7 % sont le résultat de 9,43 euro divisé par 9 euro (Smic horaire brut au 01.01.2011), soit 24 mois plus tôt. Quant à la grille de salaire de la confiserie, c'est plus exactement celle du commerce de gros de la confiserie, dont la grille de salaires datait de 1999 !
Au passage, les smicards faisant plus de 35 heures hebdomadaires sont bien partis pour ne pas voir leur salaire net revenir au niveau d'avant la suppression de TEPA (exonération sociale salariale) avant la fin du quinquennat Hollande. A moins qu'il ne dégage avant, mais c'est un rêve ...
a écrit le 18/12/2012 à 10:50 :
L'inflation réelle progresse plus vite que le smic depuis 10 ans !
Il faut que le RSA soit indexé sur le nouvel indice. Quand vous êtes pauvre, l'inflation réelle (logement, énergie, alimentation) est plus élevé que l indice Insee
Le RSA a diminué de 20% en 10 ans....une honte !
La prime de noêl n'est même pas revalorisé de l inflation;;;quelle honte !
Sarkozy traitait mieux les pauvres
a écrit le 17/12/2012 à 20:14 :
votre article est un bel exemple de démagogie , si avant l'augmentation de décembre 2011 il n'y a pas eu d'augmentation depuis janvier 2011 , on peut aussi titrer 4,7% en 23 mois ( février 2011 janvier 2013) mais c'est vrai que cela fait mon porteur comme titre!!
Réponse de le 17/12/2012 à 20:39 :
Ahhhh mais La Tribune a de "bons" clients qui préfèrent largement blablater demain dur l'augmentation du smic de 4,3% sur 13 mois que sur 23 mois. Pour les discussions de bistrot 4,7% sur 23 mois c'est largement moins vendeur.
a écrit le 17/12/2012 à 19:54 :
n'etant pas au smic , je n'ai pas eu d'augmentation depuis au moin 20 ans , le smic va bientot me rattraper , qui suis je ?
Réponse de le 18/12/2012 à 1:10 :
Des fortes revalorisations du SMIC entre 1997 et 2005 ont conduit à ce que le SMIC augmente plus vite que le salaire moyen de l'ensemble de la population, et ont abouti à un « écrasement de la hiérarchie des salaires ». La proportion de salariés payés au SMIC dans l?ensemble des salariés est passée d?environ 10 % sur la décennie 1987-1996 à plus de 16 % en 20054. Le pouvoir d'achat des travailleurs payés au salaire minimum a cru plus vite en moyenne que celui des autres salariés ; en particulier, les bas salaires sont progressivement rattrapés par la croissance du SMIC car ils augmentent moins vite que le SMIC.
a écrit le 17/12/2012 à 19:12 :
Slogan pour la prochaine manif : "Tous au Smic, Tous au smic, TOUS ! TOUS !"
Réponse de le 18/12/2012 à 5:52 :
Pourquoi tu tousses ?
a écrit le 17/12/2012 à 17:56 :
dire que nous sommes gouvernés par des politiques qui osent ce jour annoncer une augmentation du Smic de 300 euros par an. UN 0.3 0/0 sur 1400 euros par mois est très loin du compte. Bravo Mr le ministre.
Réponse de le 17/12/2012 à 18:55 :
Souvenirs, souvenirs, je reprends les propositions du candidat à la primaire Socialiste : pouvoir d'achat, aucune ; retraites aucune ; etc... Tout est normal avec un président normal!!! http://www.lemonde.fr/primaire-parti-socialiste/visuel/2011/10/04/primaire-ps-comparez-les-propositions-des-candidats_1581786_1471072.html
Réponse de le 17/12/2012 à 19:13 :
Cette augmentation consentie est déjà dangereuse dans le contexte actuel. Presque 5% d'augmentation du smic en un an, cela va peser considérablement sur l'emploi et la compétitivité des entreprises françaises à l'heure où leurs parts de marchés à l'exportation s'effondrent.
Réponse de le 17/12/2012 à 19:39 :
Mat, vous avez raison, à cela, il faut ajouter les hausses des prélèvements , qui pèsent sur les entreprises mais aussi sur les salariés. les contraintes administratives de plus en plus complexes; pour les entrepreneurs, La France est le pays des rentiers et des fonctionnaires, le pouvoir politique déteste ceux qui travaillent.Il faut réduire les charges qui pèsent sur le travail et mettre au régime le mammouth .
Réponse de le 17/12/2012 à 21:23 :
Et n'oublions pas l'exil fiscal. Combien de smicards après cette augmentation seront tenter de partir en belgique pour fuir l'enfer fiscal francais ?
Réponse de le 18/12/2012 à 1:16 :
@ Boss, Les smicards ne paient pas d'impots
Réponse de le 18/12/2012 à 10:54 :
FAUX, les smicards pait L Impôt sur le revenu (si une seule part) la TIPP, TVA, les Impôts locaux, taxes d habitation et Taxes foncières, CSG, Plus-value,etc.......comme tout le monde!
Ce qui en pourcentage représente une proportion plus élevèe que les impôts payés par Mme Bettencourt et autres privilégiés !!!
Le "message" des perroquets menteurs de l UMP a de plus en plus de mal a passer......
a écrit le 17/12/2012 à 17:46 :
il serait bon d'aider les classes moyennes à peine au dessus du smic qui ne bénéficient plus d'aides au logement car "trop payés"... le smic nous rattrape presque en effet...
Réponse de le 17/12/2012 à 17:58 :
en effet il n'y a souvent pas beaucoup d'interet à travailler quand on est proche du smic avec la perte de certaines prestations. Le rsa devrait continuer d'etre payé à taux plein au smicard puis de façon proportionnellement dégressive jusqu'à par exemple 2 smic pour éviter les effets seuils.
a écrit le 17/12/2012 à 17:35 :
Une broutille! les socialistes entre 1982/ 83 mettent fin à l'indexation des salaires sur les prix, à partir de cette période, l'indexation est réduite à une forme prospective en fonction de la norme décidée par le gouvernement et non en fonction des hausses des prix. il en résulte depuis, une faiblesse des salaires, une chute de la consommation et une croissance en berne. le but est de lutter contre l'inflation protéger la rente.
a écrit le 17/12/2012 à 17:27 :
Les salaires supérieurs sont rattrapés par le Smic, donc plus de smicards en France, bonne nouvelle les travailleurs s'enrichissent, c'est une chance pour la ZOÉ électrique.
Réponse de le 07/02/2013 à 13:25 :
Tout à fait d'accord sur le fait que le Smic augmente, mais faut que l'état n'oublie pas les salarié qui sont juste au dessus du Smic et qui ne voit pas l'augmentation de leurs salaires. En plus de ça, si le smic augmente, tout augmente donc ceux qui sont légèrement au dessus du Smic perdent en pouvoir d'achat et ce font rattraper par les smicards et surtout paye plus d'impôt car ils sont à 50? au dessus du seuil d'être imposable. Je trouve une inégalité dans tout ça.
a écrit le 17/12/2012 à 16:57 :
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